28/09/2009

Singapour : l'expatriation

prochaine mise à jour

17:02 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le retour qui n'en est pas un

Bruxelles:

bruxmont des arts

brux (4)Godefroid de Bouillon, place royale

 brux (5)

brux (10)villo

brux (3)gare du midi

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brux (9)la Jup

brux (8)


Mons-Borinage : les retrouvailles

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Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

12/09/2009

Angkor

14/04/2009: Day 65

Je me réveille vers 09h00. Vers 10h00, Je vais voir Julien pour prendre des nouvelles de son état de santé. Arrivé devant sa porte, je n’entends aucun bruit. Présumant qu’il se repose encore, je n’ose interrompre son sommeil et retourne dans ma chambre. Ensuite, petit-déjeuner dans ‘la rue des bouchers’ et élaboration du programme de la journée. Je visiterai deux nouveaux temples : Banteay Kdei et Preah Khan et retournerai à Ta Prohm, car je ne suis pas satisfait des photos prises la veille (dû à la faible luminosité), mais surtout parce que je brûle d’impatience de le revoir une seconde fois.

Après le repas, je retourne voir le tuk-tuk driver de l’avant-veille et négocie le circuit pour 9$. Départ prévu vers 13h30. Comme il me reste pratiquement deux heures avant de partir, je retourne au cybercafé pour la mise à jour du blog. Après une heure de travail, j’irai griller une cigarette dans la rue et rencontrerai par hasard Julien qui revient du centre-ville où il est allé manger un bout. Son état de santé ne s'est pas du tout amélioré. Je lui explique que je repartirai visiter d’autres temples cet après-midi. Bien entendu, Julien ne compte pas m'accompagner et restera dans sa chambre pour reprendre des forces.

13h30, j'embarque dans le rickshaw et parcours plusieurs kilomètres avant d’arriver à Banteay Kdei, temple d’inspiration bouddhique édifié à la fin du XIIème siècle. Son nom Khmer signifie ‘le temple des cellules’. Bien que ce temple ne soit pas le plus grandiose des temples angkoriens, j'éprouve néanmoins un certain plaisir à le découvrir. Je vous épargne les commentaires rébarbatifs et vous laisse tranquillement profiter des photos.

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Vers 15h00, je quitte Banteay Kdei pour me rendre au fabuleux temple Ta Prohm dont vous trouverez toutes les descriptions détaillées dans le ‘post’ du jour précédent (voir day 64 ci-dessus). C’est déjà ça que je ne dois plus écrire J

Un peu plus d’une heure plus tard, je reprendrai à nouveau le rickshaw pour rejoindre le dernier temple que je visiterai à Angkor, à savoir le temple de Preah Khan. Il fut construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom. Contrairement aux temples montagnes tel que Bayon (day 63), Ce temple monastique n’est pas construit en hauteur, mais tout en longueur. Sa visite nécessite un certain temps. Malheureusement, la chaleur qui règne sur le site est vraiment accablante. Difficile de vous la décrire, mais je vous assure que je transpire abondamment. C’est bien simple, pas un seul cm2 de ma chemise est exempt de transpiration. Quelle horreur. Je serai pratiquement le dernier à quitter le temple avant la fermeture du site. Mon obsession de toujours vouloir prendre plus de photos y est pour beaucoup.

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17h30, je retourne vers Siem Reap et arrive sur place un peu plus d’½ heure plus tard. Je passe à l’hôtel pour me changer et me reposer un peu. Julien dort encore, j'irai manger une pizza au tigre de papier (choix original…). Après avoir mangé, retour à l’hôtel. Dodo tôt ce soir.


Angkor : Day 64

13/04/2009:

Je me lève vers 07h00 et retrouve Julien vers 08h15 à la réception. Nous partons tout de suite après à la recherche d’une boutique de location de vélos. On en trouve rapidement une et payons chacun 1$ par bicyclette. Comme nous ne voulons pas partir le ventre vide, nous petit-déjeunons copieusement avant de monter en selle vers 09h15. Nous traversons en premier lieu la petite ville de Siem Reap où la circulation, bien que très restreinte par rapport à Phnom Penh, est néanmoins très anarchique. La prudence est de rigueur ! Ensuite, nous longeons de larges avenues bordées de luxueux hôtels internationaux et arrivons à nouveau aux ‘guichets d’entrée’ du site d’Angkor. Nous roulerons encore quelques kilomètres, longerons Angkor Wat et continuerons notre promenade à bicyclette pendant encore 1700 mètres.

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Nous nous arrêterons quelques instants sur le pont qui mène à la superbe porte d’entrée sud de l’ancienne cité royale d’Angkor Thom. Le pont est délimité de part et d’autre par deux rangées de statues de géants (54 au total) qui soutiennent deux nagas sacrés (voir day 19). Autre particularité, la porte d’entrée sud est surmontée d’une énigmatique statue à quatre visages.

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Après avoir passé la porte d’entrée, nous pénétrons enfin dans la vaste ville royale d’Angkor Thom. Difficile de s’imaginer que 100.000 personnes y vivaient autrefois, car nous ne découvrons que des arbres, des singes et quelques vaches débonnaires. Nous roulons encore quelques centaines de mètres et arrivons finalement au très mystérieux Bayon 

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Ce dernier fut construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Ce monument en forme de pyramide culmine à 43 mètres de hauteur et dispose de 37 tours ornées pour la plupart de 4 visages sculptés dans la pierre. Le temple montagne de Bayon est de loin le plus énigmatique de tous les temples d’Angkor. Sa structure architecturale extrêmement complexe rend la visite encore plus intéressante. On s’y perd très facilement en somme ! Dédié successivement aux divinités hindoues et à Bouddha, Bayon dispose également d’intéressants bas-reliefs dont nous ne saisissons pas la signification. De tous ceux que nous avons déjà visité les jours précédents, Bayon est de loin notre préféré.

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Après avoir visité Bayon, nous décidons d’aller nous hydrater au plus vite, car la chaleur est très accablante. A la sortie du temple, deux enfants nous sollicitent pour prendre une consommation dans leur gargote respective. Comme ils travaillent tous deux pour des gargotes différentes, laquelle allons-nous choisir pour ne pas mécontenter l'autre ? Nous trouvons la solution en nous asseyant chacun à une table différente (comme toutes les gargotes sont accolées les unes aux autres, cela ne nous pose pas trop de problème pour nous parler).

Nous reprenons ensuite nos vélos, bifurquons à gauche de Bayon et roulons quelques centaines de mètres pour nous arrêter devant le Baphûon, énorme temple montagne dont l’état de délabrement ne traduit certainement pas la grandeur passée du monument. Malgré que l’école Française d’Extrême-Orient soit occupée à sa restauration depuis de longues années, j’imagine cependant qu’elle n’est pas encore arrivée au bout de ses peines.

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Nous ne nous éternisons pas sur place et remontons sur nos selles pour rejoindre la terrasse du roi lépreux qui jouxte celle des éléphants. La terrasse du roi lépreux date du XIIème siècle et dispose de beaux bas-reliefs très bien conservés.

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De là, nous marcherons à travers la forêt pour nous rendre sur le site de l’ancien palais royal. Pour faire simple, du palais royal, il ne subsiste rien ! Seul le temple religieux de Phineanakas (palais céleste) est encore debout. Julien et moi décidons de monter les nombreuses marches qui mènent au sommet, mais sommes déçus par ce que nous découvrons, c’est-à-dire : « un champ de ruines » !

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De retour sur la terre ferme, nous nous faisons la réflexion que toutes les visites qui ont suivies celle d’Angkor Wat et de Bayon nous semblent bien décevantes. A vrai dire, nous regrettons un peu d’avoir débuté le circuit par les plus beaux joyaux. Nous remontons néanmoins sur nos bicyclettes et roulons à nouveau plusieurs kilomètres en direction du temple de Ta Prohm. Arrivés en face de l’édifice, nous décidons de nous restaurer dans une petite gargote. Menu : nouilles sautées au poulet et aux légumes, 3,50$ p.p. Prix excessif, mais pas d’autres alternatives.

Vers 15h00, nous débutons la visite de Ta Prohm. Les rédacteurs du guide du routard ne tarissent pas d’éloges à l’égard du temple angkorien de Ta Prohm  notamment pour le romantisme et la majesté qu’il leur inspire. Je partage totalement leur point de vue: ce temple de la fin du XIIème siècle est totalement livré à la jungle tout comme l’étaient tous les autres temples d’Angkor avant d’être découverts et restaurés. L’école française d’Extrême-orient a délibérément choisi de laisser Ta Prohm en l’état afin que le visiteur puisse s’imaginer ce que découvrirent les premiers archéologues à la fin du XIXème siècle. Choix judicieux, car il est vrai que l’on se prend vite pour Indiana Jones tellement la découverte du temple est palpitante.

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Les arbres (fromagers et ficus) entrelacés entre les pierres servent dorénavant de support à l’édifice. Si un arbre meurt, les blocs s’effondrent.

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Comme rien n’est jamais totalement parfait, je remarque bien vite que je suis loin d’être le seul à me prendre pour Indiana Jones. Ta Prohm est, au même titre qu’Angkor Wat, une véritable attraction touristique, qui déplace massivement les foules ! Malgré cette réalité, je reviendrai sur mes déclarations précédentes, Ta Prohm vient de voler la vedette au mystérieux Bayon, devenant ainsi mon temple préféré ! Un must.

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Vers 17h15, nous remontons à vélo et prenons le chemin du retour. Comme nos vélos ne disposent pas de phares, nous ne voulons certainement pas courir le risque de circuler en pleine obscurité. Nous nous hâterons pour revenir à Siem Reap et arrivons à l’hôtel à 18h30 après avoir déposé les vélos à la boutique.

Exténués par cette longue et belle journée, j'irai prendre une douche bien méritée. Je donne à nouveau rendez-vous à Julien à la réception vers 20h00. Ce soir, nous allons rejoindre Laurent, un compatriote et ancien copain de  classe, qui est actuellement à Siem Reap pour le boulot. Rendez-vous fixé à l’orientaliste à 20h30. Comme le lieu de rencontre est assez excentré, nous préférons prendre un tuk-tuk pour nous y rendre. L’ennui, c’est que nous n’en trouvons pas ! Habituellement si prompts à vous solliciter quand vous n’avez pas besoin de leurs services, les chauffeurs se font exceptionnellement discrets. L’explication est pourtant toute simple. Le nouvel an Khmer débute ce soir même, ce qui implique que les tuk-tuk drivers célèbrent l’évènement en compagnie de leur famille. Après avoir parcouru presque un kilomètre, nous en trouvons finalement un, mais son état d’ébriété fort avancé nous incite à continuer nos recherches ailleurs.

Il est déjà 20h45, nous arrivons enfin au lieu de rendez-vous, en retard comme d’habitude. Durant le repas, nous parlerons de voyages (Laurent travaille dans le tourisme), d’expériences, de coups de cœur. Bref, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Au menu : canard à l’orange pour moi et un steak pour Julien. Même si le cadre de l’orientaliste est bien sympathique, nous avons quelques difficultés à digérer l’addition. 36$ pour deux médiocres canards et deux bières Angkor L. Nous allons ensuite boire un verre tous ensemble dans la rue des 'pub' de Siem Reap.

Nous ne nous éterniserons cependant pas, car Julien ne se sent pas bien du tout. il est même à deux doigts de perdre connaissance. Nous dirons au revoir à Laurent et à son épouse et pars raccompagner Julien à sa chambre. Fatigue, chaleur, indigestion = K.O. Je lui conseille de se reposer et prévois de lui rendre visite le lendemain matin pour connaitre son état de santé.


 

Angkor : Day 63

12/04/2009:

Pour la deuxième fois de suite, je me réveille très tard et rejoins Julien à la réception de l’hôtel vers midi. Nous partons manger du tofu, des fresh spring-rolls (rouleaux de printemps non frits), des tomates farcies et un amok de poulet. Comme nous avons donné rendez-vous à notre tuk-tuk driver à 13h30, nous devons nous dépêcher de finir notre repas. 13h40, nous arrivons en vue du conducteur de rickshaw, qui s’inquiétait déjà de ne pas nous voir arriver. Nous partons ensuite au nord de Siem Reap pour rejoindre le Banteay Srei, l’un des temples les plus mythiques d’Angkor. Une trentaine de kilomètres nous séparent de ce dernier. Pour l’atteindre, nous traversons la campagne Khmère, qui malgré un relief aussi accidenté que celui de notre plat pays, est de toute beauté. Nous prenons un réel plaisir à découvrir ces nombreux petits villages où la terre est ocre et la végétation généreusement verte. Eblouissant !

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Un peu avant 14h30, nous arrivons en face de l’entrée du temple. Nous présentons nos ‘pass’ aux gardes et débutons tout de suite après la visite du Banteay Srei, qui signifierait en khmer la citadelle des femmes. Selon notre guide, Banteay Srei diffère quelque peu des autres temples pour l’exquise beauté et l’excellent état de conservation de ses bas-reliefs. Le matériau utilisé pour la construction est le grès rose, ce qui n’enlève rien au charme du temple, qui fut découvert en 1914. Bien que datant de la seconde moitié du Xème siècle, sa célébrité remonte seulement à 1924 année durant laquelle André Malraux y déroba quatre bas-reliefs d’Apsara (divinités célestes) et fut assigné à résidence pour ce délit. Cet épisode aurait fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Nous parcourons le site durant 40 minutes et même si nous ne pouvons nier l’intérêt du temple et le raffinement de ses bas-reliefs, nous sommes néanmoins un peu déçus par sa petite taille. Nous avons comme un goût de trop-peu ! 

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Après la visite, nous irons nous désaltérer et reprendrons 20 minutes plus tard le tuk-tuk pour nous rendre à Angkor Wat. Sur le chemin du retour, nous demandons au chauffeur de faire plusieurs haltes afin de prendre des photos de la campagne Khmère. Durant l'un de ces arrêts, une rizière attire particulièrement mon attention. Lorsque j’arrive à proximité de cette dernière, plusieurs enfants surgissent de nulle part et viendront, comme par magie, se poster en face de mon objectif.

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Vers 16h45, nous arrivons à hauteur du célébrissime Angkor Wat, le plus grandiose et le plus vénéré de tous les temples d’Angkor. Pour atteindre l’entrée principale du Wat, nous traversons une chaussée reposant sur une douve large de 190 mètres. Le complexe occupe une surface totale de 1500 mètres sur 1300 mètres. Construit sous le règne de Suryavarman II durant la première moitié du XIIème siècle, Angkor Wat signifie en khmer ‘la ville pagode’. Initialement dédié au dieu hindou Vishnou, il sera converti au culte de bouddha plus de deux siècles plus tard. Symbole incontournable du Cambodge, le Wat est l’emblème central qui figure sur le drapeau du pays.

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Nous pénétrons dans l’enceinte d’Angkor Wat, par la Gopura occidental http://fr.wikipedia.org/wiki/Gopura . Dès lors, nous apercevons tout au bout de la chaussée les mythiques tours d’Angkor Wat.

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Nous marchons à nouveau plusieurs centaines de mètres avant d’arriver à l’entrée du temple. Là, nous gravissons de nombreuses marches et atteignons rapidement le second niveau. Nous y découvrons quatre énormes bassins de pierre. Fort malheureusement la trop timide lumière de cette fin d’après-midi et les hordes de touristes débiles qui posent des heures durant devant les superbes bas-reliefs, ne me permettent pas de prendre un quelconque cliché convenable hormis quelques rares photos des intrigantes apsaras.

13:56 Écrit par Beno | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |