25/03/2009

Hué

Hué : Day 42

22/03/2009:

Réveil vers 07h00, je passerai mon temps à observer les jolis paysages ruraux ; rizières et scènes de vie typiques. Arrivée en gare de Hué à 11h00, encore une fois pas de surprise, je suis accosté par des rabatteurs, mais pas de cohue comme à Lao Cai (Sapa) ou Hanoi. Je négocie un peu et paie 45000 Dong au taximan pour m'amener à l'hôtel. Inutile de vous dire qu'il a essayé par tous les moyens de m' amener à un hôtel ami, mais je refuse poliment. Mes premières impressions de Hué sont bonnes ; la ville, de taille humaine, me semble plus aérée qu'Hanoi. Le taxi longera beaucoup de bâtiments publics bien entretenus ainsi que de nombreuses villas coloniales, mais ce qui me plaît le plus c'est l'omniprésence de parcs et de plans d'eau. J'arrive dix minutes plus tard à proximité de l'hôtel Halo, qui se trouve dans une petite allée en retrait de la grand route. L'accueil est particulièrement agréable dans cette pension familiale. Je prendrai une chambre sobre, mais propre à 8$. Très bon rapport qualité/prix. Après avoir déposé mes bagages, je réserve immédiatement, via l'hôtel, le bus du lendemain pour me rendre à Hoi An, charmant petit bourg dont le guide fait l'éloge (prix du bus 2.5$). Hoi An, tout comme la cité impériale de Hué, est classée patrimoine mondial par l'Unesco, mais ce qui me conforte le plus ce sont les témoignages unanimes des touristes que j'ai rencontré jusqu'à aujourd'hui et qui abondent dans le même sens que le guide. Destination incontournable. 

Comme je ne compte pas rester longtemps à Hué, je ne m'attarde pas à l'hôtel et traverse immédiatement le pont sui surplombe la rivière des parfums pour arriver sur l'autre rive où se trouvent les curiosités touristiques.

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Affamé je prendrai un lunch et me sentirai, juste après, totalement épuisé. La chaleur torride qui s'abat sur la ville n'arrange absolument rien au problème. J'arrive finalement 1/2 heure plus tard à la porte d'entrée de la cité impériale de la citadelle et m'acquitte de 55000 Dong pour le droit de visite. Hormis le cavalier du roi, la porte de midi, le palais du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen et quelques annexes secondaires, force est de constater que le reste du site n'est que ruine. Une vidéo didactique m'apprendra que l'armée américaine bombarda massivement le site en 1968 lors de l'offensive du Tet :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_du_T%C3%AAt 

En effet, le Vietcong avait pris possession de la citadelle lors d'une période de trève et en a profité pour hisser son drapeau au nez et à la barbe des américains. Les images de cette scène ont fait le tour de monde. 

Du point de vue historique, la citadelle fut construite sur l'initiative de Gia Long, fondateur de la dynastie des Nguyen. La citadelle a un périmètre de 10km et s'inspire de la cité interdite de Pékin. A l'heure actuelle, environ 60000 personnes vivent à l'intérieur de cette ville dans la ville. D'un point de vue culturel, seule la cité impériale mérite véritablement une visite. 

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Je consacrerai deux bonnes heures à la découverte du site, qui malgré un intérêt certain, ne me fait pas forte impression. Vers 16h00, exténué, j'irai faire une petite sieste. Je me réveille vers 18h00 et suis pris de nausées, de problèmes gastriques et ai un peu de température. Le pire est que je n'ai plus aucune force et surtout pas d'appétît ce qui est tout à fait exceptionnel chez moi. Plus tard dans la soirée, je serai pris de vomissements, prendrai les médicaments adéquats et retournerai une enième fois me coucher. J'espère juste que ces soucis de santé ne perdureront pas

Hanoi

Hanoi : Day 40

20/03/2009:

Il est 04h30 du matin et nous sommes épuisés, puants (nous ne nous sommes plus lavés depuis la veille au matin) et complètement dégoûtés à l'idée de revenir à Hanoi. Je quitte Flo & Fred sur le quai de la gare, car ces derniers décident de ne pas loger à Hanoi et veulent reprendre le matin même un bus en direction de Ninh Binh, la baie d'Along terrestre au sud de la capitale (à +/- 150km). Les masochistes ! Moins courageux qu'eux, je choisis de prendre un taxi jusqu'à l'hôtel où j'avais logé avant de me rendre à Sapa. Comme toujours, je n'ai rien réservé et constate bien vite que pratiquement toutes les guesthouses du quartier sont fermées, notamment la mienne. Je reste planté devant l'entrée pendant une bonne heure, mais le grillage reste désespérement clos. Je trouve finalement un hôtel (Phoenix Hotel, 20$ la nuit) où je serai chaleureusement accueilli par Thaï, le jeune réceptionniste et ce malgré l'heure très matinale. Malheureusement pour moi aucune chambre de libre avant 08h30, je pars donc me ballader dans le vieux centre-ville et stagnerai une éternité dans un café Segafredo, où je discuterai longuement avec un couple d'Allemands. Nous échangeons nos expériences respectives en Asie du Sud-Est et obtiens surtout quelques infos utiles pour la visite de la Baie d'Along. Peu après je pars petit-déjeuner et me rends ensuite à Ocean's tour, l'agence de voyages conseillées par les Allemands. On me présente avec beaucoup de professionnalisme un circuit très intéressant : 3 jours Baie d'Along et séjour deux nuits sur une île privée au large de Cat Ba. Programme alléchant, prix 105$. Couteux, mais je suis confiant du bon rapport qualité/prix. Seule ombre au tableau, le temps ! Depuis mon arrivée en Asie, c'est-à-dire le 09/02, c'est le premier jour de pluie (mes compatriotes doivent sans doute nous jalouser). La Baie d'Along n'est pas très éloignée d'Hanoi et il est un fait que le brouillard, la pluie et la grisaille sont fréquents dans la Baie. Bref, payer 105$ pour ne rien voir ne m'enchante pas vraiment. En plus, je suis crevé et n'attends qu'une seule chose : un lit douillet. Je me laisse un peu de temps pour me décider et retournonerai à l'hôtel vers 09h00 pour prendre possession de la clef. Je ferai une sieste jusque 14h00. Quelle honte. Au réveil, le temps ne s'est malheureusement pas amélioré, bien au contraire. Je prends alors la décision de ne pas visiter la Baie d'Along et opte pour descendre vers Hué, la capitale culturelle du Vietnam, ville qui se trouve au centre du pays (+/- 690 km séparent la capitale et Hué). 

Comme je ne compte pas faire de visite aujourd'hui, je consacre la journée à la préparation de la suite de notre voyage. Je sors enfin de l'hôtel vers 15h00, marche longuement dans la ville pour me rendre finalement à la gare 'centrale' pour réserver mes billets pour le lendemain. Arrivé sur place, toujours aussi laborieux pour obtenir un simple billet d'autant plus que les trains que je souhaite prendre sont déjà complets. Il ne me reste plus que le SE3 de 23h00. Que vais-je bien faire entre le check-out de l'hôtel à 12h00 et le départ du train ? J'improviserai bien. Prix du billet : 525000 Dong p. ce qui est très couteux. Le guide du Routard mentionne cependant que le SE3 est le plus confortable de tous, petite consolation, surtout quand on doit se taper 12h de voyage pour rejoindre Hué ! 

Il est déjà 17h30 et je n'ai que petit-déjeuné. Je change donc mes habitudes et irai manger très tôt au resto Quan Ngon à deux pas de la gare. Le guide conseille vivement l'endroit pour sa cuisine, son cadre et son concept. J'en décide d'en juger par moi même et suis surpris de constater que le resto est d'avantage fréquenté par les Vietnamiens aisés que par les touristes, ce qui est très bon signe. La carte est vaste, les prix sont doux, mais je ne sais que choisir. Une famille de Vietnamiens assis à côté de moi m'aidera volontiers à me décider. Je commande une salade de mangue verte garnies de fruits de mer (sans doute le plat le plus surprenant de tous, un vrai régal), du calamar grillé, du boeuf façon Ngon (tendre et savoureux), des huitres fraiches accompagnées d'une sauce au soja et au wasabi, du riz cuit à la vapeur et du riz gluant aromatisé au lait de coco et au sésame, du thé glacé au parfum de Lotus. Excellent! Je décide d'un commun accord d'y revenir le lendemain avant de prendre le train.

Vers 20h00, je retourne à pied jusqu'à l'hôtel. Du point de vue 'vie nocturne' Hanoi a sans doute autant à offrir que Kaboul ou Lourdes. Sortir est donc exclu. Je passerai un peu de temps sur Internet. Ne sachant pas dormir, je passerai une partie de la nuit à regarder 'les granges brûlées" sur TV5 Asie, film intéressant sorti en 1973 avec Alain Delon et Simone Signoret.  


 

Hanoi : Day 41

21/03/2009:

Journée insipide, pas grand chose à vous raconter. Je quitte l'hôtel à la dernière minute, c'est-à-dire à 11h59. 
Je laisse mes bagages sur place et irai grignotter un bout pour prendre des forces. Je passerai toute l'après-midi sur Internet à peaufiner le blog. Je n'arêterai que vers 18h30 pour aller chercher mes sacs à l'hôtel.

Sur place, Thaï, le sympathique réceptionniste me proposera de boire un verre au bar de l'hôtel et de profiter gratuitement d'Internet. REBELOTE ! Je passerai mon temps à mettre en ligne les photos de Luang Prabang, de Pak Ou et certaines de Vientiane. Vers 20h00, je prends un taxi en direction de la gare centrale, prix de la course : 40000Dong, c'est de moins en moins cher ou plutôt je suis de moins en moins le dindon de la farce. Le taximan qui ne sait pas lire un plan et comprend à peine l'anglais me dépose devant la gare, il ne me restera plus qu'à parcourir 300 mètres pour rejoindre le resto Quan Ngon (voir Day 40). J'arrive sur place chargé comme un mulet avec mes gros sacs à dos de routard, la honte. Je mangerai aussi bien que la veille, inutile de vous donner à nouveau tout le détail du menu, car ce dernier diffère peu du Day 40.

Vers 22h00, je retourne à la gare et m'installe très rapidement dans la train, bien avant son départ. Effectivement, le confort est de mieux en mieux, je prends quelques photos de l'intérrieur pour vous permettre de vous faire une idée, rien à voir cependant avec le luxe d'un Thalys ou d'un Eurostar. 23h00 précise, le train démarre. Leur ponctualité m'étonne à chaque fois. Dans la cabine, à nouveau 6 couchettes, mais seulement une seule d'entre-elle est occupée. Lair-co est très efficace, les draps sont propres, les couchettes relativement confortables et on a droit aux toilettes occidentales dans notre wagon, le luxe. Par contre, le train est plus rapide que les autres et les wagons peu adaptés à sa vitesse. Difficile de fermer l'oeil tellement je suis secoué dans tous les sens. Motilium à la rescousse.

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20/03/2009

Sapa

Sapa : Day 39

19/03/2009:
 
Réveil à 06h30, je réalise le check-out peu de temps après et laisse mes bagages à la réception de l'hôtel. Je rejoins ensuite Fred & Flo vers 07h00, petit-déjeunons copieusement, car la journée s'annonce sportive avec une marche de plus de 20kms, et ce, en pleine montagne. A 07h45, nous traversons la rue principale de Sapa où nous sommes, comme tous les autres occidentaux, sollicités de tous côtés par les Hmongs qui veulent
nous vendre leur camelote ou nous servir de guide dans la région. Même si nous répétons inlassablement que nous ne sommes pas intéressés, nous sommes continuellement suivis par des femmes Hmongs, parfois même par huit d'entre-elles. Situation très cocasse. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles sont percévérantes, très souvent insistantes, mais les contacts restent néanmoins amicaux et 'bon enfant'. La matinée est brumeuse et fraiche, la route ne fait que descendre rendant la randonnée très agréable, le retour vers Sapa risque, par contre, d'être un peu plus délicat. Hormis les Hmongs nous ne rencontrons pas d'autres occidentaux sur les routes, sauf quelques 'easy riders' en scooter et surtout des bus, qui déversent leurs nombreux passagers juste à l'entrée des villages. Plus nous avançons, plus les paysages sont magnifiques. Des rizières à perte de vue. Sublime. Nous nous arrêtons souvent pour prendre des dizaines de photos. Une fille Hmong qui nous suivait depuis plusieurs kms pointe du doigt un buffle et me dit "papele, c'est joli". Voyant que son accent et ce mot exotique me faisaient sourire, elle n'a cessé de répéter cette phrase tout le restant du voyage. 

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A notre arrivée à proximité du village de Ta-Van (après 2h30 de marche), les Hmongs nous montrent un chemin escarpé qui descend à pic pour rejoindre le coeur du village. Aïe, aïe. Finalement, nous le descendons sans trop de problème. Les filles Hmongs décident enfin de nous lacher la grappe et je prendrai sur le vif un superbe portrait de "Mme Papele, c'est joli". Merci pour ce sourire !

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On traversera rapidement le petit village de Ta-Van et observerons avec dégoût le comportement de certains touristes (ceux qui débarquent en masse des bus) qui photograhient ou plutôt mitraillent les habitants sans la moindre délicatesse et surtout sans leur demander leur avis, un peu comme s"ils se balladaient dans un zoo. Nous marchons ensuite en direction du village de Lao Chai. Arrivés sur place, nous visiterons brièvement une école et distribuerons quelques crayons aux professeurs à l'attention des enfants. Après cette brève visite nous commencerons à rebrousser chemin pour rejoindre Sapa, nous choisissons un autre sentier que pour l'aller et arrivons à nouveau à nous perdre. Pas très grave, car la vue est sans doute l'une des plus belles de la journée. 

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Vers 12h30 la chaleur est étouffante et la remontée vers Sapa s'apparente à un chemin de croix, mais nous arriverons à destination à 14h30. Nous sommes épuisés, ma chemise est trempée et nous avons les crocs. Nous retournerons manger au restaurant de la veille le 'Gerbera'. Vers 17h00, un mini-bus viendra nous chercher en face de l'hôtel et nous conduira tous les trois à Lao Cai où nous devons prendre le train à 19h30. Prix payé 25.000Dong p.p. Notre train démarre à 19h30 précise, leur ponctualité m'étonne vraiment, rien à voir avec le chemin de fer Thaï. Cette fois-ci je ne serai pas le seul occidental dans le train et partagerai la même cabine que Fred & Flo. Le confort du train est un peu moins spartiate que pour l'aller, mais l'air conditionné ne fonctionne pas correctement, quelle fournaise. Impossible de fermer l'oeil avant 02h00 du matin, dommage car nous arrivons en gare d'Hanoi à 04h30.


Sapa : Day 38

18/03/2009:

 
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Le train arrive en gare de Lao Cai, ville frontière avec la Chine, vers 10h du matin. Dès la sortie du train je suis à nouveau assaillis par les rabatteurs qui me proposent leurs services pour rejoindre Sapa en mini-bus. Je refuse poliment et me rends aux guichets de la gare pour acheter les billets retour vers Hanoi (impossible d'acheter un billet aller-retour en gare d'Hanoi, allez savoir pourquoi). Malheureusement même topo à Lao Cai où la guichetière me baraguine qu'il faut absolument passer par une agence localisée à Sapa (ville qui ne dispose pas de gare), toujours aussi logique ! Bref, je n'ai pas le choix, je l'achèterai sur place. Durant mes démarches, je fais la connaissance de Florence et Frédéric un couple de la région de Toulouse. Lorsque nous sortons tous les 3 de la gare...rebelotte on nous tombe dessus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Plusieurs mini-bus attendent les nombreux touristes juste en face de la gare et les rabatteurs embarquent pratiquement nos bagages de force dans les véhicules, mais nous tenons bon et négocions ferme pour ne pas payer le prix fort, c'est à dire 30.000Dong p.p. Je ne vais pas vous commenter tous les détails, mais je vous assure qu'à Lao Cai la négociation est RUDE et peu amicale. Tant d'efforts pour si peu de résultat, nous obtenons les billets pour 25.000 Dong p.p. Quelle mafia !

On roulera pendant une petite heure avant d'arriver à notre destination finale. Le véhicule s'arrètera finalement devant un hôtel où les 'organisateurs' voulaient absolument nous faire loger moyennant une gracieuse commission pour ces derniers. Après avoir refusé à 4 reprises, le ton du 'steward' s'est fait beaucoup plus arrogant et menaçant, m'interdisant même de descendre du mini-bus. Mon sang n'a fait qu'un tour, je décide de sortir coûte que coûte poussant au passage ce nain de jardin qui valse contre le rétroviseur du mini-bus. La réaction ne s'est pas faite attendre, le mec se met en colère et me menace violement, je reste stoïque et lui demande de se calmer. Au même moment, deux autres types sortent de l'hôtel, ça sent le roussi. En territoire inhospitalier, je me dois de ne pas insister et puis inutile d'en venir aux mains. Durant tous mes voyages en Asie, je n'ai jamais été confronté à ce genre de situation et n'avais jusqu'à aujourd'hui jamais décelé une quelconque violence de la part des autochtones, bien au contraire. Imaginez un peu comme je peux maudire ce pays, qui après seulement trois jours m'a déjà fortement rendu aigri. Nous ne nous attardons donc pas avec ces sauvages et partons Fred, Flo et moi à la recherche de l'hôtel conseillé par le routard. Sur le chemin de l'hôtel Fred & Flo nous font part de réactions étonnantes de la part des Vietnamiens depuis leur arrivée dans le pays, quelques jours avant nous. Sur base de tous les avis que j'ai recueills jusqu'à présent, je déduis que les Vietnamiens sont rudes, roublards et parfois même agressifs. Nous arrivons dix minutes plus tard à l'hôtel et je prends une chambre correcte à 8$, une bouchée de pain ! Je prendrai une bonne douche, soufflerai un peu et mettrai un pull, car ici en altitude, la température est assez fraiche. 

Déjà écoeurés par Sapa, Fred et moi insistons auprès de Flo pour quitter l'endroit au plus vite et achetons les billets retour pour le lendemain soir au bureau du tourisme, prix p.p. 320000 Dong, presque le double de l'aller pour un train légèrement supérieur au premier. Quelle arnaque !!! J'en connais certains qui s'en mettent plein les poches, les touristes sont vraiment des vaches à lait !   

Nous irons ensuite nous restaurer dans une modeste gargote du marché local (où on vend du chien sur les étalages, il parait que la viande a un goût très prononcé) et commanderons deux bières locales Lao Cai Beer, infecte, on aurait dit de la limonade. Désireux de nous dégourdir les jambes, nous partons tous les trois faire une petite randonnée jusqu'au Cat Cat village, le bourg le plus proche de SAPA (3kms de distance). Le soleil qui s'était fait discret en matinée, est maintenant à son zénith et l'air de la montagne nous fait un bien fou. Nous marchons au milieu de rizières, traversons quelques hameaux peuplés par les Hmongs http://fr.wikipedia.org/wiki/Hmong_(peuple) et arrivons finalement à Cat Cat où nous découvrirons une cascade et quelques enfants entrain de jouer dans la rivière. Le calme de la ballade contraste pleinement avec le stress de ces derniers jours, quel bonheur. Je vous laisse profiter des photos qui sont bien plus explicites que mon blabla habituel. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Hmong

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Cat Cat Village (6)Flo & Fred

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Comme par magie, tous les Vietnamiens que nous rencontrerons par la suite (à l'hôtel, resto, dans la rue etc.) seront charmants et nos premières impressions changeront quelque peu au fil du temps et cela perdurera les prochains jours (voir les commentaires des jours suivants). Au soir, nous irons manger tous les trois au restaurant 'Gerbera' dont le nom n'est absolument pas prémonitoire. Nous commanderons du cerf et quelques autres spécialités de la région. Prix dérisoire 130.000 Dong p.p. comprenant ; soupe, entrée, plat consistant, dessert et boissons.

17/03/2009

Hanoi : La Propagande

La Propagande

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13:24 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : propagande, communisme |  Facebook |

15/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 37

17/03/2009:

Pieter-Jan est parti ce matin même pour la Baie d'Along, je choisis la direction inverse en prenant le train de 22h00 pour Lao Cai (Sapa). Etrangement, toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mon voyage étaient très déçues par le site de la Baie d'Along, qui reste néanmoins l'attraction principale du Vietnam. Mon guide la décrit même comme la huitième merveille du monde. Pour la première fois du voyage je suis confronté à un petit dilemne. Soit j'y vais peu importe que la baie puisse être une grosse attraction touristique bien rôdée où l'on entasse sur des bateaux les milliers de touristes qui arrivent quotidiennement, sans compter que le climat dans cette région est très capricieux, pluies et brouillards sont la plupart du temps au rendez-vous, soit je laisse tomber et privilégie une autre destination.
Autre petit problème, je dois rejoindre Julien et sa compagne à Angkor (nord-ouest du Cambodge) en date du 11/04, je ne peux donc pas trop m'éterniser au Nord du pays. Je devrai jouer serré.   

 
En ce qui concerne Sapa, par contre, les avis sont unanimes. Les qualificatifs ne manquent pas et mes interlocuteurs en gardent un souvenir mémorable. Bref, tout le monde me conseille vivement de m'y rendre bien que je n'avais pas prévu cette destination lors de l'élaboration du 'circuit'. J'opterai donc pour Sapa et reporterai la Baie d'Along à plus tard.

Je réaliserai le check-out à l'hôtel vers midi, laisserai mes bagages à la réception et irai passer ma dernière journée à Hanoi. Aujourd'hui, je resterai dans le vieux centre historique et débuterai ma journée par le lac Hoan Kiem afin de visiter le petit temple Ngoc Son datant du XVème siècle et dédié au confucianisme et au taoïsme. Je traverserai un romantique pont en bois rouge pour y accéder. 

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Au sud-est du lac, je découvre un quartier plus chic où les grandes enseignes internationales ont pignon sur rue et un peu plus loin au bout de l'avenue Trang Tien se trouve l'opéra construit en 1911. Au premier coup d'oeil nul doute que ce dernier s'est très largement inspiré du palais Garnier à Paris.  

http://nl.wikipedia.org/wiki/Vietminh

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Je profiterai du calme de ce quartier pour manger dans un resto italien à deux pas de l'opéra; ravioli gorgonzola au menu. Prix : 130.000 Dong. Je connaitrai ensuite péripéties sur péripéties lorsque je prendrai la Tràn Nhàt Duàt, large avenue parallèle au fleuve rouge pour rejoindre le pont Long Bien, long de 1682m et construit par les Français en 1902 dans un style proche de celui de Gustave Eiffel. Je n'imagine pas un seul instant qu'une simple ligne droite puisse me causer autant de soucis. La circulation est effroyable et je marche les premières centaines de mètres du mauvais côté de l'avenue, car les trottoirs disparaissent et je ne peux plus aller de l'avant. Il m'est également impossible de traverser la route sans me faire tuer, je devrai alors revenir à notre point de départ et reprends ensuite l'avenue Tràn Nhàt Duàt, mais cette fois-ci du bon côté de la route là où les trottoirs sont continus. L'air est vicié, la pollution sonore est assourdissante, des travaux me barrent régulièrement le passage et le regard des gens que je croise n'est pas très amical. Je comprends finalement que les piétons ne sont pas les bienvenus sur cette avenue et bifurque sur la gauche pour rentrer dans le quartier populaire des 36 rues situé dans la partie 'nord-est' du vieux centre historique. Quel cloaque!!! Noir de monde, les trottoirs des rues sont pris d'assaut par des 'garages et des mécanos', ça pue le mazout, la peinture, le dissolvant. Suite à toutes ces agressions répétées, je commence à avoir mal à la tête et mes nerfs sont rudement mis à vif. Je ne cesse de regretter la Thaïlande et le Laos et répète inlassablement que "j'en ai plein le cul" et que c'est la pire journée de mon voyage. 

J'arrive finalement à proximité du pont, mais la circulation et le chaos règnent dans le quartier. Il m'est impossible de prendre une photo correcte de cet ouvrage néanmoins intéressant. Du pont, je tente de revenir à proximité de l'hôtel en traversant le vieux quartier, mais j'en suis encore bien loin. Quelle souffrance, je commence à penser que je ne m'éterniserai vraisemblablement pas au Vietnam. J'arrive enfin en territoire connu vers 18h00 et passerai un peu de temps dans un cybercafé pour graver mes photos sur un DVD et irai ensuite me restaurer dans un petit resto sans prétention vers 20h00. A 21h00, j'irai chercher mes bagages à l'hôtel et prendrai un taxi jusque la gare (70000 Dong). 

J'arrive 1/4h plus tard sur place et patiente presque une heure avant de pouvoir monter dans les couchettes du train. Je comprends enfin pourquoi le billet est si bon marché ; toilettes à la turc (bonjour les odeurs) dans un seul wagon du train et matelas aussi mince qu'une feuille de papier. Je suis quasiment le seul blanc dans le train et le seul dans mon compartiment où je partagerai la nuit avec 5 autres personnes. Je dois dormir sur la couchette supérieure ce qui implique que l'espace entre mon visage et le plafond ne dépasse pas 30cm, sensation de claustrophobie assurée. Sachant que mes proches suivent régulièrement le blog, j'ai volontairement refusé de déposer des photos du compartiment afin de les ménager et de les laisser s'imaginer que leur fils, petit-fils, cousin, neveu ou ami passe un voyage merveilleux en Asie... Quelle horreur. Pourtant, j'ai tout de même réussi à dormir rendant ainsi notre voyage moins pénible. 10h de train ce n'est pas rien.

26-03-2009, 20:02:48
Mes Sincères Félicitations pour votre blog!. Très sincèrement, je le trouve hyper bien réalisé et les photos sont magnifiques!. Vous nous faites rêver sans cesse grace à ce blog. Biz à vous 2. Ton Frérot
Strappazon David
strappazon.david@hotmail.com


Hanoi : Day 36

16/03/2009:

Je pars de bon matin à la découverte des curiosités de la capitale et débute les visites par le temple de la littérature qui se trouve à l'ouest du centre historique de la ville où les rues et boulevards sont bien plus larges facilitant ainsi la circulation, la rendant encore plus insupportable à mes yeux. Il me faudra patienter presque 10 minutes pour traverser le carrefour qui me sépare du temple, incroyable! Arrivés sur place, je suis impressionné par la taille du temple de la littérature : 70x350m. Ce lieu est dédié au culte de Confucius, voir le lien  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius. Le temple, qui date de la fin du XIème siècle fut en son temps la première université du Vietnam et comprend cinq vastes cours et une longue succession de portiques (pour reprendre les termes du guide du routard). Je suis agréablement surpris par sa beauté mise en valeur par l'omniprésence de peinture laquée de couleur rouge et son architecture aux fortes influences chinoises. J'avoue également qu'il m'est agréable de visiter autre chose que les dizaines de Wats auxquels j'étais habitué ces dernières semaines. Prix de la visite 10000 Dong.   

http://nl.wikipedia.org/wiki/Confucius

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Du temple de la littérature, je marcherai un bon kilomètre pour arriver à l'esplanade faisant face au Mausolée de Hô Chi Minh où fut proclamée pour la première fois le 02/09/1945 l'indépendance temporaire du pays. Là, repose le père fondateur du Vietnam indépendant, Hô Chi Minh http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguyen_A%C3%AF_Quoc, mort en 1969 quelques années avant la complète autodétermination du pays (chute de Saigon en 1975). L'esplanade est très vaste et je remarque que des lignes blanches tracées sur le sol indiquent aux visiteurs les limites à ne pas transgresser, chose que je n'ai pas réussi à respecter me faisant immédiatement rappeler à l'ordre par les gardes militaires qui protègent l'accès au mausolée. J'adore...Je prendrai quelques photos, mais ne perdrai pas mon temps à visiter le sanctuaire.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Ho_Chi_Minh

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A proximité de l'esplanade se trouve le sinistre musée de Hô Chi Minh, édifice stalinien d'une incommensurable laideur. Je prends deux photos pour la forme. A quelques mètres de là, la jolie Pagode au pilier unique, emblème de la ville d'Hanoi, contraste pleinement avec le monstre qui lui fait face.  

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Après un léger lunch dans une gargote, je marcherai à nouveau deux kms pour me rendre à la pagode Tra'n Quôc au bord du lac de l'ouest. Située sur une petite presqu'île c'est la plus ancienne pagode de la ville et sans doute l'une des plus intéressantes. Construite initialement au VIème siècle, elle fut reconstruite au XVIIIème pour etre rénovée en 1815. Les Vietnamiens, qui la vénèrent, la surnomment "Pagode Défense de la Patrie". Contrairement au temple de la littérature, la pagode est dédiée au bouddhisme. Superbe.  

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Après la visite, je retournerai sur mes pas et me rendrai au temple Quàn Thành, temple Taoïste datant du XIIème siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme et dédié à un génie gardien du Nord dont la statue pèse 4 tonnes. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Taoisme

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Je marche à nouveau un peu plus de deux kms vers le sud et prends quelques photos de la statue de Lenin qui fait face au musée d'histoire militaire du Vietnam.   

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Pour terminer, je descendrai à nouveau vers le sud de la ville pour réserver les billets de train à destination de Lao Cai (dans le Nord du pays à la frontière Chinoise) où je prévois de réaliser un trek le long des rizières en terrasses au milieu des montagnes. A la gare, quel chemin de croix pour réserver un billet... Premièrement, il est très difficile de me faire comprendre et deuxièmement plusieurs autres 'clients' se précipitent à mon guichet pour acheter des billets alors que je sommes encore occupé à réaliser les transactions. Je m'énerve à nouveau de cette impolitesse, mais les gens ne comprennent vraisemblablement pas la raison de ma réaction et me regardent avec étonnement. Je comprendrai plus tard que c'est la règle au Vietnam, meme si vous faites la file et que votre tour arrive, vous ne serez jamais seul à un guichet, même à la banque. Bonjour la confidentialité. Prix du billet +/- 180000 Dong. train couchette LC1, ce qui est très bon marché pour 10h de trajet. On comprendra pourquoi le lendemain. 

Après cette longue journée, je rentrerai épuisé à l'hotel. J'irai ensuite manger un bout avec Pieter-Jan dans le chouette resto de la veille, nourriture toujours aussi délicieuse, soirée agréable et ensuite dodo.


Hanoi : Day 36 (Nos impressions)

16/03/2009:
 
Avant de vous commenter le programme de la journée, j'aimerais vous communiquer mes premières impressions de la capitale du Vietnam.
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Le vieux centre historique d'Hanoi est un véritable dédale de rues assez étroites où il est aisé de se perdre. Chaque rue est dédiée à une corporation bien spécifique, par exemple, mon hôtel se trouve dans celle des serruriers. Je remarque peu de voitures, mais les vélos et surtout les scooters pullulent littéralement, la circulation est cahotique, le bruit des klaxons est incessant et la pollution de l'air est affligeante. Les trottoirs quant à eux servent à tout sauf aux piétons, on y gare sa mobylette et surtout on y travaille ; soudeurs, quincaillers, cuisinières, mecaniciens s'accaparent ces espaces publics. Inutile de vous dire que pour se rendre d'un point à un autre, il est nécessaire d'alterner continuellement trottoirs et route tout en restant attentifs à la circulation pour ne pas se faire heurter par un scooter ou un pousse-pousse, c'est extrêmement épuisant à la longue.

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Pire, on vous interpelle de tous côtés : "motorbike, taxi, buy something, where are you from?" Cela se fait également dans les autres pays que je viens de visiter, mais à Hanoi les gens sont très INSISTANTS !!! Assommant.
Les premiers contacts avec la population sont souvent très rudes, toute transaction sent l'arnaque à plein nez et pour terminer les sourires sont rares contrairement au Laos et a la Thaïlande. Les gens de la rue ont un physique plus 'chinois' (yeux bridés, moins basanés que les Thaïs), ils parlent très peu l'anglais et encore moins le français. Leurs vêtements sont démodés (70'-80') et les couleurs sont ternes avec une prédominance du gris. La pauvreté est palpable et même si personne ne semble mourir de faim, on ne peut pas dire non plus que ce soit Byzance. A Hanoi on est communiste depuis l'indépendance du nord du pays en 1954. Je vous laisse imaginer le décalage...

Les drapeaux du pays, les affiches de propagande, les postes de police sont omniprésents. Impossible de ne pas se rendre compte que l'on est entourré de Cocos, ce qui n'est pas pour me plaire. Les rues sont sales et encombrées, car les habitants, qui vivent essentiellement à l'extérieur, passent une grande partie de leur temps à cracher et à y déverser leurs eaux usées.
Paradoxalement, la ville ne manque pas de charme et d'authenticité. L'influence française est encore palpable : on roule à droite, on rencontre pas mal de petits cafés fréquentés exclusivement par les autochtones, le café goûte vraiment le café, il y a des boulangeries, de larges grillages en fer ferment les commerces, de beaux arbres bordent les boulevards rectilignes et surtout les innombrables persiennes des maisons et l'architecture des bâtiments publics rappellent fortement Panam. 

Pour terminer, je dirais qu'Hanoi n'est certainement pas dénuée de charme et qu'elle recelle de nombreuses curiosités, mais il me semble totalement inconcevable d'y vivre ou bien même d'y séjourner plus de trois ou quatre jours.

Commentaires

16-03-2009, 21:17:21
prachtig reisverslag!
gefeliciteerd met jullie reisverslag! Elke etappe is mooi beschreven en de prachtige foto's spreken voor zichzelf.
Jan Milh
jan.milh@pandora.be


Hanoi : Day 35

15/03/2009:

 
C'est mon dernier jour au Laos et malgré l'enthousiasme que je porte pour le Vietnam, ma prochaine destination, je ressens une certaine tristesse à l'idée de quitter le pays.
Cependant, mon vol via Vietnam Airlines est prévu ce soir à 18h10. J' avais réservé les billets par Internet lorsque j'étais à Chiang Mai. Prix : 90£, ce qui n'est vraiment pas donné, mais l'autre alternative était de prendre un bus pour relier Vientiane à Hanoi, durée 24h ! Inimaginable.
Après le check-out, je laisse mes bagages à l'hôtel et irai pour la enième fois mettre à jour le blog au cybercafé 
Sur place, un bonze de mon age vient s'installer à côté de moi et passe son temps à photographier l'écran avec son téléphone portable. Qu'est-il entrain de faire ? Tous les ordinateurs sont séparés par une petite cloison en bois, il ne m'est donc pas possible de le découvrir, mais lorsque je me suis levé de mon siège, j'ai découvert que le bonze photographiait des femmes blanches totalement dévêtues et dans des positions très explicites. Pas très 'catholique' tout ça ! 

Vers 16h00, je prendrai un songthaew en direction du modeste aéroport international de Vientiane. Là je retrouve Pieter-Jan un touriste néerlandais avec qui j'avais déjà eu l'occasion de parler à Chiang-Khong (Day 24) ainsi que la veille lors de la guinguette au bord du Mékong. L'avion décollera un peu à l'avance et nous arriverons 45 minutes plus tard à Hanoi, quel pied quand je pense aux malheureux en train d'endurer 24h de bus.

Sur place, Pieter-Jan & moi prendrons un taxi à destination du vieux centre historique de la ville (45 minutes de trajet) où sont localisées la plupart des guesthouses d'Hanoi. Nous logerons dans un petit hôtel très bien tenu pour 16$ la nuit. Très bon rapport qualité prix. Après avoir déposé les affaires, nous irons manger au Kiti Restaurant entamant ainsi notre première expérience avec la cuisine Viet. Succulent canard à l'orange, rouleaux de printemps, riz. Je crois que je vais me régaler dans ce pays. Nous testerons également la bière locale, notamment la Hanoi Beer, qui est convenable, mais bien decevante en comparaison de la Beerlao.
De retour à l'hôtel, je saluerai Pieter-Jan avec qui j'ai passé une excellente soirée et dodo tôt.
    
 

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III. Vietnam, le pays qui a la forme d'un dragon.

Việt Nam

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant le Vietnam, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Nam

La devise du pays est le Dong, sachant que 1€ équivaut à +/- 22000 Dong. Pour plus de précision, je vous suggère de cliquer sur le lien ci-dessous.

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Formalités d'entrée :

Un visa touristique est bien entendu nécessaire pour s'y rendre. Pour un séjour de maximum 30 jours, il vous est vivement recommandé d'entreprendre les formalités auprès de l'ambassade du Vietnam de votre pays de résidence. Notez qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa à votre arrivée sur le territoire. Contrairement aux autres pays que je traverserai, le Vietnam manque cruellement de souplesse en la matière.

J'ai obtenu mon visa à l'ambassade du Vietnam de Belgique, boulevard général Jacques,1 à 1050 Ixelles +32 379 27 37. Sachez aussi que le visa vietnamien n'est pas du tout bon marché ! 62€ p.p. Se rendre à l'ambassade vietnamienne vous donnera un avant-goût de la bureaucratie du pays. Une expérience étonnante !

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Vientiane


Vientiane : Day 34

14/03/2009:
 
Copieux petit-déjeuner 'American Breakfast' à l'hôtel et ensuite petite ballade en ville où je prends quelques photos. Je passerai quelques heures dans un cybercafé où la connexion est, pour une fois, rapide et durable. J'en profite pour vérifier mes mails et travailler le blog (pour ne pas changer).

Vers 16h00, la faim commence à se faire sentir. J'irai grignoter une délicieuse baguette de pain aux céréales garnie de jambon-fromage-crudités (le bon pain nous manque terriblement en Asie) au croissant d'or. Là, je rencontre deux québecoises qui accompagnaient Denis (voir Day 26) et discute quelque peu avec elles. Le patron français de l'établissement le croissant d'or viendra nous informer qu'une soirée sera organisée ce soir même à Vientiane par la francophonie. Nous décidons tous de nous y rendre à la tombée de la nuit. Après le repas, je retournerai à l'hôtel en longeant le Mékong et profiterai alors d'un superbe coucher de soleil. 

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Vers 20h20, je retournerai en ville pour déguster quelques spécialités laotiennes au Kualao restaurant. Cette fois-ci le guide du routard ne s'est pas trompé, la cuisine est vraiment exceptionnelle et le cadre très soigné. Après le repas, je me rendrai sur les bords du Mékong pour participer à la guinguette Mekong Festival où je rencontrerai une population très métissée. On y organise des concours de pétanque, on déguste des vins de la Loire et on danse sur une musique tout aussi diversifiée que le public ; tubes laotiens, anglo-saxons et surtout les négresses vertes, les rita Mitsouko, Philippe Katerine etc... J'adooooooore, dommage que le
couvre-feu de 00h00 nous ait rappelé à l'ordre.

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Vientiane : Day 33

13/03/2009:

J'entame la journée de bon matin et loue une bicyclette (10000kip) pour m'aider à découvrir les curiosités de la ville. Je débute la visite de Vientiane par la statue du père fondateur du Laos moderne à savoir Kaysone Phomvihane et me rends juste après au Wat Simuang, qui malgré l'engouement des locaux pour ce lieu de culte, ne me fait pas forte impression. 

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Je reprendrs par la suite le vélo pour sillonner les larges boulevards de la capitale et suis surpris de constater que toutes les plaques indicatrices de rue sont encore rédigées dans la langue de Molière. Je passe devant le pompeux palais présidentiel, devant plusieurs ambassades logées dans de belles villas datant de l'époque cloniale et arrive ensuite au rond-point de Patuxai où trône fièrement un arc de triomphe. Ce dernier a été construit en béton dans les années 60, est décoré dans un style très laotien et ressemble fortement à son cousin parisien. Je décide de le visiter de l'intérieur et suis effaré par l'état de délabrement du monument. Plusieurs boutiques de souvenir s'y sont installées et présentent leurs articles notamment ces t-shirts à l'effigie du communisme (voir photo). A l'étage supérieur, on peut jouir d'une vue agréable de la ville.

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Après Patuxai, j'arriverai au Wat le plus vénéré du Laos le Wat That Luang. Il est presque midi et le soleil est à son zénith, la chaleur est étouffante et le site est extrêmement décevant. Je décide de ne pas m'y attarder, mais suis néanmoins intrigué par la présence de femmes qui proposent du miel aux visiteurs. Outre des bouteilles de miel ces dernières vendent des petites galettes d'alvéole de ruche d'abeilles. Curieux de nature j'en achète une joliment emballée dans une feuille de banane. Je déballe le tout et découvre stupéfait que les alvéoles contiennent toutes une larve d'abeille ! Je me tâte, hésite et me lance finalement en me disant que le sucre me ferait vite oublier ce que j'allais manger. Erreur de jugement, tout le sucre avait déjà été retiré. Je recrache immédiatement le tout et balance la 'douceur' dans une poubelle. 

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Je décide alors d'aller manger quelque chose de convenable dans une gargote du centre-ville. Après ce léger repas, je me rendrai au Wat Sisaket (heureusement que les laotiens ne parlent pas le Wallon) et prends quelques photos des milliers de statues de bouddha qui ornent ce joli temple.

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Je termine ma ballade par ce Wat et rentre à l'hôtel en fin d'après-midi. J'y resterai quelques heures pour me changer et souffler un peu et repartirai en ville vers 20h00 pour le souper. Ce soir sera dédié à la cuccina italiana. Le guide du routard recommande le ristorante 'la Gondola' pour sa fine cuisine et ses prix doux. Un DESASTRE en réalité !!! J'ai beau chercher dans ma mémoire, mais je n'ai pas souvenir d'avoir un jour mal mangé chez un italien. Pas de goût, cuisson hasardeuse des légumes de l'antipasto et ma soi-disant saltimbocca ne ressemblait absolument à rien. Je rentre à l'hôtel complètement écoeuré par cette expérience 'culinaire', je n'oublierai pas de le mentionner au routard.   


Vientiane : Day 32

12/03/2009:


Lever très tôt ce matin. Je prends un tuk-tuk pour me rendre à la gare routière où m'attend un bus 'V.I.P'. Je m'attends déjà au pire ;)
J'arrive bien à l'avance sur place et profite du temps libre pour petit-déjeuner et observer les scènes de vie un peu folklorique. Inutilde de préciser que mon bus n'est pas le plus rustique d'entre-tous et je compatis presque de voir les autochtones s'entasser dans ces boîtes de conserve dénuées de tout confort. Le bus démarre comme prévu vers 09h00 et suis agréablement surpris par le sang-froid et le professionnalisme du chauffeur. Ouf, on aura pas droit à un 'Fangio' ! De plus, le bus patine régulièrement peinant à grimper les nombreux cols qui parsèment la région. L'aiguille ne dépasse donc pas les 20kms, mais je remarquerai plus tardivement que le compteur ne fonctionne tout simplement pas.

La majeure partie du trajet se déroule en pleine montagne, nous ferons une halte à Vang Vien où descendent la grande majorité des passagers du bus. Les paysages aux alentours de la petite-ville sont tout simplement magnifiques. Je les jalouse presque et suis très déçu de n'avoir prévu, lors de l'élaboration de mon itinéraire en Asie du sud-est, que de consacrer 10 jours au Laos, pays surprenant et terriblement attachant.
Comme mon Visa pour le Vietnam débutera le 15/03 et sera valable durant 30 jours, je me demande si je n'aurais peut-être pas eu tort de priviligier le Vietnam au détriment du Laos. Qui sait?
Après avoir passé Vang Vien (vers 16h00), le relief devient très différent, nous traversons alors continuellement des plaines et de nombreux villages, le bus quant à lui, gagne en vitesse. Je m'amuse à observer ces centaines de boeufs, buffles, veaux et coqs qui s'approprient littéralement la route et s'en écartent aux coups de klaxon du bus. Les coqs d'un naturel très fier sont pris subitement de panique et déguerpissent à une vitesse impressionnante. Vers 19h00, nous arrivons enfin à Vientiane, la capitale du Laos. Je prendrai un taxi collectif qui fera la tournée des guesthouses de la ville pour déposer mes compagnons de voyage. Je m'arrête à la Tongbay Guesthouse, qui est tout à fait charmante et située bien au calme alors qu'elle n'est que peu excentrée du centre-ville. Compromis idéal. Prix de la chambre 120000kip/nuit. Je mangerai sur place et dodo tout de suite après. 

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10/03/2009

Luang Prabang

Luang Prabang : Day 31

11/03/2009:
 
Pour mon dernier jour à Luang Prabang, je partirai à la découverte des étangs de Boua Kan Bung, qui sont en réalité de jolis marais, petits havres de paix utilisés pour la pissiculture et l'agriculture. L'endroit est reposant et je passe un peu de mon temps à y photographier les plus belles fleures et nénuphars. Après cette visite, je retournerai au centre-ville pour me restaurer et mettre à jour le blog dans un cybercafé. Aujourd'hui, la connexion est encore plus lente que d'habitude, il me faut consacrer deux fois plus de temps que nécessaire sur le pc. Quelle corvée !
 

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Vers 20h00, j'irai essayer un barbecue laotien, qui s'apparente quelque peu au barbecue coréen (voir Day 8), mais en nettement moins bon. Ce ne sera donc pas mon plus agréable souvenir gustatif.
Ensuite dodo tôt pour être en forme pour le voyage du lendemain, sauf que les américains recommencent à nouveau leur bordel vers 01h00 du matin. Dans un premier temps, je vais leur demander poliment d'être plus discrets, sans résultat. Une heure plus tard, complètement dépité et décidé à en découdre avec eux, je réitère ma demande de manière bien plus directe. Ma nervosité débordante et mon agressivité outrancière ont enfin payé.


Luang Prabang : Day 30

10/03/2009:

Je me réveille de bonne heure et pars visiter la partie 'sud' de la ville. Je contemplerai trois jolis temples qui se succèdent sur la Visounnarath Road ; Wat Visoun, That Mak Mo et le Wat Aham. Je vous épargne les commentaires relatifs à ces trois 'Wat', car je présume que vous êtes, tout comme moi, un peu las de ces descriptions rébarbatives.

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http://nl.wikipedia.org/wiki/Stupa

Après cette pause culturelle, je me rendrai dans un cybercafé passer la majorité de l'après-midi (presque 4h au total). Bien que je suis extrêment satisfait de mon blog, force est de constater que la mise à jour de ce dernier est un travail de longue haleine, surtout sur ces ordinateurs dignes de la préhistoire, sans oublier que les claviers QWERTY sont également très très très agaçants.  
Vers 21h00, après être rentré me changer à l'hôtel, j'irai découvrir la cuisine des 3 Nagas.
Je vous invite à prendre connaissance du menu ci-dessous :

  1. Kaiphaen Jeun, Mekong weed served with spicy jam and buffalo skin. 
  2. Yum Salad, Luang Prabang salad with Lao style dressing ; lettuce, watercress, tomatoes, cucumber, eggs, fried garlic, fried shallots and fresh herbs.
  3. Kaengnor Sai Yanang, bamboo soup with amer leave.
  4. Oua Sikhay, Deep fried pork stuffed with lemongrass stalk and Phanaeng Kai, shredded chicken, minced pork and buffalo skin cooked in coconut milk and curry and Khua Sine-Ngoua Sai Kathiem, sauteed beef with onions and Mak Het, steamed mushrooms in coconut mousse with lemongrass and herbs.
  5. Nham Vhann Mak Mai, coconut milk and tapioca served with seasonal fruits.   

PRODIGIEUX !!! de la fine cuisine...

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Luang Prabang : Day 29

09/03/2009:

Je pars de bonne heure me poster sur la Sisavang Vang Road afin d'observer le Reras. Le reras est une tradition millénaire perpétuée par les bonzes, qui entre 06h30 et 07h00, parcourent la ville pour mendier leur nourriture auprès de la population. Bien que ce rituel religieux fut initié par Bouddha il y a plus de 2600 ans, cette aumône n'a plus lieu sous cette forme dans l'immense majorité des pays bouddhistes. Malgré l'heure matinale, ce rituel ancestral attire aussi bien les "farang" (étrangers à la peau blanche) pour son exotisme que les japonais et thaïlandais pour son anachronisme.

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Vers 08h00, je me rendrai à l'agence de voyages où j'avais réservé la veille l'excursion pour les grottes de Pak Ou. Vers 08h30 après m'être rendu à l'embarcadère, j'embarquerai à bord d'un bateau de 6 personnes (bien plus confortable que la péniche des Day 25 & 26) et naviguerai sur le Mékong une bonne 1h1/2 avant de faire une halte au Whiskey Village, grosse attraction pour touristes où un type nous explique en quelques mots la fabrication de ce breuvage si populaire au Laos et en Thaïlande. Il nous propose d'en acheter, mais je réponds poliment que je ne bois jamais d'alcool ;) pour en être quitte. Miracle, il n'insiste pas. Le reste de la partie 'visitable' du village se compose d'échoppes où des femmes s'appliquent a faire semblant de tisser foulards et vêtements divers, indiquant de cette manière que les produits vendus sont bien issus de leur travail. Foutaise, nous avons vu exactement les mêmes tissus et foulards un peu partout en Thaïlande et même au Maroc lors de notre dernier voyage. On a sans doute dû retirer les étiquette 'Made in China' avant de les déposer sur l'étalage.

Je m'écarte vite de ce lieu et commence à distribuer des crayons aux quelques enfants du village qui jouent sur les bords du Mékong. Subitement, d'autres enfants surgissent comme par magie et se ruent littéralement sur moi. Je constate bien vite qu'ils sont rôdés à une certaine forme de mendicité, je pensais faire un petit geste, en réalité, je me suis planté.

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Je remonte ensuite à bord du bateau et arrivons 1/2h plus tard aux grottes de Pak Ou. Là, je devrai m'acquitter de 20000kip alors que je pensais avoir tout réglé à l'agence. Je suis de plus sollicité par des dizaines de vendeurs pour acheter diverses pacotilles ou libérer (moyennant quelques kip) des oiseaux de leur cage. Inutile de dire que tous ces piafs sont apprivoisés et conditionnés à rentrer au bercail après avoir profité de quelques minutes de liberté. Nous partons enfin découvrir les grottes qui me semblent bien décevantes et termine la visite après 1/2 heure. Nul-Nul-Nul, je le mentionnerai au guide du routard. Après cette 'palpitante' excursion, nous reprendrons le bateau dans le sens inverse et dormirai tout le long du trajet. J'ai oublié de vous raconter qu'un petit groupe d'américains avaient fait un vacarme de tous les diables la nuit précédente et que je n'avais pratiquement pas fermé l'oeil passant mon temps à échanger des insultes avec ces derniers.
Arrivés à Luang Prabang, je mangerai deux brochettes de poulets accompagnées de quelques frites (j'ai encore craqué) et puis grosse sieste à la guesthouse la majeure partie de l'après-midi. Quelle honte.

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En soirée, je retournerai manger du poisson grillé chez Mekong Fish et boirai quelques Laobeers avant d'aller faire dodo. Fort heureusement les amerloques se tiendront à carreau cette nuit. Ouf.


Luang Prabang : Day 28

08/03/2009:

Je quitte le Chanthavinh Resort vers 11h00 après un copieux petit-déjeuner au frais de la princesse. Je prendrai un tuk-tuk pour revenir à ma première guesthouse la Viradesa, qui semble bien rudimentaire en comparaison du confortable resort de la veille. Mes affaires deposées, je pars enfin à la découverte de Luang Prabang. La ville est de taille modeste et j'arpente la Sisavang Vong Road où se trouvent la majorité des curiosités. Pour ne pas changer mes habitudes je visite successivement des temples ; Wat That, Wat Xieng Mouane, Wat Choum Kong et le très ancien Wat Pa Houak construit aux pieds du Mont Phousi et dont les fresques murales, bien que très abimées, sont de toute beauté. Le classement de la ville de Luang Prabang au patrimoine mondial de l'humanité en 1995 laisse présager un avenir plus radieux aux oeuvres laissées trop longtemps en état de léthargie  

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Je traverse ensuite la rue principale et prends quelques photos de l'ancien Palais Royal reconverti en musée, mais je ne m'attarde pas à le visiter. De là je traverse le petit quartier commerçant où agences de voyages, organisateurs de treks, restos occidentaux, cybercafé s et boutiques de souvenirs se livrent une concurrence effrénée. Je parcours longuement les venelles et rues adjacentes et suis conquis par l'atmosphère un peu rétro de l'endroit où les réminiscences de l'empire colonial français sont encore bien présentes. La rue Sakarine attire particulirèment mon attention et notamment le restaurant chic 'Les 3 Nagas' spécialisé dans la cuisine laotienne traditionnelle. Après un léger repas sur les berges de la rivière Kan (affluent du Mékong), j'entame la visite du Wat Xieng Thong , ensemble d'édifices le plus riche et selon moi le plus intéressant de Luang Prabang. J'y découvre un bouddha couché, un bouddha sacré, un char funéraire royal (qui ressemble quelque peu á notre car d'or montois) et de très belles mosaiques d'inspiration japonaise.

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En fin d'apres-midi je débute l'ascension du Mont Phousi (80m) et de ses 328 marches. Arrivé au sommet, je suis un peu déçu par l'endroit. Hormis plusieurs dizaines de touristes qui ne me permettent pas de jouir pleinement du panorama de la région, le seul véritable intéret de la visite est le Stûpa http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%BBpa  de 20 mètres de haut qui surplombe la colline. En m'attardant quelque peu j' apercevrai quelques gamins entrain de jouer avec une vieille piece d'artillerie, une photo s'impose. Je prends ensuite un autre chemin pour redescendre en ville où je flânerai une bonne grosse 1/2 heure et achèterai également les billets de bus Luang Prabang-Vientiane en date du 12/03 (130000Kip) et une excursion aux grottes de Pak Ou pour le lendemain (60000kip).  
Je retourne ensuite a la Guesthouse pour me changer. 
Peu après, je me rendrai à nouveau en ville et irai manger en bordure du Mékong un Fried Mekong Fish, une salade de vermicelles hyper 'spicy' et des legumes.    

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Luang Prabang : Day 27

07/03/2009: 
 
Je pars échanger un peu d'argent à "la banque pour le commerce extérieur Lao ", cela ne s'invente pas. En échange de mes 300$, je deviendrai millionnaire, 2.565.000 Kip pour être précis. Après un rapide tour dans la ville, je reviendrai à la Viradesa Guesthouse et contacte le Chanthavinh Resort, où j'avais réservé une chambre lorsque j'étais à Zaventem le jour du départ (voir les péripéties du départ du blog).

http://coinmill.com/LAK_calculator.html#EUR=1

Vingt minutes plus tard, un mini-bus vient me chercher et me conduit bien en dehors de la petite ville de Luang Prabang. Arrivé sur les berges du Mékong, des porteurs prennent en charge mes bagages et je monte à bord d'un bateau pour rejoindre l'autre rive du fleuve. A mon arrivée au Chanthavinh Resort, je suis émerveillé par la splendeur du décor. Les luxueux bungalows sont dispersés dans un magnifique jardin à la végétation luxuriante. Ma chambre est gigantesque et dispose de tout le confort dont je pouvais rêver.

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Décidé à rentabiliser au maximum mon investissement, je choisis de ne pas bouger de là et surtout ne rien faire de la journée. Le resort est très excentré de la ville ce qui a pour avantage de jouir d'un cadre exceptionnel et d'une tranquilité bien méritée après Pakbeng, cependant je dépends totalement de l'hôtel et de ses prix affichés en $. Toutes les consommations se feront donc sur place, aïe aïe pour le budget !

En soirée, je m'installerai sur la terrasse surplombant le Mékong et goûte quelques spécialités concoctées par le chef ; saucisses de Luang Prabang, fresh spring-rolls. En plat principal, du poisson cuit à la vapeur accompagné de petits légumes et d'une exquise sauce citronnée et légèrement pimentée. Je profite du cadre pour commander une bouteille de Chardonnay, reprenant ainsi goût au vin et ce pour la première fois depuis mon arrivée en Asie. Comme je me suis bien reposé dans la journée, je ne trouve pas le sommeil et rédige dans mon calpin les commentaires de notre séjour à Chiang Mai.

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09/03/2009

Mekong : Houeisai-Pakbeng-Luang Prabang

Pakbeng : Day 26

06/03/2009:

Le bateau repart de Pakbeng vers 10h00 du matin destination Luang Prabang. Le voyage en bateau diffère peu de la veille, sauf qu'aujourd'hui Sylvain m'accompagne. Nous sommes également rejoints par Denis, un sympathique Québécois avec qui nous discuterons durant la majeure partie de la 'croisière'.
Cette seconde descente du Mékong nous semble malgré tout bien plus longue que la veille.  

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Vers 18h00, après 8 heures de navigation, nous sommes bien heureux de fouler à nouveau la terre ferme.
Sur les berges du fleuve, nous saluons Denis. Sylvain et moi prenons un songthaew local en direction du quartier des guesthouses 'bon marché' de Luang Prabang. Prix de la course : 30000 Kip, mais nous négocions à 20000 kip pour nous 2. Sylvain prendra la dernière chambre disponible de la Shanty Guesthouse et je logerai à la Viradesa guesthouse (prix 120000 kip/nuit), mais 100000 kip/nuit après négociations.
Inutile de vous dire qu'à ce prix là, le logement est plus que rudimentaire, pourtant je ne peux pas dire qu'il soit totalement dénué de charme.

Vers 20h30, je rejoins Sylvain pour aller nous restaurer en ville, nous y mangerons correctement, sans plus. 
Vers 22h00, coup de pompe fulgurant, je quitte alors Sylvain et pars dormir Zzzzz.


Pakbeng : Day 25

05/03/2009:

Réveil tôt vers 06h45, ensuite léger petit-déjeuner. Vers 09-09h30 je monte à nouveau à bord du mini-bus direction le poste frontière de Chiang Khong. Là, je remplissons rapidement les quelques formalités nécessaires à la sortie du territoire de Thaïlande. Peu après, je monte à bord d'une pirogue pour traverser le Mékong, qui sert de frontière naturelle entre la Thaïlande et le Laos. Arrivé à Houeisai sur l'autre rive, je débute les formalités pour l'obtention du VISA Laotien et débourse 35$ pour un grossier tampon dans mon passeport.  

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Sur place, une bonne centaine d'occidentaux font exactement la même chose que moi. Vers 11h00, nous sommes tous regroupés dans une grande salle d'un restaurant où un guide officiel du Laos (pays fortement teinté de communisme) nous briefe longuement dans un anglais très convenable. Il nous explique en détail comment se déroulera notre voyage en bateau Houeisai -Pakbeng -Luang Prabang. Etrangement, ce dernier tente par tous les moyens de nous dissuader de prendre le slow-boat et d'opter pour un bus (Houeisai-Luang Prabang) moyennant un supplément. De plus, ses commentaires sont très critiques à l'encontre des ses concitoyens ; vol ou kidnapping de nos bagages à l'arrivée du bateau à Pakbeng, peu de logement décent à un prix raisonnable sauf si l'on débourse 1000 Baht p.p. (ce qui est énorme pour un bled comme Pakbeng) et durée du trajet du premier jour 9 heures au lieu de 6 comme indiqué par le tour operator et le second jour 10 heures au lieu de 8 !
J'avoue que j'ai un peu douté, mais traverser le Laos sans descendre une partie du Mékong est tout à fait inconcevable. Je reste donc sur nos positions tout comme l'immense majorité des occidentaux présents.  

Vers 12h00, nous embarquons tous dans une modeste péniche, pleine à craquer. Nul doute que cette 'croisière' sera mémorable !

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Bien que le confort soit plus que spartiate, la descente du Mékong est un véritable enchantement, loin de toute civilisation. Nous ne rencontrons que très sporadiquement de modestes villages où des enfants à peine vêtus jouent sur les rives du fleuve et nous saluent à notre passage. Une chose est certaine, le spectacle qui nous est offert vaut largement l'inconfort du bateau. Six heures de navigation plus tard, nous arrivons à Pakbeng anticipant de peu la tombée de la nuit.

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Là, les gens sont charmants et nous aident à sortir les bagages du bateau sans rien demander en retour.
Dans le tumulte, un gamin de douze ans m'apporte mon sac à dos, qui était presque aussi haut que lui et lui tends quelques Baht en signe de reconnaissance. Des rabatteurs sont également présents et nous proposent une multitude de guesthouses pour lesquelles les prix tournent généralement autour de 300 Baht la chambre.
Bref, rien ne correspond à la description du soi-disant guide officiel de Houeisai, qui était pourtant bien plus instruit et donc plus crédible que ces modestes villageois. Quel salopard !

J'installerai mon sac dans un modeste bungalow en osier de Bounmee Guesthouse  (300 Baht) et suis agréablement surpris par la propreté de ma salle de bains privée. J'ai même droit à de l'eau chaude, quel luxe !

Je pars ensuite manger un bout dans un petit resto indo-laotien dont le patron est originaire du sous-continent.
Excellent Tikka Masala, du tofu grillé, des pains 'Nan'... Après le repas, je rencontre Sylvain, qui avait été obligé de prendre un bateau différent du mien, accompagné de Nicolas un Californien un peu baba-cool et épris de méditation.

Nous irons tous boire quelques 'Beerlao', bière locale exceptionnelle, bien plus savoureuse que les bières consommées en Thaïlande, c'est peu dire !

http://www.beer-lao.com/age.php?dk=yes

Vers 23h00, nous regagnons nos chambres respectives, car couvre-feu. Dans le bungalow, impossible de fermer l'oeil avant 04h00 du matin, constamment dérangé par les pets virulents de l'américain qui logeait à côté de mon bungalow, les hurlements de joie d'un groupe de jeunes britanniques pleins comme la Pologne, les aboiements des chiens errants et surtout le coq qui s'est installé tout contre ma chambre. Folklorique.

03/03/2009

II. Laos, l'ancien royaume du "Million d'éléphants"

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant ce fabuleux pays malheureusement trop méconnu, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du Laos. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laos

La devise du pays est le Kip, sachant que 1€ équivaut à 10.500 kip

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Les formalités d'entrée :

Nettement plus complexes que pour la Thaïlande, il est nécessaire d'obtenir un visa pour pénétrer sur le sol laotien. J'ai obtenu ce dernier au poste frontière de Houeisai, pour un montant de 35$. Au Laos, le prix varie en fonction de votre nationalité. En consultant la liste des tarifs, je constate malheureusement que les ressortissants belges doivent débourser davantage que les Français, les Australiens, les Britanniques etc. Qu'a pu faire (ou ne pas faire) notre plat pays à la République du Laos pour mériter pareil traitement ?  Pour terminer, le visa laotien consiste en un énorme et disgracieux tampon bleu et rouge dont la durée de validité est de 30 jours.

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12:33 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : visa, tampon, laos, kip |  Facebook |

Chiang Khong

Chiang Khong : Day 24

 04/03/2009:

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Je termine de préparer les sacs dans la matinée et paie mon dû à la réception ; 6 nuités, le lavoir, les petits-déjeuners, les consommations du mini-bar etc. total : 5235 Baht. Vers 12h00, le mini-bus vient me chercher et fort heureusement je suis le premier à m'installer, je choisis bien entendu la place la plus spacieuses juste derrière le chauffeur. Ensuite, le mini-bus passera de guesthouse en guesthouse récoltant au passage les autres touristes, qui comme moi, se rendent au Laos. Ambiance peu joviale, personne ne me salue sauf Sylvain, un jeune Français de la région parisienne avec qui je sympathise.  Le trajet est long, mais plus nous nous rapprochons de la frontière Lao-Thaï (nord) plus les paysages sont vierges et montagneux. Vers 18h00, nous arrivons à la JP Guesthouse de Chiang Khong.

Nous sortons nos sacs du véhicule et après que la 1/2 d'entre-nous aient pris possession de leur clef, le gérant nous indique que son établissement est complet et que nous serons conduits vers un autre endroit. Dommage, car le cadre est très agréable et dormir dans une grande bâtisse en bois construite dans le style traditionnel des maisons du nord de la Thaïlande aurait été très agréable.
Bien que dubitatifs, nous suivons docilement les indications et remontons dans le mini-bus pour rejoindre l'autre extrêmité de la petite ville de Chiang Khong. Nous nous arrêtons sur les rives du Mekong et là...CATASTROPHE. Le chauffeur nous indique que nous sommes arrivés à la guesthouse. Je réponds ironiquement que je ne vois pas de Guesthouse, mais plutôt un immonde baraquement.
Il fait mine de ne rien comprendre, je réceptionne les clefs et pars furieux visiter la chambre. Après la visite de la piaule, j'explose littéralement et vais trouver le chauffeur, mais ne parle (ou prétend ne pas parler) l'Anglais. Comme nous devions tous retourner manger à la JP Guesthouse vers 19h30, j'attendrai une heure sans déposer mes sacs dans la chambre et je décide d'aller trouver la direction dès notre arrivée à la JP Guesthouse. Vers 19h00, je quitte le parking de "l'établissement" et décide de faire la tournée des quelques hôtels de la ville. Je remarque vite que l'on peut y trouver des chambres décentes à des prix raisonnables au cas ou aucun compromis ne pourrait être trouvé avec la JP Guesthouse.
Payer 1800 Baht de package pour un taudis pas question !!! J'ai pourtant déjà logé par le passé dans des endroits similaires, mais j'avais toujours payé en conséquence. 

Nous partons enfin vers 19h30 en direction de la JP Gueshouse et suis le seul à être chargé comme un mulet, les autres touristes s'étant rapidement résignés à leur sort. Arrivés sur place, j'irai trouver le manager et ce dernier m'explique dans un Anglais rudimentaire que j'ai pris un forfait moins cher via Queen Bee Travel (tour operator) que c'était de leur faute, mais que je devais tout de même dormir ailleurs. Bref, de l'hôtel complet je passe au forfait bon marché. Foutaise ! J'allongerai 200 Baht supplémentaires et obtiendrai FINALEMENT une belle chambre au bon endroit. Ensuite repas sommaire où je retrouverai Sylvain avec qui je boirai une bonne Singha. Dodo vers 23h00

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12:01 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chiang khong, gecko |  Facebook |