31/05/2009

Chinatown Yaowarat

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De retour à Bangkok depuis quelques jours déjà, je ressens profondément l’envie de revoir Chinatown où je m'étais rendu au tout début de notre voyage (voir day 03, le 11/02/2009). Comme Myriam devait faire quelques dernières emplettes avant de revenir en Belgique, j'ai sauté sur l’occasion pour la convaincre que Chinatown était l’endroit idéal. De fait, je ne me suis pas trompé.

Lors de ma première visite àChinatown, j'avais été conquis par l’atmosphère qui règne dans ce quartier débordant de vie. Malgré le fait que Yaowarat soit le premier quartier chinois que j'ai eu l'occasion de  parcourir depuis mon arrivée en Asie, il reste à mes yeux le plus agréable et le plus intéressant de tous. Inversément, celui de Cholon à Saigon fut de loin le plus décevant. Impossible pour moi d’y rester plus de vingt minutes sans ressentir l’envie de m’en aller pour de bon.

Comme tout bon quartier chinois qui se respecte, le bruit, la pollution, la cohue et le commerce effréné sont des éléments indispensables. Celui de Bangkok ne fait pas exception à la règle. Il faut avoir les nerfs solides pour arpenter ces ruelles où il est si facile de se perdre. Négocier avec les chinois n’est pas une mince affaire non plus ; à tel point que l’on pourrait s’imaginer que leurs enfants apprennent les rudiments du commerce avant même d’apprendre à marcher. Pour terminer, il faut tout de même avouer qu'en Europe, nous ne sommes pas habitués à voir autant de monde au m2.

Leur manière de travailler, de se déplacer semble anarchique certes, mais leur courage, leur détermination et leur habilité inspirent véritablement le respect. Se balader dans ce quartier est une expérience à la fois éreintante, mais surtout très enrichissante. Un must. Pour s'y rendre prenez le taxi-boat sur les rives du fleuve Chao Phraya et arrétez-vous au Tha Ratchawong pier.

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Les Khlongs

Un peu à l’image de Venise, Bruges ou Amsterdam, Bangkok est elle aussi une cité lacustre. Difficile de s’en rendre compte au premier coup d’oeil, car la majorité des canaux ont été comblés au fil des années afin de permettre le développement urbanistique de la ville. Seul le quartier populaire de Thonburi dispose encore d’un nombre important de khlongs qui quadrillent le vieux centre historique de Bangkok.

Lovée sur la rive occidentale du fleuve Chao Phraya, Thonburi fut jadis la capitale du Siam avant que le roi Rama I ne décide de transférer le siège du pouvoir sur la rive orientale en 1782. Bangkok put alors se développer et devenir la mégapole frivole que nous connaissons aujourd’hui. Thonburi, quant à elle, demeura plus populaire et ne connu pas l’essor spectaculaire de sa rivale. Pourtant, près de deux siècles plus tard, Thonburi fusionna avec Bangkok.  

Le quartier de Thonburi offre donc un visage plus authentique que sa grande sœur Bangkok. Myriam (une amie de Julien qui passe actuellement ses vacances en Thaïlande) et moi décidons de découvrir cette autre facette de la capitale Thaïlandaise. Pour se faire, nous prenons le BTS à Tong Lo en direction du terminus de Saphan Taksin. Arrivés à la station BTS de Saphan Taksin, nous marchons jusqu’à l’embarcadère qui se trouve à quelques centaines de mètres de là. Sur place, nous rencontrons un couple de Néerlandais avec qui nous partagerons le bateau et le prix de la ballade, qui durera 1 petite heure. 250 Baht p.p.


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Au lieu de remonter le fleuve Chao Phraya vers le Nord comme nous en avons l’habitude, notre bateau descendra vers le Sud avant de bifurquer sur la droite pour rentrer dans cette partie de la ville où le temps semble s’être arrêté. En effet, nous sommes à mille lieux de la frénésie des quartiers modernes d’Asok, de Sukhumvit ou de Si Lom. Les khlongs de Thonburi nous donnent l’image d’un gros bourg résidentiel délaissé, peu engageant, mais pas dénué de charme pour autant. Beaucoup de jeunes Thaïs s’y baignent faisant fi de la pollution de l’eau et du regard médusé des touristes, qui arpentent, tout comme nous, les canaux de Thonburi.

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DSC04365Thonburi

40 minutes plus tard, nous débouchons à nouveau sur le fleuve Chao Phraya où la vue est bien différente de celle des Khlongs. Place cette fois-ci aux gratte-ciels, aux hôtels de luxe et à la démesure.

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Bangkok, la cité des anges (mes impressions)

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

Je suis très heureux d’être de retour dans cette trépidante mégapole de plus de douze millions d’habitants. Après avoir traversé nombre de pays limitrophes à la Thaïlande, j'ai quelque peu l’impression de revenir à la civilisation. Quel bonheur. Je vais essayer de vous faire partager mon engouement.

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Pour moi, Bangkok est sans aucun doute l’une des capitales les plus captivantes au monde. 24h sur 24, la ville est en constante ébullition. S’y ennuyer relève de l’impossible et je recommande vivement cette métropole, qui a tellement à offrir pour peu que l’on s’y intéresse.

Je suis pourtant conscient que tout le monde ne partage pas mon enthousiasme pour cette ville tentaculaire. La principale raison vient du fait que Bangkok n’est souvent que la première étape pour les touristes qui visitent la Thaïlande. Ils ne s’y arrêtent que deux jours, voir quelques heures avant d’entamer la suite de leur voyage à travers le pays. Dommage, car Bangkok mérite que l’on s’y attarde davantage !

Comme toute ville, il faut se donner le temps de l’apprécier, de se laisser charmer.  Inversement à Rome, Paris ou Barcelone, il est difficile de tomber immédiatement sous le charme d’une grande ville asiatique. Ici, les cités sont très différentes de celles du vieux continent. La densité de population n’est en aucune mesure comparable à nos villes, la modernité des bâtiments et des infrastructures est un peu déconcertante ; on construit vite et partout. Les néons pullulent, le rythme de vie est considérablement accéléré, la circulation est effrénée et la chaleur est suffocante. Pour terminer, le bruit incessant, peu importe où vous vous trouvez, a souvent tendance à assommer. Les premiers jours sont les plus difficiles, mais comme pour toute chose, on s’y habitue très vite et on finit par adorer.

Malgré toute cette agitation, je ressens un agréable sentiment de sécurité. Je ne pouvais pas en dire autant de la grande majorité de nos grandes villes européennes. Ici, la violence n’est pas palpable, les gens sont respectueux, pas de dérives, de comportements inciviques ou de débordements liés à la boisson (sauf de la part de certains occidentaux). Prendre le skytrain ou le métro est un vrai bonheur, se balader à toute heure du jour et de la nuit ne pose aucun problème, pas la peine d’être sur la défensive à tout moment. Les vols à la tire et les pickpockets existent aussi ici, mais ils sont extrêmement rares. Il ne faut bien entendu pas tenter le diable, mais questionnez toute personne qui s’est déjà rendue en Asie, il confirmera nos affirmations !   

Sukhumvit (13)Sukhumvit

Et puis, tout ici est facile, rapide, bon marché. Bangkok est sans doute la ville au monde offrant le meilleur rapport qualité prix. Hormis les hôtels, qui ne sont pas très bon marché, le coût de la vie y est incroyablement bas. Pour étayer mes dires, j'ai compilé divers services. Pour info, 1€ = +/- 45 Baht

·         Le taxi, le compteur débute à 35 Baht, mais progresse très lentement. De Asok à l’aéroport (40 minutes de trajet) : 250 Baht

·         une petite bouteille de Pepsi au 7-eleven : 10 Baht

·         une bière Singha au 7-eleven : 32 Baht, la Chang beer : 28 Baht

·         un paquet de Marlboro : 65 Baht

·         Dans une gargote, une soupe de nouilles avec boulettes de poisson ou des nouilles sautées au poulet : 30 Baht

·         Dans un petit restaurant local, un plat de crabe véritable avec du curry jaune : 90 Baht

·         Une manucure 100 Baht

·         Le coiffeur pour homme entre 100 & 300 Baht (tout dépend du standing)

·         Un massage traditionnel (entre 200 et 300 Baht de l’heure)

·         Un bol de riz 10 Baht

·         Un kilo de linge lavé et repassé : 40 Baht

·         Un studio de 40m2 : neuf, entièrement meublé, wifi, air-conditionné, gardes au rez-de-chaussée, ascenseur etc. : environ 14000 Baht/mois

Ici aussi, vous pouvez faire votre shopping à 03h00 du matin si vous le désirez. La consommation est frénétique, on achète tout et n'importe quoi et surtout n'importe quand. On aime également grignoter à toute heure de la journée, mais aussi de la nuit. Le mot d’ordre est « consommation » typique sans doute aux nations émergentes qui goûtent depuis quelques années déjà à la frénésie de l’économie de marché et à la sensible amélioration des conditions de vie de la classe moyenne.

Malgré l’omniprésence de grands centres commerciaux, je constate que les hypermarchés, hormis ceux de Carrefour et du britannique Tesco-Lotus, sont encore sous-représentés. Cette pratique n’a pas encore véritablement percé le marché Thaï. Ici, on achète toujours ses fruits et légumes dans la rue, sa viande et ses poissons dans les halles et les marchés. Il faut dire aussi que les asiatiques ne cuisinent que très peu à la maison. Ils mangent la plupart du temps dans des gargotes ou de petits restos. Il revient souvent moins cher de manger à l’extérieur que chez soi. Nos restaurants en Europe devraient en prendre de la graine ! 

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Lors de mes différents séjours dans la capitale Thaïe, Bangkok, contrairement aux cités de la vieille Europe, m'a souvent donné l’impression d’être une ville résolument tournée vers l’avenir. Riche en contrastes, elle marie avec brio la modernité et les traditions. Du quartier financier de Si Lom, à celui de Siam Square et de ses innombrables boutiques de luxe, à Asok-Sukhumvit et sa vie nocturne trépidante, vous perdrez de vue que vous êtes dans un pays où le PIB par habitant est environ dix fois inférieur à celui de notre petit royaume.

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Inversement, le modeste et traditionnel quartier de Thewet, le cœur historique de la ville Thonburi et ses canaux, les petits vendeurs dans les rues et les tuk-tuks vous rappelleront bien vite que vous êtes toujours dans un pays émergent du Sud-est asiatique.  

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Bangkok a également l’avantage d’être extrêmement cosmopolite : birmans, chinois, indiens, mais aussi quelques arabes et quantité d’occidentaux.

C’est aussi la ville des blancs aux bras de jeunes et jolies Thaïes. Je vous joins ci-dessous une photo de très mauvais goût illustrant notre héros national en charmante compagnie. Pattaya (proche de Bangkok), station balnéaire internationalement connue, résume à elle seule le côté sombre du tourisme en Thaïlande, à savoir la commercialisation à outrance de la prostitution. Public exclusivement charter, 'English pub' et 'Bierstube' à tous les coins de rue. L'horreur, à éviter absolument ! J'ai pourtant décidé d'annexer cette photo, car elle caricature bien le phénomène des blancs atteints de fièvre jaune :) Fièvre très répandue aussi à Bangkok.

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Bangkok, quel bordel, au sens propre comme au figuré !

Certes, Bangkok est loin d’être parfaite. Sa réputation sulfureuse ne joue pas vraiment en sa faveur. Babylone de la luxure et des plaisirs faciles, elle a parfois tendance à repousser certains, mais elle reste néanmoins belle, fascinante et palpitante.

20/05/2009

Le bilan intermédiaire

Le Bilan intermédiaire

Me voilà de retour à la case départ ! La boucle est bouclée, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge ne me sont plus totalement inconnus.

South-East-Asia-MapQ

Quelle aventure EXTRAORDINAIRE ! Que d’émotions, de découvertes et de souvenirs inoubliables ! En toute  objectivité, je n’ai pratiquement pas connu de moments difficiles hormis quelques mésaventures sans gravité à Hanoi et à Sapa. Aucun problème majeur ou souci de santé à mentionner. Je ne veux pas me réjouir trop vite, car je ne suis encore qu’à la moitié du périple, mais très honnêtement, quelle facilité de parcourir ces superbes pays malgré leur manifeste sous-développement.  

I. Quelques conseils pour réussir ce genre d’aventure:

Primo, il est bien entendu nécessaire d’accepter certaines réalités. Il faut avant tout faire preuve d’ouverture d’esprit à l’encontre des populations locales, car ici en Asie, l’étranger c’est vous. Il est conseillé de se conformer, de ne pas faire preuve d’arrogance et de mettre de côté certaines certitudes et évidences liées à nos civilisations ’développées’ et ‘prospères’ (du moins présentées comme telles). Comme vous pouvez l’imaginer, le fossé culturel et économique est souvent gigantesque. Cela dit, il est inutile de sombrer dans l’angélisme béat. Une arnaque reste une arnaque, pas besoin de jouer à l’ATM ambulant ou au pigeon de service pour se montrer respectueux envers ses hôtes.

Secundo, ne pas être trop regardant quant à la qualité du logement, aux conditions de transport et aux normes d’hygiènes parfois déroutantes. Les prétentions bourgeoises doivent être mises de côté.

Tertio, toujours négocier avant de vous lancer dans un achat, de louer une chambre, de réserver un circuit ou de prendre un tuk-tuk. La négociation est ici la norme, les prix fixes l’exception. Sachez que si vous souhaitez que l’on vous prenne au sérieux, il est indispensable de s’adonner à ce jeu. Accepter les prix sans même les discuter mène à de nombreuses dérives, n’alimentez pas la cupidité. Si vous voulez mon humble avis, je trouve finalement le principe de la négociation très amusant pour autant que le sourire et la courtoisie soient de mises.

Les dix commandements de la négociation:

1.    Evitez de montrer un intérêt trop ostensible pour l’objet que vous désirez acheter.

2.    Proposez toujours un prix bien en-dessous de ce que vous voulez réellement débourser. Augmentez votre offre au fur et à mesure afin que le vendeur n’ait pas l’impression de perdre la face et que la transaction soit profitable pour les deux parties. 

3.    Le plus important est de vous dire que vous n’êtes pas chez vous, que vous ne connaissez pas le terrain, ni le coût réel de la marchandise et de sa production.

4.    Restez humble, poli et souriant, mais aussi persuasif et ferme.

5.    Observez autour de vous les locaux faire leurs achats, c’est le meilleur moyen de vous faire une idée du prix réel.

6.     Les vendeurs auront toujours tendance à gonfler leurs prix à la vue d’étrangers, ne l’oubliez pas. 

7.    Soyez toujours vigilant quant à la qualité du produit.  

8.    Partez toujours du principe que vous n’êtes pas un ‘as’ de la négociation, mais que vous devez limiter vos dépenses au maximum. Restez humble, car trop de touristes aiment se vantent d’avoir fait l’affaire du siècle. La réalité est souvent bien différente.  

9.    Ne tombez pas non plus dans l’extrême, n’humiliez pas votre interlocuteur en proposant un prix dérisoire, chaque chose à son prix.

10. Ne perdez pas de vue que ce qu’il vous vend est souvent son seul moyen de subsistance.   

Quarto, être flexible et capable de rebondir. Inutile de toujours tout prévoir longtemps à l’avance, car il vous faudra compter sur de nombreux désidératas et changements de dernière minute. Une pluie diluvienne, des soucis de santé, des évènements politiques inattendus auront vite fait de bouleverser vos plans. Positivez et dites-vous que le charme de ce genre d’aventure est la liberté totale de décider à tout moment de la suite de votre voyage. Soyez créatifs.    

Pour terminer, j’aimerais quelque peu revenir au budget. Pour de longs séjours comme le nôtre, il est indispensable de tenir à jour une comptabilité irréprochable des dépenses. Toutes les dépenses, même les plus insignifiantes doivent été scrupuleusement répertoriées dans un ‘livre des comptes’. J'ai ainsi pu maintenir un budget moyen de 30€/jour. Selon moi, il est tout à fait possible de vivre avec un budget inférieur, mais cela requiert davantage de concessions et encore moins d’exigences.  

Thaïlande, retour à la case départ...

Septante jours plus tard

DSC05297aBangkok, Asok trafic lights

Initialement, j'avais décidé de rendre public mon périple jour après jour. Vous avez ainsi pu suivre mon agenda au quotidien, j'espére que cela vous a plu et que vous continuerez à suivre le blog avec le même intérêt que vous m'avez témoigné jusqu’à présent. Sachez que de mon côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous faire partager mes expériences, à vous transmettre mes impressions, mes coups de cœur.

Merci de m'avoir fait parvenir vos nombreux messages de sympathie, vos commentaires, vos observations. Tous vos messages m'encouragent à travailler davantage le blog. Grace à vous, ce dernier dépasse actuellement les 6600 visites. Je n’en espérais pas autant lorsque j'ai posté mes premiers commentaires le 07/02/2009. Septante jours plus tard, les choses sont bien différentes, je suis devenu plus ambitieux. J'ai besoin de vous pour augmenter encore et encore le nombre de visites. Pour cela, continuez à le lire régulièrement et n’hésitez surtout pas à faire la promo du blog autour de vous.     

Je dois pourtant avouer que tenir à jour un journal nécessite un travail titanesque. Tâche d’autant plus difficile à réaliser lorsque vous ne disposez pas d'ordinateur portable et que vous traversez des pays comme le Laos ou le Cambodge où les connexions Internet fluides et rapides sont quasi inexistantes. Je comptabilise un retard considérable, qui n’a fait que s’accentuer ces dernières semaines. Désolé.

Pour y remédier, je choisis dorénavant de ne plus structurer le blog comme un journal ‘intime’ rédigé au jour le jour, mais plutôt comme un guide touristique. Pour chaque nouvelle destination, je mettrai en évidence les principales curiosités et les plus belles découvertes. Je décide aussi de privilégier davantage les photos et surtout d’éviter à l’avenir les détails superflus comme : l’heure exacte de mon réveil, le menu complet de mon repas de midi, etc.

Je n’abandonnerai pas pour autant les commentaires. Rassurez-vous, il y aura toujours beaucoup de texte, mais je tâcherai dorénavant d’aller à l’essentiel et de toujours vous communiquer mes impressions et observations de la manière la plus objective.  

Je reste bien entendu à l’écoute de vos remarques. N'hésitez donc pas à me les faire parvenir à l’adresse suivante : strappazonben@hotmail.com

Benoît         

20:54 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bangkok, benoit, strappazon, asok, trafic lights |  Facebook |

Bangkok

18/04/2009: Day 69

 dyn004_original_448_336_pjpeg__9711eca76280cbe9643245839371e25cThaïlande, drapeau

http://leenetbenoit.skynetblogs.be/post/6715339/i-thailan...

Réveil vers 07h00 du matin, je termine d’empaqueter mes baguages et pars petit-déjeuner sur la terrasse supérieure de l’hôtel. Ensuite rapide check-out à la réception avant de rejoindre notre taxi vers 08h30.

Le véhicule, qui ne porte aucune mention spécifiant son activité, est en réalité une banale voiture de marque Honda et pas spécialement le modèle le plus récent si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui attire tout de suite notre attention, c’est que le volant du véhicule est à droite et non à gauche comme cela devrait être le cas. Selon Julien, il s’agit sans doute là d’un véhicule volé en Thaïlande (où l’on roule à gauche) et utilisé sur les routes cambodgiennes.  Julien indique que cette combine est fréquente de ce côté-ci de la frontière, tout le monde en Thaïlande est au courant de ce problème. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que nous voyons un véhicule immatriculé au Cambodge et qui possède un volant à droite. Bref, tout ce blabla pour vous dire que nous ne sommes vraiment pas rassurés de monter dans ce véhicule censé nous amener à Poipet à la frontière Thaïlandaise. Imaginez que vous devez dépasser une voiture par la gauche et que votre volant est sur la droite, votre visibilité est extrêmement réduite et la visibilité sur une route aussi étroite et fréquentée que celle que nous allons emprunter est absolument indispensable.

Avant de démarrer, le chauffeur essaie de nous embrouiller et de nous soutirer quelques dollars supplémentaires pour le trajet. On reste ferme et refusons catégoriquement d’augmenter le prix convenu la veille avec l’hôtel. Faut pas rêver !

Sur la route, Julien et moi sommes blancs de peur. Le chauffeur roule à tombeau ouvert, dépasse constamment peu importe que d’autres véhicules arrivent à pleine vitesse dans le sens inverse. Quelle horreur ! On arrive tout de même à se dérider en entendant les versions cambodgiennes de standards de la musique pop anglo-saxonne notamment « careless whisper » de George Michael et « the house of the rising sun » de the Animals. Nul.      

Nous arrivons à Poipet vers 10h00, sain et sauf. Quel miracle ! Cette petite ville misérable souffre d’une très mauvaise réputation. En effet, de nombreux touristes ont déjà connu quantité de déboires en traversant la frontière. Vol des documents d’identité et ensuite chantage pour pouvoir les récupérer moyennant un très gros bakchich, dépôt de drogues dans votre sac à votre insu et j’en passe. Nous restons sur nos gardes et ne tardons pas pour nous présenter au bureau de l’immigration pour notre sortie du territoire. Nous obtiendrons très rapidement notre tampon sans avoir connu le moindre souci.

Nous traversons ensuite une zone tampon de quelques centaines de mètres où nous découvrons plusieurs casinos (interdits en Thaïlande). Beaucoup de touristes et de ressortissants thaïs se rendent à Poipet pour assouvir leurs envies de sensations fortes. Franchement, je ne vois vraiment pas ce que l’on peut y faire d’autre.

Au poste frontière thaï, les formalités prendront nettement plus de temps. Un peu plus d’une heure de file pour recevoir mon tampon valable jusqu’au 02 mai. Il faut savoir que lorsque l’on arrive sur le territoire thaï autrement que par avion, le visa n’est pas de 30 jours comme ce fut le cas le 09 février, mais de 15.

Passés le poste frontière, nous arrivons à la petite ville d’Aranyaprathet où nous nous restaurons et parcourons les différentes compagnies de bus pour nous informer des options que nous pouvons envisager. Malheureusement pour moi, il n’y a pas de bus aujourd’hui pour Koh Chang via Trat comme je l’espérais. Je décide alors de prendre le même bus que Julien et de l’accompagner à Bangkok, ville que j'aime tout particulièrement. Nous prenons le bus pendant quatre heures environ et arrivons à la station de bus de Lumpini. Là, nous prenons un taxi jusque l’appartement de Julien. Je dépose mes sacs chez lui et pars peu de temps après à la recherche d’un hôtel dans le quartier de Asok, sur le soi 19. J'en trouve rapidement un. Prix de la chambre : 1100 Baht assez cher compte-tenu du rapport qualité/prix. Sam’s lodge (c'est le nom de l'hôtel) n’est pas vraiment une adresse à recommander.

En passant chez Julien, j'ai pu récupérer l'ordinateur portable et télécharge toutes mes photos dessus. Quel bonheur de les contempler pour la première fois sur grand écran. Vers 20h00, je rejoindrai Julien à Asok et partons tout de suite après nous restaurer au Burger King.

Nous décidons ensuite d’aller boire un verre dans un bar nommé The Nest, au sommet d’un gratte-ciel du centre-ville. Cadre féérique, la vue est impressionnante, le bar est décoré avec goût, musique lounge, service impeccable, mais le prix des consommations va de paire avec le contexte. Environ 150 Baht pour une bière.

Julien et moi irons écumer différents bars de la capitale. Grosse orgie au whisky coca. Je rentrerai à l’hôtel vers 06h30 du matin. Je m’écroule ensuite sur le lit. K.O. technique.  

19/05/2009

Battambang

17/04/2009 : Day 68

Réveil à 08h00 du matin. Je retrouve Julien sur la terrasse de l’immeuble vers 08H30 pour le petit-déjeuner. Après s’être bien rempli la panse, nous sortons de l’hôtel et débutons les négociations avec les chauffeurs de tuk-tuk pour organiser notre journée. Comme la ville de Battambang ne présente qu’un intérêt très limité, nous prévoyons de visiter le Wat Banan, qui se trouve à 22 km au sud de la ville et de tester l’attraction n°1 de la région à savoir le Bamboo train. Nous obtenons le tout pour 30$, somme que nous devons partager.

Nous quittons Battambang vers 09h30, traversons avec bonheur la campagne khmère si attachante à nos yeux. L’itinéraire est un véritable enchantement, nous prenons beaucoup de plaisir à observer ces nombreux villages où, aujourd’hui encore, des centaines de jeunes attendent patiemment le long de la route pour asperger les mobylettes et les pick-up qui y passent. L’ambiance est très bon enfant. On adore.

Pour être honnête, malgré leurs tentatives, nous n'avons pas été aspergés sur le chemin qui nous mène au Wat Banan. Julien et moi ne perdont pas de vue que nous sommes en sursis. Qui de nous deux sera le premier à se faire bâptiser?

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Vers 10h30, nous arrivons finalement à l’entrée du site de Wat Banan. Jour de fête oblige, le site est massivement pris d’assaut par les cambodgiens, qui viennent y passer la journée en famille. Nous découvrons des scènes de vie très amusantes, les gens sourient abondamment et nous regardent souvent avec beaucoup de curiosité et toujours énormément de gentillesse. Il est vrai que les occidentaux sont relativement rares dans la région. Nous sommes un peu l’attraction du village, on s’en amuse.

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Nous nous acquittons du droit d’entrée de 2$ p.p. pour accéder au temple, qui se trouve tout en haut d’une colline de 100 mètres de haut. Nous parcourons péniblement les marches qui mènent au sommet. La chaleur est à nouveau étouffante, tout effort physique nous épuise très rapidement ! Nous faisons un break à mi hauteur, avalons chacun une petite bouteille d’eau et reprenons notre ascension.

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Arrivés tout en haut de la colline, nous découvrons les vestiges de Wat Banan, romantique petit temple datant du XIème siècle. Cadre verdoyant et vue intéressante sur les plaines environnantes.

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A notre retour sur la terre ferme, nous prenons une petite collation avant de remonter dans le tuk-tuk, mais cette fois-ci nous faisons le plein de bouteilles d’eau, prêts à riposter en cas d’attaque. Ce n’est en réalité qu’un prétexte, car nous allons prendre activement part au nouvel an khmer. Chaque fois que nous croisons un pick-up, ou des villageois sur le bord de la route, nous arrosons tout le monde sans la moindre distinction. Finalement on s’en tirera bien, l’arroseur ne sera que peu arrosé.

40 minutes après notre départ de Wat Banan, nous nous arrêtons à nouveau pour la deuxième activité de la journée, à savoir le Bamboo train. Il s’agit en fait d’une plateforme en bambou posée sur un châssis rectangulaire qui repose à son tour sur deux essieux. Un moteur de type tondeuse à gazon actionne le tout et donne vie à ce singulier moyen de transport.

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Julien et moi prenons place sur le ‘tapis volant’ et débutons alors notre voyage. Très folklorique, nous vous proposons de consulter les liens vidéo ci-dessous. Comme il n’y a qu’une seule voie de chemin de fer, dès que notre train en bambou en rencontre un autre venant en sens inverse, le moins chargé des deux, est démonté afin de laisser continuer l’autre. Très amusant !

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73153298596&ref=mf

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73163873596

Malgré l’inconfort du Bamboo train, nous sommes ravis par cette expérience peu commune. Une heure après avoir débuté l’activité, nous sommes de retour au point de départ juste à proximité de notre tuk-tuk. Ce dernier nous ramène alors à l’hôtel Royal au centre-ville de Battambang.

Il est plus de 13h30, nous sommes de retour à Battambang et avons sérieusement les crocs. Nous partons immédiatement au bar restaurant le Gecko. Julien commande une pizza (c’est fou comme celui-là est attaché aux plats occidentaux) et moi un amok de poisson. Franchement, j’aurais dû suivre son exemple, car l’amok, en plus d’avoir une couleur verdâtre assez suspecte, est tout simplement insipide.

Ensuite, nous passerons l’après-midi sur Internet et discuterons longuement de la suite de notre programme. Il est en tout cas certain que nous n’allons pas nous attarder à Battambang. Nous prévoyons alors de faire appel à un taxi pour nous conduire au poste frontière de Poipet. Prix de la course 27$. Julien doit retourner à Bangkok, car il reprend le boulot dès lundi et moi, je n’ai pas encore statué sur la destination finale. A vrai dire, j'hésite entre les l’île de Koh Chang, celle de Koh Samet (plus proche de Bangkok, mais plus petite également) ou rentrer tout simplement sur Bangkok en même temps que Julien. Je prendrai une décision demain en fonction des correspondances de bus.

Vers 19H45, nous allons manger au smokin’ pot, cantine familiale et accessoirement école de cuisine. Sans doute la meilleure adresse de Battambang. Julien commande un lok-lak et moi, je choisis le volcan, sorte de fondue cambodgienne, à savoir de la viande de bœuf grillée sur une pierrade et mélangée à des légumes subtilement épicés. Délicieux !

Après notre repas, nous nous rendons au Gecko pour y boire quelques verres. Malheureusement pour nous, le café vient de fermer ses portes. Nous retournerons alors à l’hôtel et boirons quelques bières en terrasse. Dodo vers minuit.


16/04/2009: day 67

Réveil très tôt pour nous rendre à Battambang. Après avoir réglé nos chambres à la réception de l’hôtel, un taxi passera nous prendre à 08h00 pour nous conduire à la station de bus de la ville. Aujourd’hui, Julien se sent en grande forme,

Nous arrivons à la station de bus vers 08h20. Notre bus de la compagnie Paramount est déjà là. Quel soulagement de voyager dans un bus confortable disposant de toilettes. Nous nous réjouissons un peu trop vite, car un rebondissement survient très rapidement. On nous explique juste avant d’embarquer dans le bus que ce dernier ne va pas à Battambang, mais à Phnom Penh. Celui que nous devons prendre se trouve juste à côté et comme vous pouvez vous en douter, il ne présente absolument pas le même confort que le précédent (pas d’air-conditionné, pas de toilettes, vétusté manifeste, ne porte aucune mention de la compagnie Paramount etc.). Je demande au steward si c’est une blague, il me répond que le bus que nous devons prendre pour Battambang appartient à la même compagnie. On le croit sur parole ;) Bref, on s’est bien fait arnaquer sur ce coup là. Pas le choix, on doit embarquer nos bagages sur lesquels un employé écrira au gros feutre noir indélébile le numéro de notre siège, pourquoi s’ennuyer à coller un sticker portant ces mêmes références alors que l’on peut directement écrire sur votre sac sans vous demander votre avis ? Charmant.  

Le voyage nous semble interminable malgré la faible distance qui sépare les deux villes (+/- 180 km). Pourtant, nous pouvons nous estimer chanceux, car les autorités du pays viennent de terminer, début du mois d’avril, d’asphalter la route qui mène de Siem Reap au poste frontière de Poipet.  Comme notre bus emprunte une bonne partie de cette route jusque la ville de Sisophon, nous pouvons circuler bien plus rapidement que sur la route en terre battue qui reliait précédemment Siem Reap à la Thaïlande. A Sisophon, le bus prendra ensuite une autre route qui mène vers le sud du pays. Nous pensions donc passer cinq heures dans le bus, en réalité, nous arriverons vers midi à Battambang. Soit un trajet de 3h30 au total.

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A notre arrivée à Battambang, nous faisons appel à un tuk-tuk pour faire la tournée des hôtels que nous avions sélectionnés dans le guide. A vrai dire, le choix d’hébergement à Battambang est très limité. Pas plus de trois ou quatre adresses à mentionner. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres, notre rickshaw s’arrête au premier hôtel figurant sur notre liste (The Royal Hotel). Julien restera dans le tuk-tuk pendant que j’irai inspecter les chambres. Mon impression est bonne et suis même étonné d’entendre le prix dérisoire demandé pour la chambre compte-tenu de l’excellent rapport qualité-prix (7$). Sur base de mes commentaires, nous décidons de ne pas continuer notre prospection et de rester loger deux nuits dans cet hôtel. Nous remercions notre chauffeur, prix de la course en tuk-tuk : 1$. Nous remplissons les formalités du check-in et déposons nos affaires dans nos chambres respectives.

Julien et moi partons alors à la recherche d’un endroit pour contenter nos estomacs. Niveau restauration, là aussi, très peu de choix disponible. On constate vite que Battambang ne connait pas le développement touristique de Siem Reap ou de Phnom Penh. De plus, nous avons l’impression de parcourir une ville fantôme, les rues sont étrangement calmes et vides. La chaleur accablante qui s’abat sur la ville explique sans doute cela. En toute objectivité, je suis convaincu que cette journée est la plus chaude de toutes celles que nous avons connues depuis notre arrivée en Asie. J’avais déjà fait ce type de commentaires précédemment lorsque nous parcourions les villes d’Ayutthaya et de Hué, mais aujourd’hui c’est sans commune mesure. Nous n’avons pas de thermomètre sous la main, mais nul doute que si nous en possédions un, il dépasserait allègrement les 40 degrés. Pas de vent, pas beaucoup d’ombre non plus. Le Soleil est écrasant !

Nous trouvons finalement la rue où se trouvent les deux restaurants recommandés par le guide. Comme celui qui remporte notre préférence (smokin’ pot) est fermé pour cause de nouvel an Khmer, nous nous rabattons forcément sur le second au nom évocateur de ‘white rose’. Nous commandons deux lok-lak et un baboung (large bol de soupe garnis de nouilles, de petits rouleaux de printemps, de porc frit et de légumes) et deux bières Angkor.

Après le repas, nous partons sillonner quelques rues du centre-ville avant de vite revenir à l’hôtel pour nous mettre à l’abri. Je donne rendez-vous à Julien en fin d’après-midi et pars faire une petite sieste. Le ventilateur qui tourne en continu arrive à peine à rafraîchir la pièce, je me sens exténué et ne tarderai pas tomber à mon tour dans les bras de Morphée. Quel sommeil de plomb !

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Je me réveille plus de deux heures plus tard, il est déjà 17h30. J'irai retrouver Julien et sortons à nouveau pour nous balader un peu. Rien de transcendant à découvrir dans cette petite ville sans grand charme. Bien que nous ne soyons pas les seuls touristes à Battambang, on ne peut pas dire non plus qu’il y ait véritablement affluence. Pour être honnête, on en fait vite le tour et si d'aventure vous souhaitiez boire un verre dans un endroit branché ou même faire la fête dans un bar, passez votre chemin, car Battambang n’est pas faite pour vous !

Nous marchons le long d’une rue qui mène au marché central, une mobylette passe lentement à côté de nous. Soudain, j'entends un énorme « splash » ! On l’avait un peu perdu de vue, mais le nouvel an Khmer (la fête de l’eau) bat son plein. Julien en a fait les frais. Il dégouline de partout, je suis hilare ! Arrivés au marché de Battambang, nous remarquons que plusieurs dizaines de jeunes cambodgiens s’aspergent à coup de sachets en plastique remplis d’eau. On tombe vraiment dans un guet-apens, je n’ose dégainer mon appareil photo par crainte d’être aspergé. Dommage, car ça méritait quelques clichés.

Pour remédier à cela, je suis quand même allé chercher trois photos du songkran (Thaïlande) sur le net pour vous donner une idée de cette fête très atypique.

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Pour rejoindre le seul café  potable de la ville ‘Le Gecko’, nous devons absolument traverser le marché central. Là, on nous regarde avec de grands sourires narquois, mais rien ne bouge pour le moment, on dirait qu’ils n’osent pas nous canarder. Par contre, dès qu’un pick-up rempli de passagers pointe le bout de son nez, il est directement aspergé de tous côtés. Plus les gens sont mouillés, plus ils rient. Quelle joie de vivre !

Nous arrivons tant bien que mal à nous extraire de la ligne de tir et atterrissons en face du ‘gecko’, qui est lui aussi fermé pour cause de nouvel an khmer. Nous décidons alors de revenir manger au restaurant qui se trouve sur le toit de l’hôtel Royal. Nous marchons en catimini à travers des ruelles peu fréquentées, car sur les grands axes, la bataille fait toujours rage. Pour preuve des centaines de sacs en plastique déchirés et vidés de leur substance jonchent le sol.

Arrivés à l’hôtel, nous mangerons quelques plats traditionnels cambodgiens, boirons quelques bières et irons dormir vers 22h30. Un record !  

Siem Reap

15/04/2009  : day 66

Cette journée compte parmi les moins attractives de toutes celles que j'ai connues jusqu'à présent. Aucune visite prévue au programme, je dédie cette journée au farniente et à l’élaboration de la suite du voyage. J'avais initialement prévu de quitter le Cambodge après avoir visité les temples d’Angkor pour me rendre à Koh Chang, une superbe île du golfe de Thaïlande où Julien et moi sommes allés passer quelques jours en janvier 2007. On en garde un excellent souvenir !

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Koh Chang, contrairement à ses grandes sœurs Koh Samui et Phuket, présente l’avantage de ne pas être surexploitée, voir quasiment vierge par endroits. Son relief accidenté y est sans doute pour quelque chose. Proche de la frontière cambodgienne, Koh Chang me semblait être une destination de choix. Nous avions planifié de nous y rendre Julien et moi pour rejoindre Myriam, une compatriote, qui est actuellement en Thaïlande. Super plan sur papier, mais dans les faits, la réalité est souvent différente. L’état de santé de Julien ces derniers jours nous a amené à revoir nos projets. Hier, Julien a émis le souhait de retourner à Bangkok plus tôt que prévu et de passer ses derniers jours de vacances au calme et surtout à proximité de médecins chevronnés au cas ou son état de santé devait s’aggraver.

Même si je n’irai pas cette fois-ci, je vous propose néanmoins quelques photos de Koh Chang prises lors de mon précédent voyage en Thaïlande. Quel paradis terrestre !

2007_01_Bang Bao Beach (5)Bang Bao Beach

2007_01_Klong Phrao Beach (1)Klong Phrao Beach

2007_01_Klong Phrao Beach (26)Klong Phrao Beach

De mon côté, comme mon Visa cambodgien n’expire pas avant le 01/05 et que je ne suis pas pressé de quitter ce petit pays si attachant, je prends la décision de prolonger quelque peu mon séjour au Cambodge et de rejoindre plus tard Julien à Bangkok avant de m'envoler ensuite pour Singapour. Je choisis de partir le lendemain matin pour Battambang, la deuxième ville du Cambodge. J'ai reçu plusieurs échos favorables de cette petite ville coloniale et de son attraction phare : « le bamboo train » dont je vous reparlerai ces prochains jours. Je pars en matinée prendre les renseignements auprès de la compagnie de bus, réserve mon billets 8$ avec la compagnie Paramout, que j'avaions déjà utilisé pour me rendre de Phnom Penh à Sihanoukville. Je retourne ensuite à l’hôtel pour prendre des nouvelles de Julien.

Bonne nouvelle, il se sent déjà nettement mieux que ces deux derniers jours. Il hésite maintenant à réserver son billet retour vers Bangkok. Je passerai la journée avec lui, irons manger une glace, glanderons longtemps autour de la piscine de l’hôtel et arriverai finalement à le convaincre de m'accompagner à Battambang. En début de soirée, nous irons réserver son billet de bus.  

13/05/2009

Angkor

14/04/2009: Day 65

Nous nous réveillons vers 09h00. Vers 10h00, Je vais voir Julien pour prendre des nouvelles de son état de santé. Arrivé devant sa porte, je n’entends aucun bruit. Présumant qu’il se repose encore, je n’ose interrompre son sommeil et retourne auprès Leen. Nous partons petit-déjeuner dans ‘la rue des bouchers’ et discutons du programme de la journée. Nous nous mettons d’accord pour visiter deux nouveaux temples : Banteay Kdei et Preah Khan. J’insiste auprès de Leen pour retourner à Ta Prohm, car je ne suis pas satisfait des photos prises la veille (dû à la faible luminosité), mais surtout parce que je brûle d’impatience de le revoir une seconde fois.

We staan op rond 9.00. Een uurtje later gaat Benoît tot bij Julien om te informeren naar diens gezondheidstoestand. Aan zijn kamerdeur aangekomen hoort Benoît echter geen enkel geluid. Hij besluit dan ook wijselijk om Julien niet te wekken en hem nog wat rust te gunnen. Met zijn tweetjes gaan we ontbijten in de ‘rue des bouchers’ en we maken enkele plannen voor de dag. We besluiten om twee tempels te bezoeken; Banteay Kdei en Preah Khan.  Benoît staat erop om nog een keer terug te gaan naar de Ta Prohm; hij is niet echt tevreden met de foto’s die hij er gisteren maakte en hij brandt van ongeduld om de tempel een tweede keer te bezoeken.

Après le repas, nous retournons voir le tuk-tuk driver de l’avant-veille et négocions notre circuit pour 9$. Départ prévu vers 13h30. Comme il nous reste pratiquement deux heures avant de partir, nous retournons au cybercafé pour la mise à jour de notre blog. Après une heure de travail, j’irai griller une cigarette dans la rue et rencontrerai par hasard Julien qui revient du centre-ville où il est allé manger un bout. Son état de santé ne s'est pas du tout amélioré. Il me dit même qu’il a perdu connaissance quelques instant lorsqu’il était attablé au restaurant. Inquiétant ! Je lui explique que nous repartons visiter d’autres temples cet après-midi. Bien entendu, Julien ne compte pas nous accompagner et restera dans sa chambre pour reprendre des forces.

Na ons ontbijt gaan we terug naar de tuk-tuk driver die ons eergisteren rondreed en we onderhandelen een circuit voor 9$. Ons vertrek is voorzien binnen twee uur, rond 13.30. Om de tijd te doden trekken we ons wederom terug in een cybercafé om verder te werken aan de blog. Net op het moment dat Benoît een sigaretje gaat roken komt Julien voorbijgewandeld. Deze laatste komt net terug van het stadscentrum waar hij een hapje gegeten heeft. Zijn gezondheidstoestand is echter nog niet verbeterd; hij is zelfs flauwgevallen in het restaurant. Onrustwekkend! Julien besluit dan ook om deze middag nog wat uit te rusten; hij zal ons dus niet vergezellen op onze bezoeken.

13h30, nous embarquons dans le rickshaw et parcourons plusieurs kilomètres avant d’arriver à Banteay Kdei, temple d’inspiration bouddhique édifié à la fin du XIIème siècle. Son nom Khmer signifie ‘le temple des cellules’. Bien que ce temple ne soit pas le plus grandiose des temples angkoriens, nous éprouvons néanmoins un certain plaisir à le découvrir. Je vous épargne les commentaires rébarbatifs et vous laisse tranquillement profiter des photos.

Rond 13.30 nemen we plaats in de tuk-tuk. We rijden een aantal kilometers tot aan Banteay Kdei, een Boeddhistische tempel gebouwd aan het eind van de 12° eeuw. Banteay Kdei is het Khmer voor ‘tempel met de kleine cellen’. Hoewel dit niet de meest indrukwekkende tempel is ervaren we toch een zeker plezier in de ontdekking ervan. Ik zal u de commentaren besparen en laat u meegenieten van de foto’s.

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Vers 15h00, nous quittons Banteay Kdei pour nous rendre au fabuleux temple Ta Prohm dont vous trouverez toutes les descriptions détaillées lors de notre ‘post’ du jour précédent (voir day 64 ci-dessus). C’est déjà ça que je ne dois plus écrire J

We verlaten de Banteay Kdei rond 15.00 en begeven ons opnieuw naar de fabelachtige Ta Prohm tempel, die we trouwens gisteren (Post Day 64) reeds uitvoerig beschreven.

Un peu plus d’une heure plus tard, nous reprenons à nouveau le rickshaw pour rejoindre le dernier temple que nous visiterons à Angkor, à savoir le temple de Preah Khan. Il fut construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom. Contrairement aux temples montagnes tel que Bayon, Ce temple monastique n’est pas, contrairement aux temples montagnes tel que Bayon (voir day 63), construit en hauteur, mais tout en longueur. Sa visite prend donc un certain temps. Malheureusement, la chaleur qui règne sur le site est vraiment accablante. Difficile de vous la décrire, mais je vous assure que nous transpirons abondamment. C’est bien simple, pas un seul cm2 de ma chemise exempt de transpiration. Quelle horreur. Bien que Leen et moi n’en pouvons plus, nous serons pratiquement les derniers à quitter le temple avant la fermeture du site. Mon obsession de toujours vouloir prendre des photos y est pour beaucoup. Pauvre Leen.

Iets meer dan een uurtje later nemen we opnieuw plaats in de tuk-tuk die ons tot de Preah Khan tempel zal brengen, de laatste tempel die we in Angkor zullen bezoeken. Deze tempel werd gebouwd door de Khmer koning  Jayavarman VII rond 1191, ten Noorden van Angkor Tom. In tegenstelling tot de ‘tempelbergen’ zoals de Bayon (zie day 63) is deze kloostertempel niet in de hoogte, maar in de lengte gebouwd. Zijn bezoek neemt dus enige tijd in beslag. De hitte op de site is echter zo ondraaglijk dat we in geen tijd baden in het zweet; op Benoît zijn T-shirt valt geen enkel, maar dan ook geen enkel droog plekje te bespeuren. Hoewel we doodop zijn van de hitte en de vele tempelbezoeken van de afgelopen dagen verlaten we veruit als laatste de tempel. Benoît zijn obsessie om alles op foto vast te willen leggen is daar voor een groot deel de oorzaak van…En  op momenten als vandaag is dat tot mijn grote ergernis.

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17h30, nous retournons vers Siem Reap et arrivons sur place un peu plus d’½ heure plus tard. Nous passons à l’hôtel nous changer, on se repose un peu. Julien dort encore, nous partons sans lui manger une pizza au tigre de papier (choix original…). Après avoir mangé, nous retournerons à l’hôtel. Dodo tôt ce soir.

We keren terug naar Siem Reap rond 17.30. Eerst rusten we wat uit op onze kamer. Tegen 19.30 gaan we een hapje eten in…..de ‘Tigre de papier’, zonder Julien die nog steeds niet aan de beterhand is. Deze avond zoeken we reeds vroeg ons bed op.


 

Angkor : Day 64

13/04/2009:

On se lève vers 07h00 et retrouvons Julien vers 08h15 à la réception. Nous partons tout de suite après à la recherche d’une boutique de location de vélos. On en trouve rapidement une et payons chacun 1$ par bicyclette. Comme nous ne voulons pas partir le ventre vide, nous petit-déjeunons copieusement avant de monter en selle vers 09h15. Nous traversons en premier lieu la petite ville de Siem Reap où la circulation, bien que très restreinte par rapport à Phnom Penh, est néanmoins très anarchique. La prudence est de rigueur ! Ensuite, nous longeons de larges avenues bordées de luxueux hôtels internationaux et arrivons à nouveau aux ‘guichets d’entrée’ du site d’Angkor. Nous roulerons encore quelques kilomètres, longerons Angkor Wat et continuerons notre promenade à bicyclette pendant encore 1700 mètres.

We staan op rond 07.00 en gaan tegen 8.15 naar de receptie van het hotel waar we hebben afgesproken met Julien. We vertrekken meteen op zoek naar een winkel die fietsen verhuurt. Al heel snel vinden we er één en voor 1$ zijn we elk eigenaar voor een dag van een tweewieler. Aangezien we niet willen vertrekken met een lege maag, nemen we een uitgebreid ontbijt alvorens we om 9.15 in het zadel stijgen. Al fietsend doorkruisen we het kleine stadje Siem Reap over waar, hoewel het veel minder druk is dan in Phnom Penh, het verkeer zeer ‘anarchistisch’ verloopt. Voorzichtigheid is ons geraden! Vervolgens rijden we langs brede lanen bezaaid met internationale luxehotels.  Opnieuw passeren we langs de toegangsloketten van Angkor. We fietsen nog enkele kilometer,rijden voorbij Angkor Wat en zetten onze fietstocht nog zo een 1700 meters verder.

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Nous nous arrêterons quelques instants sur le pont qui mène à la superbe porte d’entrée sud de l’ancienne cité royale d’Angkor Thom. Le pont est délimité de part et d’autre par deux rangées de statues de géants (54 au total) qui soutiennent deux nagas sacrés (voir day 19). Autre particularité, la porte d’entrée sud est surmontée d’une énigmatique statue à quatre visages.

We houden een ogenblik halt op de brug die leidt naar de prachtige zuidelijke toegangspoort van de oude koninklijke stad van Angkor Thom. De brug is aan weerszijden afgezet door twee rijen van reuzenbeelden (54 in totaal) die de twee heilige nagas (zie dag 19)ondersteunen. Een andere bijzonderheid: de zuidelijke toegangspoort wordt bekroond door een raadselachtig standbeeld met vier gezichten.

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Après avoir passé la porte d’entrée, nous pénétrons enfin dans la vaste ville royale d’Angkor Thom. Difficile de s’imaginer que 100.000 personnes y vivaient autrefois, car nous ne découvrons que des arbres, des singes et quelques vaches débonnaires. Nous roulons encore quelques centaines de mètres et arrivons finalement au très mystérieux Bayon 

We gaan onder de toegangspoort door en betreden eindelijk de uitgestrekte koninklijke stad van Angkor Thom. We kunnen ons met moeite voor stellen dat hier destijds 100.000 mensen woonden; wij zien enkel bomen, apen en enkele ‘scharrel’koeien. We rijden nog een honderdtal meter en arriveren uiteindelijk aan het zeer mysterieuze Bayon.

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Ce dernier fut construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Ce monument en forme de pyramide culmine à 43 mètres de hauteur et dispose de 37 tours ornées pour la plupart de 4 visages sculptés dans la pierre. Le temple montagne de Bayon est de loin le plus énigmatique de tous les temples d’Angkor. Sa structure architecturale extrêmement complexe rend la visite encore plus intéressante. On s’y perd très facilement en somme ! Dédié successivement aux divinités hindoues et à Bouddha, Bayon dispose également d’intéressants bas-reliefs dont nous ne saisissons pas la signification. De tous ceux que nous avons déjà visité les jours précédents, Bayon est de loin notre préféré.

Deze laatste werd gebouwd tussen het eind van de 12° eeuw en het begin van de 13°. Dit monument in de vorm van een piramide stijgt tot 43 meter hoog en heeft 37 torens waarvan de meeste versierd zijn met 4 uit steen gebeitelde gezichten. De Bayon ‘tempelberg’ is veruit de meest raadselachtige van alle tempels van Angkor. Zijn uiterst ingewikkelde architecturale structuur maakt het bezoek nog interessanter. Hier loop je al snel verloren. Achtereenvolgens opgedragen aan de Hindoeïstische goden en Boeddha, beschikt Bayon ook over enkele interessante bas-reliëfs waarvan wij de betekenis niet echt begrijpen, jammer. Van alle tempels die wij de vorige dagen bezochten is Bayon veruit onze favoriet.

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Après avoir visité Bayon, nous décidons d’aller nous hydrater au plus vite, car la chaleur est très accablante. A la sortie du temple, trois enfants nous sollicitent pour prendre une consommation dans leur gargote respective. Comme ils travaillent tous pour des gargotes différentes, laquelle allons-nous choisir pour ne pas mécontenter les autres ? Nous trouvons la solution en nous asseyant chacun à une table différente (comme toutes les gargotes sont accolées les unes aux autres, cela ne nous pose pas trop de problème pour nous parler).

Na Bayon bezocht te hebben, besluiten wij om zo snel mogelijk ergens onze dorst te lessen, want de hitte is namelijk ondraaglijk. Aan de uitgang van de tempel proberen drie kinderen ons om een drankje aan de man te brengen, elk in hun respectievelijk kraampje. Aangezien ze alledrie voor een ander kraam werken staan we voor een moeilijke keuze: waar zullen we ons drankje nuttigen zonder de anderen teleur te stellen? Als snel vinden we de oplossing: we nemen alledrie plaats aan een andere tafel (aangezien de kraampjes dicht bij elkaar staan opgesteld ondervinden we geen problemen om ons gesprek verder te zetten).

Nous reprenons ensuite nos vélos, bifurquons à gauche du Bayon et roulons quelques centaines de mètres pour nous arrêter devant le Baphûon, énorme temple montagne dont l’état de délabrement ne traduit certainement pas la grandeur passée du monument. Malgré que l’école Française d’Extrême-Orient soit occupée à sa restauration depuis de longues années, j’imagine cependant qu’elle n’est pas encore arrivée au bout de ses peines.

Vervolgens nemen we onze fietsen, slaan linksaf en rijden een honderdtal meter om uiteindelijk halt te houden voor Baphûon, een enorme tempel die in een vergevorderde staat van verval verkeert. Hoewel de école Française d’Extrême-Orient sedert een aantal jaren bezig is met de restauratie van de tempel kunnen we stellen dat ze hun einddoel nog lang niet bereikt hebben.

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Nous ne nous éternisons pas sur place et remontons sur nos selles pour rejoindre la terrasse du roi lépreux qui jouxte celle des éléphants. La terrasse du roi lépreux date du XIIème siècle et dispose de beaux bas-reliefs très bien conservés.

We houden ons hier niet al te lang op en springen in het zadel, deze keer tot Het Terras van de Lepra Koning, net naast het Terras van de Olifanten. Het Terras van de Lepra koning dateert uit de 12° eeuw en heeft enkele mooie, goedbewaarde bas-reliëfs.

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De là, nous marcherons à travers la forêt pour nous rendre sur le site de l’ancien palais royal. Pour faire simple, du palais royal, il ne subsiste rien ! Seul le temple religieux de Phineanakas (palais céleste) est encore debout. Julien et moi décidons de monter les nombreuses marches qui mènent au sommet, mais sommes déçus par ce que nous découvrons, c’est-à-dire : « un champ de ruines » !

Vanaf het Terras van de Lepra koning wandelen we tot de site van het oude Koninklijk Paleis. Buiten de Phineanakas tempel ( de hemelse tempel) blijft echter niets meer overeind van het Koninklijk Paleis. Julien en Benoît besluiten de hitte te trotseren en de tempel te beklimmen, maar ze zijn redelijk teleurgesteld met wat ze te zien krijgen: één grote ruïne.

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De retour sur la terre ferme, nous nous faisons la réflexion que toutes les visites qui ont suivies celle d’Angkor Wat et de Bayon nous semblent bien décevantes. A vrai dire, nous regrettons un peu d’avoir débuté le circuit par les plus beaux joyaux. Nous remontons néanmoins sur nos bicyclettes et roulons à nouveau plusieurs kilomètres en direction du temple de Ta Prohm. Arrivés en face de l’édifice, nous décidons de nous restaurer dans une petite gargote. Menu : nouilles sautées au poulet et aux légumes, 3,50$ p.p. Prix excessif, mais pas d’autres alternatives.

Als ze terug voet aan de grond zetten maken we samen de bedenking dat alle tempels die we na Angkor Wat en Wat Bayon bezochten redelijk teleurstellend waren. Om helemaal eerlijk te zijn betreuren we het feit dat we begonnen zijn met de mooiste pareltjes van de Angkor site. Niettegenstaande dit alles springen we terug op onze fietsen en rijden opnieuw enkele kilometer in de richting van de Ta Prohm tempel. Ter plekke aangekomen besluiten we om eerst een hapje te eten. Op het menu staan noedels met kip en groenten, 3,5$ p.p. Duur, maar er zijn geen alternatieven.

Vers 15h00, nous débutons la visite de Ta Prohm. Les rédacteurs du guide du routard ne tarissent pas d’éloges à l’égard du temple angkorien de Ta Prohm  notamment pour le romantisme et la majesté qu’il leur inspire. Je partage totalement leur point de vue: ce temple de la fin du XIIème siècle est totalement livré à la jungle tout comme l’étaient tous les autres temples d’Angkor avant d’être découverts et restaurés. L’école française d’Extrême-orient a délibérément choisi de laisser Ta Prohm en l’état afin que le visiteur puisse s’imaginer ce que découvrirent les premiers archéologues à la fin du XIXème siècle. Choix judicieux, car il est vrai que l’on se prend vite pour Indiana Jones tellement la découverte du temple est palpitante.

Rond 15.00 vatten we ons bezoek van de Ta Prohm aan. De schrijvers van de “Guide du routard” zijn vol lof over deze Ta Prohm tempel, meerbepaald omwille van zijn romantische karakter en zijn grandeur. Wij zijn exact dezelfde mening toegedaan: deze tempel van het eind van de 12° eeuw is volledig overgeleverd aan de jungle, net zoals trouwens alle andere tempels van Angkor voor ze ontdekt werden aan het eind van de 19° eeuw. De école Française d’Extrême-Orient heeft er bewust voor gekozen om Ta Prohm niet te restaureren en de tempel te laten in de staat waarin hij vertoefde bij zijn ontdekking op het eind van de 19° eeuw. Een verstandige keuze want de ontdekking van de tempel is zodanig spannend dat men zich al snel Indiana Jones waant. 

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03/05/2009

Siem Reap

Siem Reap : Day 61

10/04/2009:

Réveil à mon aise ce matin. Pas de bus à prendre et encore moins de lourde visite prévue au programme. Vers 09h30, je pars petit-déjeuner en ville. Rituel American Breakfast, qui est en réalité un English Breakfast. Ne me demandez pas pourquoi, mais les termes culinaires varient sensiblement ici en Asie. Sur tous les menus figurent les ‘French Fried’, mais jamais de French Fries, le ‘garlic’ devient ‘galic’ et le French cheese signifie souvent ‘vache qui rit’, qui est dans l’immense majorité des cas l’un des trop rares fromages disponibles dans les pays que je viens de traverser.

Après ce copieux repas, je partirai me balader à travers la ville et m'arrêterai un peu  par hasard en face du bureau d’une ONG nommée Concert.  http://www.concertcambodia.org/default.aspx Le slogan de l’organisation « helping you to help » m'interpelle et je décide rapidement de leur rendre une petite visite. Je suis agréablement accueilli par deux jeunes occidentaux, qui sont à l’origine du projet. L’un d’eux, Aris, un sympathique Grec qui a vécu longtemps à Londres, m'informe volontiers de leur travail quotidien, des besoins de la population locale, des défis à relever en matière d’éducation, de déminage des sites à risques, d’écotourisme etc. Singulier parcours que celui de ce mathématicien qui travaillait précédemment dans la finance à Londres. Quelques mois avant la crise financière, il a pris un break d’un an pour parcourir le monde. Il a débuté son périple par l’Asie du sud-est, a traversé les Philippines et le Vietnam  avant de se rendre au Cambodge où il a déposé ses valises pour ne plus en repartir.      

Les heures passent et je n’ai toujours pas bougé de là. Il est 13h30 et la faim me tenaille à nouveau. Aris et moi irons nous restaurer dans une gargote proche du marché de Psaar Chas. Vers 15h00, Aris retourne au ‘bureau’ et me donne rendez-vous à 19h00 pour un repas préparé par des filles cambodgiennes qui collaborent avec l’ONG. D’autres occidentaux seront également de la partie. J'acceptons sans la moindre hésitation. Après avoir quitté Aris je retournerai à l’hôtel pour une après-midi glandage à la piscine.

A 19h00, je retournerai au siège de l’ONG où je retrouverai Aris et ferai la connaissance de Sarah une américaine de Washington, Fernando un espagnol et sa compagne cambodgienne, deux hollandaises Roos et Marlijn et deux jeunes filles du pays dont je n’ai malheureusement pas retenu leur prénom. Repas à base de Lok Lak traditionnel. Nous mangeons longuement, sifflons quelques bières tous ensemble et partons vers minuit au Temple Bar où nous contribuerons fortement à la recette du bar.

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L’endroit est assez animé, la déco est influencée par les temples d’Angkor et le public est très métissé. Je remarque aussi un grand nombre d’hôtesses très 'sexy'. A y regarder de plus près, je me rends compte que pour la plupart d’entre-elles, ce ne sont en réalité pas des hôtesses, mais des stewards ! La dénomination en vigueur en Thaïlande est « Katoey », mais on les appelle plus communément « ladyboy ». Ces créatures hybrides du troisième sexe ont l’apparence et les attributs de la gente féminine, mais avec un ‘petit’ quelque chose en plus au niveau du bas ventre. Je n’en avais pratiquement plus rencontré depuis que j'avais quitté Chiang Mai (Day 23). Le Laos, le Vietnam et le Cambodge semblent bien plus conservateurs à ce sujet.

En Thaïlande, mais aussi aux Philippines, les ladyboys pullulent littéralement, et ce, même dans les petites villes de province. On en trouve également dans de nombreux villages. Visiblement intégré(e)s à la population active, il n’est pas rare qu’un ladyboy vous serve votre Whooper au Burger King, prenne votre commande au restaurant, coupe vos cheveux dans un salon de coiffure, poinçonne vos billets de train ou pèse vos raisins sur la balance du département fruits et légumes d’un magasin Carrefour de Bangkok (n’y voyez aucun fantasme de ma part, je vous jure que cela s’est vraiment produit). La nuit, les ladyboys fréquentent massivement les bars et discothèques (bien que certains endroits leur refusent l’entrée) ou tapinent sur les trottoirs des quartiers chauds au contraire des filles (les vraies) qui travaillent presque exclusivement dans les gogo-bars.

xin_59020415202076465187crédit photo :www.chinadaily.com

Les heures passent rapidement, les bières aussi. Aris, Roos, Marlijn et moi quittons le bar vers 03h30. C’est ma première véritable grosse sortie depuis mon arrivée à Bangkok le 08/02. Demain, je crois que je vais avoir mal aux cheveux.


Siem Reap : Day 60 

09/04/2009:

Réveil à 06h30. Peu après, petit-déjeuner pour la dernière fois aux bords du lac Kak.

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Après avoir réglé ma chambre et les consommations, le conducteur du mini-van affrété par la compagnie de bus vient me chercher à la réception vers 07h30 et me conduit au siège de Sok Sokha. Là, je prends place dans le bus qui partira vers 08h00. Le voyage est relativement long pour rejoindre Siem Reap, 6h au total. Pour tuer le temps, j’écoute mon lecteur mp3 tout en regardant un film d’action probablement Made in Thailand. genre de western Muay Thaï http://fr.wikipedia.org/wiki/Muay_tha%C3%AF. Film très violent dans lequel les protagonistes passent leur temps à se bastonner. Primaire, mais très chouettes scènes de combats. J’aurais adoré ce film 20 ans plus tôt. Comme le bus n’est pas pourvu de toilettes, nous nous arrêterons à deux reprises. Quel soulagement. J’en profiterai aussi pour prendre quelques photos de la campagne cambodgienne et vous invite à admirer le véhicule utilitaire le plus prisé par les cambodgiens (voir photo ci-dessous).

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Vers 14h, nous arrivons enfin à la station de bus de Siem Reap où un tuk-tuk missionné par la compagnie de bus est chargé de me conduire à mon hôtel. Comme je n’ai toujours pas fait de réservation, le conducteur essaie de m'amener dans une guesthouse où il touchera une commission. Rituel immuable. Pour la première fois depuis mon arrivée en Asie, j'accepte d’aller visiter l’hôtel qu’il nous suggère. Nous arrivons 15 minutes plus tard à l’Ancient Angkor Guesthouse, qui offre finalement un excellent rapport qualité/prix ; 12$ pour une chambre double assez spacieuse avec ventilateur et minibar, mais aussi une piscine et internet gratuit à la réception. Je me décide très vite et prends la chambre où je dépose rapidement mes affaires.

J'irai ensuite me restaurer au centre-ville, qui est très différent du reste du pays. En effet, le vieux centre colonial a entièrement été rénové ; les rues et trottoirs sont larges et propres, les façades sont repeintes, on y trouve quantité de bars, de chouettes restaurants, des glaciers, de belles boutiques etc. Bref, tout est nickel même si je pourrais lui reprocher un certain manque d’authenticité.

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Je découvre même une petite ruelle qui n’est pas sans me rappeler la très bruxelloise rue des bouchers. Les moules frites et les insistants rabatteurs maghrébins en moins !

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La proximité des temples d’Angkor a suscité un développement économique providentiel pour la ville de Siem Reap. Comme il n’est fort heureusement pas possible de loger sur le site d’Angkor, les touristes du monde entier sont donc amenés à loger dans cette petite ville située à 8km au sud de l’entrée de la cité khmère.

Après avoir mangé dans une gargote, je passerai brièvement voir le marché couvert de Psaar Chas où l’on trouve exactement les mêmes choses que dans tous les marchés que j'ai fréquenté ces dernières semaines. Rasant ! Je retourne ensuite à l’hôtel où je reste quelques heures ‘au calme’ passant mon temps à regarder BBC World et TV5. Les flashs m'informent régulièrement de la situation tendue qui règne actuellement dans les rues de Bangkok. La possible annulation du très attendu sommet qui doit réunir les chefs d’états du sud-est de l’Asie ces prochains jours à Pattaya n'est pas de nature à me rassurer. La contestation gronde en Thaïlande, les manifestants ‘t-shirts rouges’ défilent à nouveau dans la rue et menacent le gouvernement soutenu par les t-shirts jaunes. Pas très rassurant tout ça sachant que mon meilleur pote vit à Bangkok et que je devrai prochainement me rendre là-bas afin de prendre mon vol à destination de Singapour.

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJRcD.html

Je relativiserai tout de même en disant que cette situation de crise n’est pas nouvelle et encore moins isolée dans le temps, car ces troubles remontent déjà au renversement de l’ancien premier ministre Thaksin survenu en septembre 2006.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_de_septembre_2006_en_Tha%C3%AFlande

Un festival de bombes avait d’ailleurs éclaté le 31/12/2006 à Bangkok, quelques heures après mon arrivée dans la ville lors de mon premier voyage dans le pays.

Après ces excellentes et très rassurantes nouvelles, je partirai manger un bout au centre-ville. Poulet au gingembre et Lok Lak, bœuf mariné au citron vert et servi avec un œuf frit, des oignons, des frites ou du riz. Plat national au même titre que l’Amok. Après le repas, j'irai dans un cybercafé où la connexion est, comme toujours au Cambodge, extrêmement lente.

wikipedia.org/wiki/Cuisine_of_Cambodia