12/09/2009

Angkor

14/04/2009: Day 65

Je me réveille vers 09h00. Vers 10h00, Je vais voir Julien pour prendre des nouvelles de son état de santé. Arrivé devant sa porte, je n’entends aucun bruit. Présumant qu’il se repose encore, je n’ose interrompre son sommeil et retourne dans ma chambre. Ensuite, petit-déjeuner dans ‘la rue des bouchers’ et élaboration du programme de la journée. Je visiterai deux nouveaux temples : Banteay Kdei et Preah Khan et retournerai à Ta Prohm, car je ne suis pas satisfait des photos prises la veille (dû à la faible luminosité), mais surtout parce que je brûle d’impatience de le revoir une seconde fois.

Après le repas, je retourne voir le tuk-tuk driver de l’avant-veille et négocie le circuit pour 9$. Départ prévu vers 13h30. Comme il me reste pratiquement deux heures avant de partir, je retourne au cybercafé pour la mise à jour du blog. Après une heure de travail, j’irai griller une cigarette dans la rue et rencontrerai par hasard Julien qui revient du centre-ville où il est allé manger un bout. Son état de santé ne s'est pas du tout amélioré. Je lui explique que je repartirai visiter d’autres temples cet après-midi. Bien entendu, Julien ne compte pas m'accompagner et restera dans sa chambre pour reprendre des forces.

13h30, j'embarque dans le rickshaw et parcours plusieurs kilomètres avant d’arriver à Banteay Kdei, temple d’inspiration bouddhique édifié à la fin du XIIème siècle. Son nom Khmer signifie ‘le temple des cellules’. Bien que ce temple ne soit pas le plus grandiose des temples angkoriens, j'éprouve néanmoins un certain plaisir à le découvrir. Je vous épargne les commentaires rébarbatifs et vous laisse tranquillement profiter des photos.

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Vers 15h00, je quitte Banteay Kdei pour me rendre au fabuleux temple Ta Prohm dont vous trouverez toutes les descriptions détaillées dans le ‘post’ du jour précédent (voir day 64 ci-dessus). C’est déjà ça que je ne dois plus écrire J

Un peu plus d’une heure plus tard, je reprendrai à nouveau le rickshaw pour rejoindre le dernier temple que je visiterai à Angkor, à savoir le temple de Preah Khan. Il fut construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom. Contrairement aux temples montagnes tel que Bayon (day 63), Ce temple monastique n’est pas construit en hauteur, mais tout en longueur. Sa visite nécessite un certain temps. Malheureusement, la chaleur qui règne sur le site est vraiment accablante. Difficile de vous la décrire, mais je vous assure que je transpire abondamment. C’est bien simple, pas un seul cm2 de ma chemise est exempt de transpiration. Quelle horreur. Je serai pratiquement le dernier à quitter le temple avant la fermeture du site. Mon obsession de toujours vouloir prendre plus de photos y est pour beaucoup.

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17h30, je retourne vers Siem Reap et arrive sur place un peu plus d’½ heure plus tard. Je passe à l’hôtel pour me changer et me reposer un peu. Julien dort encore, j'irai manger une pizza au tigre de papier (choix original…). Après avoir mangé, retour à l’hôtel. Dodo tôt ce soir.


Angkor : Day 64

13/04/2009:

Je me lève vers 07h00 et retrouve Julien vers 08h15 à la réception. Nous partons tout de suite après à la recherche d’une boutique de location de vélos. On en trouve rapidement une et payons chacun 1$ par bicyclette. Comme nous ne voulons pas partir le ventre vide, nous petit-déjeunons copieusement avant de monter en selle vers 09h15. Nous traversons en premier lieu la petite ville de Siem Reap où la circulation, bien que très restreinte par rapport à Phnom Penh, est néanmoins très anarchique. La prudence est de rigueur ! Ensuite, nous longeons de larges avenues bordées de luxueux hôtels internationaux et arrivons à nouveau aux ‘guichets d’entrée’ du site d’Angkor. Nous roulerons encore quelques kilomètres, longerons Angkor Wat et continuerons notre promenade à bicyclette pendant encore 1700 mètres.

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Nous nous arrêterons quelques instants sur le pont qui mène à la superbe porte d’entrée sud de l’ancienne cité royale d’Angkor Thom. Le pont est délimité de part et d’autre par deux rangées de statues de géants (54 au total) qui soutiennent deux nagas sacrés (voir day 19). Autre particularité, la porte d’entrée sud est surmontée d’une énigmatique statue à quatre visages.

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Après avoir passé la porte d’entrée, nous pénétrons enfin dans la vaste ville royale d’Angkor Thom. Difficile de s’imaginer que 100.000 personnes y vivaient autrefois, car nous ne découvrons que des arbres, des singes et quelques vaches débonnaires. Nous roulons encore quelques centaines de mètres et arrivons finalement au très mystérieux Bayon 

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Ce dernier fut construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Ce monument en forme de pyramide culmine à 43 mètres de hauteur et dispose de 37 tours ornées pour la plupart de 4 visages sculptés dans la pierre. Le temple montagne de Bayon est de loin le plus énigmatique de tous les temples d’Angkor. Sa structure architecturale extrêmement complexe rend la visite encore plus intéressante. On s’y perd très facilement en somme ! Dédié successivement aux divinités hindoues et à Bouddha, Bayon dispose également d’intéressants bas-reliefs dont nous ne saisissons pas la signification. De tous ceux que nous avons déjà visité les jours précédents, Bayon est de loin notre préféré.

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Après avoir visité Bayon, nous décidons d’aller nous hydrater au plus vite, car la chaleur est très accablante. A la sortie du temple, deux enfants nous sollicitent pour prendre une consommation dans leur gargote respective. Comme ils travaillent tous deux pour des gargotes différentes, laquelle allons-nous choisir pour ne pas mécontenter l'autre ? Nous trouvons la solution en nous asseyant chacun à une table différente (comme toutes les gargotes sont accolées les unes aux autres, cela ne nous pose pas trop de problème pour nous parler).

Nous reprenons ensuite nos vélos, bifurquons à gauche de Bayon et roulons quelques centaines de mètres pour nous arrêter devant le Baphûon, énorme temple montagne dont l’état de délabrement ne traduit certainement pas la grandeur passée du monument. Malgré que l’école Française d’Extrême-Orient soit occupée à sa restauration depuis de longues années, j’imagine cependant qu’elle n’est pas encore arrivée au bout de ses peines.

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Nous ne nous éternisons pas sur place et remontons sur nos selles pour rejoindre la terrasse du roi lépreux qui jouxte celle des éléphants. La terrasse du roi lépreux date du XIIème siècle et dispose de beaux bas-reliefs très bien conservés.

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De là, nous marcherons à travers la forêt pour nous rendre sur le site de l’ancien palais royal. Pour faire simple, du palais royal, il ne subsiste rien ! Seul le temple religieux de Phineanakas (palais céleste) est encore debout. Julien et moi décidons de monter les nombreuses marches qui mènent au sommet, mais sommes déçus par ce que nous découvrons, c’est-à-dire : « un champ de ruines » !

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De retour sur la terre ferme, nous nous faisons la réflexion que toutes les visites qui ont suivies celle d’Angkor Wat et de Bayon nous semblent bien décevantes. A vrai dire, nous regrettons un peu d’avoir débuté le circuit par les plus beaux joyaux. Nous remontons néanmoins sur nos bicyclettes et roulons à nouveau plusieurs kilomètres en direction du temple de Ta Prohm. Arrivés en face de l’édifice, nous décidons de nous restaurer dans une petite gargote. Menu : nouilles sautées au poulet et aux légumes, 3,50$ p.p. Prix excessif, mais pas d’autres alternatives.

Vers 15h00, nous débutons la visite de Ta Prohm. Les rédacteurs du guide du routard ne tarissent pas d’éloges à l’égard du temple angkorien de Ta Prohm  notamment pour le romantisme et la majesté qu’il leur inspire. Je partage totalement leur point de vue: ce temple de la fin du XIIème siècle est totalement livré à la jungle tout comme l’étaient tous les autres temples d’Angkor avant d’être découverts et restaurés. L’école française d’Extrême-orient a délibérément choisi de laisser Ta Prohm en l’état afin que le visiteur puisse s’imaginer ce que découvrirent les premiers archéologues à la fin du XIXème siècle. Choix judicieux, car il est vrai que l’on se prend vite pour Indiana Jones tellement la découverte du temple est palpitante.

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Les arbres (fromagers et ficus) entrelacés entre les pierres servent dorénavant de support à l’édifice. Si un arbre meurt, les blocs s’effondrent.

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Comme rien n’est jamais totalement parfait, je remarque bien vite que je suis loin d’être le seul à me prendre pour Indiana Jones. Ta Prohm est, au même titre qu’Angkor Wat, une véritable attraction touristique, qui déplace massivement les foules ! Malgré cette réalité, je reviendrai sur mes déclarations précédentes, Ta Prohm vient de voler la vedette au mystérieux Bayon, devenant ainsi mon temple préféré ! Un must.

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Vers 17h15, nous remontons à vélo et prenons le chemin du retour. Comme nos vélos ne disposent pas de phares, nous ne voulons certainement pas courir le risque de circuler en pleine obscurité. Nous nous hâterons pour revenir à Siem Reap et arrivons à l’hôtel à 18h30 après avoir déposé les vélos à la boutique.

Exténués par cette longue et belle journée, j'irai prendre une douche bien méritée. Je donne à nouveau rendez-vous à Julien à la réception vers 20h00. Ce soir, nous allons rejoindre Laurent, un compatriote et ancien copain de  classe, qui est actuellement à Siem Reap pour le boulot. Rendez-vous fixé à l’orientaliste à 20h30. Comme le lieu de rencontre est assez excentré, nous préférons prendre un tuk-tuk pour nous y rendre. L’ennui, c’est que nous n’en trouvons pas ! Habituellement si prompts à vous solliciter quand vous n’avez pas besoin de leurs services, les chauffeurs se font exceptionnellement discrets. L’explication est pourtant toute simple. Le nouvel an Khmer débute ce soir même, ce qui implique que les tuk-tuk drivers célèbrent l’évènement en compagnie de leur famille. Après avoir parcouru presque un kilomètre, nous en trouvons finalement un, mais son état d’ébriété fort avancé nous incite à continuer nos recherches ailleurs.

Il est déjà 20h45, nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous, en retard comme d’habitude. Durant le repas, nous parlerons de voyages (Laurent travaille dans le tourisme), d’expériences, de coups de cœur. Bref, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Au menu : canard à l’orange pour moi et un steak pour Julien. Même si le cadre de l’orientaliste est bien sympathique, nous avons quelques difficultés à digérer l’addition. 36$ pour deux médiocres canards et deux bières Angkor L. Nous allons ensuite boire un verre tous ensemble dans la rue des 'pub' de Siem Reap.

Nous ne nous éterniserons cependant pas, car Julien ne se sent pas bien du tout. il est même à deux doigts de perdre connaissance. Nous dirons au revoir à Laurent et à son épouse et pars raccompagner Julien à sa chambre. Fatigue, chaleur, indigestion = K.O. Je lui conseille de se reposer et prévois de lui rendre visite le lendemain matin pour connaitre son état de santé.


 

Angkor : Day 63

12/04/2009:

Pour la deuxième fois de suite, je me réveille très tard et rejoins Julien à la réception de l’hôtel vers midi. Nous partons manger du tofu, des fresh spring-rolls (rouleaux de printemps non frits), des tomates farcies et un amok de poulet. Comme nous avons donné rendez-vous à notre tuk-tuk driver à 13h30, nous devons nous dépêcher de finir notre repas. 13h40, nous arrivons en vue du conducteur de rickshaw, qui s’inquiétait déjà de ne pas nous voir arriver. Nous partons ensuite au nord de Siem Reap pour rejoindre le Banteay Srei, l’un des temples les plus mythiques d’Angkor. Une trentaine de kilomètres nous séparent de ce dernier. Pour l’atteindre, nous traversons la campagne Khmère, qui malgré un relief aussi accidenté que celui de notre plat pays, est de toute beauté. Nous prenons un réel plaisir à découvrir ces nombreux petits villages où la terre est ocre et la végétation généreusement verte. Eblouissant !

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Un peu avant 14h30, nous arrivons en face de l’entrée du temple. Nous présentons nos ‘pass’ aux gardes et débutons tout de suite après la visite du Banteay Srei, qui signifierait en khmer la citadelle des femmes. Selon notre guide, Banteay Srei diffère quelque peu des autres temples pour l’exquise beauté et l’excellent état de conservation de ses bas-reliefs. Le matériau utilisé pour la construction est le grès rose, ce qui n’enlève rien au charme du temple, qui fut découvert en 1914. Bien que datant de la seconde moitié du Xème siècle, sa célébrité remonte seulement à 1924 année durant laquelle André Malraux y déroba quatre bas-reliefs d’Apsara (divinités célestes) et fut assigné à résidence pour ce délit. Cet épisode aurait fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Nous parcourons le site durant 40 minutes et même si nous ne pouvons nier l’intérêt du temple et le raffinement de ses bas-reliefs, nous sommes néanmoins un peu déçus par sa petite taille. Nous avons comme un goût de trop-peu ! 

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Après la visite, nous irons nous désaltérer et reprendrons 20 minutes plus tard le tuk-tuk pour nous rendre à Angkor Wat. Sur le chemin du retour, nous demandons au chauffeur de faire plusieurs haltes afin de prendre des photos de la campagne Khmère. Durant l'un de ces arrêts, une rizière attire particulièrement mon attention. Lorsque j’arrive à proximité de cette dernière, plusieurs enfants surgissent de nulle part et viendront, comme par magie, se poster en face de mon objectif.

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Vers 16h45, nous arrivons à hauteur du célébrissime Angkor Wat, le plus grandiose et le plus vénéré de tous les temples d’Angkor. Pour atteindre l’entrée principale du Wat, nous traversons une chaussée reposant sur une douve large de 190 mètres. Le complexe occupe une surface totale de 1500 mètres sur 1300 mètres. Construit sous le règne de Suryavarman II durant la première moitié du XIIème siècle, Angkor Wat signifie en khmer ‘la ville pagode’. Initialement dédié au dieu hindou Vishnou, il sera converti au culte de bouddha plus de deux siècles plus tard. Symbole incontournable du Cambodge, le Wat est l’emblème central qui figure sur le drapeau du pays.

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Nous pénétrons dans l’enceinte d’Angkor Wat, par la Gopura occidental http://fr.wikipedia.org/wiki/Gopura . Dès lors, nous apercevons tout au bout de la chaussée les mythiques tours d’Angkor Wat.

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Nous marchons à nouveau plusieurs centaines de mètres avant d’arriver à l’entrée du temple. Là, nous gravissons de nombreuses marches et atteignons rapidement le second niveau. Nous y découvrons quatre énormes bassins de pierre. Fort malheureusement la trop timide lumière de cette fin d’après-midi et les hordes de touristes débiles qui posent des heures durant devant les superbes bas-reliefs, ne me permettent pas de prendre un quelconque cliché convenable hormis quelques rares photos des intrigantes apsaras.

13:56 Écrit par Beno | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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