23/09/2011

holidaycheck.fr

Pour terminer, J'aimerais remercier holidaycheck.fr d'avoir sponsorisé mon blog l'année du buffle.

Holidaycheck.fr est un portail de voyage avec une communauté de voyageurs sur lequel les utilisateurs donnent leur avis sur leurs voyages. C'est un outil pratique pour simplifier la préparation de votre voyage. 

Si vous cherchez des hôtels en Thailande, consultez Holidaycheck.fr

http://www.holidaycheck.fr/state-Infos+voyages_Tha%C3%AFlande-lid_8.html

BON VOYAGE

08:21 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Eurasie

Je suis heureux de vous annoncer que l'année du Buffle fait dorénavant place à un tout nouveau blog dénommé Eurasie.

http://eurasie.skynetblogs.be/index-2.html

Inversement à l'année du Buffle, qui se focalisait uniquement sur les pays d'Asie du Sud-est, Eurasie intègrera une multitude d'autres destinations localisées principalement sur le continent asiatique, mais pas uniquement. Eurasie évoluera au grès de mes futures destinations.

Néanmoins, certaines destinations seront très prochainement disponibles.

Istanbul

eurasie,inde,hong kong,indonésie,istanbul

l'Inde du Sud,

eurasie,inde,hong kong,indonésie,istanbul

l'Indonésie,

eurasie,inde,hong kong,indonésie,istanbul

Hong Kong

eurasie,inde,hong kong,indonésie,istanbul

J'espère qu'Eurasie connaitra le même succès que mon premier blog et espère que les nombreuses destinations qui vous seront présentées vous feront rêver. Je compte donc sur vous pour me communiquer votre feedback. 

A très bientôt sur

http://eurasie.skynetblogs.be/

 

07:33 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurasie, inde, hong kong, indonésie, istanbul |  Facebook |

01/09/2011

Palawan

palawan,sabang,philipppines,asie,plage

Ces dernières années, j'ai eu la chance de visiter un certain nombre d'îles paradisiaques toutes plus belles les unes que les autres. Néanmoins, je dois admettre, qu'à ce jour, Palawan remporte de loin ma préférence.

L'archipel se compose d'une île principale longue et étroite, bordée d'une multitude de petites îles et d'îlots souvent inhabités. Loin du tourisme de masse, Palawan cultive une beauté secrète.La nature y est généreuse et très sauvage. Assurément, Palawan plaira à ceux qui rêvent d'aventure et de dépaysement.

Cependant, rien n'est vraiment facile aux Philippines et c'est d'autant plus vrai sur l'île de Palawan. Attendez-vous à endurer d'interminables trajets en jeepney sur des routes poussièreuses, vous ne pourrez pas non plus éviter les nausées lorsque vous naviguerez en mer sur de frêles esquifs. N'oublions pas les inombrables piqures de moustiques et les serpents qui, parfois, s'introduisent par erreur dans votre bungalow de bambou (ceci n'est pas une fiction).

Voyager sur l'île n'est donc pas de tout repos. Cependant, tout effort est récompensé au quintuple. L'éblouissement est assuré, l'exotisme toujours au rendez-vous.

Tout voyage sur l'île débute par un passage obligé par sa très modeste capitale Puerto Princesa. Comme toutes les villes du pays, Puerto Princesa ne brille pas par sa beauté. En fait, il ne s'agit là que de la première étape d'un beau et long voyage à travers l'archipel. Inutile de s'y attarder surtout que trois heures de route seront nécessaires pour rejoindre Sabang, qui se trouve à 50kms au nord de la capitale.

Sabang beach et le St. Paul Subterranean River National Park

asie,palawan,philippines,bacuit,archipel

Comme souvent, tout commence par une longue et belle plage de sable fin. Bien que l'île soit prisée par les touristes depuis de nombreuses années déjà, on ne peut pas vraiment parler de ruées vers Sabang. Quelques guesthouses très basiques composées de bungalows en bambou et un resort de bon standing. C'est à peu près tout (du moins c'était le cas en janvier 2008). La nuit, rien d'autre à faire que d'aller dormir après l'extinction des feux.

En réalité, on ne se rend pas à Sabang pour profiter de la plage, mais pour y découvrir le parc national St Paul, classé au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis le 4 décembre 1999. Le parc naturel abrite notamment 252 espèces d'oiseaux, une trentaine de mammifères dont les célèbres macaques, mais aussi des reptiles comme les pythons et les varans.

Plusieurs sentiers balisés permettent de rejoindre le parc St-Paul à partir de la plage. Différents niveaux de difficulté sont proposés. A vous de choisir. Certains préfèrent directement prendre le bateau pour rejoindre directement la rivière sous-terraine et ses roches de calcaire qui se trouve au milieu du parc. Grave erreur, car la traversée de la jungle est un must.

asie,palawan,philippines,bacuit,archipel,sabang,st paul,subterranean,river,national,park

St. Paul Subterranean River National Park : "la rivière souterraine"

Sans aucun doute le clou de la visite. Longue de 8.2 kms, la St Paul Subterranean River fut longtemps considérée comme la plus longue rivière souterraine au monde. Ce n'est qu'en 2007 qu'elle fut détrônée lors de la découverte d'une plus vaste rivère dans la province du Yucatan au Mexique.

asie,palawan,philippines,bacuit,archipel,sabang,st paul,subterranean,river,national,park

La grotte est composée de milliers de stalacmites et stalactites de calcaire. Elle abrite également quantité de chauve-souris. 

asie,palawan,philippines,bacuit,archipel,sabang,st paul,subterranean,river,national,park

30/08/2011

une trop longue interruption

Bonjour à tous,

Après près de deux ans d'interruption, je suis heureux de vous annoncer que ce bon vieux blog est dorénavant réactivé.

Depuis le dernier article posté en date du 21 novembre 2009, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Sachez simplement que ces deux dernières années furent remplies de bonheur et de surprises. J'espère qu'il en fut de même pour vous.

Comme vous le savez déjà, je ne vis plus en Belgique, mais à Singapour. Un peu d'audace et pas mal de chance m'ont permis de réaliser un rêve de longue date, à savoir m'installer pour de bon en Asie du Sud-est. En plus de vivre et travailler à Singapour, j'ai dorénavant l'opportunité de découvrir de nouvelles destinations en Asie, mais aussi dans le Pacifique.

De nouveaux pays seront donc prochainement abordés sur ce blog; Hong-Kong, l'Indonésie, l'Inde du Sud, Malacca, Sydney, la Nouvelle Calédonie, Vanuatu etc.

Cependant, le prochain article sera dédié à Palawan aux Philippines, île paradisiaque qui clôturera, près de deux ans après, la page qui était dédiée aux Philippines.

 

A très bientôt.

Benoît Strappazon

 

 

21/11/2009

Mindoro

 

Big Laguna (8)

Sabang Beach (1)

White Beach_ (14)

Small Laguna_Club Mabuhay_ (2)_julien

Puerto Galera_(7)

Puerto Galera

20:46 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mindoro, philippines, puerto galera |  Facebook |

La Cordillère

Baguio

Bâtie en altitude au tout début du XXème siècle par les troupes américaines, Baguio doit son succès à la fraicheur de son climat, qui attire chaque année bon nombre de philippins durant les périodes de canicule. Dans la Cordillère, Baguio est sans conteste le centre névralgique et le point de départ incontournable pour partir à la découverte des célébrissimes rizières en terrasses dispersées tout autour des petites villes de Bontoc et Banaue.  

La ville accueille également plus de 250,000 étudiants, doublant ainsi, chaque année, le nombre total de ses habitants. Ancien quartier général de l’armée japonaise durant la seconde guerre mondiale, elle subit de lourds bombardements de la part des alliés et fut plus tardivement, en 1990, ravagée par un terrible tremblement de terre.

BaguioBaguio, gare d'autobus

Baguio (4)tuning

Baguio (11)

Aucune raison pour nous de nous éterniser à Baguio, mais nous n’avions pas trouvé de bus partant de Manille et se rendant directement à Banaue. Baguio n’est donc qu’une étape obligatoire avant d’arriver à notre destination finale. Mes impressions de la ville sont très contrastées. Il n’y a strictement rien à voir, rien à faire. La circulation est tellement chaotique que l’air est tout à fait irrespirable. La pollution en altitude se fait fortement ressentir, bonjour les maux de tête. Baguio est aussi très sale, très pauvre et totalement dénuée de charme.

Paradoxalement, je garderai longtemps en mémoire cette ville, qui a réussi à me surprendre. En effet, j’avais comme l’impression de ne plus savoir où je me trouvais. Etais-je toujours bien en Asie ou avais-je subitement changé de continent ? A Baguio, la population locale est très typée, de petite taille et porte des bonnets multicolores similaires à ceux des habitants de la Cordillère des Andes. Bien que je ne me sois jamais rendu en Amérique latine, ce que je découvrais autour de moi me faisait particulièrement penser au Pérou. Les bidonvilles situés en banlieue de Baguio que nous avons traversé le lendemain en bus n’ont fait que renforcer cette impression. Agréable sensation d’être au bout du monde et de découvrir une population tout aussi atypique que familière. C’est sans doute ça aussi le charme des Philippines.

Baguio (13)boucherie

Baguio (16)

Comme nous n’avions pas trouvé de bus direct reliant Baguio à Banaue, nous avons décidé de nous en rapprocher en nous rendant à Bontoc. Vers 06h30 du matin, nous avons pris un bus local (voir photo) et avons enduré un calvaire de presque huit heures en pleine montagne. Le bus s’arrêtait pratiquement tous les 300 mètres afin d’embarquer ou de laisser descendre des passagers. C’est fou comme les Philippins arrivent à caser autant d’objets insolites dans un bus. Ce genre d’expérience restera gravée dans ma mémoire, mais j’avoue aussi avoir été plus que soulagé lorsque cette dernière s'est terminée.

Nous arrivons finalement à Bontoc vers 16h00 et recherchons tout de suite une jeepney pour nous rendre à Banaue. Sur place, on nous explique qu’il est trop tard pour s’y rendre et que nous devrons passer la nuit sur place. Aïe, pas envie de rester bloqué dans ce bled à plus de deux heures de route de Banaue (bien qu’à vol d’oiseau la distance qui sépare Bontoc de Banaue soit assez limitée). Coup de chance, nous tombons sur un groupe de 5 Allemands qui négocient avec un chauffeur de jeepney pour se rendre à Banaue. Les pesos que nous lui présentons arrivent à le convaincre et nous embarquons tous à bord de la jeepney après avoir fait le plein de bières que nous siroterons durant le long et inconfortable voyage. Comme le temps est assez pluvieux, les routes sont boueuses et la voiture patine souvent. Au bout de deux heures, nous arrivons enfin à Banaue où nous passerons la nuit.        

Banaue (2)jeepney


Banaue - Batad

Banaue

Banaue (9)_julien

Batad arrivée

Batad arrivée (2)

Batad terraces (1)_julien

Batad Terraces (5)

Batad Village (11)_julien

Batad_rizières (1)

Batad_rizières

Batad_rizières (9)

Batad_Waterfalls (1)

Batad Village (17)

Manille

Lungsod ng Maynila

Manilles (1)

Un peu d'histoire

La capitale et la porte d’entrée des Philippines. Située sur l’île de Luzon, Manille est également la plus grande ville du pays ainsi que son poumon économique. Selon Wikipedia, La population totale de Manille dépasserait les 10 millions d’habitants et nombre d’entre eux vivent dans des bidonvilles en grande banlieue appelée Metro Manila.  

Fondée en 1571 par les espagnols, elle fut à sa création divisée en deux parties distinctes à savoir Intramuros, ville fortifiée et peuplée de colons européens et l’autre Binondo, peuplée d’indigènes.

En 1898 les Espagnols abandonnèrent le pays au profit des Américains, qui colonisèrent à leur tour les Philippines jusqu’à l’indépendance du pays le 04 juillet 1946. Durant la seconde guerre mondiale, La ville fut ravagée par les combats. Près de 100,000 habitants auraient été massacrés lorsque les alliés affrontèrent les troupes japonaises, qui refusaient d’évacuer le périmètre.

Mes impressions

Contrairement au pays, Manille n’a absolument rien de transcendant. Mon voyage aux Philippines a naturellement débuté par la capitale et mon expérience fut loin d’être exceptionnelle. Selon moi, Manille n’a pas grand-chose à offrir hormis le quartier espagnol d’Intramuros, le joli coucher de soleil que l’on peut apercevoir le long de la baie et une vie nocturne assez trépidante.

Manilles_Marina (7)sunset

La ville manque cruellement de charme, le béton est omniprésent et les buildings, centre commerciaux, hôtels bien que modernes sont assez ‘cheap’, bref du bling bling pas cher et de mauvais goût. En plus de cela, je ne trouve pas que la ville soit particulièrement clean et bonjour le bordel par endroit (au sens propre comme au figuré). Si comme moi vous avez eu l’occasion de vous rendre à Bangkok  avant de découvrir Manille, je ne doute pas un seul instant de la déception que vous pourrez ressentir en visitant Manille. Je ne peux pas dire que je déteste cette ville, mais je n’ai trouvé, à ce jour, aucune raison valable d’y retourner un jour.   

Intramuros

Intramuros (4)

Intramuros (2)

Intramuros_St AugustinSan Augustin

Intramuros (26)fresques

Intramuros (25a)timidité légendaire des philippins


Manille moderne

Manilles_MakatiMakati, le quartier d'affaires

Manilles (4)

Manilles_Marina (5)

Manilles_sculptures (2)

IX.Les Philippines

Repúbliká ng̃ Pilipinas

Intramuros

Expatrié depuis peu à Singapour, il est évident qu’il ne m’est plus possible de voyager comme j’ai pu le faire les mois qui ont précédés août 2009. Après une longue interruption de plus de six mois, la vie professionnelle a repris son cours et ce n’est pas pour me déplaire. D’autres voyages suivront, mais ils seront de plus courtes durées et plus espacés dans le temps. Franchement, je ne me plains, car il m’est dorénavant possible de passer mes week-ends à Bali, Penang, Phuket, Bangkok, Jakarta etc. Franchement, cela me change des week-ends à Bredene ou à Han-sur-Lesse ;) 

Plus sérieusement, j’avais surtout très envie de vous présenter un pays asiatique qui m’a particulièrement touché par le passé. Une contrée lointaine qui ne vous évoque sans doute pas grand-chose, mais qui est à mes yeux, la véritable révélation de mes nombreux voyages  en Asie du Sud-est. Ce pays se nomme les Philippines, vaste archipel de plus de 7000 îles lové aux confins de l’Asie. Je m’y suis rendu en janvier 2008 et bien que je ne respecte aucunement l’ordre chronologique de mes voyages, je suis heureux de vous présenter sur mon blog ce pays si singulier.    

PHILIPPINES

http://www.easyvoyage.com/base/imgs/cartes/fr/PHILIPPINES.gif

Découvert par Magellan au XVIème siècle, ce territoire du bout du monde fut nommé Philippines en l’honneur de l’infant d’Espagne, le futur Philippe II d’Espagne. Hormis le Timor Oriental, c’est le seul pays d’Asie à large dominance catholique. Influencées par l’Espagne et les Etats-Unis, les Philippines offrent un savant mélange latino-asiatique de langue anglaise. C’est un peu le pays du paradoxe, de l’aventure et de la beauté à l’état brut. Plus accessible culturellement parlant que la Thaïlande ou le Vietnam, les Philippines vous surprendront à coup sûr de par son métissage unique et flamboyant.

Intramuros (11)Intramuros, Manille

Les atouts du pays sont légions, mais si je dois en retenir quelques uns, je dirais premièrement que les Philippines (du moins la partie que j’ai eu l’occasion de visiter) est de toute beauté et encore largement intacte, bien loin du tourisme de masse. Vous trouverez toujours une île, une crique, une plage pour vous seul. Secundo la population est extrêmement chaleureuse et déborde de joie de vivre. A tel point que je dis souvent que de tous les peuples d’Asie, ce sont les Philippins les plus accueillants. De plus, il est très facile de se faire comprendre, car les habitants métrisent parfaitement la langue anglaise. Leur accent américain très prononcé ne vous échappera pas non plus et vous amusera j’en suis certain.  

El Nido_Beach (23)El Nido, Palawan

Pourquoi les Philippines ne connaissent-elles pas le même succès touristique que la Thaïlande ?

Les Philippines sont parfois difficiles à apprivoiser et sa topographie extrêmement capricieuse en est sans doute la raison principale. Pour voyager aux Philippines, il faut avoir du temps, car les moyens de transport sont souvent très improvisés et peu fiables. Parcourir un pays très montagneux et réparti sur plus de 7000 îles n’est pas de tout repos. Secundo, son histoire mouvementée et son ex dictateur Ferdinand Marcos n’ont aidé à rendre cette destination très populaire, tertio des groupuscules islamistes au sud du pays, dont notamment le malheureusement célèbre Abu Sayyaf, terrorisent la région et les pays limitrophes. Dommage. Pour terminer, l’éloignement géographique du pays par rapport à l’Europe ne joue pas non plus en sa faveur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Marcos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abu_Sayyaf

Il ne tient qu’à vous d’inverser la tendance et recommande cette destination aux plus aventureux d’entre-vous. Si vous aimez les randonnées en jungle, les treks en montagne, les baignades dans de sublimes lagons ainsi que la plongée sous-marine, alors les Philippines sont faites pour vous. 

28/09/2009

Singapour : l'expatriation

prochaine mise à jour

17:02 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le retour qui n'en est pas un

Bruxelles:

bruxmont des arts

brux (4)Godefroid de Bouillon, place royale

 brux (5)

brux (10)villo

brux (3)gare du midi

brux (6)

brux (9)la Jup

brux (8)


Mons-Borinage : les retrouvailles

4588_89913543116_832688116_1806295_5865619_ncousins-cousines

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

12/09/2009

Angkor

14/04/2009: Day 65

Je me réveille vers 09h00. Vers 10h00, Je vais voir Julien pour prendre des nouvelles de son état de santé. Arrivé devant sa porte, je n’entends aucun bruit. Présumant qu’il se repose encore, je n’ose interrompre son sommeil et retourne dans ma chambre. Ensuite, petit-déjeuner dans ‘la rue des bouchers’ et élaboration du programme de la journée. Je visiterai deux nouveaux temples : Banteay Kdei et Preah Khan et retournerai à Ta Prohm, car je ne suis pas satisfait des photos prises la veille (dû à la faible luminosité), mais surtout parce que je brûle d’impatience de le revoir une seconde fois.

Après le repas, je retourne voir le tuk-tuk driver de l’avant-veille et négocie le circuit pour 9$. Départ prévu vers 13h30. Comme il me reste pratiquement deux heures avant de partir, je retourne au cybercafé pour la mise à jour du blog. Après une heure de travail, j’irai griller une cigarette dans la rue et rencontrerai par hasard Julien qui revient du centre-ville où il est allé manger un bout. Son état de santé ne s'est pas du tout amélioré. Je lui explique que je repartirai visiter d’autres temples cet après-midi. Bien entendu, Julien ne compte pas m'accompagner et restera dans sa chambre pour reprendre des forces.

13h30, j'embarque dans le rickshaw et parcours plusieurs kilomètres avant d’arriver à Banteay Kdei, temple d’inspiration bouddhique édifié à la fin du XIIème siècle. Son nom Khmer signifie ‘le temple des cellules’. Bien que ce temple ne soit pas le plus grandiose des temples angkoriens, j'éprouve néanmoins un certain plaisir à le découvrir. Je vous épargne les commentaires rébarbatifs et vous laisse tranquillement profiter des photos.

DSC03960

DSC03963

DSC03991

DSC03986

DSC04013

Vers 15h00, je quitte Banteay Kdei pour me rendre au fabuleux temple Ta Prohm dont vous trouverez toutes les descriptions détaillées dans le ‘post’ du jour précédent (voir day 64 ci-dessus). C’est déjà ça que je ne dois plus écrire J

Un peu plus d’une heure plus tard, je reprendrai à nouveau le rickshaw pour rejoindre le dernier temple que je visiterai à Angkor, à savoir le temple de Preah Khan. Il fut construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom. Contrairement aux temples montagnes tel que Bayon (day 63), Ce temple monastique n’est pas construit en hauteur, mais tout en longueur. Sa visite nécessite un certain temps. Malheureusement, la chaleur qui règne sur le site est vraiment accablante. Difficile de vous la décrire, mais je vous assure que je transpire abondamment. C’est bien simple, pas un seul cm2 de ma chemise est exempt de transpiration. Quelle horreur. Je serai pratiquement le dernier à quitter le temple avant la fermeture du site. Mon obsession de toujours vouloir prendre plus de photos y est pour beaucoup.

DSC04164

DSC04116

DSC04123

DSC04137

DSC04143

DSC04144

17h30, je retourne vers Siem Reap et arrive sur place un peu plus d’½ heure plus tard. Je passe à l’hôtel pour me changer et me reposer un peu. Julien dort encore, j'irai manger une pizza au tigre de papier (choix original…). Après avoir mangé, retour à l’hôtel. Dodo tôt ce soir.


Angkor : Day 64

13/04/2009:

Je me lève vers 07h00 et retrouve Julien vers 08h15 à la réception. Nous partons tout de suite après à la recherche d’une boutique de location de vélos. On en trouve rapidement une et payons chacun 1$ par bicyclette. Comme nous ne voulons pas partir le ventre vide, nous petit-déjeunons copieusement avant de monter en selle vers 09h15. Nous traversons en premier lieu la petite ville de Siem Reap où la circulation, bien que très restreinte par rapport à Phnom Penh, est néanmoins très anarchique. La prudence est de rigueur ! Ensuite, nous longeons de larges avenues bordées de luxueux hôtels internationaux et arrivons à nouveau aux ‘guichets d’entrée’ du site d’Angkor. Nous roulerons encore quelques kilomètres, longerons Angkor Wat et continuerons notre promenade à bicyclette pendant encore 1700 mètres.

DSC03715

Nous nous arrêterons quelques instants sur le pont qui mène à la superbe porte d’entrée sud de l’ancienne cité royale d’Angkor Thom. Le pont est délimité de part et d’autre par deux rangées de statues de géants (54 au total) qui soutiennent deux nagas sacrés (voir day 19). Autre particularité, la porte d’entrée sud est surmontée d’une énigmatique statue à quatre visages.

DSC03732

DSC03721

DSC03729

Après avoir passé la porte d’entrée, nous pénétrons enfin dans la vaste ville royale d’Angkor Thom. Difficile de s’imaginer que 100.000 personnes y vivaient autrefois, car nous ne découvrons que des arbres, des singes et quelques vaches débonnaires. Nous roulons encore quelques centaines de mètres et arrivons finalement au très mystérieux Bayon 

DSC03742

Ce dernier fut construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Ce monument en forme de pyramide culmine à 43 mètres de hauteur et dispose de 37 tours ornées pour la plupart de 4 visages sculptés dans la pierre. Le temple montagne de Bayon est de loin le plus énigmatique de tous les temples d’Angkor. Sa structure architecturale extrêmement complexe rend la visite encore plus intéressante. On s’y perd très facilement en somme ! Dédié successivement aux divinités hindoues et à Bouddha, Bayon dispose également d’intéressants bas-reliefs dont nous ne saisissons pas la signification. De tous ceux que nous avons déjà visité les jours précédents, Bayon est de loin notre préféré.

DSC03788

DSC03774

DSC03759

DSC03799

Après avoir visité Bayon, nous décidons d’aller nous hydrater au plus vite, car la chaleur est très accablante. A la sortie du temple, deux enfants nous sollicitent pour prendre une consommation dans leur gargote respective. Comme ils travaillent tous deux pour des gargotes différentes, laquelle allons-nous choisir pour ne pas mécontenter l'autre ? Nous trouvons la solution en nous asseyant chacun à une table différente (comme toutes les gargotes sont accolées les unes aux autres, cela ne nous pose pas trop de problème pour nous parler).

Nous reprenons ensuite nos vélos, bifurquons à gauche de Bayon et roulons quelques centaines de mètres pour nous arrêter devant le Baphûon, énorme temple montagne dont l’état de délabrement ne traduit certainement pas la grandeur passée du monument. Malgré que l’école Française d’Extrême-Orient soit occupée à sa restauration depuis de longues années, j’imagine cependant qu’elle n’est pas encore arrivée au bout de ses peines.

DSC03806

Nous ne nous éternisons pas sur place et remontons sur nos selles pour rejoindre la terrasse du roi lépreux qui jouxte celle des éléphants. La terrasse du roi lépreux date du XIIème siècle et dispose de beaux bas-reliefs très bien conservés.

DSC03808

DSC03812

DSC03814

De là, nous marcherons à travers la forêt pour nous rendre sur le site de l’ancien palais royal. Pour faire simple, du palais royal, il ne subsiste rien ! Seul le temple religieux de Phineanakas (palais céleste) est encore debout. Julien et moi décidons de monter les nombreuses marches qui mènent au sommet, mais sommes déçus par ce que nous découvrons, c’est-à-dire : « un champ de ruines » !

DSC03819

De retour sur la terre ferme, nous nous faisons la réflexion que toutes les visites qui ont suivies celle d’Angkor Wat et de Bayon nous semblent bien décevantes. A vrai dire, nous regrettons un peu d’avoir débuté le circuit par les plus beaux joyaux. Nous remontons néanmoins sur nos bicyclettes et roulons à nouveau plusieurs kilomètres en direction du temple de Ta Prohm. Arrivés en face de l’édifice, nous décidons de nous restaurer dans une petite gargote. Menu : nouilles sautées au poulet et aux légumes, 3,50$ p.p. Prix excessif, mais pas d’autres alternatives.

Vers 15h00, nous débutons la visite de Ta Prohm. Les rédacteurs du guide du routard ne tarissent pas d’éloges à l’égard du temple angkorien de Ta Prohm  notamment pour le romantisme et la majesté qu’il leur inspire. Je partage totalement leur point de vue: ce temple de la fin du XIIème siècle est totalement livré à la jungle tout comme l’étaient tous les autres temples d’Angkor avant d’être découverts et restaurés. L’école française d’Extrême-orient a délibérément choisi de laisser Ta Prohm en l’état afin que le visiteur puisse s’imaginer ce que découvrirent les premiers archéologues à la fin du XIXème siècle. Choix judicieux, car il est vrai que l’on se prend vite pour Indiana Jones tellement la découverte du temple est palpitante.

DSC03867

DSC04036

DSC04033

DSC04039

Les arbres (fromagers et ficus) entrelacés entre les pierres servent dorénavant de support à l’édifice. Si un arbre meurt, les blocs s’effondrent.

DSC03919

DSC04047

Comme rien n’est jamais totalement parfait, je remarque bien vite que je suis loin d’être le seul à me prendre pour Indiana Jones. Ta Prohm est, au même titre qu’Angkor Wat, une véritable attraction touristique, qui déplace massivement les foules ! Malgré cette réalité, je reviendrai sur mes déclarations précédentes, Ta Prohm vient de voler la vedette au mystérieux Bayon, devenant ainsi mon temple préféré ! Un must.

DSC04088

Vers 17h15, nous remontons à vélo et prenons le chemin du retour. Comme nos vélos ne disposent pas de phares, nous ne voulons certainement pas courir le risque de circuler en pleine obscurité. Nous nous hâterons pour revenir à Siem Reap et arrivons à l’hôtel à 18h30 après avoir déposé les vélos à la boutique.

Exténués par cette longue et belle journée, j'irai prendre une douche bien méritée. Je donne à nouveau rendez-vous à Julien à la réception vers 20h00. Ce soir, nous allons rejoindre Laurent, un compatriote et ancien copain de  classe, qui est actuellement à Siem Reap pour le boulot. Rendez-vous fixé à l’orientaliste à 20h30. Comme le lieu de rencontre est assez excentré, nous préférons prendre un tuk-tuk pour nous y rendre. L’ennui, c’est que nous n’en trouvons pas ! Habituellement si prompts à vous solliciter quand vous n’avez pas besoin de leurs services, les chauffeurs se font exceptionnellement discrets. L’explication est pourtant toute simple. Le nouvel an Khmer débute ce soir même, ce qui implique que les tuk-tuk drivers célèbrent l’évènement en compagnie de leur famille. Après avoir parcouru presque un kilomètre, nous en trouvons finalement un, mais son état d’ébriété fort avancé nous incite à continuer nos recherches ailleurs.

Il est déjà 20h45, nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous, en retard comme d’habitude. Durant le repas, nous parlerons de voyages (Laurent travaille dans le tourisme), d’expériences, de coups de cœur. Bref, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Au menu : canard à l’orange pour moi et un steak pour Julien. Même si le cadre de l’orientaliste est bien sympathique, nous avons quelques difficultés à digérer l’addition. 36$ pour deux médiocres canards et deux bières Angkor L. Nous allons ensuite boire un verre tous ensemble dans la rue des 'pub' de Siem Reap.

Nous ne nous éterniserons cependant pas, car Julien ne se sent pas bien du tout. il est même à deux doigts de perdre connaissance. Nous dirons au revoir à Laurent et à son épouse et pars raccompagner Julien à sa chambre. Fatigue, chaleur, indigestion = K.O. Je lui conseille de se reposer et prévois de lui rendre visite le lendemain matin pour connaitre son état de santé.


 

Angkor : Day 63

12/04/2009:

Pour la deuxième fois de suite, je me réveille très tard et rejoins Julien à la réception de l’hôtel vers midi. Nous partons manger du tofu, des fresh spring-rolls (rouleaux de printemps non frits), des tomates farcies et un amok de poulet. Comme nous avons donné rendez-vous à notre tuk-tuk driver à 13h30, nous devons nous dépêcher de finir notre repas. 13h40, nous arrivons en vue du conducteur de rickshaw, qui s’inquiétait déjà de ne pas nous voir arriver. Nous partons ensuite au nord de Siem Reap pour rejoindre le Banteay Srei, l’un des temples les plus mythiques d’Angkor. Une trentaine de kilomètres nous séparent de ce dernier. Pour l’atteindre, nous traversons la campagne Khmère, qui malgré un relief aussi accidenté que celui de notre plat pays, est de toute beauté. Nous prenons un réel plaisir à découvrir ces nombreux petits villages où la terre est ocre et la végétation généreusement verte. Eblouissant !

DSC03590

Un peu avant 14h30, nous arrivons en face de l’entrée du temple. Nous présentons nos ‘pass’ aux gardes et débutons tout de suite après la visite du Banteay Srei, qui signifierait en khmer la citadelle des femmes. Selon notre guide, Banteay Srei diffère quelque peu des autres temples pour l’exquise beauté et l’excellent état de conservation de ses bas-reliefs. Le matériau utilisé pour la construction est le grès rose, ce qui n’enlève rien au charme du temple, qui fut découvert en 1914. Bien que datant de la seconde moitié du Xème siècle, sa célébrité remonte seulement à 1924 année durant laquelle André Malraux y déroba quatre bas-reliefs d’Apsara (divinités célestes) et fut assigné à résidence pour ce délit. Cet épisode aurait fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Nous parcourons le site durant 40 minutes et même si nous ne pouvons nier l’intérêt du temple et le raffinement de ses bas-reliefs, nous sommes néanmoins un peu déçus par sa petite taille. Nous avons comme un goût de trop-peu ! 

DSC03552

DSC03559

DSC03562

DSC03567

DSC03546

Après la visite, nous irons nous désaltérer et reprendrons 20 minutes plus tard le tuk-tuk pour nous rendre à Angkor Wat. Sur le chemin du retour, nous demandons au chauffeur de faire plusieurs haltes afin de prendre des photos de la campagne Khmère. Durant l'un de ces arrêts, une rizière attire particulièrement mon attention. Lorsque j’arrive à proximité de cette dernière, plusieurs enfants surgissent de nulle part et viendront, comme par magie, se poster en face de mon objectif.

DSC03583

DSC03584

Vers 16h45, nous arrivons à hauteur du célébrissime Angkor Wat, le plus grandiose et le plus vénéré de tous les temples d’Angkor. Pour atteindre l’entrée principale du Wat, nous traversons une chaussée reposant sur une douve large de 190 mètres. Le complexe occupe une surface totale de 1500 mètres sur 1300 mètres. Construit sous le règne de Suryavarman II durant la première moitié du XIIème siècle, Angkor Wat signifie en khmer ‘la ville pagode’. Initialement dédié au dieu hindou Vishnou, il sera converti au culte de bouddha plus de deux siècles plus tard. Symbole incontournable du Cambodge, le Wat est l’emblème central qui figure sur le drapeau du pays.

DSC03598

DSC03609

Nous pénétrons dans l’enceinte d’Angkor Wat, par la Gopura occidental http://fr.wikipedia.org/wiki/Gopura . Dès lors, nous apercevons tout au bout de la chaussée les mythiques tours d’Angkor Wat.

DSC03614

DSC03631

DSC03638

DSC03640

Nous marchons à nouveau plusieurs centaines de mètres avant d’arriver à l’entrée du temple. Là, nous gravissons de nombreuses marches et atteignons rapidement le second niveau. Nous y découvrons quatre énormes bassins de pierre. Fort malheureusement la trop timide lumière de cette fin d’après-midi et les hordes de touristes débiles qui posent des heures durant devant les superbes bas-reliefs, ne me permettent pas de prendre un quelconque cliché convenable hormis quelques rares photos des intrigantes apsaras.

13:56 Écrit par Beno | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2009

Kuala Lumpur : florilège

Menara KL Tower:

Culminant à 421 mètres de hauteur, KL Tower est le second édifice le plus haut de la ville après les Petronas Towers. Il s’agit là d’une tour de télécommunication dont la construction débuta en 1991 pour se terminer 5 ans plus tard. Esthétiquement peu réussie elle a cependant l’immense avantage d’être plus accessible au public que les tours Petronas où le nombre de visiteurs autorisés à la découvrir quotidiennement est très limité.

DSC05758KL Tower

Située au sommet d’une petite colline, elle culmine à 515 mètres au-dessus du niveau de la mer. De la plateforme panoramique, nous pouvons bénéficier d’une vue intéressante de la cité. Erreur impardonnable de l’architecte de la tour, les vitres sont majoritairement teintées et ne nous permettent donc pas de prendre de photos sans avoir ce désagréable effet brunâtre. Celles qui ne le sont pas sont remplies de saletés diverses et de traces de doigts. Grosse déception.

DSC05909business district near Petronas Towers

DSC06060downtown near Masjid Jamek

DSC06147fresques urbaines near bukit bintang

DSC05763time reach telecom

DSC06172building Bukit Nanas

22/08/2009

Kuala Lumpur : les minorités

Little India:

little india

little india (2)

sri maha mariamman

sri maha mariamman (3)shiva

 sri maha mariamman (2)Ganesh


Chinatown:

Chan See Shu Yuen

Chan See Shu Yuen (4)Chan See Shu Yuen

Chan See Shu Yuen (7)encens

Chan See Shu Yuen (3)lanterne chinoise

Chan See Shu Yuen (5)

Chan See Shu Yuen (2)

petaling streetpetaling street

14/08/2009

Kuala Lumpur : terre d'islam

I. La mosquée nationale :

DSC06014

DSC05947

 

DSC05973


II. Le musée des Arts islamiques:

DSC06038

 

DSC06028

DSC06025


III. La mosquée bleue:

DSC06080

DSC06132

DSC06105

Kuala Lumpur : Petronas Twin Towers

Depuis ma plus tendre enfance, j’éprouve une véritable admiration pour les grattes-ciels. Je vous laisse imaginer mon enthousiasme à l’idée de découvrir les tours Petronas, qui comptent parmi les plus belles et les plus imposantes qu’il puisse exister.

D’inspiration islamique, les deux tours culminent à 452 mètres de hauts et ressemblent à si méprendre à deux élégants minarets bleutés. A cette hauteur vertigineuse, les twin towers de KL figurent naturellement parmi les plus hautes tours du monde.

DSC05747

Bien qu’inaugurées en 1998, la construction débuta cependant en 1992. Quartier général de la richissime société publique Malaisienne Petronas, cette construction pharaonique a la prétention d'être la vitrine de la réussite économique du pays. Comme vous pourrez le constater sur mes photos, une passerelle en acier relie les deux tours à 170 mètres de hauteur.

DSC05737

Quelques chiffres pour vous donner le tournis :

-Les tours comptent chacune d’entre-elles 88 étages

-Elles abritent un million de m2 de boutiques et lieux de divertissements

-près de 37.000 tonnes d’acier et 160.000 tonnes de béton ont été nécessaires à leur construction

-Les tours disposent de 32.000 fenêtres

-78 ascenseurs relient le sous-sol au sommet en seulement 90 secondes

-Pour terminer, plus de 2 milliards de $ ont été nécessaires à la concrétisation de ce projet

DSC05743

Au jour d’aujourd’hui, seule la tour taïwanaise 1) Taipei 101 (508m) la surpasse sur le continent asiatique. Dans le monde, d’autres buildings ont également ce privilège :

2) la Willis Tower ex Sears Tower de Chicago, (527m antenne comprise)

3) la CN tower de Toronto (553m si l’on comptabilise la pointe de l’antenne)

4) la très attendue Burj Dubai (818m) qui écrasera littéralement la concurrence lors de son inauguration prévue début décembre 2009.

DSC05731

DSC05756DSC05757Petronas instigatrice du GP de Malaisie et sponsor de l'écurie Sauber BMW.

Kuala Lumpur : mes impressions

Bilan mi-figue mi-raisin !

DSC06173
vue d'ensemble de la ville à partir de la KL Tower

Bien que Kuala Lumpur soit loin d’être désagréable, on ne peut pas dire non plus qu’elle vaille pour autant le détour. Pourquoi? Tout simplement parce qu’elle ne recèle pas de véritables joyaux architecturaux ou de curiosités touristiques incontournables hormis les célébrissimes tours Petronas. J'avais lu que la fondation de la ville remontait à peine à la fin du XIXème siècle, ceci explique sans doute ce manque d’âme qui fait tant défaut à KL (pour les intimes). Sans vouloir l’offenser, je terminerais en disant qu’elle manque cruellement d’unité et de charme. Selon moi, la découverte de la ville ne nécessite que deux à trois jours tout au plus.

  • Les plus +

- Kuala Lumpur partage beaucoup de points communs avec Singapour. On pourrait dire que KL c’est un peu Singapour, mais en moins bien. Cependant, son côté plus relax et moins réglementé que sa voisine n’est pas du tout déplaisant.  

-ville extrêmement cosmopolite ; majoritairement peuplée de malais (logique), de chinois (comme partout dans le monde) et d’indiens (très bourlingueurs aussi), on y rencontre également beaucoup d’arabes originaires du golfe, des africains (ce qui est assez  original en Asie) et bien entendu quantité d’occidentaux.

DSC05822DSC06080DSC05855

-Le coût de la vie y est sensiblement inférieur à celui de sa voisine Singapour, ce qui n’est pas pour me déplaire. A l’instar de Bangkok, KL offre un excellent rapport qualité-prix.  

-les transports en commun sont fonctionnels, efficaces et très bon marché. Sachez que le métro, le monorail et le bus sont tous climatisés. 

DSC05709DSC05762gauche : monorail, droite : métro

Par contre, les taxis de marque proton (marque locale) sont un peu moins rutilants et n’utilisent que très rarement le compteur kilométrique. Dommage.

DSC06008DSC06006teksi, sigle proton

-Question nourriture, rien à redire non plus ; kyrielle de plats chinois (soupe aux ailerons de requin, dumplings, canard laqué etc .), bars à sushis très ‘trendy’, les traditionnels Bami goreng (nouilles) & Nasi goreng (riz) malais, de nombreuses spécialités originaires du Proche Orient (falafel, humus, kefta), cuisine occidentale, etc. Bref, un tour du monde culinaire rapide, succulent et pas cher !

 -KL, tout comme Singapour, a l’immense avantage de préserver ses espaces verts : les routes sont souvent bordées d’arbres, des coins de jungle accessibles au public subsistent encore, on y trouve quantité de parcs, de fleurs etc.

  • Les moins  -

-Comme je l’ai déjà souligné, pas grand-chose à se mettre sous la dent niveau architectural ou culturel. Deux jours suffisent pour la visiter.

 - La ville est constamment en travaux, on construit partout et n’importe comment. Une politique plus rigoureuse en matière d’urbanisme serait plus que souhaitable.   

DSC05697

- Présence ostentatoire de l’islam, femmes ninjas vêtues de noir de la tête aux pieds. Ghettoïsation de la population en fonction de l’origine raciale et religieuse et pour terminer impossible de visiter la mosquée bleue (l’une des plus grandes au monde) sans recevoir votre petit guide de conversion à la religion de Mahomet et d’entendre la propagande hallucinante du guide qui y fait fonction. Pourtant, je tiens à rappeler que près de 40% de la population du pays est de confession religieuse différente et que la liberté de culte est inscrite dans la constitution du pays.   

DSC05954

VII.Malaise, Malaysia truly Asia

La devise du pays : "Bersekutu Bertambah Mutu" (L'unité est la force).

DSC06009

Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant la Malaisie, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Malaisie

La devise du pays est le Ringgit (MYR).

Sachant que 1€ équivaut à 5 Ringgit.

DSC06786y

Les formalités d'entrée :

Comme pour Singapour, les formalités sont simples. Il vous suffit de disposer d'un passeport valable encore six mois à dater de la fin de votre séjour ainsi que d'un billet aller-retour ou de continuation vers une tierce destination (Australie, Indonésie, Thaïlande, Singapour etc.). Pour un séjour inférieur à nonante jours, pas de visa nécessaire.

DSC06789y

00:01 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : malaisie, malaysia, ringgit, myr |  Facebook |

07/07/2009

Nature : les réserves, les parcs

Botanic Gardens :

Botanic Gardens (8)

Botanic Gardens (18)

Botanic Gardens (21)

Botanic Gardens (36)


Bukit Timah & Macritchie trail :

 

DSC04932

DSC04939

DSC04952

DSC04988

DSC04975

DSC04997

DSC05004


Chinese Garden :

DSC06287

DSC06293bonsaï

Pavillon (10)

DSC06375le pont

DSC06387twin Pagodas

statue Wen Tanxiang (2)Wen Tianxiang

statue Yue Fei & his motherYue Fei & his mother


Sungei Buloh Wetland Reserve :

DSC05404

DSC05423

DSC05433

DSC05459

DSC05463mangroves

DSC05479

03/07/2009

Arab street & Haji lane

guide roomscommap from www.guiderooms.com

arabMasjid Sultan Mosque (dôme)

arab (4)Masjid Sultan Mosque (minaret)

arab (2)

arab (5)Bussorah street

arab (6)

arab (9)

Haji Lane :

Singapour est sans aucun doute un exemple en matière de sagesse et de conformisme. Rien n’est jamais fait au hasard : tout est pensé, étudié et réglementé. La ville est fière de cette image, mais ses détracteurs lui trouveront un flagrant manque d’originalité, voir de créativité. Cependant, toute règle a son exception, même ici où les règles et interdictions sont légions. Haji Lane est sans doute la petite touche créative qui fait souvent défaut à Singapour.

Située à quelques encablures du quartier musulman d’Arab street, cette rue est la vitrine de la mode branchée made in Singapore. Nous sommes bien loin des luxueuses boutiques d’Orchard Road. Ici, pas de Gucci, Armani, Cardin ou Louis Vuitton, mais des artistes indépendants fiers de présenter leurs propres collections.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’Haji Lane est complètement ‘alternative’, voir ‘underground’, mais elle se distingue fortement du lot, c’est ce qui fait tout son charme. Pour résumer, Haji Lane est un îlot d’originalité perdu dans un océan de conformisme.

Comme vous le constaterez sur les photos, les murs de la rue sont criblés de tags et surtout de fresques très colorées. Il est agréable de s’y promener à la nuit tombée avant de vous installer à la terrasse d’un restaurant pour déguster quelques spécialités libanaises, égyptiennes, turques etc. Prix doux, saveurs orientales et parfum de narghilé ! Une visite s’impose.   

arab (3)

arab (7)

arab (8)fresque

arab_Haji Lane (5)Haji Lane

arab_Haji Lane (7)singapore design festival

Little India

guide roomscommap from www.guiderooms.com

india (11)

india

india (8)

india (2)

india (4)

india (9)

india (5)

india (6)

Chinatown

guide roomscommap from www.guiderooms.com

Yueh Hai Ching Temple :

Bien que situé sur la Phillip street dans le central business district et non pas dans le quartier chinois, j'ai néanmoins choisi d'évoquer ce magnifique temple taoïste dans l'article 'Chinatown'. Je présume que vous comprendrez les raisons évidentes qui ont motivées mon choix. 

En plus d'être le plus ancien temple taoïste de Singapour, Yueh Hai Ching est sans aucun doute celui que je préfére parmi les innombrables lieux de culte de l'île. Yueh Hai Ching Temple signifie : 'le temple de la mer calme'. Il fut construit entre 1850 & 1855 et est fortement prisé par la communauté chinoise 'Teochew', qui constitue le second groupe linguistique de l'île. Les premiers immigrants qui vinrent s'installer à Singapour étaient des marins ou des pêcheurs. Ce temple rend donc hommage aux esprits de la mer, qui ont permis à bon nombre de navires d'arriver sain et sauf à bon port.

china

chinatown (9)

chinatownbâtonnets d'encens

chinatown (5)détails de la toiture

chinatown (11)ornementations

chinatown (2)

chinatown (6)

chinatown (10)

chinatown (8)

chinatown (3)smith street aka food street

02/07/2009

Boat Quay & Clarke Quay

Boat Quay:

quay (8)Sir Thomas Stamford Raffles

quay (5)Skyline de Singapour

DSC04649bars et restaurants, Boat Quay

quay (6)sculptures proche de Cavenagh bridge

Clarke Quay:

quay

Quay (1)clarke quay

quay (2)

Quay (11)clarke street

Clarke Quay (15)

24/06/2009

Raffles place

Raffles Place:

guide roomscommap from www.guiderooms.com

DSC05172

DSC05504

DSC05513

DSC05652

republic plaza_1995_280m

DSC05165

DSC05166 

18:38 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raffles place, singapour, singapore |  Facebook |

16/06/2009

Marina Bay

guide roomscom1map from www.guiderooms.com

I. La baie :

Je débute la visite de l’île de manière très classique en me rendant à Marina Bay. Comme son nom l’indique, il s’agit là d’une baie artificielle construite sur des terres asséchées à l’extrémité Sud de l’île, à l’embouchure même de la Singapore river. Bien que Marina Bay présente divers attraits touristiques (le Merlion, le Marina Centre, le Fullerton Hotel, l’esplanade etc.), elle offre surtout une vue panoramique exceptionnelle des plus beaux gratte-ciels du Central Business District, le quartier d’affaires de Singapour qui jouxte la baie.

Comme l’est la tour Eiffel pour Paris, Big Ben pour Londres ou le colisée pour Rome, le « skyline » de Singapour est l’image qui symbolise le mieux la ville aux yeux du monde entier. Il vous suffit de taper « Singapour » sur n’importe quel moteur de recherche pour découvrir un nombre incalculable de photos similaires à celles que vous trouverez sur le blog. Pour ma toute première visite, je n’ai pas choisi la baie pour son originalité, mais bien parce qu’il me semblait logique de débuter par une vue d’ensemble du centre-ville avant de rentrer davantage dans les détails.

DSC04586skyline Singapore

DSC04604

Comme vous le constaterez ci-dessous, j’ai très difficile à retenir mon admiration pour la vue qui m’est offerte. Quel spectacle !

DSC04594

Pourtant, loin de moi l’idée de vouloir nier qu’ici tout semble trop beau pour être vrai. Mes premières impressions de Singapour me laissent quelque peu penser que je visite un parc d’attraction où tout semble neuf, propre et prospère, et donc irréel. Cependant, force est de constater que je suis littéralement impressionné par ma première vision de Singapour. J'avais tellement parlé, rêvé et espéré de Singapour que le simple fait d’y être me comble déjà de bonheur.

DSC05526  

Je me rapproche ensuite du Merlion cracheur d’eau, animal hybride, mi lion mi poisson. Le symbole de Singapour en réalité. L’île autrefois nommée Temasek « ville de la mer » fut rebaptisée Singa Pura au XIVème siècle par un prince de Sumatra, qui cru y apercevoir un lion (singa en sanskrit). Bien qu’aucun lion n’y ait jamais vécu, le nom fut maintenu. Ceci explique en partie la présence du célébrissime Merlion sur la baie. Notez que lorsque j'ai pris la photo, ce dernier s’est abstenu de cracher la moindre goutte d’eau.  

 

DSC05532merlion

Je vous disais précédemment que la vue du « skyline » était vraiment impressionnante, je disais vrai, mais je n’avais pas encore découvert le spectacle une fois la nuit tombée. Grandiose ! J’en ai le souffle coupé.

DSC04837a

II. Marina Centre & Esplanade :

DSC04524marina centre

Esplanade Theatres on the Bay est un complexe culturel axé sur le spectacle et articulé autour d'un théâtre de 2000 places et d'une salle de concert de 1600 places. Le complexe est relié en souterrain au réseau de MRT (métro) et aux galeries commerciales. Comme toujours à Singapour, les shopping malls ne sont jamais bien loin. A tel point que je me demande parfois si la population ne souffrirait pas un peu du trouble de l'achat compulsif ?  

DSC04570

Les deux dômes du complexe (voir ci-dessous) ressemblent à s'y méprendre à deux énormes durians couchés sur le flanc. Avant de venir en Asie, je n'avais jamais entendu parler de ce fruit si particulier. Malgré son odeur particulièrement repoussante (imaginez un camembert ayant largement dépassé sa date de péremption) le durian est véritablement prisé en Asie du Sud-Est et plus particulièrement encore à Singapour. Je ne suis donc pas vraiment étonné que les singapouriens aient choisi ce fruit 'divin' comme modèle pour bâtir leur centre culturel.    

DSC04577

DSC04571

DSC04574

http://fr.wikipedia.org/wiki/Durian

DSC00848durian

L'amphithéâtre en plein air reçoit régulièrement des artistes venant de toute l'Asie du Sud-Est. Ces derniers s'y produisent généralement en soirée et vous pouvez assister gratuitement à leurs représentations dans un cadre tout à fait exceptionnel.  

DSC04605l'amphithéâtre

III. Suntec City :

Se trouve à proximité de l'esplanade et à quelques centaines de mètres du Merlion. Comme vous le constaterez ci-dessous, Suntec City est avant tout un shopping mall (quelle surprise, encore un), mais il a aussi la particularité d'héberger la plus large fontaine au monde à savoir la Fountain of Wealth.

Suntec

Suntec1suntec city mall,à gauche de la photo 

suntec3

Selon le guide du routard, la fountain of wealth couvrirait une superficie à peine inférieure à 1700m2 et pèserait près de 85 tonnes. Réalisée en bronze, elle s'inspirerait du mandala, représentation spatiale hindoue du ciel et de la terre. Rien que ça ! Elle est aussi la paume d'une main composée des cinq immeubles de 45 étages qui l'entourent.

suntec fountain of wealthfountain of wealth

Comble de malchance, la fontaine n'était pas en activité lorsque j'ai pris la photo. Des ouvriers préparaient vraisemblablement le show du soir. Lors d'un second passage, j'ai pu profiter d'un show laser avec jets d'eau et sono assourdissante. Profiter est un bien grand mot, car je ne m'y suis pas attardés plus de dix minutes tant le spectacle était agaçant et dépourvu de bon goût. Aussi disgracieuse, qu'inintéressante, la "fountain of wealth" est l'attraction touristique à éviter. 

suntec fountain of wealth2

Singapour : les clichés à vérifier

Qu'évoquait Singapour avant de partir à sa découverte ?

A vrai dire pas grand chose hormis...

I. la présence de somptueux gratte-ciels

DSC04640


II. La mecque de la consommation, le paradis du shopper

DSC05136


III. une ville super clean

cleancrédit photo : www.frugallawstudent.com


IV. un taux de criminalité ridiculement bas, sans doute la ville la plus 'safe' au monde

DSC04787


V. la ville des interdictions et des amendes

DSC04963


VI. une société pluriethnique où la tolérance religieuse est de mise

DSC05495afresque station MRT (métro) Raffles place

Selon notre guide, la répartition ethnique de la population de Singapour est la suivante :

  • 74% sont chinois
  • 14% sont malais
  • 7% sont indiens, majoritairement tamouls (sud le l'Inde)
  • 5% sont eurasiens, occidentaux, indonésiens etc.  


Selon Wikipedia, les singapouriens sont :

majoritairement bouddhistes (42%)

DSC02460

souvent athés (15%)

mais aussi chrétiens (15%)

cathedralst Andrew's cathedral

sans oublier les musulmans (14%)

mosquesultan mosque

ni les adeptes du taoïsme (8%)

tao templeYue Hai Ching temple

et pour terminer les hindous (4%)

templeSri Krishnan temple


VII. une place financière de premier plan où sévit jadis un 'crack' nommé Nick Leeson http://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Leeson

NickLeeson_468x337 


VIII. la plus prestigieuse compagnie aérienne au monde. Singapore airlines est la première compagnie à avoir utilisé le superbe A380 pour ses vols commerciaux.

a380_msn003_sia_05


IX. une marque célébrissime 

creative_black


X. le premier Grand Prix de nuit 

gp


Et pour terminer une chanson un peu ringarde qui me rappelle de lointains souvenirs d'enfance :)

petites_rues_de_Spore

11/06/2009

VI.Singapour une île, un Etat, une ville

Republic of Singapore - Republik Singapura

新加坡共和国 - சிங்கப்பூர் கீடியரசீ

DSC05190

Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant la république de Singapour, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Singapour

La devise du pays, le dollar singapourien (SGD)

Sachant que 1€ équivaut à 2 SGD.

SGD_10

Les formalités d'entrée :

Relativement simples, il vous suffit de disposer d'un passeport valable encore six mois à dater de la fin de votre séjour ainsi que d'un billet aller-retour ou de continuation vers une tierce destination (Australie, Indonésie, Malaysie etc.). Pour un séjour inférieur à nonante jours, pas de visa nécessaire. Comme vous le constaterez ci-dessous, abstenez-vous de transporter dans vos bagages une quelconque substance illicite. L'avertissement est assez disuasif n'est-ce pas ?   

DSC05483

08/06/2009

VI.Singapour, une île, un Etat, une ville

Republic of Singapore Republik Singapura

新加坡共和国 சிங்கப்பூர் கீடியரசீ

DSC05190

Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant la république de Singapour, nous vous invitons à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Singapour

17:43 Écrit par Beno | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : singapour, dollar, republique, singapore |  Facebook |

31/05/2009

Chinatown Yaowarat

DSC04439

De retour à Bangkok depuis quelques jours déjà, je ressens profondément l’envie de revoir Chinatown où je m'étais rendu au tout début de notre voyage (voir day 03, le 11/02/2009). Comme Myriam devait faire quelques dernières emplettes avant de revenir en Belgique, j'ai sauté sur l’occasion pour la convaincre que Chinatown était l’endroit idéal. De fait, je ne me suis pas trompé.

Lors de ma première visite àChinatown, j'avais été conquis par l’atmosphère qui règne dans ce quartier débordant de vie. Malgré le fait que Yaowarat soit le premier quartier chinois que j'ai eu l'occasion de  parcourir depuis mon arrivée en Asie, il reste à mes yeux le plus agréable et le plus intéressant de tous. Inversément, celui de Cholon à Saigon fut de loin le plus décevant. Impossible pour moi d’y rester plus de vingt minutes sans ressentir l’envie de m’en aller pour de bon.

Comme tout bon quartier chinois qui se respecte, le bruit, la pollution, la cohue et le commerce effréné sont des éléments indispensables. Celui de Bangkok ne fait pas exception à la règle. Il faut avoir les nerfs solides pour arpenter ces ruelles où il est si facile de se perdre. Négocier avec les chinois n’est pas une mince affaire non plus ; à tel point que l’on pourrait s’imaginer que leurs enfants apprennent les rudiments du commerce avant même d’apprendre à marcher. Pour terminer, il faut tout de même avouer qu'en Europe, nous ne sommes pas habitués à voir autant de monde au m2.

Leur manière de travailler, de se déplacer semble anarchique certes, mais leur courage, leur détermination et leur habilité inspirent véritablement le respect. Se balader dans ce quartier est une expérience à la fois éreintante, mais surtout très enrichissante. Un must. Pour s'y rendre prenez le taxi-boat sur les rives du fleuve Chao Phraya et arrétez-vous au Tha Ratchawong pier.

DSC04420DSC04470DSC04431DSC04436

DSC04466

DSC04459blogMyriam

DSC04447

DSC04451

DSC04455

Les Khlongs

Un peu à l’image de Venise, Bruges ou Amsterdam, Bangkok est elle aussi une cité lacustre. Difficile de s’en rendre compte au premier coup d’oeil, car la majorité des canaux ont été comblés au fil des années afin de permettre le développement urbanistique de la ville. Seul le quartier populaire de Thonburi dispose encore d’un nombre important de khlongs qui quadrillent le vieux centre historique de Bangkok.

Lovée sur la rive occidentale du fleuve Chao Phraya, Thonburi fut jadis la capitale du Siam avant que le roi Rama I ne décide de transférer le siège du pouvoir sur la rive orientale en 1782. Bangkok put alors se développer et devenir la mégapole frivole que nous connaissons aujourd’hui. Thonburi, quant à elle, demeura plus populaire et ne connu pas l’essor spectaculaire de sa rivale. Pourtant, près de deux siècles plus tard, Thonburi fusionna avec Bangkok.  

Le quartier de Thonburi offre donc un visage plus authentique que sa grande sœur Bangkok. Myriam (une amie de Julien qui passe actuellement ses vacances en Thaïlande) et moi décidons de découvrir cette autre facette de la capitale Thaïlandaise. Pour se faire, nous prenons le BTS à Tong Lo en direction du terminus de Saphan Taksin. Arrivés à la station BTS de Saphan Taksin, nous marchons jusqu’à l’embarcadère qui se trouve à quelques centaines de mètres de là. Sur place, nous rencontrons un couple de Néerlandais avec qui nous partagerons le bateau et le prix de la ballade, qui durera 1 petite heure. 250 Baht p.p.


DSC04406

DSC04296

DSC04286blog

Au lieu de remonter le fleuve Chao Phraya vers le Nord comme nous en avons l’habitude, notre bateau descendra vers le Sud avant de bifurquer sur la droite pour rentrer dans cette partie de la ville où le temps semble s’être arrêté. En effet, nous sommes à mille lieux de la frénésie des quartiers modernes d’Asok, de Sukhumvit ou de Si Lom. Les khlongs de Thonburi nous donnent l’image d’un gros bourg résidentiel délaissé, peu engageant, mais pas dénué de charme pour autant. Beaucoup de jeunes Thaïs s’y baignent faisant fi de la pollution de l’eau et du regard médusé des touristes, qui arpentent, tout comme nous, les canaux de Thonburi.

DSC04304 

DSC04313

DSC04357Khlongs

DSC04359

DSC04362

DSC04368

DSC04365Thonburi

40 minutes plus tard, nous débouchons à nouveau sur le fleuve Chao Phraya où la vue est bien différente de celle des Khlongs. Place cette fois-ci aux gratte-ciels, aux hôtels de luxe et à la démesure.

DSC04391Chao¨Phraya

DSC04392

DSC04397