20/05/2009

Thaïlande, retour à la case départ...

Septante jours plus tard

DSC05297aBangkok, Asok trafic lights

Initialement, j'avais décidé de rendre public mon périple jour après jour. Vous avez ainsi pu suivre mon agenda au quotidien, j'espére que cela vous a plu et que vous continuerez à suivre le blog avec le même intérêt que vous m'avez témoigné jusqu’à présent. Sachez que de mon côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous faire partager mes expériences, à vous transmettre mes impressions, mes coups de cœur.

Merci de m'avoir fait parvenir vos nombreux messages de sympathie, vos commentaires, vos observations. Tous vos messages m'encouragent à travailler davantage le blog. Grace à vous, ce dernier dépasse actuellement les 6600 visites. Je n’en espérais pas autant lorsque j'ai posté mes premiers commentaires le 07/02/2009. Septante jours plus tard, les choses sont bien différentes, je suis devenu plus ambitieux. J'ai besoin de vous pour augmenter encore et encore le nombre de visites. Pour cela, continuez à le lire régulièrement et n’hésitez surtout pas à faire la promo du blog autour de vous.     

Je dois pourtant avouer que tenir à jour un journal nécessite un travail titanesque. Tâche d’autant plus difficile à réaliser lorsque vous ne disposez pas d'ordinateur portable et que vous traversez des pays comme le Laos ou le Cambodge où les connexions Internet fluides et rapides sont quasi inexistantes. Je comptabilise un retard considérable, qui n’a fait que s’accentuer ces dernières semaines. Désolé.

Pour y remédier, je choisis dorénavant de ne plus structurer le blog comme un journal ‘intime’ rédigé au jour le jour, mais plutôt comme un guide touristique. Pour chaque nouvelle destination, je mettrai en évidence les principales curiosités et les plus belles découvertes. Je décide aussi de privilégier davantage les photos et surtout d’éviter à l’avenir les détails superflus comme : l’heure exacte de mon réveil, le menu complet de mon repas de midi, etc.

Je n’abandonnerai pas pour autant les commentaires. Rassurez-vous, il y aura toujours beaucoup de texte, mais je tâcherai dorénavant d’aller à l’essentiel et de toujours vous communiquer mes impressions et observations de la manière la plus objective.  

Je reste bien entendu à l’écoute de vos remarques. N'hésitez donc pas à me les faire parvenir à l’adresse suivante : strappazonben@hotmail.com

Benoît         

20:54 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bangkok, benoit, strappazon, asok, trafic lights |  Facebook |

Bangkok

18/04/2009: Day 69

 dyn004_original_448_336_pjpeg__9711eca76280cbe9643245839371e25cThaïlande, drapeau

http://leenetbenoit.skynetblogs.be/post/6715339/i-thailan...

Réveil vers 07h00 du matin, je termine d’empaqueter mes baguages et pars petit-déjeuner sur la terrasse supérieure de l’hôtel. Ensuite rapide check-out à la réception avant de rejoindre notre taxi vers 08h30.

Le véhicule, qui ne porte aucune mention spécifiant son activité, est en réalité une banale voiture de marque Honda et pas spécialement le modèle le plus récent si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui attire tout de suite notre attention, c’est que le volant du véhicule est à droite et non à gauche comme cela devrait être le cas. Selon Julien, il s’agit sans doute là d’un véhicule volé en Thaïlande (où l’on roule à gauche) et utilisé sur les routes cambodgiennes.  Julien indique que cette combine est fréquente de ce côté-ci de la frontière, tout le monde en Thaïlande est au courant de ce problème. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que nous voyons un véhicule immatriculé au Cambodge et qui possède un volant à droite. Bref, tout ce blabla pour vous dire que nous ne sommes vraiment pas rassurés de monter dans ce véhicule censé nous amener à Poipet à la frontière Thaïlandaise. Imaginez que vous devez dépasser une voiture par la gauche et que votre volant est sur la droite, votre visibilité est extrêmement réduite et la visibilité sur une route aussi étroite et fréquentée que celle que nous allons emprunter est absolument indispensable.

Avant de démarrer, le chauffeur essaie de nous embrouiller et de nous soutirer quelques dollars supplémentaires pour le trajet. On reste ferme et refusons catégoriquement d’augmenter le prix convenu la veille avec l’hôtel. Faut pas rêver !

Sur la route, Julien et moi sommes blancs de peur. Le chauffeur roule à tombeau ouvert, dépasse constamment peu importe que d’autres véhicules arrivent à pleine vitesse dans le sens inverse. Quelle horreur ! On arrive tout de même à se dérider en entendant les versions cambodgiennes de standards de la musique pop anglo-saxonne notamment « careless whisper » de George Michael et « the house of the rising sun » de the Animals. Nul.      

Nous arrivons à Poipet vers 10h00, sain et sauf. Quel miracle ! Cette petite ville misérable souffre d’une très mauvaise réputation. En effet, de nombreux touristes ont déjà connu quantité de déboires en traversant la frontière. Vol des documents d’identité et ensuite chantage pour pouvoir les récupérer moyennant un très gros bakchich, dépôt de drogues dans votre sac à votre insu et j’en passe. Nous restons sur nos gardes et ne tardons pas pour nous présenter au bureau de l’immigration pour notre sortie du territoire. Nous obtiendrons très rapidement notre tampon sans avoir connu le moindre souci.

Nous traversons ensuite une zone tampon de quelques centaines de mètres où nous découvrons plusieurs casinos (interdits en Thaïlande). Beaucoup de touristes et de ressortissants thaïs se rendent à Poipet pour assouvir leurs envies de sensations fortes. Franchement, je ne vois vraiment pas ce que l’on peut y faire d’autre.

Au poste frontière thaï, les formalités prendront nettement plus de temps. Un peu plus d’une heure de file pour recevoir mon tampon valable jusqu’au 02 mai. Il faut savoir que lorsque l’on arrive sur le territoire thaï autrement que par avion, le visa n’est pas de 30 jours comme ce fut le cas le 09 février, mais de 15.

Passés le poste frontière, nous arrivons à la petite ville d’Aranyaprathet où nous nous restaurons et parcourons les différentes compagnies de bus pour nous informer des options que nous pouvons envisager. Malheureusement pour moi, il n’y a pas de bus aujourd’hui pour Koh Chang via Trat comme je l’espérais. Je décide alors de prendre le même bus que Julien et de l’accompagner à Bangkok, ville que j'aime tout particulièrement. Nous prenons le bus pendant quatre heures environ et arrivons à la station de bus de Lumpini. Là, nous prenons un taxi jusque l’appartement de Julien. Je dépose mes sacs chez lui et pars peu de temps après à la recherche d’un hôtel dans le quartier de Asok, sur le soi 19. J'en trouve rapidement un. Prix de la chambre : 1100 Baht assez cher compte-tenu du rapport qualité/prix. Sam’s lodge (c'est le nom de l'hôtel) n’est pas vraiment une adresse à recommander.

En passant chez Julien, j'ai pu récupérer l'ordinateur portable et télécharge toutes mes photos dessus. Quel bonheur de les contempler pour la première fois sur grand écran. Vers 20h00, je rejoindrai Julien à Asok et partons tout de suite après nous restaurer au Burger King.

Nous décidons ensuite d’aller boire un verre dans un bar nommé The Nest, au sommet d’un gratte-ciel du centre-ville. Cadre féérique, la vue est impressionnante, le bar est décoré avec goût, musique lounge, service impeccable, mais le prix des consommations va de paire avec le contexte. Environ 150 Baht pour une bière.

Julien et moi irons écumer différents bars de la capitale. Grosse orgie au whisky coca. Je rentrerai à l’hôtel vers 06h30 du matin. Je m’écroule ensuite sur le lit. K.O. technique.  

19/05/2009

Battambang

17/04/2009 : Day 68

Réveil à 08h00 du matin. Je retrouve Julien sur la terrasse de l’immeuble vers 08H30 pour le petit-déjeuner. Après s’être bien rempli la panse, nous sortons de l’hôtel et débutons les négociations avec les chauffeurs de tuk-tuk pour organiser notre journée. Comme la ville de Battambang ne présente qu’un intérêt très limité, nous prévoyons de visiter le Wat Banan, qui se trouve à 22 km au sud de la ville et de tester l’attraction n°1 de la région à savoir le Bamboo train. Nous obtenons le tout pour 30$, somme que nous devons partager.

Nous quittons Battambang vers 09h30, traversons avec bonheur la campagne khmère si attachante à nos yeux. L’itinéraire est un véritable enchantement, nous prenons beaucoup de plaisir à observer ces nombreux villages où, aujourd’hui encore, des centaines de jeunes attendent patiemment le long de la route pour asperger les mobylettes et les pick-up qui y passent. L’ambiance est très bon enfant. On adore.

Pour être honnête, malgré leurs tentatives, nous n'avons pas été aspergés sur le chemin qui nous mène au Wat Banan. Julien et moi ne perdont pas de vue que nous sommes en sursis. Qui de nous deux sera le premier à se faire bâptiser?

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Vers 10h30, nous arrivons finalement à l’entrée du site de Wat Banan. Jour de fête oblige, le site est massivement pris d’assaut par les cambodgiens, qui viennent y passer la journée en famille. Nous découvrons des scènes de vie très amusantes, les gens sourient abondamment et nous regardent souvent avec beaucoup de curiosité et toujours énormément de gentillesse. Il est vrai que les occidentaux sont relativement rares dans la région. Nous sommes un peu l’attraction du village, on s’en amuse.

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Nous nous acquittons du droit d’entrée de 2$ p.p. pour accéder au temple, qui se trouve tout en haut d’une colline de 100 mètres de haut. Nous parcourons péniblement les marches qui mènent au sommet. La chaleur est à nouveau étouffante, tout effort physique nous épuise très rapidement ! Nous faisons un break à mi hauteur, avalons chacun une petite bouteille d’eau et reprenons notre ascension.

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Arrivés tout en haut de la colline, nous découvrons les vestiges de Wat Banan, romantique petit temple datant du XIème siècle. Cadre verdoyant et vue intéressante sur les plaines environnantes.

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A notre retour sur la terre ferme, nous prenons une petite collation avant de remonter dans le tuk-tuk, mais cette fois-ci nous faisons le plein de bouteilles d’eau, prêts à riposter en cas d’attaque. Ce n’est en réalité qu’un prétexte, car nous allons prendre activement part au nouvel an khmer. Chaque fois que nous croisons un pick-up, ou des villageois sur le bord de la route, nous arrosons tout le monde sans la moindre distinction. Finalement on s’en tirera bien, l’arroseur ne sera que peu arrosé.

40 minutes après notre départ de Wat Banan, nous nous arrêtons à nouveau pour la deuxième activité de la journée, à savoir le Bamboo train. Il s’agit en fait d’une plateforme en bambou posée sur un châssis rectangulaire qui repose à son tour sur deux essieux. Un moteur de type tondeuse à gazon actionne le tout et donne vie à ce singulier moyen de transport.

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Julien et moi prenons place sur le ‘tapis volant’ et débutons alors notre voyage. Très folklorique, nous vous proposons de consulter les liens vidéo ci-dessous. Comme il n’y a qu’une seule voie de chemin de fer, dès que notre train en bambou en rencontre un autre venant en sens inverse, le moins chargé des deux, est démonté afin de laisser continuer l’autre. Très amusant !

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73153298596&ref=mf

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73163873596

Malgré l’inconfort du Bamboo train, nous sommes ravis par cette expérience peu commune. Une heure après avoir débuté l’activité, nous sommes de retour au point de départ juste à proximité de notre tuk-tuk. Ce dernier nous ramène alors à l’hôtel Royal au centre-ville de Battambang.

Il est plus de 13h30, nous sommes de retour à Battambang et avons sérieusement les crocs. Nous partons immédiatement au bar restaurant le Gecko. Julien commande une pizza (c’est fou comme celui-là est attaché aux plats occidentaux) et moi un amok de poisson. Franchement, j’aurais dû suivre son exemple, car l’amok, en plus d’avoir une couleur verdâtre assez suspecte, est tout simplement insipide.

Ensuite, nous passerons l’après-midi sur Internet et discuterons longuement de la suite de notre programme. Il est en tout cas certain que nous n’allons pas nous attarder à Battambang. Nous prévoyons alors de faire appel à un taxi pour nous conduire au poste frontière de Poipet. Prix de la course 27$. Julien doit retourner à Bangkok, car il reprend le boulot dès lundi et moi, je n’ai pas encore statué sur la destination finale. A vrai dire, j'hésite entre les l’île de Koh Chang, celle de Koh Samet (plus proche de Bangkok, mais plus petite également) ou rentrer tout simplement sur Bangkok en même temps que Julien. Je prendrai une décision demain en fonction des correspondances de bus.

Vers 19H45, nous allons manger au smokin’ pot, cantine familiale et accessoirement école de cuisine. Sans doute la meilleure adresse de Battambang. Julien commande un lok-lak et moi, je choisis le volcan, sorte de fondue cambodgienne, à savoir de la viande de bœuf grillée sur une pierrade et mélangée à des légumes subtilement épicés. Délicieux !

Après notre repas, nous nous rendons au Gecko pour y boire quelques verres. Malheureusement pour nous, le café vient de fermer ses portes. Nous retournerons alors à l’hôtel et boirons quelques bières en terrasse. Dodo vers minuit.


16/04/2009: day 67

Réveil très tôt pour nous rendre à Battambang. Après avoir réglé nos chambres à la réception de l’hôtel, un taxi passera nous prendre à 08h00 pour nous conduire à la station de bus de la ville. Aujourd’hui, Julien se sent en grande forme,

Nous arrivons à la station de bus vers 08h20. Notre bus de la compagnie Paramount est déjà là. Quel soulagement de voyager dans un bus confortable disposant de toilettes. Nous nous réjouissons un peu trop vite, car un rebondissement survient très rapidement. On nous explique juste avant d’embarquer dans le bus que ce dernier ne va pas à Battambang, mais à Phnom Penh. Celui que nous devons prendre se trouve juste à côté et comme vous pouvez vous en douter, il ne présente absolument pas le même confort que le précédent (pas d’air-conditionné, pas de toilettes, vétusté manifeste, ne porte aucune mention de la compagnie Paramount etc.). Je demande au steward si c’est une blague, il me répond que le bus que nous devons prendre pour Battambang appartient à la même compagnie. On le croit sur parole ;) Bref, on s’est bien fait arnaquer sur ce coup là. Pas le choix, on doit embarquer nos bagages sur lesquels un employé écrira au gros feutre noir indélébile le numéro de notre siège, pourquoi s’ennuyer à coller un sticker portant ces mêmes références alors que l’on peut directement écrire sur votre sac sans vous demander votre avis ? Charmant.  

Le voyage nous semble interminable malgré la faible distance qui sépare les deux villes (+/- 180 km). Pourtant, nous pouvons nous estimer chanceux, car les autorités du pays viennent de terminer, début du mois d’avril, d’asphalter la route qui mène de Siem Reap au poste frontière de Poipet.  Comme notre bus emprunte une bonne partie de cette route jusque la ville de Sisophon, nous pouvons circuler bien plus rapidement que sur la route en terre battue qui reliait précédemment Siem Reap à la Thaïlande. A Sisophon, le bus prendra ensuite une autre route qui mène vers le sud du pays. Nous pensions donc passer cinq heures dans le bus, en réalité, nous arriverons vers midi à Battambang. Soit un trajet de 3h30 au total.

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A notre arrivée à Battambang, nous faisons appel à un tuk-tuk pour faire la tournée des hôtels que nous avions sélectionnés dans le guide. A vrai dire, le choix d’hébergement à Battambang est très limité. Pas plus de trois ou quatre adresses à mentionner. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres, notre rickshaw s’arrête au premier hôtel figurant sur notre liste (The Royal Hotel). Julien restera dans le tuk-tuk pendant que j’irai inspecter les chambres. Mon impression est bonne et suis même étonné d’entendre le prix dérisoire demandé pour la chambre compte-tenu de l’excellent rapport qualité-prix (7$). Sur base de mes commentaires, nous décidons de ne pas continuer notre prospection et de rester loger deux nuits dans cet hôtel. Nous remercions notre chauffeur, prix de la course en tuk-tuk : 1$. Nous remplissons les formalités du check-in et déposons nos affaires dans nos chambres respectives.

Julien et moi partons alors à la recherche d’un endroit pour contenter nos estomacs. Niveau restauration, là aussi, très peu de choix disponible. On constate vite que Battambang ne connait pas le développement touristique de Siem Reap ou de Phnom Penh. De plus, nous avons l’impression de parcourir une ville fantôme, les rues sont étrangement calmes et vides. La chaleur accablante qui s’abat sur la ville explique sans doute cela. En toute objectivité, je suis convaincu que cette journée est la plus chaude de toutes celles que nous avons connues depuis notre arrivée en Asie. J’avais déjà fait ce type de commentaires précédemment lorsque nous parcourions les villes d’Ayutthaya et de Hué, mais aujourd’hui c’est sans commune mesure. Nous n’avons pas de thermomètre sous la main, mais nul doute que si nous en possédions un, il dépasserait allègrement les 40 degrés. Pas de vent, pas beaucoup d’ombre non plus. Le Soleil est écrasant !

Nous trouvons finalement la rue où se trouvent les deux restaurants recommandés par le guide. Comme celui qui remporte notre préférence (smokin’ pot) est fermé pour cause de nouvel an Khmer, nous nous rabattons forcément sur le second au nom évocateur de ‘white rose’. Nous commandons deux lok-lak et un baboung (large bol de soupe garnis de nouilles, de petits rouleaux de printemps, de porc frit et de légumes) et deux bières Angkor.

Après le repas, nous partons sillonner quelques rues du centre-ville avant de vite revenir à l’hôtel pour nous mettre à l’abri. Je donne rendez-vous à Julien en fin d’après-midi et pars faire une petite sieste. Le ventilateur qui tourne en continu arrive à peine à rafraîchir la pièce, je me sens exténué et ne tarderai pas tomber à mon tour dans les bras de Morphée. Quel sommeil de plomb !

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Je me réveille plus de deux heures plus tard, il est déjà 17h30. J'irai retrouver Julien et sortons à nouveau pour nous balader un peu. Rien de transcendant à découvrir dans cette petite ville sans grand charme. Bien que nous ne soyons pas les seuls touristes à Battambang, on ne peut pas dire non plus qu’il y ait véritablement affluence. Pour être honnête, on en fait vite le tour et si d'aventure vous souhaitiez boire un verre dans un endroit branché ou même faire la fête dans un bar, passez votre chemin, car Battambang n’est pas faite pour vous !

Nous marchons le long d’une rue qui mène au marché central, une mobylette passe lentement à côté de nous. Soudain, j'entends un énorme « splash » ! On l’avait un peu perdu de vue, mais le nouvel an Khmer (la fête de l’eau) bat son plein. Julien en a fait les frais. Il dégouline de partout, je suis hilare ! Arrivés au marché de Battambang, nous remarquons que plusieurs dizaines de jeunes cambodgiens s’aspergent à coup de sachets en plastique remplis d’eau. On tombe vraiment dans un guet-apens, je n’ose dégainer mon appareil photo par crainte d’être aspergé. Dommage, car ça méritait quelques clichés.

Pour remédier à cela, je suis quand même allé chercher trois photos du songkran (Thaïlande) sur le net pour vous donner une idée de cette fête très atypique.

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Pour rejoindre le seul café  potable de la ville ‘Le Gecko’, nous devons absolument traverser le marché central. Là, on nous regarde avec de grands sourires narquois, mais rien ne bouge pour le moment, on dirait qu’ils n’osent pas nous canarder. Par contre, dès qu’un pick-up rempli de passagers pointe le bout de son nez, il est directement aspergé de tous côtés. Plus les gens sont mouillés, plus ils rient. Quelle joie de vivre !

Nous arrivons tant bien que mal à nous extraire de la ligne de tir et atterrissons en face du ‘gecko’, qui est lui aussi fermé pour cause de nouvel an khmer. Nous décidons alors de revenir manger au restaurant qui se trouve sur le toit de l’hôtel Royal. Nous marchons en catimini à travers des ruelles peu fréquentées, car sur les grands axes, la bataille fait toujours rage. Pour preuve des centaines de sacs en plastique déchirés et vidés de leur substance jonchent le sol.

Arrivés à l’hôtel, nous mangerons quelques plats traditionnels cambodgiens, boirons quelques bières et irons dormir vers 22h30. Un record !  

Siem Reap

15/04/2009  : day 66

Cette journée compte parmi les moins attractives de toutes celles que j'ai connues jusqu'à présent. Aucune visite prévue au programme, je dédie cette journée au farniente et à l’élaboration de la suite du voyage. J'avais initialement prévu de quitter le Cambodge après avoir visité les temples d’Angkor pour me rendre à Koh Chang, une superbe île du golfe de Thaïlande où Julien et moi sommes allés passer quelques jours en janvier 2007. On en garde un excellent souvenir !

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Koh Chang, contrairement à ses grandes sœurs Koh Samui et Phuket, présente l’avantage de ne pas être surexploitée, voir quasiment vierge par endroits. Son relief accidenté y est sans doute pour quelque chose. Proche de la frontière cambodgienne, Koh Chang me semblait être une destination de choix. Nous avions planifié de nous y rendre Julien et moi pour rejoindre Myriam, une compatriote, qui est actuellement en Thaïlande. Super plan sur papier, mais dans les faits, la réalité est souvent différente. L’état de santé de Julien ces derniers jours nous a amené à revoir nos projets. Hier, Julien a émis le souhait de retourner à Bangkok plus tôt que prévu et de passer ses derniers jours de vacances au calme et surtout à proximité de médecins chevronnés au cas ou son état de santé devait s’aggraver.

Même si je n’irai pas cette fois-ci, je vous propose néanmoins quelques photos de Koh Chang prises lors de mon précédent voyage en Thaïlande. Quel paradis terrestre !

2007_01_Bang Bao Beach (5)Bang Bao Beach

2007_01_Klong Phrao Beach (1)Klong Phrao Beach

2007_01_Klong Phrao Beach (26)Klong Phrao Beach

De mon côté, comme mon Visa cambodgien n’expire pas avant le 01/05 et que je ne suis pas pressé de quitter ce petit pays si attachant, je prends la décision de prolonger quelque peu mon séjour au Cambodge et de rejoindre plus tard Julien à Bangkok avant de m'envoler ensuite pour Singapour. Je choisis de partir le lendemain matin pour Battambang, la deuxième ville du Cambodge. J'ai reçu plusieurs échos favorables de cette petite ville coloniale et de son attraction phare : « le bamboo train » dont je vous reparlerai ces prochains jours. Je pars en matinée prendre les renseignements auprès de la compagnie de bus, réserve mon billets 8$ avec la compagnie Paramout, que j'avaions déjà utilisé pour me rendre de Phnom Penh à Sihanoukville. Je retourne ensuite à l’hôtel pour prendre des nouvelles de Julien.

Bonne nouvelle, il se sent déjà nettement mieux que ces deux derniers jours. Il hésite maintenant à réserver son billet retour vers Bangkok. Je passerai la journée avec lui, irons manger une glace, glanderons longtemps autour de la piscine de l’hôtel et arriverai finalement à le convaincre de m'accompagner à Battambang. En début de soirée, nous irons réserver son billet de bus.  

03/05/2009

Siem Reap

Siem Reap : Day 61

10/04/2009:

Réveil à mon aise ce matin. Pas de bus à prendre et encore moins de lourde visite prévue au programme. Vers 09h30, je pars petit-déjeuner en ville. Rituel American Breakfast, qui est en réalité un English Breakfast. Ne me demandez pas pourquoi, mais les termes culinaires varient sensiblement ici en Asie. Sur tous les menus figurent les ‘French Fried’, mais jamais de French Fries, le ‘garlic’ devient ‘galic’ et le French cheese signifie souvent ‘vache qui rit’, qui est dans l’immense majorité des cas l’un des trop rares fromages disponibles dans les pays que je viens de traverser.

Après ce copieux repas, je partirai me balader à travers la ville et m'arrêterai un peu  par hasard en face du bureau d’une ONG nommée Concert.  http://www.concertcambodia.org/default.aspx Le slogan de l’organisation « helping you to help » m'interpelle et je décide rapidement de leur rendre une petite visite. Je suis agréablement accueilli par deux jeunes occidentaux, qui sont à l’origine du projet. L’un d’eux, Aris, un sympathique Grec qui a vécu longtemps à Londres, m'informe volontiers de leur travail quotidien, des besoins de la population locale, des défis à relever en matière d’éducation, de déminage des sites à risques, d’écotourisme etc. Singulier parcours que celui de ce mathématicien qui travaillait précédemment dans la finance à Londres. Quelques mois avant la crise financière, il a pris un break d’un an pour parcourir le monde. Il a débuté son périple par l’Asie du sud-est, a traversé les Philippines et le Vietnam  avant de se rendre au Cambodge où il a déposé ses valises pour ne plus en repartir.      

Les heures passent et je n’ai toujours pas bougé de là. Il est 13h30 et la faim me tenaille à nouveau. Aris et moi irons nous restaurer dans une gargote proche du marché de Psaar Chas. Vers 15h00, Aris retourne au ‘bureau’ et me donne rendez-vous à 19h00 pour un repas préparé par des filles cambodgiennes qui collaborent avec l’ONG. D’autres occidentaux seront également de la partie. J'acceptons sans la moindre hésitation. Après avoir quitté Aris je retournerai à l’hôtel pour une après-midi glandage à la piscine.

A 19h00, je retournerai au siège de l’ONG où je retrouverai Aris et ferai la connaissance de Sarah une américaine de Washington, Fernando un espagnol et sa compagne cambodgienne, deux hollandaises Roos et Marlijn et deux jeunes filles du pays dont je n’ai malheureusement pas retenu leur prénom. Repas à base de Lok Lak traditionnel. Nous mangeons longuement, sifflons quelques bières tous ensemble et partons vers minuit au Temple Bar où nous contribuerons fortement à la recette du bar.

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L’endroit est assez animé, la déco est influencée par les temples d’Angkor et le public est très métissé. Je remarque aussi un grand nombre d’hôtesses très 'sexy'. A y regarder de plus près, je me rends compte que pour la plupart d’entre-elles, ce ne sont en réalité pas des hôtesses, mais des stewards ! La dénomination en vigueur en Thaïlande est « Katoey », mais on les appelle plus communément « ladyboy ». Ces créatures hybrides du troisième sexe ont l’apparence et les attributs de la gente féminine, mais avec un ‘petit’ quelque chose en plus au niveau du bas ventre. Je n’en avais pratiquement plus rencontré depuis que j'avais quitté Chiang Mai (Day 23). Le Laos, le Vietnam et le Cambodge semblent bien plus conservateurs à ce sujet.

En Thaïlande, mais aussi aux Philippines, les ladyboys pullulent littéralement, et ce, même dans les petites villes de province. On en trouve également dans de nombreux villages. Visiblement intégré(e)s à la population active, il n’est pas rare qu’un ladyboy vous serve votre Whooper au Burger King, prenne votre commande au restaurant, coupe vos cheveux dans un salon de coiffure, poinçonne vos billets de train ou pèse vos raisins sur la balance du département fruits et légumes d’un magasin Carrefour de Bangkok (n’y voyez aucun fantasme de ma part, je vous jure que cela s’est vraiment produit). La nuit, les ladyboys fréquentent massivement les bars et discothèques (bien que certains endroits leur refusent l’entrée) ou tapinent sur les trottoirs des quartiers chauds au contraire des filles (les vraies) qui travaillent presque exclusivement dans les gogo-bars.

xin_59020415202076465187crédit photo :www.chinadaily.com

Les heures passent rapidement, les bières aussi. Aris, Roos, Marlijn et moi quittons le bar vers 03h30. C’est ma première véritable grosse sortie depuis mon arrivée à Bangkok le 08/02. Demain, je crois que je vais avoir mal aux cheveux.


Siem Reap : Day 60 

09/04/2009:

Réveil à 06h30. Peu après, petit-déjeuner pour la dernière fois aux bords du lac Kak.

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Après avoir réglé ma chambre et les consommations, le conducteur du mini-van affrété par la compagnie de bus vient me chercher à la réception vers 07h30 et me conduit au siège de Sok Sokha. Là, je prends place dans le bus qui partira vers 08h00. Le voyage est relativement long pour rejoindre Siem Reap, 6h au total. Pour tuer le temps, j’écoute mon lecteur mp3 tout en regardant un film d’action probablement Made in Thailand. genre de western Muay Thaï http://fr.wikipedia.org/wiki/Muay_tha%C3%AF. Film très violent dans lequel les protagonistes passent leur temps à se bastonner. Primaire, mais très chouettes scènes de combats. J’aurais adoré ce film 20 ans plus tôt. Comme le bus n’est pas pourvu de toilettes, nous nous arrêterons à deux reprises. Quel soulagement. J’en profiterai aussi pour prendre quelques photos de la campagne cambodgienne et vous invite à admirer le véhicule utilitaire le plus prisé par les cambodgiens (voir photo ci-dessous).

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Vers 14h, nous arrivons enfin à la station de bus de Siem Reap où un tuk-tuk missionné par la compagnie de bus est chargé de me conduire à mon hôtel. Comme je n’ai toujours pas fait de réservation, le conducteur essaie de m'amener dans une guesthouse où il touchera une commission. Rituel immuable. Pour la première fois depuis mon arrivée en Asie, j'accepte d’aller visiter l’hôtel qu’il nous suggère. Nous arrivons 15 minutes plus tard à l’Ancient Angkor Guesthouse, qui offre finalement un excellent rapport qualité/prix ; 12$ pour une chambre double assez spacieuse avec ventilateur et minibar, mais aussi une piscine et internet gratuit à la réception. Je me décide très vite et prends la chambre où je dépose rapidement mes affaires.

J'irai ensuite me restaurer au centre-ville, qui est très différent du reste du pays. En effet, le vieux centre colonial a entièrement été rénové ; les rues et trottoirs sont larges et propres, les façades sont repeintes, on y trouve quantité de bars, de chouettes restaurants, des glaciers, de belles boutiques etc. Bref, tout est nickel même si je pourrais lui reprocher un certain manque d’authenticité.

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Je découvre même une petite ruelle qui n’est pas sans me rappeler la très bruxelloise rue des bouchers. Les moules frites et les insistants rabatteurs maghrébins en moins !

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La proximité des temples d’Angkor a suscité un développement économique providentiel pour la ville de Siem Reap. Comme il n’est fort heureusement pas possible de loger sur le site d’Angkor, les touristes du monde entier sont donc amenés à loger dans cette petite ville située à 8km au sud de l’entrée de la cité khmère.

Après avoir mangé dans une gargote, je passerai brièvement voir le marché couvert de Psaar Chas où l’on trouve exactement les mêmes choses que dans tous les marchés que j'ai fréquenté ces dernières semaines. Rasant ! Je retourne ensuite à l’hôtel où je reste quelques heures ‘au calme’ passant mon temps à regarder BBC World et TV5. Les flashs m'informent régulièrement de la situation tendue qui règne actuellement dans les rues de Bangkok. La possible annulation du très attendu sommet qui doit réunir les chefs d’états du sud-est de l’Asie ces prochains jours à Pattaya n'est pas de nature à me rassurer. La contestation gronde en Thaïlande, les manifestants ‘t-shirts rouges’ défilent à nouveau dans la rue et menacent le gouvernement soutenu par les t-shirts jaunes. Pas très rassurant tout ça sachant que mon meilleur pote vit à Bangkok et que je devrai prochainement me rendre là-bas afin de prendre mon vol à destination de Singapour.

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJRcD.html

Je relativiserai tout de même en disant que cette situation de crise n’est pas nouvelle et encore moins isolée dans le temps, car ces troubles remontent déjà au renversement de l’ancien premier ministre Thaksin survenu en septembre 2006.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_de_septembre_2006_en_Tha%C3%AFlande

Un festival de bombes avait d’ailleurs éclaté le 31/12/2006 à Bangkok, quelques heures après mon arrivée dans la ville lors de mon premier voyage dans le pays.

Après ces excellentes et très rassurantes nouvelles, je partirai manger un bout au centre-ville. Poulet au gingembre et Lok Lak, bœuf mariné au citron vert et servi avec un œuf frit, des oignons, des frites ou du riz. Plat national au même titre que l’Amok. Après le repas, j'irai dans un cybercafé où la connexion est, comme toujours au Cambodge, extrêmement lente.

wikipedia.org/wiki/Cuisine_of_Cambodia

28/04/2009

Phnom Penh

Phnom Penh : Day 59

08/04/2009 :

Je me réveille tôt et vais petit-déjeuner vers 07h30. 07h55, je me poste en face de la guesthouse pour attendre le tuk-tuk qui doit m'amener à la gare routière. 08H10, toujours rien à l’horizon. Je commence un peu à m’inquiéter, car je ne veux absolument pas rater le bus pour Phnom Penh. 08h15, le voilà enfin ! Fort heureusement, j'arrive à la station pile à 08h30. Là, première constatation ; le bus de la nouvelle compagnie Sok Sokha n’est pas tout à fait prêt de partir. Deuxième constatation, contrairement à ce que je pouvais  imaginer, le bus est flambant neuf et d’une propreté impeccable. L’air-conditionné est très efficace et la charmante hôtesse est d’une serviabilité à toute épreuve. Le luxe.

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Ce qui me chiffonne, par contre, c’est que je suis le seul ‘blanc’ dans le bus. Pas que je sois raciste, bien au contraire, mais je sais par expérience que les locaux accordent peu d’importance à la sécurité et sont habitués dès leur naissance à circuler sur des routes dangeureuses où les conducteurs kamikazes sont légions. Ceux qui ont déjà pris le bus ou le taxi en Asie savent de quoi je parle. Pour les autres, je les invite vivement à consulter les liens youtube ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?v=fDkhVbsSprU

http://www.youtube.com/watch?v=RjrEQaG5jPM

http://www.youtube.com/watch?v=y_5uMtPqPtQ

Très marrant à regarder, mais pas du tout rassurant quand vous faites partie de la circulation surtout pour moi qui ait une frousse bleue des moyens transports sur route. Juste pour la petite anecdote, si je devais accorder des médailles de la conduite totalement irresponsable aux villes asiatiques que j’ai eu l’occasion de visiter, je remettrais la médaille d’or à Mumbai (Bombay), la médaille d’argent reviendrait à Hanoi et celle de bronze à Phnom Penh.

Pourtant, le voyage retour vers Phnom Penh se déroule sans encombre. Comme Sok Sokha est une toute nouvelle compagnie qui cherche à se faire connaitre des touristes, je suis soigné aux petits oignons. A notre arrivée à l’agence de la compagnie, je suis immédiatement pris en charge par le personnel. Vu l’accueil et la qualité des bus, j'achète un nouveau billet pour nous rendre à Siem Reap (temples d’Angkor) le lendemain matin (7$) Après avoir réservé le billet, on me conduira en mini-van au quartier du lac Kak. Sur place, je choisis de loger à la Guesthouse Number 9 qui dispose d’une multitude de chambres arrangées dans des baraquements de bois sur pilotis. L’endroit est également plus aéré et convivial que sa voisine Lakeside Guesthouse Number 10 où j'avais logé précédemment (voir Day 53 & 54). Prix de la chambre : 5$.   

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Il est déjà 14h et je suis affamé. J'irai me restaurer et consulterai ensuite mes mails (connexion Internet toujours aussi pitoyable). Vers 15h00, je parcours quelque peu le petit quartier routard du lac Kak que je découvre pour la première fois en pleine journée. Ce dernier, repère de backpackers, de rabatteurs et de vendeurs de marijuana n’est finalement pas si désagréable que cela, malgré son aspect un peu ghetto et le fait que je ne suis habituellement pas fan de ce genre d’endroit.

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Je quitte le quartier du lac, parcours longuement le boulevard Monivong et bifurque à gauche à hauteur de l’hôtel Royal, le plus prestigieux de la ville, afin de rejoindre le Wat Phnom, sanctuaire sacré qui a donné son nom à la capitale. Le Wat est bâti au sommet d’une petite colline de 30 mètres de haut et est l’objet d’une véritable adoration de la part des fidèles. Je m'acquitte d’1$ pour y accéder et suis très déçu par l’endroit et le peu d’intérêt qu’il suscite à mes yeux. Le parc qui entoure le Wat est bien plus agréable et permet d’échapper quelques instants à la circulation et aux bruits de la ville. La journée seulement, car à la nuit tombée, il paraitrait que le parc soit le lieu de rendez-vous des prostituées de la ville.

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Je me balade dans le quartier bordant le fleuve Tonlé Sap et retourne ensuite à la guesthouse par le même chemin. Vers 17h00, je prends place sur la terrasse sur pilotis de l’hôtel et bois quelques pichets de bière profitant ainsi d’un superbe coucher de soleil sur le lac. Ambiance bon enfant. Tout autour de moi, le public jeune et bohème fume ostensiblement de gros pétards bien parfumés.

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Vers 20h00, j'irai manger un Amok. Vers 21h00, masochistes comme je suis, je retourne une énième fois consulter mes mails et surtout tenter de mettre à jour le blog. Sans succès. Vers 22h30, je prends part à une petite fête organisée dans la rue par les Cambodgiens. Le nouvel an Khmer (fête de l’eau nommée Songkhran en Thaïlande) approche à grands pas et les locaux, d’un naturel joyeux et fêtard, n’ont jamais besoin de plus de prétexte pour faire la fête. On me propose à manger et à boire et surtout on m'invite à danser avec eux. J'ai beaucoup aimé. J'irai ensuite retrouver mon lit, car demain, un long trajet m'attend !   

26/04/2009

Sihanoukville

Sihanoukville : Day 58 

07/04/2009:

Rituel immuable, je sors du lit vers 08h00, petit-déjeune à la guesthouse et passe ma matinée au cybercafé. Vers 14h00, je me rends sur la plage que je parcours de long en large. Je rencontre à nouveau la femme aux langoustines dont j'avais fait la connaissance le premier jour. Je lui avais promis de lui acheter quelques langoustines une seconde fois et respecte me promesse. Je m'installe à une table, commande une boisson et des frites pour accompagner les fameuses langoustines.  

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Le reste de la journée consistera à ne rien faire de particulier. En soirée, j'irai réserver mon billet de bus pour me rendre le lendemain matin à Phnom Penh (08/04/2009). En soirée, je reviendrai une dernière fois sur la plage pour un ultime barbecue.

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Sihanoukville : Day 57

06/04/2009 :

Tout comme la veille, je me réveille vers 08h00, prépare mes bagages et quitte la guesthouse Rega pour me rendre dans une autre où le prix de la chambre est bien plus attractif (5$). Je prends mon petit-déjeuner et irai ensuite au cybercafé.

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Vers 14h00, je pars me restaurer sur la plage et commande du barracuda, du calamar et des crevettes grillés au barbecue. Tout comme la veille, je passerai une après-midi "farniente" sur la plage. Vers 17h45, même rituel, je me rends au cybercafé. Retour ensuite à la guesthouse, je prendrai une douche et me prépare pour le repas du soir.

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Ce soir, je décide de manger sur la plage. Choix judicieux, car je suis véritablement jubjugué par l'atmosphère un peu bohème et surtout très intime de ce bord de mer. Pour ne pas changer mes bonnes habitudes, je commanderai une enième fois quelques poissons et fruits de mer cuits au barbecue. Exquis. Je profiterai également des happy hours pour boire quelques bières au fût (0,5$). Je resterai quelques heures à profiter de ce cadre enchanteur et contemplerai avec plaisir le magnifique ciel étoilé.


Sihanoukville : Day 56

05/04/2009 :

Réveil vers 08h00 ce matin. Comme à son habitude, le soleil n’a pas oublié d’être au rendez-vous, mais est-ce donc là une révélation ? Certainement pas dans cette région du monde ! Je passerai la matinée au cybercafé et devrai faire preuve de beaucoup de patience face à cette connexion Internet de piètre qualité. Vers 14h00, je me rends sur la plage et m'installe en face d’un beach shack (hutte sur la plage). Calamars et crevettes-tigres grillés au barbecue aujourd'hui. Après le repas, je marcherai quelque peu sur la plage. Le sable est terriblement brulant, impossible de se déplacer sans mes tongs. Ensuite, quelques heures de farniente allongé sur un transat. La dolce vita !  

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En soirée, je retournerai à nouveau au cybercafé. Agacé par cette connexion pitoyable, je me résignerai enfin à abandonner l'ider de pouvoir mettre à jour le blog. Au moment ou je quitte le cybercafé, un orage éclate et une pluie diluvienne se met à tomber sur Sihanoukville. Comme vous pouvez vous l'imaginer, j'arriverai trempé à l'hôtel.

Ce soir, je décide de manger au restaurant de la guesthouse, car le cadre y est très agréable. Malheureusement, le service laisse à désirer malgré le fait que je suis le seul client ce soir. L'établissement est tenu par une Française, je me réjouis donc de trouver certains plats de chez nous qui commencent quelque peu à me manquer. Je remarque sur la carte qu'une assiette de fromages est disponible à 5$, super ! Je demande au serveur cambodgien un peu plus de renseignements à ce sujet, mais ce dernier n'est bien entendu pas en mesure de me répondre. Pas envie de commander une assiette de fromages pour recevoir quatre triangles de vache qui rit. Je lui demande alors de bien vouloir aller chercher la tenancière afin qu'elle puisse m'éclairer. Après 10 bonnes minutes, cette dernière se présente à notre table et me démontre à nouveau par son comportement à quel point l'accueil et le sens de l'hospitalité ne sont pas les qualités premières des Français. Soit, je sais au moins que je recevrai du bleu d'Auvergne, du camembert et du fromage de chèvre.

Quelques minutes plus tard, la fameuse assiette de fromages arrive enfin et je dois faire preuve de retenue pour ne pas éclater de rire à la vue de cette insignifiante quantité de fromage déposée sur une assiette tout aussi minuscule. Le serveur a sans doute oublié d'apporter la loupe qui allait avec le fromage.  

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Sihanoukville : Day 55

04/04/2009 :

Réveil vers 08h00. Je petit-déjeune et réalise le check-out de la chambre juste après. Je me rends ensuite à l’extérieur du bâtiment et attends le tuk-tuk envoyé par la compagnie de bus. Le tuk-tuk arrivera quelques minutes plus tard et me conduira à la station Paramount proche du quai Sisowath. Vers 09h45 le bus démarre enfin. 4 heures de route seront nécessaires pour rejoindre la station balnéaire de Sihanoukville où j'arriverai sain et sauf peu avant 14h00. A peine sorti du bus, je suis sollicités de tous côtés pour prendre un tuk-tuk, une moto-taxi ou un taxi afin de rejoindre mon lieu d’hébergement. Je négocie quelque peu et obtiens un taxi. Je compte loger à la guesthouse ‘le Manguier’ qui se trouve sur la plage de Serendipity. j'ai porté mon choix sur cet endroit sur base des recommandations du routard. Bien entendu, le chauffeur de taxi essaie par tous les moyens de me proposer un autre logement et me répète inlassablement que ‘le Manguier’ est fermé. Baratin classique et habituel, sauf que cette fois-ci, le taxi-driver dit vrai. Je m’en rends compte en arrivant sur place. Bravo le routard ! j'opte alors pour mon second choix la ‘guesthouse Rega’, tenue également par une Française. 'Rega' se trouve un peu plus au nord de la plage, mais le taximan m'y conduit sans demander le moindre supplément. Arrivé sur place, je prends une chambre à 12$/nuit comprenant un ventilateur et une douche chaude (basique selon vous, mais pas forcément la norme). La chambre est propre et agréable et surtout l’hôtel dispose d’un magnifique jardin aux hibiscus. Comme je n’ai plus rien à me mettre sur le dos, je dépose également 2 kilos de linges sales.

Il est presque 15h00 et j'ai les crocs. Je me mets en route pour la plage qui se trouve à moins de 200 mètres de l’hôtel. Je prends place dans le premier ‘shack’ (cabane sur la plage) que je rencontre et commande un sandwich au poulet. Juste après avoir passé la commande, une femme portant un plateau en osier rempli de langoustines vient m'accoster. Je ne résiste pas à la tentation et lui achète 10 petites langoustines pour 3$. Elle décortique le tout devant moi, saupoudre abondamment de poivre noir et presse la moitié d’un citron vert sur les crustacés. Exquis ! Je reste encore pas mal de temps sur la plage profitant de l’atmosphère paisible qui y règne. Je m’appliquerai à prendre quelques photos convenables, car pour être franc, je ne suis pas vraiment fan des photos ‘balnéaires’. J’ai toujours l’impression de manquer d’originalité et surtout de ne pas respecter correctement la ligne d’horizon.

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Fin d’après-midi, je pars à la recherche d’un cybercafé disposant d'une connexion convenable. Echec total, c’est à nouveau une véritable catastrophe. Pour une raison qui m'échappe, il ne m'est toujours pas possible d’accéder au blog. Je commence à en avoir un peu marre. Pour ne pas perdre de temps, je rédigerai tous mes textes via hotmail afin de pouvoir les sauvegarder et les mettre en ligne ultérieurement. Après quelques heures de travail intensif, je retournerai me préparer à l’hôtel et irai manger au restaurant, qui se trouve juste à côté. Ce soir, ce sera du White Snapper, du gratin dauphinois et des légumes cuits à la vapeur. Je craquerai aussi pour un dessert ; une glace vanille avec de gros morceaux de biscuits Oreo. Depuis que je me suis installé au restaurant, une averse s’abat sur Sihanoukville, impossible de bouger du resto. Je serai contraint de boire quelques bières en attendant l’accalmie J

22/04/2009

Phnom Penh

Phnom Penh : Day 54

03/04/2009 :

Réveil aux aurores. Malgré le confort extrêmement rudimentaire de ma chambre à 4$, je dois tout de même avouer que j'ai dormi à poings fermés et ce sans la moindre interruption. Je descends vers 08h30 pour le petit-déjeuner aux bords du lac Boeng Kak. Vue splendide pour bien débuter la journée. Vers 09h30, Andtree mon tuk-tuk driver vient me chercher à l’hôtel et me presse de partir au plus vite pour ne pas rater la projection du reportage relatant le lugubre passé de la tristement célèbre prison Tuol Sleng alias S-21. En effet, l’unique projection matinale débute à 10h00 et a lieu au musée du crime génocidaire logé dans les bâtiments de l’ancienne prison. Etrangement Kim n’est pas au rendez-vous et je suis très étonné par son absence. Peut-être a-t’il tout simplement mal compris l’heure ? Ce qui est certain par contre, c’est que je dois partir au plus vite, je ne peux plus attendre. Je traverserai en tuk-tuk quelques avenues très encombrées telle que l’artère principale de la ville le boulevard Monivong et arriverai à 10h05 en face du musée du crime génocidaire. Prix de l’entrée 4$. Andtree m'indique qu’il reviendra me chercher à la sortie  2h30 plus tard, ce qui me parait très long pour une simple visite, mais ce dernier m’assure que c’est un délai raisonnable. J’accepte, bien que je reste perplexe.

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Je traverse la cour intérieure vers ma droite et m'installe dans la salle de projection au deuxième étage du bâtiment D. Le film a déjà commencé, mais je ne suis finalement pas trop en retard. Bien que le reportage soit réalisé par France 3, tous les commentaires et sous-titrages sont en Anglais. La qualité de la bande sonore est plus que médiocre et j'éprouve beaucoup de difficultés à cerner un grand nombre de commentaires, passant à côté d’une mine d’informations essentielles. La projection incluant des images d’archives et des témoignages de rescapés dure environ une heure et donne le ton de la visite qui suivra. Entre 1975 et 1979, la prison S-21 fut la plus terrifiante de toutes. Aménagée par les Khmers rouges dans une ancienne école construite sous le protectorat français, elle a vu transiter environ 15.000 personnes subissant les tortures les plus immondes  avant d’être achevés dans le camp d’extermination de Choeung Ek http://en.wikipedia.org/wiki/Choeung_Ek à quelques kilomètres de Phnom Penh. Selon le guide du routard, seulement 7 prisonniers ont réussi à s’en sortir vivant, mais jamais aucun prisonnier n’a pu s’évader de là.

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La visite : 4 bâtiments au total à parcourir.

Je débute dans le désordre avec la bâtiment D pour la projection vidéo de 10h00 (voir commentaire ci-dessus). Je descends ensuite au 1er étage où j'observe des juxtapositions de photos anciennes et récentes de jeunes Khmers rouges repentis. Bien qu’un peu surpris au départ par cette démarche, je l’accepte cependant, car c’est une preuve manifeste de réconciliation entre les martyrs et leurs bourreaux, tous finalement victimes d’un système inhumain.

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Je termine la visite du bâtiment D par le rez-de-chaussée où toutes les cellules ont été enlevées pour créer une salle d’exposition présentant les innombrables méthodes de tortures employées par les KR ; fouet, utilisation de scorpions, arrachage des dents avec des pinces etc.

Je quitte le bâtiment D et rejoins le bâtiment C qui est resté en l’état rempli de minuscules cellules individuelles. Aux balcons, des barbelés empêchaient les prisonniers de se suicider. Prévoyants ces KR !

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Je traverse à nouveau la cour intérieure et me rends dans le sens opposé vers le bâtiment A, qui était utilisé par les KR pour les interrogatoires. Enchevêtrement de pièces vides de tout mobilier hormis d’un lit où les tortionnaires se livraient à leurs basses œuvres. Glauque. En sortant de l’annexe A, je prendrai connaissance du règlement des agents de sécurité (voir photo ci-dessous). Je trouve le point n°6 du règlement encore plus abjecte que les autres…

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Je terminerai enfin par le bâtiment B transformé en mémorial où je découvre des centaines de photos de vieillards, d’enfants, de jeunes hommes et femmes tous victimes de la folie meurtrière des KR. Ces derniers avaient la manie de ficher chaque détenus.

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Coïncidence, Douch, le responsable KR de la prison Tuol Sleng et ancien instituteur, est actuellement jugé par le tribunal cambodgien, son procès déchaine les passions, mais Douch est bien seul sur le banc des accusés. http://www.france24.com/fr/20090216-proces-tardif-khmer-rouge-ouvre-phnom-penh-cambodge-Douch 

Lieu cauchemardesque, mais visite essentielle à la compréhension du génocide cambodgien et peut-être aussi à celle du pays.  


Je sors de S21 et retrouve Andtree affalé dans son tuk-tuk. Il me propose de me conduire au marché russe, autre attraction réputée de la ville. Peu après, Andtree me dépose à l’entrée et me donne rendez-vous une heure plus tard pour me laisser le temps de découvrir le marché et de me restaurer sur place. Le marché russe est appelé ainsi car les Russes le fréquentaient massivement durant l’occupation vietnamienne. Je remarque vite qu’ils ne sont plus les seuls à côtoyer l’endroit, les touristes sont légions et d’origines diverses. On trouve de tout dans ce marché couvert ; alimentation, souvenirs, quincaillerie, dvd, t-shirts etc.  Franchement, je n'en garderai pas un souvenir mémorable, car c’est un marché asiatique comme les autres.

A 13h45, Andtree vient me chercher et me conduit à hauteur du monument de l’indépendance construit en 1958 cinq ans après l’indépendance du pays. Le monument, qui ne se visite pas, repose sur un gigantesque rond-point, je dois faire preuve de vigilance pour l’atteindre tant la circulation est dense.

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Je remonte à nouveau dans le tuk-tuk et reprenons la route en direction du palais royal et de la pagode d’argent où Andtree me déposera 10 minutes plus tard. Le guide du routard consacre deux pages entières à la description de ces deux joyaux architecturaux de Phnom Penh. Comme je ne souhaite pas abonder de commentaires superflus, je tenterai simplement de vous transmettre mes impressions et de citer les principales curiosités du site. L’endroit ressemble à s’y méprendre à Wat Phra Kheo de Bangkok (voir Day 4), mais en beaucoup plus sobre.

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Les curiosités principales : L’entrée principale du domaine royal nommé le pavillon Chan Chayan 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Choeung_Ek

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la salle du trône, longue de 100m et sertie d’une flèche qui culmine à 60m de hauteur, où ont lieu les cérémonies de couronnement. La décoration intérieure y est de toute beauté, mais comme les photos sont interdites, il m’est impossible de vous le prouver.

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Nous passons ensuite au palais Napoléon III, construit et offert par la France en 1870. Même si l’architecture tout en fer est intéressante, force est de constater que le contraste avec les palais environnants est loin d’être une réussite. Dommage.

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Le palais Kemarin : le lieu de résidence de Sihanouk (précédent roi du Cambodge, qui a abdiqué en 2004 en faveur de son fils cadet) ne se visite pas. Impossible non plus de s’en approcher pour prendre une photo décente.

J'arrive finalement à la pagode d’argent sans doute la plus luxueuse du Cambodge, car son sol est pavé de 5000 carreaux d’argent de 1kg/pièce. On y trouve plusieurs trésors ; un bouddha d’émeraude (encore un, voir Day 4), un bouddha en or serti de plus de 2000 diamants et un bouddha de marbre originaire de Birmanie. Il ne m’est toujours pas possible de photographier l’intérieur de la pagode.

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Malgré le prix d’entrée assez prohibitif (6,5$), je sors enchanté par cette visite, qui est un véritable ravissement pour les yeux. Je n’imaginais pas pareil trésor, car il faut avouer que la notoriété du palais royal et de la pagode d’argent est bien faible par rapport à celle du Wat Phra Kheo de Bangkok. Un must.


Vers 17h00, je rejoins la sortie et retrouve Andtree qui m'attend sur son tuk-tuk. Je lui demande de me conduire sur les rives du fleuve Tonlé Sap et plus précisément sur le quai Sisowath décrit dans le routard comme la 'croisette' de Phnom Penh. Je veux bien les croire, mais je n’en ai rien vu, car des panneaux pour chantiers me barraient la vue.  

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Pas de croisette au programme. Un peu déçu, je proposons à mon sympathique tuk-tuk driver (j’adore dire et écrire ce mot) d’aller boire un verre. Il m'amène dans un café qu’il fréquente habituellement et nous commandons une ‘JAR’, un pichet rempli de bière Anchor (à ne pas confondre avec leur bière nationale Angkor dont le slogan est « My Country, my Beer »). Risible. Bref, la bière est bien fraiche et passe très facilement bien qu’elle n’ait rien d’exceptionnel. Elle passe tellement bien qu’Andtree se lache un peu et me fait part de sa vie privée. Chouette gars. Le pichet se vide rapidement et il me conduira ensuite ensuite à une agence de voyage où j'achèterai un ticket de bus pour me rendre le lendemain à Sihanoukville, station balnéaire du sud du Cambodge. Prix 6$ avec la compagnie Paramount.

Sa journée étant terminée, Andtree me reconduit à l’hôtel (si on peut appeler ça un hôtel) et salue ce dernier. J'irai prendre une douche et repartirai tout de suite après me restaurer dans le quartier routard du lac Kak, à deux pas de notre logement. Menu : pigeon grillé. Pas mal.

Dans le hall de notre hôtel, je croiserai Kim, mon ami coréen, qui ne cesse de s’excuser et m'explique tant bien que mal qu’il s’est réveillé ce matin vers 09h40 et que j'étais déjà parti. Malgré mon insistance, il tiendra absolument à partager le prix du tuk-tuk comme il s’était engagé à le faire la veille. Je trouverai un compromis et lui proposerai d’aller boire un verre au bar de l’hôtel. Nous aurons l’occasion d’un peu mieux nous connaitre malgré la barrière de la langue. Ce jeune homme de 68 ans me raconte qu’il est en train de parcourir l’Asie du Sud-est et ce à un rythme effréné ; Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge (tout comme nous) et ensuite le Myanmar (Birmanie), l’Indonésie, les Philippines avant de retourner à Seoul et tout ça en moins de quatre mois. Le plus impressionnant c’est qu’il voyage seul avec un budget serré (bonjour le confort comme ici à Phnom Penh). En plus de cela, sa connaissance de l’Anglais est très limitée. Malgré tous ces obstacles, Kim est fier de me montrer de nombreuses photos de compagnons de voyages du monde entier rencontrés ces dernières semaines. Singulier petit bonhomme ce Kim. 

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Exténué, je dirai adieu à Kim qui se rendra le surlendemain à Angkor alors que je prendrai la direction de Sihanoukville le lendemain matin. Arrivés dans la chambre, je constate que les ‘canalisations’ en plastique ont laché et que de l’eau coule abondamment dans la salle de bains. Une vraie piscine. Heureusement qu’une haute marche sépare la pièce de notre chambre. J’irai trouver la ‘réception’ et je changerai de chambre peu de temps après. Il n’est pas encore minuit et je dors déjà.

21/04/2009

Cambodge : l'année zéro

Le Cambodge : L’année zéro

Avant de débuter le récit de mon séjour au Cambodge, il me semble essentiel d'aborder ne serait-ce que brièvement l'une des pages les plus sombres du XXème siècle à savoir le génocide perpétré par le régime des Khmers rouges entre 1975 et 1979. Près de 2.000.000 de Cambodgiens, soit un peu moins d’1/4 de la population totale du pays à cette époque, furent massacrés par ces tortionnaires sanguinaires. Ce que j'ai lu et entendu dépasse l’entendement et même si je suis conscient que la majorité des lecteurs soient bien au fait des atrocités commises par les KR (Khmers rouges), j'aimerais néanmoins revenir quelque peu sur ces années sombres, tout simplement pour mieux comprendre le Cambodge d’aujourd’hui et l’état de délabrement dans lequel s’est trouvé le pays ces 30 dernières années.

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Les Khmers rouges :

L’Angkar était l’organisation suprême des KR dont personne ne connaissait les responsables hormis les principaux dirigeants tels que Saloth Sar alias frère n°1, alias Pol Pot (Politique Potentielle) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pol_Pot , son bras droit Leng Sary et l’idéologue Khieu Samphân initiateur du ‘marxisme agraire’. http://fr.wikipedia.org/wiki/Khieu_Samph%C3%A2n

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L’ ‘idéologie’ des KR et son application :

Après plusieurs années de guérilla face à un gouvernement corrompu et despotique, les KR se rendent enfin maîtres de la capitale Phnom Penh. En 48h seulement, les KR procèdent à l’évacuation totale de la ville, soit plus de 2.000.000 d’habitants et de réfugiés qui avaient fuit les campagnes. Toute la population est déportée de force vers les campagnes pour travailler dans des conditions proches de l’esclavagisme condamnant ainsi bon nombre de citadins à une mort certaine suite à la malnutrition, aux travaux forcés, aux maladies et au manque total d’infrastructures médicales. L’objectif des KR est de supprimer toute trace de l’ancien régime considéré comme capitaliste et décadent. On déporte et exécute les médecins, les instituteurs, les militaires, les intellectuels, les porteurs de lunettes (assimilés aux intellectuels), les jeunes aux cheveux longs, les personnes parlant une langue étrangère et j’en passe. Leur abjecte système de pensée préconisait qu’il était préférable de tuer un innocent que de laisser en vie un ennemi !!! No comment.    

Hormis l’exécution systématique des élites de l’ancien régime, les KR réorganisent en profondeur l’ensemble de la société cambodgienne. Les gens doivent changer de nom, les époux sont choisis au hasard, les enfants appartiennent désormais à l’Angkar et les cours de lecture sont remplacés par des danses révolutionnaires, c’est la période papa-maman. Je suis né en 1978 à l’apogée du pouvoir des KR et prends conscience que les Cambodgiens nés la même année que moi sont tous issus de ces mariages contre-nature. Imaginez le traumatisme !

Bien que la liberté de culte soit officiellement autorisée, toute religion est cependant jugée réactionnaire. La petite communauté musulmane Cham est pratiquement disséminée, les mosquées sont transformées en porcheries et les pagodes deviennent des greniers à riz. Les KR décapitent l’immense majorité des statues de bouddha. Fort heureusement, les temples d’Angkor seront miraculeusement épargnés.


Le déclin :

Le nationalisme et la xénophobie font partie intégrante de l’idéologie des KR et c’est ce qui provoquera leur perte. En effet, les KR rêvent de récupérer le delta du Mékong qui appartenait jadis à l’empire angkorien. Ils s’en prennent donc aux ressortissants vietnamiens vivant en grand nombre au cambodge. Pol Pot déplace également des troupes à la frontière afin d’intimider ses voisins. Les Vietnamiens ripostent rapidement aux menaces, envahissent le Cambodge et font tomber le régime des KR fin décembre 1978. Les KR se retranchent alors le long de la frontière thaïlandaise et livrent à nouveau la guérilla au régime mis en place par Hanoi. Comble de l’horreur, les KR cherchant à déstabiliser le nouveau pouvoir disposeront des milliers de mines antipersonnel (conçues pour mutiler et non tuer) dans les champs et rizières afin de priver le nouveau régime provietnamien de récoltes. Sans succès, car le Vietnam occupera le pays durant 11 ans et seule la population civile sera affectée par le fléau des famines et par les innombrables mutilations. En 1989, l’armée vietnamienne se retire du pays et les KR bien que très affaiblis sont encore présents par endroits, mais le pouvoir leur a définitivement échappé.

http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=35663&p=

IV.Le Camboge

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant le Cambodge, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cambodge

Le Riel cambodgien, la monnaie officielle : 1€ = 5800 Riel

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Le Dollar US, la véritable monnaie du pays : 1€ = 1,40$

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Formalités d'entrée :

Contrairement au Vietnam, ces formalités sont relativement simples et peu couteuses. J'ai obtenu mon visa valable durant 30 jours au poste frontière de Khaorn Samnor (Sud-Est du pays) pour un montant de 20$. Inutile donc de courir à l'ambassade du Cambodge avant votre départ.

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10:55 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : visa, dollar, cambodge, riel, khaorn samnor |  Facebook |

14/04/2009

Mekong Delta

Mekong Delta : Day 53

02/04/2009:

Je sors péniblement du lit à 05h30, prends une bonne douche et prépare mes affaires. Je descends à la réception vers 07h00 pour le check-out, mais pas le temps de petit-déjeuner, car le guide nous presse déjà de charger nos bagages dans un tuk-tuk. Nous, c'est-à-dire Kim un coréen, Matt un britannique et une jeune fille assez antipathique dont je ne connais pas l’origine, marchons dix minutes en direction du quai où nous attendent notre bateau ainsi que nos bagages. Après avoir embarqué sur le bateau, nous naviguons une grosse ½ heure avant de nous arrêter une première fois à une ferme piscicole. 1/4 heure plus tard, nous naviguerons à nouveau pendant dix minutes pour nous rendre un peu plus tard sur l’île Con Tien où nous visiterons un village ‘Cham’, minorité musulmane vivant dans le delta du Mékong, mais également de l’autre côté de la frontière.

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Nous reprenons ensuite le bateau vers 09h00 et suis heureux d’apprendre qu’il n’y a plus de visite ‘ringarde’ prévue au programme. Nous quittons alors le Mékong et naviguons sur un de ses affluents où, tout comme au Laos, des dizaines d’enfants, mais aussi des adultes nous saluent avec beaucoup d’enthousiasme. Cela fait du bien de voir à nouveau des gens qui sourient généreusement, car ce fut rarement le cas durant mon séjour au Vietnam. Bien que ce pays ait énormément à offrir aux voyageurs, j'avoue tout de même que je ne quitte pas le Vietnam avec un pincement au cœur, bien au contraire. Je ressens plutôt une profonde envie de découvrir le Cambodge, qui est, parait-il, le vrai pays du sourire.

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Peu après 11h00, nous atteignons enfin le poste frontière. Notre guide collecte nos passeports et s’occupera des formalités pour quitter le territoire, mais surtout pour l’obtention de l’indispensable Visa cambodgien (prix : 20$). Pendant ce temps, je mangerai un petit encas, car mon estomac est bien vide depuis ce matin. Nous devrons pratiquement patienter deux heures avant que le guide ne soit de retour. Les formalités ne s’arrêtent pourtant pas là, nous devons ensuite nous rendre en bateau au poste frontière cambodgien où l’on tamponnera au moins à cinq reprises notre passeport. Nous remontons une énième fois sur le bateau en direction de Neak Luong (Cambodge) et arrivons finalement sur place vers 17h00. Là, nous rejoignons la terre ferme et chargeons nos bagages dans un minibus, qui se rend à Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

Nous atteignons finalement Phnom Penh vers 18h30. Kim et moi prenons un tuk-tuk en direction du lac Kak, le quartier routard de la capitale. Arrivés sur place, nous remarquons vite l’atmosphère bohème du lieu et sommes aussitôt assaillis par des vendeurs de marijuana et surtout par les rabatteurs travaillant pour les guesthouses. Nous ne ressentons cependant pas d’agressivité ou d’acharnement de leur part lorsque nous refusons leurs services. Nous atterrissons un peu par hasard à la lakeside Number 10 Guesthouse où nous prendrons chacun une chambre à 4$/nuit. A ce prix là, je vous laisse imaginer le confort rudimentaire ; chambre étroite, eau froide et ventilateur inefficace. 

Après avoir désposé mes affaires dans le chambre, je négocierai avec Andtree, le tuk-tuk driver pour qu’il me conduise le lendemain à travers la ville. Il m'est impossible de tout faire à pied, car les principales curiosités sont assez éloignées les unes des autres et surtout je n'ai qu'une seule journée à consacrer à la ville. Prix final : 12$ de 09h à 18h. Comme Kim accepte de m'accompagner, je partagerai avec lui le prix de la course.

Après avoir déposé nos affaires dans nos chambres respectives, nous irons manger tous les deux dans un petit resto situé dans la rue de l’hôtel. Impossible d’aller plus loin, car une pluie torrentielle s’abat actuellement sur la ville. Elle sera pourtant de courte durée

Je regagnerai ensuite ma modeste chambre vers 10h00 et tomberai rapidement endormi malgré la chaleur suffocante.


Mekong Delta (Chaudoc) : Day 52

01/04/2009:

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Je me réveillons vers 07h00 et petit-déjeune peu après. Une 1/2 heure plus tard, je rejoindrai le groupe et marcherons en direction du quai d'embarquement pour prendre le bateau qui nous mènera au marché flottant de Caï Rang, le plus grand marché flottant de grossistes du Delta du Mékong. Pour les habitants de cette région, les neufs bras du fleuve sont les vraies routes du Delta. Même si depuis quelques années, de nouvelles routes et surtout de nombreux ponts flambant neufs permettent aux marchandises de circuler plus aisément par camion, les marchés fluviaux maintiennent néanmoins une certaine tradition et ravissent toujours autant la curiosité des touristes. Sur le Mékong, nous croisons une multitude de bateaux de différentes tailles, qui circulent en grand nombre et se regroupent à certains points stratégiques. Les commerçants attachent un échantillon de leur marchandise sur un long pic en bois attenant au bateau ; un ananas, une noix de coco, une courge etc. De la sorte, les candidats acheteurs savent exactement où se rendre pour entamer leurs transactions.

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Après le marché flottant, nous irons visiter un autre marché proche du premier, mais cette fois-ci sur la terre ferme. Rien de particulier à mentionner à son sujet, sauf la découverte un peu par hasard d’un petit temple dont les très belles fresques murales ont attiré mon attention. 

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Nous reprendrons ensuite le bateau et serons amenés quelques minutes plus tard à regagner une seconde fois la terre ferme pour la visite d’une fabrique de nouilles. Bien que je ne puisse totalement nier l’intérêt de ce genre de visites, je dois avouer que cela n’éveille pas ma curiosité. Je préfère passer mon temps à photographier les porcelets et les énormes truies qui batifolent gaiement dans la boue de la ferme attenante à la fabrique.

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Après cette rapide visite, nous reprendrons une dernière fois le bateau pour retourner vers la ville de Can Tho et traverserons une seconde fois le marché de Caï Rang. A notre arrivée en ville, nous irons déjeuner dans un petit resto. Je remarque qu’il est possible d’y manger du rat, de l’anguille et du serpent d’eau présenté dans un aquarium (voir photo). J’hésite quelques instants, mais choisis finalement de l’anguille. Je dois avouer que j’ai manqué de courage pour goûter du rat.

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Après le lunch, nous montons à bord d'un minibus qui doit nous amener à Chaudoc et fais la connaissance de Linda et Alex, un sympathique couple de compatriotes de la région d’Overijse. A ce sujet, j'aimerais indiquer que je n’ai pratiquement pas rencontré de Belges depuis le début du voyage. Certains pourraient rétorquer que la population de notre plat pays est somme toute restreinte en comparaison de l’Allemagne ou de la France, ce qui est vrai, mais comment expliquer que j'ai rencontré énormément de Suédois ou de Hollandais, et ce, dans tous les pays que j'ai traversé ? Sans vouloir être déplaisant envers nos compatriotes, je déplore quelque peu leur côté casanier et peu aventureux. Ces observations valent également pour mes précédents voyages en Asie et franchement, les rares Belges que j’ai pu y rencontrer étaient, jusqu’à présent, tous néerlandophones. Francophones, réveillez-vous !

Sur le chemin, nous ferons une petite halte dans une ferme d'élevage de crocodiles. Halte inutile, car peu instructive.

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Nous reprendrons la route juste après et nous arrêterons une seconde fois à 6 km de Chaudoc pour la dernière visite de la journée à savoir le mont Sam et la pagode Chua Hang. Au sommet du mont nous pouvons apercevoir les rizières cambodgiennes, qui se trouvent à moins de deux kilomètres de là.

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Nous arriverons à notre hôtel en fin d’après-midi et suis soulagé de trouver une chambre un peu moins ‘taudis’ que la veille. Après une bonne douche et un peu de repos, je retrouverai Linda et Alex vers 19h00 et partons manger un bout tous ensemble. Par manque de choix, nous irons nous restaurer dans le seul hôtel ‘chic’ de Chaudoc. En entrée, ce sera des raviolis farcis au crabe, le plat consistant, du canard. Nourriture correcte, mais loin d’être exceptionnelle. L’addition est quant à elle totalement indigeste : 400.000 Dong (+/-17€). Après cette agréable soirée, nous retournons tous ensemble à l’hôtel et allons dormir tôt, car demain réveil à 06h pour nous rendre au Cambodge.


 

Mekong Delta (Can Tho) : Day 51

31/03/2009:

Je me réveille tôt ce matin (06h30), car un mini-circuit de trois jours m' attend dans le Delta du Mékong. Le dernier jour, le transport jusque Phnom Penh au Cambodge est également prévu. Prix du forfait 43$ incluant ; un lunch, deux nuits d’hôtel, les différents moyens de transport (bus, bateaux etc.) et les visites prévues au programme. Le prix du forfait me semble raisonnable, mais je sais par expérience qu’au Vietnam rien n’est fait sans la moindre arnaque, je me prépare mentalement à connaitre quelques désidératas et suis bien conscient que nous n’allons certainement pas loger dans des hôtels 5*. A 08h00, je me poste en face de l’hôtel. Le minibus viendra chercher notre groupe ¼ heure plus tard et prendra la route en direction de Mytho la ville du Delta du Mékong la plus proche de Saigon. Nous roulerons deux heures durant avant d’atteindre Mytho. La ville en elle-même n’a rien à offrir, mais est un bon point de départ pour découvrir les îles environnantes comme Dragon Island, Unicorn Island, Turtle Island et Phoenix Island.

De Mytho nous prenons le bateau à destination de Ben Tre où nous visitons une fabrique de confiseries à base de noix de coco. On nous explique tout le tralala… Passionnant ;) Après les quelques rares explications, notre guide et quelques acolytes de la boutique passent rapidement aux démarches commerciales. On tente par tous les moyens de nous refourguer quelque chose, mais ce sera un ‘NIET’ catégorique. Nous remontons à bord du bateau et naviguons jusque Unicorn Island où nous dégusterons un délicieux thé au miel. Faut-il préciser que l’on nous propose d’en acheter ? Après cette petite collation, nous serons amenés à voir un python ’domestiqué’. Pratiquement tout le monde passe pour la photo souvenir, sauf moi. Faut dire que j’ai une frousse bleue de ces bestioles à sang froid.

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Peu après, tout le petit groupe se met en route pour une agréable ballade sur l’île. Une petite ½ heure plus tard, nous atteignons un restaurant où notre lunch est prévu. Comme ce dernier est inclus dans notre forfait, je m' attends déjà au pire. J'avais vu juste, on nous tend le menu avec les prix indiqués dessus et on nous suggère vivement de commander un poisson typique à la région du Delta à savoir un poisson nommé « oreille d’éléphant ». Bien entendu, nous devons payer un supplément non-négligeable. Au grand désarroi du guide, nous préférons tous nous cantonner au repas inclus dans notre ‘package’. Nous serons récompensés pour ce choix en recevant chacun une assiette garnie de deux minuscules rouleaux de printemps, de légumes cuits au wok et baignant dans l’huile et d’un ridicule morceau de tofu. Bombance ce midi !

Après ce ‘copieux’ repas, nous prenons place à bord d'une petite barque de maximum quatre personnes. Aux extrémités de celle-ci, deux femmes coiffées de chapeaux coniques pagaient durant 10 bonnes minutes sur des petits canaux bordés de palmiers d’eau. La végétation y est luxuriante, chouette cadre, qui me rappelle quelque peu certaines images d’Apocalypse Now.

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Vers 16h00, nous montons à bord d’un bus pour nous rendre à Can Tho où nous passerons notre première nuit. Arrivés en face de l’hôtel, le guide fait la bourde de sa vie et nous raconte que nous avions normalement droit à un hôtel de qualité supérieure le long du Mékong, mais que comme ce dernier est malheureusement complet, nous allions finalement obtenir un hôtel de qualité nettement inférieure où l’air-conditionné n’est pas inclus (véridique). Nous sommes donc invités à débourser 5$ p.p. pour pouvoir en bénéficier. Tollé général dans le bus, les critiques fusent de tous côtés. Le guide perd vite patience et répond avec un profond mépris aux remarques de certains passagers. Le pire, c’est que je suis trop blasé par ce genre d’arnaque quotidienne, je ne broncherai pas, je ne paiera pas l’air-co un point c’est tout. Je prends possession de la chambre et suis totalement abasourdi par ce que je découvre ; tenace odeur de renfermé, moquette dégueulasse, draps inexistants, peinture verte pistache sur les murs et le clou de la visite : la baignoire. Je vous passe les commentaires, jugez-en par vous-même.

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Ce soir, j'irai manger au café restaurant Nam Bo, qui est vivement conseillé par le guide du routard. Curieux de nature, je commande un menu à base de serpent (95000 Dong) ; nems à la viande de serpent et un curry de légumes et de reptile.

11/04/2009

Saigon

Saigon, Cao Dai, Cu Chi : Day 50

30/03/2009:

Comme deux excursions m'attendent aujourd’hui je me réveille vers 06h30, petit-déjeune et réalise le check-out à l’hôtel Duc Vuong pour me rendre dans un autre hôtel du quartier (15$/nuit). Vers 08h15 un minibus viendra me chercher et fera le tour des guesthouses de la ville pour ramasser d'autres touristes. Je quitte finalement Saigon une ½ heure plus tard, la métropole est bien évidemment congestionnée, mais pas plus que Bruxelles, car, contrairement à notre capitale, la majorité des véhicules sont des deux roues. Première surprise en périphérie de Saigon, notre véhicule s’arrête sur le parking d’une coopérative où figure l’enseigne ‘handicraft’. Notre guide nous fait tous descendre sans la moindre explication, mais comme je n’ai pas payé 6$ pour voir ce genre de pompe à fric pour touristes, je refuse de jouer le jeu et ne rentrerai pas dans la boutique. Fort heureusement pour moi, le minibus redémarrera 10 minutes plus tard et roulera durant presque 2h20 en direction de la ville de Tay Ninh proche de la frontière Cambodgienne (96 kilomètres séparent Saigon de Tay Ninh).

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Vers 11H45, nous arrivons enfin au but de notre voyage, le temple-cathédrale Cao Dai  http://fr.wikipedia.org/wiki/Caoda%C3%AFsme. Au premier coup d’œil, l’édifice me semble très imposant (107m de long), mais surtout résolument kitsch. Construit entre 1933 et 1935, ce temple est issu du métissage religieux de l’art chrétien et de l’art bouddhique. Le Cao Dai est une secte militaro-religieuse fondée dans les années 1920 par un modeste fonctionnaire nommé Ngo Van Chieu. Selon le guide du routard, cet illuminé eut une révélation en 1925. Un esprit nommé Cao Dai « l’œil de dieu » lui aurait ordonné de créer une nouvelle religion unifiant les grandes philosophies religieuses d’occident et d’extrême orient. Depuis lors, la secte s’est considérablement développée et compterait un peu moins de 2.000.000 d’adeptes dans le centre et le sud du pays.

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Nous accèdons à l’intérieur de l’édifice et sommes même autorisé à assister à la messe de midi. Peu avant que ne débute la cérémonie, je remarquerai le comportement d’un touriste Japonais, ‘photographe éclairé’, qui mitraille littéralement les fidèles sans même leur demander leur avis (voir photo ci-dessous qui en dit long sur le tact de cet énergumène). Pour être franc, la visite ne présente qu’un intérêt limité. A peine une ½ heure après notre arrivée au temple, notre groupe part se restaurer avant de reprendre le minibus en direction du sud pour la seconde et dernière visite de la journée.

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Sur le trajet de Cu Chi (+/- 40km au nord de Saigon), notre guide Dong nous communiquera de nombreuses informations sur les tunnels de Cu Chi. Le lieu dispose d’un impressionnant réseau de galeries souterraines creusées à la main par le Vietcong durant la guerre contre les Américains (200km de tunnels au total). Sur place, nous aurons l’occasion de nous rendre compte de la ténacité et surtout de l’ingéniosité de ces paysans qui ont tenu en échec l’armée la plus puissante du monde. Les conditions de vie des civils et des combattants qui se cachaient dans ces tunnels étaient extrêmement éprouvantes. Le jour, les habitants de la région travaillaient la terre pour se nourrir, la nuit ils la creusaient ou livraient bataille. Ennemis invisibles et inépuisables, ces maquisards utilisaient les tunnels pour s’organiser militairement et surtout se mettre à l’abri des bombes, défoliants, napalm, largués par les B52 américains. Bien que la région de Cu Chi fut l’une des régions les plus bombardée du Vietnam, rien ne put cependant arrêter la détermination du Vietcong et des ses sympathisants, même pas la politique militaire préconisée par les USA à savoir : ‘Search and destroy’. Le plus drôle, c’est que plusieurs bases US reposaient, sans le savoir, sur ces tunnels. Les américains ont pourtant essayé de les infiltrer en y envoyant des chiens pour débusquer les maquisards, mais ces derniers subtilisaient du savon utilisé par les GI’s et s’en imprégnaient pour induire en erreur l’odorat des toutous. Après les chiens, les américains décidèrent d’envoyer des soldats d’origines hispaniques ou des sud vietnamiens dont les gabarits convenaient mieux aux très étroits tunnels de Cu Chi. A nouveau, sans succès car bon nombre d’entre-eux finirent empalés sur des tiges en bambou empoisonnées et dissimulées sous des trappes invisibles. Les techniques de guérilla utilisées par les combattants vietnamiens sont tout à fait déstabilisantes pour une armée conventionnelle, les américains en ont fait la triste expérience. Les récits, reportages et films relatifs à la guerre sont légions et décrivent tous un bourbier inextricable. En observant la jungle qui nous entoure, il ne m'est pas difficile d’imaginer le calvaire enduré par les GI’s, sans oublier d’ajouter que les moustiques y sont encore plus redoutables que le Vietcong, et ce, même en pleine journée. Quelle moiteur torride.

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La détermination et l’ingéniosité des Vietnamiens forcent mon admiration et mon respect. Sacré caractère ces Viets, qui en moins de 35 ans ont tenu en échec les Français (près de 92.000 morts sous le drapeau tricolore entre 1945 et 1954), les Américains (58.000 morts côté U.S. de 1965 à 1975), les Chinois (20.000 morts en 17 jours, 1979), destitué le régime sanguinaire des Khmers rouges et annexés le Cambodge (également en 1979). Nombre de succès militaires, mais au prix de millions de morts !!! Même si le site de Cu Chi est une attraction touristique bien rôdée, j'ai néanmoins trouvé cette visite extrêmement passionnante et conseille à toute personne se rendant au Vietnam d’y aller sans la moindre hésitation.  

Après cette longue visite, nous reprenons tous le minibus vers 16h pour retourner à Saigon. Je prendrai une douche à l'hôtel et repartirai tout de suite après retrouver Pieter-Jan, qui vient d'arriver en ville le jour même (je l'ai appris la veille via Facebook). Nous irons manger une enième fois chez Quan Ngon et terminons la soirée dans un bar de Bui Vien. Incroyable, j'ai rencontré ce 'toffe gozer' pour la première fois il y a un peu mois d'un mois au nord de la Thaïlande, l'ai croisé durant la Mekong party de Vientiane au Laos, pris l'avion ensemble le lendemain de Vientiane jusque Hanoi, passé deux soirées dans la même ville pour le retrouver enfin à Saigon. Je n'ose calculer le nombre de kilomètres qui séparent toutes ces villes et pourtant quel hasard de le retrouver à chaque fois !  

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 Saigon : Day 49

29/03/2009:

Aujourd'hui, c'est dimanche. A vrai dire, dimanche, lundi, jeudi...tout cela ne veut plus dire grand chose pour moi. Je profite néanmoins du prétexte du repos dominical pour faire la grasse matinée. Vers 13h30, j'irai grignoter un bol de nouilles dans une gargote de Bui Vien. J'irai ensuite passer une heure de mon temps à dénicher les perles rares parmis les centaines de répliques d'affiches de propagande de la galerie Propaganda. Je me déciderai finalement et achèterai trois exemplaires (27$ p.affiche). J'irai déposer les achats à l'hôtel et prendrai tout de suite après un taxi (80,000 Dong) pour me rendre dans le quartier de Tan Binh à l'ouest de la ville pour visiter la pagode Giac Lam, la plus ancienne de Saigon (1744). 7 Km plus tard, le taxi arrive sur place et je remarque bien vite que je serai le seul visiteur occidental et pratiquement le seul visiteur tout court ! Quel bonheur. Peu intéressante de l'extérieur, la pagode nous éblouit par sa riche décoration intérieure et la magie qui y règne. Difficile de retranscrire mes 'sensations', mais l'obscurité relative du lieu et les chants des bonzes m'ont littéralement envoûté. Sur place, je découvre des autels funéraires, un riche mobilier, de magnifiques statues de bouddha et des photos d'originaux moines en robe à damiers noir & blanc.

Petite information, je rappelle tout de même que la deuxième photo ci-dessous n'est pas une provocation de ma part. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n'éprouve aucune sympathie pour le IIIème Reich et si vous y regardez de plus près, vous constaterez très vite que le croix gammée "nazi" diffère sensiblement du Svastika, qui est un symbôle religieux commun à l'hindouisme et au bouddhisme (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika ). 

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Après la visite de la pagode, je reprendrai un taxi en direction de Cholon où vivent un 1/2 million de viets d'origines chinoises. Cholon fut jadis le quartier de la luxure et du vice ; fumerie d'opium et commerces en tout genre. Aujourd'hui, après presque 35 ans de communisme, Cholon est un Chinatown comme les autres, c'est-à-dire bondé de monde, sale, pollué et rempli de bric à brac made in China. Pour être franc, je me suis tellement senti mal à l'aise que j' ai repris un autre taxi en direction de l'hôtel juste après que le premier m'ait déposé. Je n'ai donc pas de photos à vous montrer, mais croyez-moi, vous n'avez rien perdu !    

http://www.youtube.com/watch?v=PfuxJ0mzQ7A

Vers 20h30, je retournerai manger chez Mumtaz (le resto indien de la veille) et irai boire ensuite quelques bières Larue sur la terrasse supérieure du Go-Go Bar (rien à voir avec les gogo bars de Bangkok). Dodo vers 02h00.


Saigon : Day 48

28/03/2009:

Je sors enfin vers 11h00 après avoir changé de chambre (dorénavant 22$/nuit), mais je reste néanmoins dans le même hôtel. Je découvre en premier lieu la célèbre rue Bui Vien "quartier routard" où se trouve mon hôtel. Le guide du routard la compare à Khao San Road (voir Bangkok Day 2), mais je préfére largement Bui Vien, qui est nettement moins dénaturée et surexploitée que Khao San Road.

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Ensuite, je marcherai environ trois km en direction de l'avenue Nguyen Hué qui s'apparente quelque peu aux Champs Elysées, mais version "extrême orient". C'est l'avenue chic de Saigon, les enseignes internationales y sont nombreuses et contrastent violemment avec les quelques rares affiches à la gloire du parti. Un peu partout dans la ville, je constate très vite que l'esprit d'entreprise et le sens du commerce sont indiscutablement plus développés à Saigon qu'à Hanoi. Un large fossé sépare les deux métropoles à tel point que l'on pourrait se demander si l'on est toujours bien dans le même pays.

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Je prendrai quelques photos du siège du comité populaire, bâtiment construit par les Français entre 1900 et 1908 et qui fut à l'époque jugé peu esthétique par ses contemporains. Sans pour autant me ravir, je ne partage pas non plus l'avis des critiques. Juste en face de l'édifice, trône une élégante statue de l'oncle Ho 'Ho Chi Minh'.  

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Tout de suite après, je prendrai la direction de la cathédrale Notre-Dame, datant également de l'époque coloniale et construite entre 1877 et 1880 dans un style très "France profonde" pour reprendre les termes du guide du routard. Le monument est moche et sans intérêt, mais pourtant tellement exotique au Vietnam.

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Peu après, je traverserai la route pour me rendre à la poste centrale de la ville, qui ressemble à s'y méprendre à une gare. Construite entre 1886 et 1891, elle peut se vanter de disposer d'une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. C'est indéniablement le plus beau bâtiment colonial de la ville. J'y flânerai longuement et prendrai de nombreuses photos.

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Il est déjà plus de 14h30, les crocs se font sentir et je tombe par hasard sur un restaurant Quan Ngon (voir commentaires Hanoi) et irai manger quelques escargots accompagnés de sauce au gingembre et à la citronnelle, du porc grillé et des nouilles, quelques boulettes de boeuf cuites au bouillon, une salade de papaye verte garnies de très fines tranches de boeuf séché. Je quitte le resto une bonne heure plus tard et longe peu de temps après le palais de la réunification mondialement rendu célèbre le 30/04/1975 lorsqu'un char nord-vietnamien enfonça les grilles du palais marquant ainsi la chute du gouvernement sud-vietnamien, la magistrale débacle des Américains et surtout la fin de la guerre, qui a duré 30 longues années (1945-1975, guerre initiée par le Vietminh contre les Français). Je veux prendre quelques photos, mais impossible avec les grilles qui entourent le bâtiment sauf si je m'acquitte du droit d'entrée de 15000 Dong. Comme je veux absolument terminer la journée par la visite du musée des vestiges de la guerre avant sa fermeture (17h00), je n'aurai pas ma photo ! Dommage, mais je vous annexe deux photos d'archives (la seconde a été prise du toît de l'ambassade US). Les plus de 40 ans s'en souviendront.

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http://www.youtube.com/watch?v=zh90n7Hb-VQ

Vers 16h00, j'arrive finalement au musée des vestiges de la guerre, qui malgré un total manque de partialité et une propagande ostentatoire en faveur du Vietcong, n'en est pas moins initéressant. Pour preuve, le précédent nom du musée était "le musée des crimes de guerre américains". Des trophées de guerre dérobés aux yankees trônent sur l'esplanade faisant face au musée ; hélicoptères, avions, chars, mitrailleuses. Dans les bâtiments, je parcours diverses salles ; l'une est dédiée aux poignantes photos de guerre prises par des photographes/journalistes tombés durant les combats (plus de 100 au total dont de nombreux Français, Américains, Japonais, Allemands...). Certains clichés sont encore présents dans l'esprit collectif, même pour moi qui suis né après la fin de la guerre. Le choc des images ! Une autre salle présente les dizaines d'affiches de soutien publiées de par le monde qui défendaient la cause du peuple vietnamien ou fustigeaient l'impérialisme américain. Une dernière salle relate les sévices endurés par la population civile ; photos de blessés, mutilés, malformations des enfants suite à l'utilisation massive de défoliants et j'en passe. C'est sans aucun doute la plus terrible de toute. Il m'est difficile de rester insensible à ces horreurs et je vous invite à consulter le tableau comparatif ci-dessous. Inutile de vous en dire plus.

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Vers 17h00, je retourne à pied à l'hôtel. Sur place, je consulterai mes mails, prendrai une bonne douche et irai manger tout de suite après chez Mumtaz, un restaurant indien qui se trouve près de l'hôtel sur la rue Bui Vien. Pour moi, manger indien c'est toujours un évènement tout comme les gosses qui ont droit à leur 'Magic Box' mensuelle chez Quick, bref c'est la fête ! Je commanderai 1/2 poulet tandoori, du Nan (pain), du raïta http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16291. Même si le poulet n'était pas à la hauteur de mes espérances, je persiste à dire que la cuisine indienne est de loin celle que je préfère. Après le repas, je téléphonerai à ma mère, mon père, mes grands-parents et à mon filleul pour son anniversaire (en retard bien évidemment). Quel bonheur de les entendre. Pour terminer, je retournerai squatter un pc de l'hôtel pour updater le blog jusque 23h30.


Saigon : Day 47

27/03/2009:
 
C'est mon dernier jour à Hoi An. Comme le check-out a lieu à 11h30, je tarde un maximum dans ma chambre d'autant plus que le vol pour Saigon n'est prévu qu'à 21h et le taxi ne viendra pas me chercher avant 18h30. Lorsque je sors enfin de la chambre, je déposerai mes bagages à la réception de l'hôtel et irai manger à quelques encablures de là
. Ensuite, un peu d'Internet. Je suis agréablement surpris de constater que le nombre de visites sur le blog augmente de jour en jour. Presque 2000 visites au total, ce qui est peu et beaucoup à la fois, mais je suis extrêmement ravi.

Vers 14h30, je me rendrai à l'orphelinat de la ville où la KIANH Foundation http://www.kianh.org.uk/ est active depuis 2002. J'ai reçu plusieurs prospectus de cette association lors de mon séjour à Hoi An et notre guide encourage les routards à s'y rendre pour réaliser divers dons, du bénévolat ou ne serait-ce même que pour nous sensibiliser aux pénibles conditions de vie des orphelins au Vietnam. Sur place, j'éprouve un certain malaise à la vue des enfants souffrant des handicaps les plus lourds. La malformation craniènne de la petite fille qui se trouve à quelques centimètres de moi m'interpelle fortement. Mes sentiments sont doubles, ils oscillent entre compassion et répulsion, mon visage est blême. Sur place, je rencontre également deux bénévoles occidentaux dont une hollandaise avec qui je discuterai quelque peu. Elle me dira qu'elle y travaille depuis un mois et que l'encadrement des enfants s'est sensiblement amélioré depuis l'arrivée de la fondation Kianh. Autrefois, tous les enfants handicapés (presque la moitié des pensionnaires de l'orphelinat) ne quittaient jamais leur lit, livrés à eux-mêmes. Dorénavant, des kinés, orthopédistes, pédiatres, bénévoles occidentaux y séjournent régulièrement. Le financement du projet par les touristes et les particuliers permet de former le personnel local et d'offrir un cadre de vie plus agréable aux enfants. On nous informe que le 'coût' d'un enfant par jour est de 10,000 Dong, soit un peu moins de 0.50 d'euros.  

Ce qui me révolte le plus, n'est pourtant pas le manque flagrant de moyens, mais le nombre impressionnant de malformations des nourrissons dans certaines régions du Vietnam. Nul doute que l'utilisation massive de défoliants, de napalm et surtout d'agent orange (liquide à base de dioxine) par l'armée américaine y est pour quelque chose. Selon mon guide, 72.000.000 de litres de produits chimiques ont été déversés durant la guerre sur les trois pays de l'ex Indochine et plus particulièrement sur le centre et le sud du Vietnam. Entre 2.000.000 et 4.000.000 de personnes ont été affectées par ces substances provoquant aujourd'hui encore de nombreux cancers et malformations génétiques. Scandaleux.

Juste avant mon départ, je distribuerai quelques paquets de crayons à l'attention des enfants valides et déposerai un peu d'argent dans l'urne. Expérience très confrontante, je resterai bien pensif les deux heures qui suivront la visite. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Agent_Orange

Vers 18h30, le taxi viendra me chercher et roulera à tombeau ouvert jusque Danang. Quel soulagement d'arriver sain et sauf à l'aéroport. 20h45, on nous signale que le vol est retardé de 45 minutes. Comme je devais arriver très tard à Saigon (le retard de l'avion n'arrangera rien), j'avais réservé la veille une chambre dans le quartier routard de Pham Ngu Lao. Prix 27$, sans doute la chambre plus chère depuis Luang Prabang (voir Day 27). 21h45 l'avion décolle et nous arrivons 1h plus tard à Saigon. Après avoir réceptionné mes bagages, je prendrai un taxi (100,000 Dong) jusqu'à l'hôtel. Accueil très agréable, notre chambre bien que de petite taille est très confortable. Comme je ne trouve pas le sommeil, je regarde avec délectation "la cuisine au beurre" avec Fernandel et Bourvil sur TV5.

 

 

05/04/2009

Hoi An

Hoi An : Day 46

26/03/2009:

Une fois n'est pas coutume, je consacrerai la journée au balnéaire. A 11h00, je me rendrai premièrement chez Yaly pour les dernières retouches aux chemises. Rien à dire, elles sont parfaites. On m'invite à revenir en soirée pour les réceptionner. Sachant que la boutique ferme à 21h00, cela me laisse pas mal de temps pour me rendre à la plage de Cua Dai, qui se trouve à 7 km à l'est du centre-ville. Je décide de parcourir la distance à pied, longeant des rizières, des bassins d'aquaculture et prends beaucoup de photos au passage. Durée de la ballade : +/- 1h30. 

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Hoi An : Day 45

25/03/2009

Journée de boulot sur Internet et ce dès le matin. J'accuse un retard considérable sur le blog, il est grand temps d'y remédier. Je prends une petite interruption vers 13h00 pour aller me restaurer.  Ensuite, j'irai réserver via Internet mon billet d'avion pour rejoindre Saigon (Hochiminh ville). Une heure de vol sera nécessaire pour atteindre la métropole depuis l'aéroport de Danang. La compagnie est Jetstar Pacific Airlines, filiale low-cost vietnamienne de Qantas. Prix 720.000 Dong, une bouchée de pain. J'ai choisi Jestar, car il n'y avait plus de place libre sur le vol Vietnam Airlines Danang-Saigon, dommage, car je ne suis pas trop fan des compagnies low-cost surtout quand elles sont originaires de pays émergents. Je réserve également dans une agence un taxi pour me rendre le surlendemain à l'aéroport de Danang, prix 10$.

Toutes ces formalités terminées, je reprendrai mon travail sur le blog jusqu'à 17h00, heure à laquelle j'irai visiter un tailleur et commenderai trois chemises pour un montant total de 62$. On prendra également mes mesures et on m'invitera à revenir le lendemain à 11h00.  

J'irai manger ensuite une seconde fois chez Kim au café des amis, mais cette fois-ci sans Flo et Fred que je n'ai plus revu depuis l'avant-veille. Etrange, car Hoi An n'est pourtant pas très étendue. Aujourd'hui, je choisissons le menu végétarien. Toujours aussi bon.

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Hoi An : Day 44

24/03/2009:

Ce matin, j'irai passer la matinée mitrailler tout ce qui se trouve à portée de mon objectif. Je ne me réfère à aucun plan et n'ai même pas pris le guide avec moi, heureusement que Hoi An est de taille réduite. Je m'attarderai le long de la rivière Hoai, dans les rues Nguyen Thai Hoc, Tran Phu, Bach Dan, traverserai le marché central, le pont japonais et le pont Can Nam. Vers 11h00, le soleil est véritablement écrasant, je suis en nage, l'eau dégouline littéralement dans mon dos et le long de mes bras, je risque la déshydratation. J'irai donc boire un verre au café des amis où Kim me fera écouter la version russe de "gare aux gorilles" et "bancs publics" toutes deux interprétées par Georges lui-même.

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Je pars ensuite manger léger ; salades et pain à l'aïl avant d'utiliser quelque peu Internet.
A 15h00, j'achète une carte forfaitaire au bureau touristique de Hoi An : 75000 Dong. 

15h15 : J'assiste à une représentation folklorique à l'atelier artisanal de Hoi An ; danses et musiques traditionnelles. Envoûtant, mais bondé de pépères et mémères, qui se lèvent constamment de leur siège pour pouvoir prendre des dizaines de photos des danseurs, peu importe que les gens qui se trouvent juste derrière eux ne puissent plus rien voir du spectacle. Pathétique. 

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15h45 : Je visite le temple Trieu Chau, lieu de culte datant du XVIIIème siècle et fréquenté par les familles originaires de la région de Canton en Chine, arrivées par vagues successives au fil des siècles à Hoi An. J'y découvre de très belles frises en bois, de magnifiques têtes de dragon etc.

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16h15 : Je découvre la maison chapelle de la famille Tran. La chapelle confucianiste est dédiée aux nobles ancètres de la famille Tran et est richement décorée de meubles et d'objets anciens. Sur l'autel j'observe des boîtes en teck ou en ébène qui contiennent les reliques des ancètres. Je suis accompagné d'une guide francophone qui après nous avoir commenté les trésors de la maison Tran, s'empressera de m'amener à la petite boutique de souvenirs qui se trouve juste à l'arrière de la chapelle. Je n'apprécie pas vraiment la démarche et pars immédiatement.

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16h45 : Je terminons les visites prévues dans le forfait par le musée du folklore, qui est davantage une boutique de souvenirs qu'un musée. Je sors de là aussi vite que j'y suis rentré. 

La tombée de la nuit est toute proche et le ciel est particulièrement superbe en ce moment. J'en profiterai pour immortaliser le coucher de soleil. Quel cadre enchanteur. Ensuite léger repas dans un resto pour backpacker, pizza au menu. Insipide, mais bon marché.  

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Hoi An : Day 43

23/03/2009:

Réveil à 07h00, tous mes soucis de santé se sont envolés comme par magie. Quel bonheur. Je petit-déjeune à l'hôtel Halo vers 07h45 et une 1/2 heure plus tard, une hôtesse viendra me chercher pour m'amener à l'arrêt du bus. J'attends encore une 1/2 heure et lorsque je monte dans le bus, je suis agréablement surpris de retrouver Flo & Fred, qui descendent de Nin Binh et se rendent, tout comme nous, à Hoi An. Que le monde est petit. Le trajet en bus durera 4h30 en tout. Nous ferons une halte à Danang, grande ville du centre du Vietnam et roulerons encore 35 km pour atteindre Hoi An. Le bus me déposera juste en face de l'hôtel Tran Binh II. Le batiment est beau, la décoration intérieure est en bois et il est de plus bien situé dans la ville. Par contre, l'accueil, le prix (20$/nuit) et la chambre sont assez décevants. Mes affaires déposées, je partirai me restaurer chez Tam Tam, restaurant tenu par un Français. Très beau cadre rétro, le bar vaut à lui seul une visite. La nourriture est correcte, sans plus et les prix sont un tantinet trop élevés. 

Juste après le repas, je me balladerai à travers la ville notamment dans les rues Nguyen Thai Hoc, Tran Phu et Bach Dan dont les nombreuses maisons d'inspiration sino-japonaises font la renomée d'Hoi An. Ces dernières, uniques au Vietnam, sont peintes dans des couleurs pastelles ; jaune, terre de Sienne, bleu, turquoise etc. Seul petit bémol, la beauté intime de Hoi An n'est pas longtemps restée secrète, les boutiques pour touristes pullulent littéralement. En plus d'être réputée pour son artisanat, Hoi An est surtout prisée pour la confection de vêtements en soie et en lin. Nous croisons à tous les coins de rues des dizaines de touristes (souvent agés) qui voyagent en groupe et qui viennent majoritairement de France, d'Allemagne et du Japon. 

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Je rencontre à nouveau Flo & Fred, qui logent dans un hôtel différent du nôtre et irons boire tous ensemble une bière Saigon. Pas terrible du tout, je suis assez déçu par les bières vietnamiennes. Fin d'après-midi, je retourne à l'hôtel pour me changer et rejoindrai tout de suite après nos compères toulousains au café des amis, resto vietnamien tenu par Kim un francophile, qui aime surprendre ses hôtes par sa cuisine traditionnelle sur fond de musique française ; Brassens, Brel, Piaf etc. Pas de carte chez Kim, on choisit un des trois Menus ; végétarien, viandes, poissons & fruits de mer (120000 Dong p.p.). Pour fêter nos retrouvailles, Flo, Fred et moi commandons quelques verres de vin de Dalat (vin local), qui est loin d'être grandiose, mais plaisant tout de même. Le menu, par contre, est un vrai régal. Le soucis c'est que nous ne pouvons pas vous dire ce que nous avons mangé vu l'inexistance de carte, hormis les roses blanches, raviolis à base de farine de riz fourrés à la poudre de crevettes (spécialité de la ville), le reste est inconnu.   

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25/03/2009

Hué

Hué : Day 42

22/03/2009:

Réveil vers 07h00, je passerai mon temps à observer les jolis paysages ruraux ; rizières et scènes de vie typiques. Arrivée en gare de Hué à 11h00, encore une fois pas de surprise, je suis accosté par des rabatteurs, mais pas de cohue comme à Lao Cai (Sapa) ou Hanoi. Je négocie un peu et paie 45000 Dong au taximan pour m'amener à l'hôtel. Inutile de vous dire qu'il a essayé par tous les moyens de m' amener à un hôtel ami, mais je refuse poliment. Mes premières impressions de Hué sont bonnes ; la ville, de taille humaine, me semble plus aérée qu'Hanoi. Le taxi longera beaucoup de bâtiments publics bien entretenus ainsi que de nombreuses villas coloniales, mais ce qui me plaît le plus c'est l'omniprésence de parcs et de plans d'eau. J'arrive dix minutes plus tard à proximité de l'hôtel Halo, qui se trouve dans une petite allée en retrait de la grand route. L'accueil est particulièrement agréable dans cette pension familiale. Je prendrai une chambre sobre, mais propre à 8$. Très bon rapport qualité/prix. Après avoir déposé mes bagages, je réserve immédiatement, via l'hôtel, le bus du lendemain pour me rendre à Hoi An, charmant petit bourg dont le guide fait l'éloge (prix du bus 2.5$). Hoi An, tout comme la cité impériale de Hué, est classée patrimoine mondial par l'Unesco, mais ce qui me conforte le plus ce sont les témoignages unanimes des touristes que j'ai rencontré jusqu'à aujourd'hui et qui abondent dans le même sens que le guide. Destination incontournable. 

Comme je ne compte pas rester longtemps à Hué, je ne m'attarde pas à l'hôtel et traverse immédiatement le pont sui surplombe la rivière des parfums pour arriver sur l'autre rive où se trouvent les curiosités touristiques.

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Affamé je prendrai un lunch et me sentirai, juste après, totalement épuisé. La chaleur torride qui s'abat sur la ville n'arrange absolument rien au problème. J'arrive finalement 1/2 heure plus tard à la porte d'entrée de la cité impériale de la citadelle et m'acquitte de 55000 Dong pour le droit de visite. Hormis le cavalier du roi, la porte de midi, le palais du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen et quelques annexes secondaires, force est de constater que le reste du site n'est que ruine. Une vidéo didactique m'apprendra que l'armée américaine bombarda massivement le site en 1968 lors de l'offensive du Tet :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_du_T%C3%AAt 

En effet, le Vietcong avait pris possession de la citadelle lors d'une période de trève et en a profité pour hisser son drapeau au nez et à la barbe des américains. Les images de cette scène ont fait le tour de monde. 

Du point de vue historique, la citadelle fut construite sur l'initiative de Gia Long, fondateur de la dynastie des Nguyen. La citadelle a un périmètre de 10km et s'inspire de la cité interdite de Pékin. A l'heure actuelle, environ 60000 personnes vivent à l'intérieur de cette ville dans la ville. D'un point de vue culturel, seule la cité impériale mérite véritablement une visite. 

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Je consacrerai deux bonnes heures à la découverte du site, qui malgré un intérêt certain, ne me fait pas forte impression. Vers 16h00, exténué, j'irai faire une petite sieste. Je me réveille vers 18h00 et suis pris de nausées, de problèmes gastriques et ai un peu de température. Le pire est que je n'ai plus aucune force et surtout pas d'appétît ce qui est tout à fait exceptionnel chez moi. Plus tard dans la soirée, je serai pris de vomissements, prendrai les médicaments adéquats et retournerai une enième fois me coucher. J'espère juste que ces soucis de santé ne perdureront pas

Hanoi

Hanoi : Day 40

20/03/2009:

Il est 04h30 du matin et nous sommes épuisés, puants (nous ne nous sommes plus lavés depuis la veille au matin) et complètement dégoûtés à l'idée de revenir à Hanoi. Je quitte Flo & Fred sur le quai de la gare, car ces derniers décident de ne pas loger à Hanoi et veulent reprendre le matin même un bus en direction de Ninh Binh, la baie d'Along terrestre au sud de la capitale (à +/- 150km). Les masochistes ! Moins courageux qu'eux, je choisis de prendre un taxi jusqu'à l'hôtel où j'avais logé avant de me rendre à Sapa. Comme toujours, je n'ai rien réservé et constate bien vite que pratiquement toutes les guesthouses du quartier sont fermées, notamment la mienne. Je reste planté devant l'entrée pendant une bonne heure, mais le grillage reste désespérement clos. Je trouve finalement un hôtel (Phoenix Hotel, 20$ la nuit) où je serai chaleureusement accueilli par Thaï, le jeune réceptionniste et ce malgré l'heure très matinale. Malheureusement pour moi aucune chambre de libre avant 08h30, je pars donc me ballader dans le vieux centre-ville et stagnerai une éternité dans un café Segafredo, où je discuterai longuement avec un couple d'Allemands. Nous échangeons nos expériences respectives en Asie du Sud-Est et obtiens surtout quelques infos utiles pour la visite de la Baie d'Along. Peu après je pars petit-déjeuner et me rends ensuite à Ocean's tour, l'agence de voyages conseillées par les Allemands. On me présente avec beaucoup de professionnalisme un circuit très intéressant : 3 jours Baie d'Along et séjour deux nuits sur une île privée au large de Cat Ba. Programme alléchant, prix 105$. Couteux, mais je suis confiant du bon rapport qualité/prix. Seule ombre au tableau, le temps ! Depuis mon arrivée en Asie, c'est-à-dire le 09/02, c'est le premier jour de pluie (mes compatriotes doivent sans doute nous jalouser). La Baie d'Along n'est pas très éloignée d'Hanoi et il est un fait que le brouillard, la pluie et la grisaille sont fréquents dans la Baie. Bref, payer 105$ pour ne rien voir ne m'enchante pas vraiment. En plus, je suis crevé et n'attends qu'une seule chose : un lit douillet. Je me laisse un peu de temps pour me décider et retournonerai à l'hôtel vers 09h00 pour prendre possession de la clef. Je ferai une sieste jusque 14h00. Quelle honte. Au réveil, le temps ne s'est malheureusement pas amélioré, bien au contraire. Je prends alors la décision de ne pas visiter la Baie d'Along et opte pour descendre vers Hué, la capitale culturelle du Vietnam, ville qui se trouve au centre du pays (+/- 690 km séparent la capitale et Hué). 

Comme je ne compte pas faire de visite aujourd'hui, je consacre la journée à la préparation de la suite de notre voyage. Je sors enfin de l'hôtel vers 15h00, marche longuement dans la ville pour me rendre finalement à la gare 'centrale' pour réserver mes billets pour le lendemain. Arrivé sur place, toujours aussi laborieux pour obtenir un simple billet d'autant plus que les trains que je souhaite prendre sont déjà complets. Il ne me reste plus que le SE3 de 23h00. Que vais-je bien faire entre le check-out de l'hôtel à 12h00 et le départ du train ? J'improviserai bien. Prix du billet : 525000 Dong p. ce qui est très couteux. Le guide du Routard mentionne cependant que le SE3 est le plus confortable de tous, petite consolation, surtout quand on doit se taper 12h de voyage pour rejoindre Hué ! 

Il est déjà 17h30 et je n'ai que petit-déjeuné. Je change donc mes habitudes et irai manger très tôt au resto Quan Ngon à deux pas de la gare. Le guide conseille vivement l'endroit pour sa cuisine, son cadre et son concept. J'en décide d'en juger par moi même et suis surpris de constater que le resto est d'avantage fréquenté par les Vietnamiens aisés que par les touristes, ce qui est très bon signe. La carte est vaste, les prix sont doux, mais je ne sais que choisir. Une famille de Vietnamiens assis à côté de moi m'aidera volontiers à me décider. Je commande une salade de mangue verte garnies de fruits de mer (sans doute le plat le plus surprenant de tous, un vrai régal), du calamar grillé, du boeuf façon Ngon (tendre et savoureux), des huitres fraiches accompagnées d'une sauce au soja et au wasabi, du riz cuit à la vapeur et du riz gluant aromatisé au lait de coco et au sésame, du thé glacé au parfum de Lotus. Excellent! Je décide d'un commun accord d'y revenir le lendemain avant de prendre le train.

Vers 20h00, je retourne à pied jusqu'à l'hôtel. Du point de vue 'vie nocturne' Hanoi a sans doute autant à offrir que Kaboul ou Lourdes. Sortir est donc exclu. Je passerai un peu de temps sur Internet. Ne sachant pas dormir, je passerai une partie de la nuit à regarder 'les granges brûlées" sur TV5 Asie, film intéressant sorti en 1973 avec Alain Delon et Simone Signoret.  


 

Hanoi : Day 41

21/03/2009:

Journée insipide, pas grand chose à vous raconter. Je quitte l'hôtel à la dernière minute, c'est-à-dire à 11h59. 
Je laisse mes bagages sur place et irai grignotter un bout pour prendre des forces. Je passerai toute l'après-midi sur Internet à peaufiner le blog. Je n'arêterai que vers 18h30 pour aller chercher mes sacs à l'hôtel.

Sur place, Thaï, le sympathique réceptionniste me proposera de boire un verre au bar de l'hôtel et de profiter gratuitement d'Internet. REBELOTE ! Je passerai mon temps à mettre en ligne les photos de Luang Prabang, de Pak Ou et certaines de Vientiane. Vers 20h00, je prends un taxi en direction de la gare centrale, prix de la course : 40000Dong, c'est de moins en moins cher ou plutôt je suis de moins en moins le dindon de la farce. Le taximan qui ne sait pas lire un plan et comprend à peine l'anglais me dépose devant la gare, il ne me restera plus qu'à parcourir 300 mètres pour rejoindre le resto Quan Ngon (voir Day 40). J'arrive sur place chargé comme un mulet avec mes gros sacs à dos de routard, la honte. Je mangerai aussi bien que la veille, inutile de vous donner à nouveau tout le détail du menu, car ce dernier diffère peu du Day 40.

Vers 22h00, je retourne à la gare et m'installe très rapidement dans la train, bien avant son départ. Effectivement, le confort est de mieux en mieux, je prends quelques photos de l'intérrieur pour vous permettre de vous faire une idée, rien à voir cependant avec le luxe d'un Thalys ou d'un Eurostar. 23h00 précise, le train démarre. Leur ponctualité m'étonne à chaque fois. Dans la cabine, à nouveau 6 couchettes, mais seulement une seule d'entre-elle est occupée. Lair-co est très efficace, les draps sont propres, les couchettes relativement confortables et on a droit aux toilettes occidentales dans notre wagon, le luxe. Par contre, le train est plus rapide que les autres et les wagons peu adaptés à sa vitesse. Difficile de fermer l'oeil tellement je suis secoué dans tous les sens. Motilium à la rescousse.

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20/03/2009

Sapa

Sapa : Day 39

19/03/2009:
 
Réveil à 06h30, je réalise le check-out peu de temps après et laisse mes bagages à la réception de l'hôtel. Je rejoins ensuite Fred & Flo vers 07h00, petit-déjeunons copieusement, car la journée s'annonce sportive avec une marche de plus de 20kms, et ce, en pleine montagne. A 07h45, nous traversons la rue principale de Sapa où nous sommes, comme tous les autres occidentaux, sollicités de tous côtés par les Hmongs qui veulent
nous vendre leur camelote ou nous servir de guide dans la région. Même si nous répétons inlassablement que nous ne sommes pas intéressés, nous sommes continuellement suivis par des femmes Hmongs, parfois même par huit d'entre-elles. Situation très cocasse. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles sont percévérantes, très souvent insistantes, mais les contacts restent néanmoins amicaux et 'bon enfant'. La matinée est brumeuse et fraiche, la route ne fait que descendre rendant la randonnée très agréable, le retour vers Sapa risque, par contre, d'être un peu plus délicat. Hormis les Hmongs nous ne rencontrons pas d'autres occidentaux sur les routes, sauf quelques 'easy riders' en scooter et surtout des bus, qui déversent leurs nombreux passagers juste à l'entrée des villages. Plus nous avançons, plus les paysages sont magnifiques. Des rizières à perte de vue. Sublime. Nous nous arrêtons souvent pour prendre des dizaines de photos. Une fille Hmong qui nous suivait depuis plusieurs kms pointe du doigt un buffle et me dit "papele, c'est joli". Voyant que son accent et ce mot exotique me faisaient sourire, elle n'a cessé de répéter cette phrase tout le restant du voyage. 

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A notre arrivée à proximité du village de Ta-Van (après 2h30 de marche), les Hmongs nous montrent un chemin escarpé qui descend à pic pour rejoindre le coeur du village. Aïe, aïe. Finalement, nous le descendons sans trop de problème. Les filles Hmongs décident enfin de nous lacher la grappe et je prendrai sur le vif un superbe portrait de "Mme Papele, c'est joli". Merci pour ce sourire !

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On traversera rapidement le petit village de Ta-Van et observerons avec dégoût le comportement de certains touristes (ceux qui débarquent en masse des bus) qui photograhient ou plutôt mitraillent les habitants sans la moindre délicatesse et surtout sans leur demander leur avis, un peu comme s"ils se balladaient dans un zoo. Nous marchons ensuite en direction du village de Lao Chai. Arrivés sur place, nous visiterons brièvement une école et distribuerons quelques crayons aux professeurs à l'attention des enfants. Après cette brève visite nous commencerons à rebrousser chemin pour rejoindre Sapa, nous choisissons un autre sentier que pour l'aller et arrivons à nouveau à nous perdre. Pas très grave, car la vue est sans doute l'une des plus belles de la journée. 

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Vers 12h30 la chaleur est étouffante et la remontée vers Sapa s'apparente à un chemin de croix, mais nous arriverons à destination à 14h30. Nous sommes épuisés, ma chemise est trempée et nous avons les crocs. Nous retournerons manger au restaurant de la veille le 'Gerbera'. Vers 17h00, un mini-bus viendra nous chercher en face de l'hôtel et nous conduira tous les trois à Lao Cai où nous devons prendre le train à 19h30. Prix payé 25.000Dong p.p. Notre train démarre à 19h30 précise, leur ponctualité m'étonne vraiment, rien à voir avec le chemin de fer Thaï. Cette fois-ci je ne serai pas le seul occidental dans le train et partagerai la même cabine que Fred & Flo. Le confort du train est un peu moins spartiate que pour l'aller, mais l'air conditionné ne fonctionne pas correctement, quelle fournaise. Impossible de fermer l'oeil avant 02h00 du matin, dommage car nous arrivons en gare d'Hanoi à 04h30.


Sapa : Day 38

18/03/2009:

 
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Le train arrive en gare de Lao Cai, ville frontière avec la Chine, vers 10h du matin. Dès la sortie du train je suis à nouveau assaillis par les rabatteurs qui me proposent leurs services pour rejoindre Sapa en mini-bus. Je refuse poliment et me rends aux guichets de la gare pour acheter les billets retour vers Hanoi (impossible d'acheter un billet aller-retour en gare d'Hanoi, allez savoir pourquoi). Malheureusement même topo à Lao Cai où la guichetière me baraguine qu'il faut absolument passer par une agence localisée à Sapa (ville qui ne dispose pas de gare), toujours aussi logique ! Bref, je n'ai pas le choix, je l'achèterai sur place. Durant mes démarches, je fais la connaissance de Florence et Frédéric un couple de la région de Toulouse. Lorsque nous sortons tous les 3 de la gare...rebelotte on nous tombe dessus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Plusieurs mini-bus attendent les nombreux touristes juste en face de la gare et les rabatteurs embarquent pratiquement nos bagages de force dans les véhicules, mais nous tenons bon et négocions ferme pour ne pas payer le prix fort, c'est à dire 30.000Dong p.p. Je ne vais pas vous commenter tous les détails, mais je vous assure qu'à Lao Cai la négociation est RUDE et peu amicale. Tant d'efforts pour si peu de résultat, nous obtenons les billets pour 25.000 Dong p.p. Quelle mafia !

On roulera pendant une petite heure avant d'arriver à notre destination finale. Le véhicule s'arrètera finalement devant un hôtel où les 'organisateurs' voulaient absolument nous faire loger moyennant une gracieuse commission pour ces derniers. Après avoir refusé à 4 reprises, le ton du 'steward' s'est fait beaucoup plus arrogant et menaçant, m'interdisant même de descendre du mini-bus. Mon sang n'a fait qu'un tour, je décide de sortir coûte que coûte poussant au passage ce nain de jardin qui valse contre le rétroviseur du mini-bus. La réaction ne s'est pas faite attendre, le mec se met en colère et me menace violement, je reste stoïque et lui demande de se calmer. Au même moment, deux autres types sortent de l'hôtel, ça sent le roussi. En territoire inhospitalier, je me dois de ne pas insister et puis inutile d'en venir aux mains. Durant tous mes voyages en Asie, je n'ai jamais été confronté à ce genre de situation et n'avais jusqu'à aujourd'hui jamais décelé une quelconque violence de la part des autochtones, bien au contraire. Imaginez un peu comme je peux maudire ce pays, qui après seulement trois jours m'a déjà fortement rendu aigri. Nous ne nous attardons donc pas avec ces sauvages et partons Fred, Flo et moi à la recherche de l'hôtel conseillé par le routard. Sur le chemin de l'hôtel Fred & Flo nous font part de réactions étonnantes de la part des Vietnamiens depuis leur arrivée dans le pays, quelques jours avant nous. Sur base de tous les avis que j'ai recueills jusqu'à présent, je déduis que les Vietnamiens sont rudes, roublards et parfois même agressifs. Nous arrivons dix minutes plus tard à l'hôtel et je prends une chambre correcte à 8$, une bouchée de pain ! Je prendrai une bonne douche, soufflerai un peu et mettrai un pull, car ici en altitude, la température est assez fraiche. 

Déjà écoeurés par Sapa, Fred et moi insistons auprès de Flo pour quitter l'endroit au plus vite et achetons les billets retour pour le lendemain soir au bureau du tourisme, prix p.p. 320000 Dong, presque le double de l'aller pour un train légèrement supérieur au premier. Quelle arnaque !!! J'en connais certains qui s'en mettent plein les poches, les touristes sont vraiment des vaches à lait !   

Nous irons ensuite nous restaurer dans une modeste gargote du marché local (où on vend du chien sur les étalages, il parait que la viande a un goût très prononcé) et commanderons deux bières locales Lao Cai Beer, infecte, on aurait dit de la limonade. Désireux de nous dégourdir les jambes, nous partons tous les trois faire une petite randonnée jusqu'au Cat Cat village, le bourg le plus proche de SAPA (3kms de distance). Le soleil qui s'était fait discret en matinée, est maintenant à son zénith et l'air de la montagne nous fait un bien fou. Nous marchons au milieu de rizières, traversons quelques hameaux peuplés par les Hmongs http://fr.wikipedia.org/wiki/Hmong_(peuple) et arrivons finalement à Cat Cat où nous découvrirons une cascade et quelques enfants entrain de jouer dans la rivière. Le calme de la ballade contraste pleinement avec le stress de ces derniers jours, quel bonheur. Je vous laisse profiter des photos qui sont bien plus explicites que mon blabla habituel. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Hmong

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Cat Cat Village (6)Flo & Fred

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Comme par magie, tous les Vietnamiens que nous rencontrerons par la suite (à l'hôtel, resto, dans la rue etc.) seront charmants et nos premières impressions changeront quelque peu au fil du temps et cela perdurera les prochains jours (voir les commentaires des jours suivants). Au soir, nous irons manger tous les trois au restaurant 'Gerbera' dont le nom n'est absolument pas prémonitoire. Nous commanderons du cerf et quelques autres spécialités de la région. Prix dérisoire 130.000 Dong p.p. comprenant ; soupe, entrée, plat consistant, dessert et boissons.

17/03/2009

Hanoi : La Propagande

La Propagande

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13:24 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : propagande, communisme |  Facebook |

15/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 37

17/03/2009:

Pieter-Jan est parti ce matin même pour la Baie d'Along, je choisis la direction inverse en prenant le train de 22h00 pour Lao Cai (Sapa). Etrangement, toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mon voyage étaient très déçues par le site de la Baie d'Along, qui reste néanmoins l'attraction principale du Vietnam. Mon guide la décrit même comme la huitième merveille du monde. Pour la première fois du voyage je suis confronté à un petit dilemne. Soit j'y vais peu importe que la baie puisse être une grosse attraction touristique bien rôdée où l'on entasse sur des bateaux les milliers de touristes qui arrivent quotidiennement, sans compter que le climat dans cette région est très capricieux, pluies et brouillards sont la plupart du temps au rendez-vous, soit je laisse tomber et privilégie une autre destination.
Autre petit problème, je dois rejoindre Julien et sa compagne à Angkor (nord-ouest du Cambodge) en date du 11/04, je ne peux donc pas trop m'éterniser au Nord du pays. Je devrai jouer serré.   

 
En ce qui concerne Sapa, par contre, les avis sont unanimes. Les qualificatifs ne manquent pas et mes interlocuteurs en gardent un souvenir mémorable. Bref, tout le monde me conseille vivement de m'y rendre bien que je n'avais pas prévu cette destination lors de l'élaboration du 'circuit'. J'opterai donc pour Sapa et reporterai la Baie d'Along à plus tard.

Je réaliserai le check-out à l'hôtel vers midi, laisserai mes bagages à la réception et irai passer ma dernière journée à Hanoi. Aujourd'hui, je resterai dans le vieux centre historique et débuterai ma journée par le lac Hoan Kiem afin de visiter le petit temple Ngoc Son datant du XVème siècle et dédié au confucianisme et au taoïsme. Je traverserai un romantique pont en bois rouge pour y accéder. 

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Au sud-est du lac, je découvre un quartier plus chic où les grandes enseignes internationales ont pignon sur rue et un peu plus loin au bout de l'avenue Trang Tien se trouve l'opéra construit en 1911. Au premier coup d'oeil nul doute que ce dernier s'est très largement inspiré du palais Garnier à Paris.  

http://nl.wikipedia.org/wiki/Vietminh

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Je profiterai du calme de ce quartier pour manger dans un resto italien à deux pas de l'opéra; ravioli gorgonzola au menu. Prix : 130.000 Dong. Je connaitrai ensuite péripéties sur péripéties lorsque je prendrai la Tràn Nhàt Duàt, large avenue parallèle au fleuve rouge pour rejoindre le pont Long Bien, long de 1682m et construit par les Français en 1902 dans un style proche de celui de Gustave Eiffel. Je n'imagine pas un seul instant qu'une simple ligne droite puisse me causer autant de soucis. La circulation est effroyable et je marche les premières centaines de mètres du mauvais côté de l'avenue, car les trottoirs disparaissent et je ne peux plus aller de l'avant. Il m'est également impossible de traverser la route sans me faire tuer, je devrai alors revenir à notre point de départ et reprends ensuite l'avenue Tràn Nhàt Duàt, mais cette fois-ci du bon côté de la route là où les trottoirs sont continus. L'air est vicié, la pollution sonore est assourdissante, des travaux me barrent régulièrement le passage et le regard des gens que je croise n'est pas très amical. Je comprends finalement que les piétons ne sont pas les bienvenus sur cette avenue et bifurque sur la gauche pour rentrer dans le quartier populaire des 36 rues situé dans la partie 'nord-est' du vieux centre historique. Quel cloaque!!! Noir de monde, les trottoirs des rues sont pris d'assaut par des 'garages et des mécanos', ça pue le mazout, la peinture, le dissolvant. Suite à toutes ces agressions répétées, je commence à avoir mal à la tête et mes nerfs sont rudement mis à vif. Je ne cesse de regretter la Thaïlande et le Laos et répète inlassablement que "j'en ai plein le cul" et que c'est la pire journée de mon voyage. 

J'arrive finalement à proximité du pont, mais la circulation et le chaos règnent dans le quartier. Il m'est impossible de prendre une photo correcte de cet ouvrage néanmoins intéressant. Du pont, je tente de revenir à proximité de l'hôtel en traversant le vieux quartier, mais j'en suis encore bien loin. Quelle souffrance, je commence à penser que je ne m'éterniserai vraisemblablement pas au Vietnam. J'arrive enfin en territoire connu vers 18h00 et passerai un peu de temps dans un cybercafé pour graver mes photos sur un DVD et irai ensuite me restaurer dans un petit resto sans prétention vers 20h00. A 21h00, j'irai chercher mes bagages à l'hôtel et prendrai un taxi jusque la gare (70000 Dong). 

J'arrive 1/4h plus tard sur place et patiente presque une heure avant de pouvoir monter dans les couchettes du train. Je comprends enfin pourquoi le billet est si bon marché ; toilettes à la turc (bonjour les odeurs) dans un seul wagon du train et matelas aussi mince qu'une feuille de papier. Je suis quasiment le seul blanc dans le train et le seul dans mon compartiment où je partagerai la nuit avec 5 autres personnes. Je dois dormir sur la couchette supérieure ce qui implique que l'espace entre mon visage et le plafond ne dépasse pas 30cm, sensation de claustrophobie assurée. Sachant que mes proches suivent régulièrement le blog, j'ai volontairement refusé de déposer des photos du compartiment afin de les ménager et de les laisser s'imaginer que leur fils, petit-fils, cousin, neveu ou ami passe un voyage merveilleux en Asie... Quelle horreur. Pourtant, j'ai tout de même réussi à dormir rendant ainsi notre voyage moins pénible. 10h de train ce n'est pas rien.

26-03-2009, 20:02:48
Mes Sincères Félicitations pour votre blog!. Très sincèrement, je le trouve hyper bien réalisé et les photos sont magnifiques!. Vous nous faites rêver sans cesse grace à ce blog. Biz à vous 2. Ton Frérot
Strappazon David
strappazon.david@hotmail.com


Hanoi : Day 36

16/03/2009:

Je pars de bon matin à la découverte des curiosités de la capitale et débute les visites par le temple de la littérature qui se trouve à l'ouest du centre historique de la ville où les rues et boulevards sont bien plus larges facilitant ainsi la circulation, la rendant encore plus insupportable à mes yeux. Il me faudra patienter presque 10 minutes pour traverser le carrefour qui me sépare du temple, incroyable! Arrivés sur place, je suis impressionné par la taille du temple de la littérature : 70x350m. Ce lieu est dédié au culte de Confucius, voir le lien  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius. Le temple, qui date de la fin du XIème siècle fut en son temps la première université du Vietnam et comprend cinq vastes cours et une longue succession de portiques (pour reprendre les termes du guide du routard). Je suis agréablement surpris par sa beauté mise en valeur par l'omniprésence de peinture laquée de couleur rouge et son architecture aux fortes influences chinoises. J'avoue également qu'il m'est agréable de visiter autre chose que les dizaines de Wats auxquels j'étais habitué ces dernières semaines. Prix de la visite 10000 Dong.   

http://nl.wikipedia.org/wiki/Confucius

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Du temple de la littérature, je marcherai un bon kilomètre pour arriver à l'esplanade faisant face au Mausolée de Hô Chi Minh où fut proclamée pour la première fois le 02/09/1945 l'indépendance temporaire du pays. Là, repose le père fondateur du Vietnam indépendant, Hô Chi Minh http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguyen_A%C3%AF_Quoc, mort en 1969 quelques années avant la complète autodétermination du pays (chute de Saigon en 1975). L'esplanade est très vaste et je remarque que des lignes blanches tracées sur le sol indiquent aux visiteurs les limites à ne pas transgresser, chose que je n'ai pas réussi à respecter me faisant immédiatement rappeler à l'ordre par les gardes militaires qui protègent l'accès au mausolée. J'adore...Je prendrai quelques photos, mais ne perdrai pas mon temps à visiter le sanctuaire.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Ho_Chi_Minh

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A proximité de l'esplanade se trouve le sinistre musée de Hô Chi Minh, édifice stalinien d'une incommensurable laideur. Je prends deux photos pour la forme. A quelques mètres de là, la jolie Pagode au pilier unique, emblème de la ville d'Hanoi, contraste pleinement avec le monstre qui lui fait face.  

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Après un léger lunch dans une gargote, je marcherai à nouveau deux kms pour me rendre à la pagode Tra'n Quôc au bord du lac de l'ouest. Située sur une petite presqu'île c'est la plus ancienne pagode de la ville et sans doute l'une des plus intéressantes. Construite initialement au VIème siècle, elle fut reconstruite au XVIIIème pour etre rénovée en 1815. Les Vietnamiens, qui la vénèrent, la surnomment "Pagode Défense de la Patrie". Contrairement au temple de la littérature, la pagode est dédiée au bouddhisme. Superbe.  

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Après la visite, je retournerai sur mes pas et me rendrai au temple Quàn Thành, temple Taoïste datant du XIIème siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme et dédié à un génie gardien du Nord dont la statue pèse 4 tonnes. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Taoisme

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Je marche à nouveau un peu plus de deux kms vers le sud et prends quelques photos de la statue de Lenin qui fait face au musée d'histoire militaire du Vietnam.   

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Pour terminer, je descendrai à nouveau vers le sud de la ville pour réserver les billets de train à destination de Lao Cai (dans le Nord du pays à la frontière Chinoise) où je prévois de réaliser un trek le long des rizières en terrasses au milieu des montagnes. A la gare, quel chemin de croix pour réserver un billet... Premièrement, il est très difficile de me faire comprendre et deuxièmement plusieurs autres 'clients' se précipitent à mon guichet pour acheter des billets alors que je sommes encore occupé à réaliser les transactions. Je m'énerve à nouveau de cette impolitesse, mais les gens ne comprennent vraisemblablement pas la raison de ma réaction et me regardent avec étonnement. Je comprendrai plus tard que c'est la règle au Vietnam, meme si vous faites la file et que votre tour arrive, vous ne serez jamais seul à un guichet, même à la banque. Bonjour la confidentialité. Prix du billet +/- 180000 Dong. train couchette LC1, ce qui est très bon marché pour 10h de trajet. On comprendra pourquoi le lendemain. 

Après cette longue journée, je rentrerai épuisé à l'hotel. J'irai ensuite manger un bout avec Pieter-Jan dans le chouette resto de la veille, nourriture toujours aussi délicieuse, soirée agréable et ensuite dodo.


Hanoi : Day 36 (Nos impressions)

16/03/2009:
 
Avant de vous commenter le programme de la journée, j'aimerais vous communiquer mes premières impressions de la capitale du Vietnam.
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Le vieux centre historique d'Hanoi est un véritable dédale de rues assez étroites où il est aisé de se perdre. Chaque rue est dédiée à une corporation bien spécifique, par exemple, mon hôtel se trouve dans celle des serruriers. Je remarque peu de voitures, mais les vélos et surtout les scooters pullulent littéralement, la circulation est cahotique, le bruit des klaxons est incessant et la pollution de l'air est affligeante. Les trottoirs quant à eux servent à tout sauf aux piétons, on y gare sa mobylette et surtout on y travaille ; soudeurs, quincaillers, cuisinières, mecaniciens s'accaparent ces espaces publics. Inutile de vous dire que pour se rendre d'un point à un autre, il est nécessaire d'alterner continuellement trottoirs et route tout en restant attentifs à la circulation pour ne pas se faire heurter par un scooter ou un pousse-pousse, c'est extrêmement épuisant à la longue.

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Pire, on vous interpelle de tous côtés : "motorbike, taxi, buy something, where are you from?" Cela se fait également dans les autres pays que je viens de visiter, mais à Hanoi les gens sont très INSISTANTS !!! Assommant.
Les premiers contacts avec la population sont souvent très rudes, toute transaction sent l'arnaque à plein nez et pour terminer les sourires sont rares contrairement au Laos et a la Thaïlande. Les gens de la rue ont un physique plus 'chinois' (yeux bridés, moins basanés que les Thaïs), ils parlent très peu l'anglais et encore moins le français. Leurs vêtements sont démodés (70'-80') et les couleurs sont ternes avec une prédominance du gris. La pauvreté est palpable et même si personne ne semble mourir de faim, on ne peut pas dire non plus que ce soit Byzance. A Hanoi on est communiste depuis l'indépendance du nord du pays en 1954. Je vous laisse imaginer le décalage...

Les drapeaux du pays, les affiches de propagande, les postes de police sont omniprésents. Impossible de ne pas se rendre compte que l'on est entourré de Cocos, ce qui n'est pas pour me plaire. Les rues sont sales et encombrées, car les habitants, qui vivent essentiellement à l'extérieur, passent une grande partie de leur temps à cracher et à y déverser leurs eaux usées.
Paradoxalement, la ville ne manque pas de charme et d'authenticité. L'influence française est encore palpable : on roule à droite, on rencontre pas mal de petits cafés fréquentés exclusivement par les autochtones, le café goûte vraiment le café, il y a des boulangeries, de larges grillages en fer ferment les commerces, de beaux arbres bordent les boulevards rectilignes et surtout les innombrables persiennes des maisons et l'architecture des bâtiments publics rappellent fortement Panam. 

Pour terminer, je dirais qu'Hanoi n'est certainement pas dénuée de charme et qu'elle recelle de nombreuses curiosités, mais il me semble totalement inconcevable d'y vivre ou bien même d'y séjourner plus de trois ou quatre jours.

Commentaires

16-03-2009, 21:17:21
prachtig reisverslag!
gefeliciteerd met jullie reisverslag! Elke etappe is mooi beschreven en de prachtige foto's spreken voor zichzelf.
Jan Milh
jan.milh@pandora.be


Hanoi : Day 35

15/03/2009:

 
C'est mon dernier jour au Laos et malgré l'enthousiasme que je porte pour le Vietnam, ma prochaine destination, je ressens une certaine tristesse à l'idée de quitter le pays.
Cependant, mon vol via Vietnam Airlines est prévu ce soir à 18h10. J' avais réservé les billets par Internet lorsque j'étais à Chiang Mai. Prix : 90£, ce qui n'est vraiment pas donné, mais l'autre alternative était de prendre un bus pour relier Vientiane à Hanoi, durée 24h ! Inimaginable.
Après le check-out, je laisse mes bagages à l'hôtel et irai pour la enième fois mettre à jour le blog au cybercafé 
Sur place, un bonze de mon age vient s'installer à côté de moi et passe son temps à photographier l'écran avec son téléphone portable. Qu'est-il entrain de faire ? Tous les ordinateurs sont séparés par une petite cloison en bois, il ne m'est donc pas possible de le découvrir, mais lorsque je me suis levé de mon siège, j'ai découvert que le bonze photographiait des femmes blanches totalement dévêtues et dans des positions très explicites. Pas très 'catholique' tout ça ! 

Vers 16h00, je prendrai un songthaew en direction du modeste aéroport international de Vientiane. Là je retrouve Pieter-Jan un touriste néerlandais avec qui j'avais déjà eu l'occasion de parler à Chiang-Khong (Day 24) ainsi que la veille lors de la guinguette au bord du Mékong. L'avion décollera un peu à l'avance et nous arriverons 45 minutes plus tard à Hanoi, quel pied quand je pense aux malheureux en train d'endurer 24h de bus.

Sur place, Pieter-Jan & moi prendrons un taxi à destination du vieux centre historique de la ville (45 minutes de trajet) où sont localisées la plupart des guesthouses d'Hanoi. Nous logerons dans un petit hôtel très bien tenu pour 16$ la nuit. Très bon rapport qualité prix. Après avoir déposé les affaires, nous irons manger au Kiti Restaurant entamant ainsi notre première expérience avec la cuisine Viet. Succulent canard à l'orange, rouleaux de printemps, riz. Je crois que je vais me régaler dans ce pays. Nous testerons également la bière locale, notamment la Hanoi Beer, qui est convenable, mais bien decevante en comparaison de la Beerlao.
De retour à l'hôtel, je saluerai Pieter-Jan avec qui j'ai passé une excellente soirée et dodo tôt.
    
 

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III. Vietnam, le pays qui a la forme d'un dragon.

Việt Nam

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant le Vietnam, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Nam

La devise du pays est le Dong, sachant que 1€ équivaut à +/- 22000 Dong. Pour plus de précision, je vous suggère de cliquer sur le lien ci-dessous.

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Formalités d'entrée :

Un visa touristique est bien entendu nécessaire pour s'y rendre. Pour un séjour de maximum 30 jours, il vous est vivement recommandé d'entreprendre les formalités auprès de l'ambassade du Vietnam de votre pays de résidence. Notez qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa à votre arrivée sur le territoire. Contrairement aux autres pays que je traverserai, le Vietnam manque cruellement de souplesse en la matière.

J'ai obtenu mon visa à l'ambassade du Vietnam de Belgique, boulevard général Jacques,1 à 1050 Ixelles +32 379 27 37. Sachez aussi que le visa vietnamien n'est pas du tout bon marché ! 62€ p.p. Se rendre à l'ambassade vietnamienne vous donnera un avant-goût de la bureaucratie du pays. Une expérience étonnante !

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Vientiane


Vientiane : Day 34

14/03/2009:
 
Copieux petit-déjeuner 'American Breakfast' à l'hôtel et ensuite petite ballade en ville où je prends quelques photos. Je passerai quelques heures dans un cybercafé où la connexion est, pour une fois, rapide et durable. J'en profite pour vérifier mes mails et travailler le blog (pour ne pas changer).

Vers 16h00, la faim commence à se faire sentir. J'irai grignoter une délicieuse baguette de pain aux céréales garnie de jambon-fromage-crudités (le bon pain nous manque terriblement en Asie) au croissant d'or. Là, je rencontre deux québecoises qui accompagnaient Denis (voir Day 26) et discute quelque peu avec elles. Le patron français de l'établissement le croissant d'or viendra nous informer qu'une soirée sera organisée ce soir même à Vientiane par la francophonie. Nous décidons tous de nous y rendre à la tombée de la nuit. Après le repas, je retournerai à l'hôtel en longeant le Mékong et profiterai alors d'un superbe coucher de soleil. 

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Vers 20h20, je retournerai en ville pour déguster quelques spécialités laotiennes au Kualao restaurant. Cette fois-ci le guide du routard ne s'est pas trompé, la cuisine est vraiment exceptionnelle et le cadre très soigné. Après le repas, je me rendrai sur les bords du Mékong pour participer à la guinguette Mekong Festival où je rencontrerai une population très métissée. On y organise des concours de pétanque, on déguste des vins de la Loire et on danse sur une musique tout aussi diversifiée que le public ; tubes laotiens, anglo-saxons et surtout les négresses vertes, les rita Mitsouko, Philippe Katerine etc... J'adooooooore, dommage que le
couvre-feu de 00h00 nous ait rappelé à l'ordre.

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Vientiane : Day 33

13/03/2009:

J'entame la journée de bon matin et loue une bicyclette (10000kip) pour m'aider à découvrir les curiosités de la ville. Je débute la visite de Vientiane par la statue du père fondateur du Laos moderne à savoir Kaysone Phomvihane et me rends juste après au Wat Simuang, qui malgré l'engouement des locaux pour ce lieu de culte, ne me fait pas forte impression. 

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Je reprendrs par la suite le vélo pour sillonner les larges boulevards de la capitale et suis surpris de constater que toutes les plaques indicatrices de rue sont encore rédigées dans la langue de Molière. Je passe devant le pompeux palais présidentiel, devant plusieurs ambassades logées dans de belles villas datant de l'époque cloniale et arrive ensuite au rond-point de Patuxai où trône fièrement un arc de triomphe. Ce dernier a été construit en béton dans les années 60, est décoré dans un style très laotien et ressemble fortement à son cousin parisien. Je décide de le visiter de l'intérieur et suis effaré par l'état de délabrement du monument. Plusieurs boutiques de souvenir s'y sont installées et présentent leurs articles notamment ces t-shirts à l'effigie du communisme (voir photo). A l'étage supérieur, on peut jouir d'une vue agréable de la ville.

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Après Patuxai, j'arriverai au Wat le plus vénéré du Laos le Wat That Luang. Il est presque midi et le soleil est à son zénith, la chaleur est étouffante et le site est extrêmement décevant. Je décide de ne pas m'y attarder, mais suis néanmoins intrigué par la présence de femmes qui proposent du miel aux visiteurs. Outre des bouteilles de miel ces dernières vendent des petites galettes d'alvéole de ruche d'abeilles. Curieux de nature j'en achète une joliment emballée dans une feuille de banane. Je déballe le tout et découvre stupéfait que les alvéoles contiennent toutes une larve d'abeille ! Je me tâte, hésite et me lance finalement en me disant que le sucre me ferait vite oublier ce que j'allais manger. Erreur de jugement, tout le sucre avait déjà été retiré. Je recrache immédiatement le tout et balance la 'douceur' dans une poubelle. 

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Je décide alors d'aller manger quelque chose de convenable dans une gargote du centre-ville. Après ce léger repas, je me rendrai au Wat Sisaket (heureusement que les laotiens ne parlent pas le Wallon) et prends quelques photos des milliers de statues de bouddha qui ornent ce joli temple.

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Je termine ma ballade par ce Wat et rentre à l'hôtel en fin d'après-midi. J'y resterai quelques heures pour me changer et souffler un peu et repartirai en ville vers 20h00 pour le souper. Ce soir sera dédié à la cuccina italiana. Le guide du routard recommande le ristorante 'la Gondola' pour sa fine cuisine et ses prix doux. Un DESASTRE en réalité !!! J'ai beau chercher dans ma mémoire, mais je n'ai pas souvenir d'avoir un jour mal mangé chez un italien. Pas de goût, cuisson hasardeuse des légumes de l'antipasto et ma soi-disant saltimbocca ne ressemblait absolument à rien. Je rentre à l'hôtel complètement écoeuré par cette expérience 'culinaire', je n'oublierai pas de le mentionner au routard.   


Vientiane : Day 32

12/03/2009:


Lever très tôt ce matin. Je prends un tuk-tuk pour me rendre à la gare routière où m'attend un bus 'V.I.P'. Je m'attends déjà au pire ;)
J'arrive bien à l'avance sur place et profite du temps libre pour petit-déjeuner et observer les scènes de vie un peu folklorique. Inutilde de préciser que mon bus n'est pas le plus rustique d'entre-tous et je compatis presque de voir les autochtones s'entasser dans ces boîtes de conserve dénuées de tout confort. Le bus démarre comme prévu vers 09h00 et suis agréablement surpris par le sang-froid et le professionnalisme du chauffeur. Ouf, on aura pas droit à un 'Fangio' ! De plus, le bus patine régulièrement peinant à grimper les nombreux cols qui parsèment la région. L'aiguille ne dépasse donc pas les 20kms, mais je remarquerai plus tardivement que le compteur ne fonctionne tout simplement pas.

La majeure partie du trajet se déroule en pleine montagne, nous ferons une halte à Vang Vien où descendent la grande majorité des passagers du bus. Les paysages aux alentours de la petite-ville sont tout simplement magnifiques. Je les jalouse presque et suis très déçu de n'avoir prévu, lors de l'élaboration de mon itinéraire en Asie du sud-est, que de consacrer 10 jours au Laos, pays surprenant et terriblement attachant.
Comme mon Visa pour le Vietnam débutera le 15/03 et sera valable durant 30 jours, je me demande si je n'aurais peut-être pas eu tort de priviligier le Vietnam au détriment du Laos. Qui sait?
Après avoir passé Vang Vien (vers 16h00), le relief devient très différent, nous traversons alors continuellement des plaines et de nombreux villages, le bus quant à lui, gagne en vitesse. Je m'amuse à observer ces centaines de boeufs, buffles, veaux et coqs qui s'approprient littéralement la route et s'en écartent aux coups de klaxon du bus. Les coqs d'un naturel très fier sont pris subitement de panique et déguerpissent à une vitesse impressionnante. Vers 19h00, nous arrivons enfin à Vientiane, la capitale du Laos. Je prendrai un taxi collectif qui fera la tournée des guesthouses de la ville pour déposer mes compagnons de voyage. Je m'arrête à la Tongbay Guesthouse, qui est tout à fait charmante et située bien au calme alors qu'elle n'est que peu excentrée du centre-ville. Compromis idéal. Prix de la chambre 120000kip/nuit. Je mangerai sur place et dodo tout de suite après. 

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10/03/2009

Luang Prabang

Luang Prabang : Day 31

11/03/2009:
 
Pour mon dernier jour à Luang Prabang, je partirai à la découverte des étangs de Boua Kan Bung, qui sont en réalité de jolis marais, petits havres de paix utilisés pour la pissiculture et l'agriculture. L'endroit est reposant et je passe un peu de mon temps à y photographier les plus belles fleures et nénuphars. Après cette visite, je retournerai au centre-ville pour me restaurer et mettre à jour le blog dans un cybercafé. Aujourd'hui, la connexion est encore plus lente que d'habitude, il me faut consacrer deux fois plus de temps que nécessaire sur le pc. Quelle corvée !
 

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Vers 20h00, j'irai essayer un barbecue laotien, qui s'apparente quelque peu au barbecue coréen (voir Day 8), mais en nettement moins bon. Ce ne sera donc pas mon plus agréable souvenir gustatif.
Ensuite dodo tôt pour être en forme pour le voyage du lendemain, sauf que les américains recommencent à nouveau leur bordel vers 01h00 du matin. Dans un premier temps, je vais leur demander poliment d'être plus discrets, sans résultat. Une heure plus tard, complètement dépité et décidé à en découdre avec eux, je réitère ma demande de manière bien plus directe. Ma nervosité débordante et mon agressivité outrancière ont enfin payé.


Luang Prabang : Day 30

10/03/2009:

Je me réveille de bonne heure et pars visiter la partie 'sud' de la ville. Je contemplerai trois jolis temples qui se succèdent sur la Visounnarath Road ; Wat Visoun, That Mak Mo et le Wat Aham. Je vous épargne les commentaires relatifs à ces trois 'Wat', car je présume que vous êtes, tout comme moi, un peu las de ces descriptions rébarbatives.

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http://nl.wikipedia.org/wiki/Stupa

Après cette pause culturelle, je me rendrai dans un cybercafé passer la majorité de l'après-midi (presque 4h au total). Bien que je suis extrêment satisfait de mon blog, force est de constater que la mise à jour de ce dernier est un travail de longue haleine, surtout sur ces ordinateurs dignes de la préhistoire, sans oublier que les claviers QWERTY sont également très très très agaçants.  
Vers 21h00, après être rentré me changer à l'hôtel, j'irai découvrir la cuisine des 3 Nagas.
Je vous invite à prendre connaissance du menu ci-dessous :

  1. Kaiphaen Jeun, Mekong weed served with spicy jam and buffalo skin. 
  2. Yum Salad, Luang Prabang salad with Lao style dressing ; lettuce, watercress, tomatoes, cucumber, eggs, fried garlic, fried shallots and fresh herbs.
  3. Kaengnor Sai Yanang, bamboo soup with amer leave.
  4. Oua Sikhay, Deep fried pork stuffed with lemongrass stalk and Phanaeng Kai, shredded chicken, minced pork and buffalo skin cooked in coconut milk and curry and Khua Sine-Ngoua Sai Kathiem, sauteed beef with onions and Mak Het, steamed mushrooms in coconut mousse with lemongrass and herbs.
  5. Nham Vhann Mak Mai, coconut milk and tapioca served with seasonal fruits.   

PRODIGIEUX !!! de la fine cuisine...

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Luang Prabang : Day 29

09/03/2009:

Je pars de bonne heure me poster sur la Sisavang Vang Road afin d'observer le Reras. Le reras est une tradition millénaire perpétuée par les bonzes, qui entre 06h30 et 07h00, parcourent la ville pour mendier leur nourriture auprès de la population. Bien que ce rituel religieux fut initié par Bouddha il y a plus de 2600 ans, cette aumône n'a plus lieu sous cette forme dans l'immense majorité des pays bouddhistes. Malgré l'heure matinale, ce rituel ancestral attire aussi bien les "farang" (étrangers à la peau blanche) pour son exotisme que les japonais et thaïlandais pour son anachronisme.

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Vers 08h00, je me rendrai à l'agence de voyages où j'avais réservé la veille l'excursion pour les grottes de Pak Ou. Vers 08h30 après m'être rendu à l'embarcadère, j'embarquerai à bord d'un bateau de 6 personnes (bien plus confortable que la péniche des Day 25 & 26) et naviguerai sur le Mékong une bonne 1h1/2 avant de faire une halte au Whiskey Village, grosse attraction pour touristes où un type nous explique en quelques mots la fabrication de ce breuvage si populaire au Laos et en Thaïlande. Il nous propose d'en acheter, mais je réponds poliment que je ne bois jamais d'alcool ;) pour en être quitte. Miracle, il n'insiste pas. Le reste de la partie 'visitable' du village se compose d'échoppes où des femmes s'appliquent a faire semblant de tisser foulards et vêtements divers, indiquant de cette manière que les produits vendus sont bien issus de leur travail. Foutaise, nous avons vu exactement les mêmes tissus et foulards un peu partout en Thaïlande et même au Maroc lors de notre dernier voyage. On a sans doute dû retirer les étiquette 'Made in China' avant de les déposer sur l'étalage.

Je m'écarte vite de ce lieu et commence à distribuer des crayons aux quelques enfants du village qui jouent sur les bords du Mékong. Subitement, d'autres enfants surgissent comme par magie et se ruent littéralement sur moi. Je constate bien vite qu'ils sont rôdés à une certaine forme de mendicité, je pensais faire un petit geste, en réalité, je me suis planté.

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Je remonte ensuite à bord du bateau et arrivons 1/2h plus tard aux grottes de Pak Ou. Là, je devrai m'acquitter de 20000kip alors que je pensais avoir tout réglé à l'agence. Je suis de plus sollicité par des dizaines de vendeurs pour acheter diverses pacotilles ou libérer (moyennant quelques kip) des oiseaux de leur cage. Inutile de dire que tous ces piafs sont apprivoisés et conditionnés à rentrer au bercail après avoir profité de quelques minutes de liberté. Nous partons enfin découvrir les grottes qui me semblent bien décevantes et termine la visite après 1/2 heure. Nul-Nul-Nul, je le mentionnerai au guide du routard. Après cette 'palpitante' excursion, nous reprendrons le bateau dans le sens inverse et dormirai tout le long du trajet. J'ai oublié de vous raconter qu'un petit groupe d'américains avaient fait un vacarme de tous les diables la nuit précédente et que je n'avais pratiquement pas fermé l'oeil passant mon temps à échanger des insultes avec ces derniers.
Arrivés à Luang Prabang, je mangerai deux brochettes de poulets accompagnées de quelques frites (j'ai encore craqué) et puis grosse sieste à la guesthouse la majeure partie de l'après-midi. Quelle honte.

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En soirée, je retournerai manger du poisson grillé chez Mekong Fish et boirai quelques Laobeers avant d'aller faire dodo. Fort heureusement les amerloques se tiendront à carreau cette nuit. Ouf.


Luang Prabang : Day 28

08/03/2009:

Je quitte le Chanthavinh Resort vers 11h00 après un copieux petit-déjeuner au frais de la princesse. Je prendrai un tuk-tuk pour revenir à ma première guesthouse la Viradesa, qui semble bien rudimentaire en comparaison du confortable resort de la veille. Mes affaires deposées, je pars enfin à la découverte de Luang Prabang. La ville est de taille modeste et j'arpente la Sisavang Vong Road où se trouvent la majorité des curiosités. Pour ne pas changer mes habitudes je visite successivement des temples ; Wat That, Wat Xieng Mouane, Wat Choum Kong et le très ancien Wat Pa Houak construit aux pieds du Mont Phousi et dont les fresques murales, bien que très abimées, sont de toute beauté. Le classement de la ville de Luang Prabang au patrimoine mondial de l'humanité en 1995 laisse présager un avenir plus radieux aux oeuvres laissées trop longtemps en état de léthargie  

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Je traverse ensuite la rue principale et prends quelques photos de l'ancien Palais Royal reconverti en musée, mais je ne m'attarde pas à le visiter. De là je traverse le petit quartier commerçant où agences de voyages, organisateurs de treks, restos occidentaux, cybercafé s et boutiques de souvenirs se livrent une concurrence effrénée. Je parcours longuement les venelles et rues adjacentes et suis conquis par l'atmosphère un peu rétro de l'endroit où les réminiscences de l'empire colonial français sont encore bien présentes. La rue Sakarine attire particulirèment mon attention et notamment le restaurant chic 'Les 3 Nagas' spécialisé dans la cuisine laotienne traditionnelle. Après un léger repas sur les berges de la rivière Kan (affluent du Mékong), j'entame la visite du Wat Xieng Thong , ensemble d'édifices le plus riche et selon moi le plus intéressant de Luang Prabang. J'y découvre un bouddha couché, un bouddha sacré, un char funéraire royal (qui ressemble quelque peu á notre car d'or montois) et de très belles mosaiques d'inspiration japonaise.

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En fin d'apres-midi je débute l'ascension du Mont Phousi (80m) et de ses 328 marches. Arrivé au sommet, je suis un peu déçu par l'endroit. Hormis plusieurs dizaines de touristes qui ne me permettent pas de jouir pleinement du panorama de la région, le seul véritable intéret de la visite est le Stûpa http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%BBpa  de 20 mètres de haut qui surplombe la colline. En m'attardant quelque peu j' apercevrai quelques gamins entrain de jouer avec une vieille piece d'artillerie, une photo s'impose. Je prends ensuite un autre chemin pour redescendre en ville où je flânerai une bonne grosse 1/2 heure et achèterai également les billets de bus Luang Prabang-Vientiane en date du 12/03 (130000Kip) et une excursion aux grottes de Pak Ou pour le lendemain (60000kip).  
Je retourne ensuite a la Guesthouse pour me changer. 
Peu après, je me rendrai à nouveau en ville et irai manger en bordure du Mékong un Fried Mekong Fish, une salade de vermicelles hyper 'spicy' et des legumes.    

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Luang Prabang : Day 27

07/03/2009: 
 
Je pars échanger un peu d'argent à "la banque pour le commerce extérieur Lao ", cela ne s'invente pas. En échange de mes 300$, je deviendrai millionnaire, 2.565.000 Kip pour être précis. Après un rapide tour dans la ville, je reviendrai à la Viradesa Guesthouse et contacte le Chanthavinh Resort, où j'avais réservé une chambre lorsque j'étais à Zaventem le jour du départ (voir les péripéties du départ du blog).

http://coinmill.com/LAK_calculator.html#EUR=1

Vingt minutes plus tard, un mini-bus vient me chercher et me conduit bien en dehors de la petite ville de Luang Prabang. Arrivé sur les berges du Mékong, des porteurs prennent en charge mes bagages et je monte à bord d'un bateau pour rejoindre l'autre rive du fleuve. A mon arrivée au Chanthavinh Resort, je suis émerveillé par la splendeur du décor. Les luxueux bungalows sont dispersés dans un magnifique jardin à la végétation luxuriante. Ma chambre est gigantesque et dispose de tout le confort dont je pouvais rêver.

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Décidé à rentabiliser au maximum mon investissement, je choisis de ne pas bouger de là et surtout ne rien faire de la journée. Le resort est très excentré de la ville ce qui a pour avantage de jouir d'un cadre exceptionnel et d'une tranquilité bien méritée après Pakbeng, cependant je dépends totalement de l'hôtel et de ses prix affichés en $. Toutes les consommations se feront donc sur place, aïe aïe pour le budget !

En soirée, je m'installerai sur la terrasse surplombant le Mékong et goûte quelques spécialités concoctées par le chef ; saucisses de Luang Prabang, fresh spring-rolls. En plat principal, du poisson cuit à la vapeur accompagné de petits légumes et d'une exquise sauce citronnée et légèrement pimentée. Je profite du cadre pour commander une bouteille de Chardonnay, reprenant ainsi goût au vin et ce pour la première fois depuis mon arrivée en Asie. Comme je me suis bien reposé dans la journée, je ne trouve pas le sommeil et rédige dans mon calpin les commentaires de notre séjour à Chiang Mai.

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09/03/2009

Mekong : Houeisai-Pakbeng-Luang Prabang

Pakbeng : Day 26

06/03/2009:

Le bateau repart de Pakbeng vers 10h00 du matin destination Luang Prabang. Le voyage en bateau diffère peu de la veille, sauf qu'aujourd'hui Sylvain m'accompagne. Nous sommes également rejoints par Denis, un sympathique Québécois avec qui nous discuterons durant la majeure partie de la 'croisière'.
Cette seconde descente du Mékong nous semble malgré tout bien plus longue que la veille.  

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Vers 18h00, après 8 heures de navigation, nous sommes bien heureux de fouler à nouveau la terre ferme.
Sur les berges du fleuve, nous saluons Denis. Sylvain et moi prenons un songthaew local en direction du quartier des guesthouses 'bon marché' de Luang Prabang. Prix de la course : 30000 Kip, mais nous négocions à 20000 kip pour nous 2. Sylvain prendra la dernière chambre disponible de la Shanty Guesthouse et je logerai à la Viradesa guesthouse (prix 120000 kip/nuit), mais 100000 kip/nuit après négociations.
Inutile de vous dire qu'à ce prix là, le logement est plus que rudimentaire, pourtant je ne peux pas dire qu'il soit totalement dénué de charme.

Vers 20h30, je rejoins Sylvain pour aller nous restaurer en ville, nous y mangerons correctement, sans plus. 
Vers 22h00, coup de pompe fulgurant, je quitte alors Sylvain et pars dormir Zzzzz.


Pakbeng : Day 25

05/03/2009:

Réveil tôt vers 06h45, ensuite léger petit-déjeuner. Vers 09-09h30 je monte à nouveau à bord du mini-bus direction le poste frontière de Chiang Khong. Là, je remplissons rapidement les quelques formalités nécessaires à la sortie du territoire de Thaïlande. Peu après, je monte à bord d'une pirogue pour traverser le Mékong, qui sert de frontière naturelle entre la Thaïlande et le Laos. Arrivé à Houeisai sur l'autre rive, je débute les formalités pour l'obtention du VISA Laotien et débourse 35$ pour un grossier tampon dans mon passeport.  

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Sur place, une bonne centaine d'occidentaux font exactement la même chose que moi. Vers 11h00, nous sommes tous regroupés dans une grande salle d'un restaurant où un guide officiel du Laos (pays fortement teinté de communisme) nous briefe longuement dans un anglais très convenable. Il nous explique en détail comment se déroulera notre voyage en bateau Houeisai -Pakbeng -Luang Prabang. Etrangement, ce dernier tente par tous les moyens de nous dissuader de prendre le slow-boat et d'opter pour un bus (Houeisai-Luang Prabang) moyennant un supplément. De plus, ses commentaires sont très critiques à l'encontre des ses concitoyens ; vol ou kidnapping de nos bagages à l'arrivée du bateau à Pakbeng, peu de logement décent à un prix raisonnable sauf si l'on débourse 1000 Baht p.p. (ce qui est énorme pour un bled comme Pakbeng) et durée du trajet du premier jour 9 heures au lieu de 6 comme indiqué par le tour operator et le second jour 10 heures au lieu de 8 !
J'avoue que j'ai un peu douté, mais traverser le Laos sans descendre une partie du Mékong est tout à fait inconcevable. Je reste donc sur nos positions tout comme l'immense majorité des occidentaux présents.  

Vers 12h00, nous embarquons tous dans une modeste péniche, pleine à craquer. Nul doute que cette 'croisière' sera mémorable !

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Bien que le confort soit plus que spartiate, la descente du Mékong est un véritable enchantement, loin de toute civilisation. Nous ne rencontrons que très sporadiquement de modestes villages où des enfants à peine vêtus jouent sur les rives du fleuve et nous saluent à notre passage. Une chose est certaine, le spectacle qui nous est offert vaut largement l'inconfort du bateau. Six heures de navigation plus tard, nous arrivons à Pakbeng anticipant de peu la tombée de la nuit.

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Là, les gens sont charmants et nous aident à sortir les bagages du bateau sans rien demander en retour.
Dans le tumulte, un gamin de douze ans m'apporte mon sac à dos, qui était presque aussi haut que lui et lui tends quelques Baht en signe de reconnaissance. Des rabatteurs sont également présents et nous proposent une multitude de guesthouses pour lesquelles les prix tournent généralement autour de 300 Baht la chambre.
Bref, rien ne correspond à la description du soi-disant guide officiel de Houeisai, qui était pourtant bien plus instruit et donc plus crédible que ces modestes villageois. Quel salopard !

J'installerai mon sac dans un modeste bungalow en osier de Bounmee Guesthouse  (300 Baht) et suis agréablement surpris par la propreté de ma salle de bains privée. J'ai même droit à de l'eau chaude, quel luxe !

Je pars ensuite manger un bout dans un petit resto indo-laotien dont le patron est originaire du sous-continent.
Excellent Tikka Masala, du tofu grillé, des pains 'Nan'... Après le repas, je rencontre Sylvain, qui avait été obligé de prendre un bateau différent du mien, accompagné de Nicolas un Californien un peu baba-cool et épris de méditation.

Nous irons tous boire quelques 'Beerlao', bière locale exceptionnelle, bien plus savoureuse que les bières consommées en Thaïlande, c'est peu dire !

http://www.beer-lao.com/age.php?dk=yes

Vers 23h00, nous regagnons nos chambres respectives, car couvre-feu. Dans le bungalow, impossible de fermer l'oeil avant 04h00 du matin, constamment dérangé par les pets virulents de l'américain qui logeait à côté de mon bungalow, les hurlements de joie d'un groupe de jeunes britanniques pleins comme la Pologne, les aboiements des chiens errants et surtout le coq qui s'est installé tout contre ma chambre. Folklorique.

03/03/2009

II. Laos, l'ancien royaume du "Million d'éléphants"

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant ce fabuleux pays malheureusement trop méconnu, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du Laos. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laos

La devise du pays est le Kip, sachant que 1€ équivaut à 10.500 kip

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Les formalités d'entrée :

Nettement plus complexes que pour la Thaïlande, il est nécessaire d'obtenir un visa pour pénétrer sur le sol laotien. J'ai obtenu ce dernier au poste frontière de Houeisai, pour un montant de 35$. Au Laos, le prix varie en fonction de votre nationalité. En consultant la liste des tarifs, je constate malheureusement que les ressortissants belges doivent débourser davantage que les Français, les Australiens, les Britanniques etc. Qu'a pu faire (ou ne pas faire) notre plat pays à la République du Laos pour mériter pareil traitement ?  Pour terminer, le visa laotien consiste en un énorme et disgracieux tampon bleu et rouge dont la durée de validité est de 30 jours.

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12:33 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : visa, tampon, laos, kip |  Facebook |

Chiang Khong

Chiang Khong : Day 24

 04/03/2009:

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Je termine de préparer les sacs dans la matinée et paie mon dû à la réception ; 6 nuités, le lavoir, les petits-déjeuners, les consommations du mini-bar etc. total : 5235 Baht. Vers 12h00, le mini-bus vient me chercher et fort heureusement je suis le premier à m'installer, je choisis bien entendu la place la plus spacieuses juste derrière le chauffeur. Ensuite, le mini-bus passera de guesthouse en guesthouse récoltant au passage les autres touristes, qui comme moi, se rendent au Laos. Ambiance peu joviale, personne ne me salue sauf Sylvain, un jeune Français de la région parisienne avec qui je sympathise.  Le trajet est long, mais plus nous nous rapprochons de la frontière Lao-Thaï (nord) plus les paysages sont vierges et montagneux. Vers 18h00, nous arrivons à la JP Guesthouse de Chiang Khong.

Nous sortons nos sacs du véhicule et après que la 1/2 d'entre-nous aient pris possession de leur clef, le gérant nous indique que son établissement est complet et que nous serons conduits vers un autre endroit. Dommage, car le cadre est très agréable et dormir dans une grande bâtisse en bois construite dans le style traditionnel des maisons du nord de la Thaïlande aurait été très agréable.
Bien que dubitatifs, nous suivons docilement les indications et remontons dans le mini-bus pour rejoindre l'autre extrêmité de la petite ville de Chiang Khong. Nous nous arrêtons sur les rives du Mekong et là...CATASTROPHE. Le chauffeur nous indique que nous sommes arrivés à la guesthouse. Je réponds ironiquement que je ne vois pas de Guesthouse, mais plutôt un immonde baraquement.
Il fait mine de ne rien comprendre, je réceptionne les clefs et pars furieux visiter la chambre. Après la visite de la piaule, j'explose littéralement et vais trouver le chauffeur, mais ne parle (ou prétend ne pas parler) l'Anglais. Comme nous devions tous retourner manger à la JP Guesthouse vers 19h30, j'attendrai une heure sans déposer mes sacs dans la chambre et je décide d'aller trouver la direction dès notre arrivée à la JP Guesthouse. Vers 19h00, je quitte le parking de "l'établissement" et décide de faire la tournée des quelques hôtels de la ville. Je remarque vite que l'on peut y trouver des chambres décentes à des prix raisonnables au cas ou aucun compromis ne pourrait être trouvé avec la JP Guesthouse.
Payer 1800 Baht de package pour un taudis pas question !!! J'ai pourtant déjà logé par le passé dans des endroits similaires, mais j'avais toujours payé en conséquence. 

Nous partons enfin vers 19h30 en direction de la JP Gueshouse et suis le seul à être chargé comme un mulet, les autres touristes s'étant rapidement résignés à leur sort. Arrivés sur place, j'irai trouver le manager et ce dernier m'explique dans un Anglais rudimentaire que j'ai pris un forfait moins cher via Queen Bee Travel (tour operator) que c'était de leur faute, mais que je devais tout de même dormir ailleurs. Bref, de l'hôtel complet je passe au forfait bon marché. Foutaise ! J'allongerai 200 Baht supplémentaires et obtiendrai FINALEMENT une belle chambre au bon endroit. Ensuite repas sommaire où je retrouverai Sylvain avec qui je boirai une bonne Singha. Dodo vers 23h00

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12:01 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chiang khong, gecko |  Facebook |

28/02/2009

Chiang Mai

Chiang Mai : Day 23

03/03/2009
 
C'est mon dernier jour à Chiang-Mai. Je pars de bonne heure en direction de Doi Suthep, un temple construit à 1000m d'altitude et situé à 20 kms du centre-ville. Je discute avec plusieurs conducteurs de Songthaew passant tour à tour de 900 à 800 puis 600 pour terminer finalement à 400 Baht aller-retour. Je suis néanmoins certain que je me fais encore arnaquer, du moins je limite la casse. Le chauffeur m'indique que le trajet durera une heure, en réalité un peu moins de 40 minutes. La route est néanmoins superbe et serpante à travers les montagnes. A mon arrivée, je découvre un très beau site, malheureusement encore une fois victime de son succès. 
Dire que je ne serai pas seul est un euphémisme.
Entrée payante pour les étrangers (30 Baht), gratuit pour les Thaïs...Quelle discrimination !

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Bien que le panorama soit intéressant, la visibilité est cependant restreinte. Dommage.
Doi Suthep dispose d'un grand Chedi couvert de feuilles d'or dont il tire sa renomée, malheureusement pour moi le chedi est actuellement entouré d'échafaudages. Autre curiosité, le Wat est habité par des bonzesses en tunique blanche, du moins c'est ce que le guide du routard stipule. En réalité, je n'ai croisé qu'une seule représentante du sexe féminin, mais bien plusieurs bonzes en tunique couleur safran.

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En début d'après-midi, je reviens au centre-ville et me rends immédiatement dans un cybercafé proche de l'hôtel. J'y passe 2h30 à faire graver toutes mes photos sur CD et surtout à mettre à jour le blog terminant finalement les commentaires et photos de Koh Samui. Le décalage se creuse sérieusement !!! En soirée, j'irai manger un bout dans un chouette endroit juste en face de l'hôtel, malheureusement le service, la nourriture et l'addition sont extrêmement décevants. Je terminerai ensuite la soirée dans un bar du quartier chaud de la ville.


Chiang Mai : Day 22

02/03/2009

Je me réveille tard et décide de consacrer la journée aux petites emplettes. Mes bonnes vieilles 'PUMA ' viennent de rendre l'âme après de longues années de bons et loyaux services. Impossible de continuer le voyage ainsi chaussé. Je me rends en tuk-tuk au centre commercial Robinson qui se trouve à proximité de l'aéroport. Bien que je ne sois pas fan de ce genre d'endroit, force est de constater que le centre commercial est impressionnant et que la ballade n'est pas si désagréable que cela. Malheureusement, le prix des chaussures de marques diffère peu de chez nous. Une nouvelle paire de 'PUMA ' revient à +/- 5000 Baht, ce qui est exagéré pour des pompes fabriquées au Vietnam sans compter que cette somme risquerait de compromettre quelque peu mon budget. Je vais donc me rabattre sur des 'Converse '. 850 Baht au lieu de 5000 me parait être un argument très convaincant. Avant de me rendre au Laos, l'un des pays les plus pauvres du monde, je profite du luxe de Robinson pour acheter certains produits essentiels comme de l'Iso-Bétadine et du motilium sachant qu'un peu partout en Asie et principalement dans les pays les moins développés, les contrefaçons sont légions et les que les pharmacies sont rares. Inutile de prendre un quelconque risque.

Vers 14h00, je reviens en songthaew au centre-ville et dévore un énorme Double Whooper au Burger-King du coin, faisant ainsi décoller mon taux de cholestérol et anéantissant par la même occasion tous mes efforts de manger sain et équilibré comme ce fut le cas ces 22 derniers jours. Pour être franc, cela m'a fait du bien. Prix 235 Baht, pas donné. Après le repas, je décide de retourner à l'hôtel et achèterai sur le chemin du retour le best seller de Hermann Hess "Siddhartha " et "Thaï for beginners " de Benjawan Poomsan Becker, bouquins initiatiques au bouddhisme et à la langue du Siam.
 
http://www.amazon.com/Thai-Beginners-Benjawan-Poomsan-Becker/dp/1887521003  
 
http://www.amazon.com/Siddhartha-Hermann-Hesse/dp/1934648035/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1236680549&sr=1-1
 
A mon arrivée à l'hôtel j'irai faire une sieste. En soirée, je retournerai manger au Kalare Food kitchen (voir Day 20) et finirai la soirée au bar de la guesthouse passant mon temps à écouter avec attention les observations et anecdotes que Gilles a relevées depuis son arrivée en Thaïlande, il y a plus de 20 ans déjà.

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Chiang Mai : Day 21

01/03/2009:

Après un léger petit-déjeuner, je continue la visite des nombreux temples de la ville et débute par le Wat Chiang Man dont le temple principal est le plus ancien de la ville (fin du XIIIème siècle). Intéressant, mais sans plus. En vérité, j'ai passé plus de temps à le débusquer qu'à le visiter. De là, je marche jusqu'au Wat Bupparam célèbre pour sa Vihara, grande salle où moines et fidèles se rassemblent pour écouter les sermons. Là non plus rien de transcendant.  
Je traverse ensuite la rue pour me rendre au dernier Wat de la journée (les temples commencent un peu à me saturer) le Wat Saen Fang où je découvre d'intéressantes statues de déesses sculptées dans des positions extrêmement suggestives. J'adore le bouddhisme (voir photo). 

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Après cette matinée très 'spirituelle', je partirai en direction du quartier chinois afin de découvrir quelques temples et bâtiments de la république populaire, mais surtout pour visiter le Warorot Market, qui comme son nom l'indique, est un gigantesque marché grouillant de monde et fréquenté presque exclusivement par les locaux et notamment les classes populaires. Inutile de dire que cet endroit est bien plus authentique et plus modeste que le sympathique Night Bazaar qui me parait trop propret et trop formaté aux goûts des touristes. 
Au Warorot Market on trouve de tout ; poissons et crevettes séchées, étalages de viande, légumes, vêtements, des fleurs etc. Dans les rues adjacentes, j'ai même rencontré quelques "pousse-pousse" conduits par de vieux chinois. 

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Après le marché, j'irai faire une petite sieste à l'hôtel. En soirée, je me rendrai au restaurant Antique House, qui jouit d'un excellent commentaire dans le guide du routard. J'ai également eu l'occasion d'y manger en 2007 et j'en garde un excellent souvenir. Je commande un Kantoke (plateau en teck où l'on dispose plusieurs spécialités de la région) ainsi qu'un plat de légumes frits en accompagnement (275 Baht). Délicieux, l'endroit reste un must à Chiang-Mai. 
J'irai ensuite boire une Chang beer ou deux avant de retourner à l'hôtel.   

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Chiang Mai : Day 20

28/02/2009:

Un songthaew passe me prendre à la guesthouse vers 09h00. Je pars chercher les autres participants dans leurs hôtels respectifs, direction le cours de cuisine. Vers 10h00 je m'arrête dans un marché de la banlieue de Chiang-Mai où notre 'chef-coq' nous présente les aliments de base de la cuisine locale ; la fabrication du lait de coco, les nombreuses variétés de riz (le gluant, celui cuit à la vapeur, les riz pour les desserts etc.), les légumes quant à eux diffèrent peu de chez nous sauf pour les aubergines dont le goût, mais surtout l'aspect sont assez déconcertants. Au niveau des épices, c'est le néant total. En effet, la cuisine Thaïe, contrairement à la cuisine indienne, n'utilise que des herbes aromatiques fraîches ; piments rouges séchés, aîl, jeunes oignons, gingembre, basilic, coriandre, citronnelle. Nous terminons par les condiments ; sauce de soja, d'huîtres, de poisson et les pâtes de curry jaune, rouge et vert.
J'oublie certainement de mentionner un ingrédient ou l'autre, mais les bases sont bien là.

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Une bonne 1/2 heure plus tard, nous nous rendons à l'école de cuisine, nous y visitons le vaste potager. Le cadre est très agréable et l'équipement de cuisine est excellent. Chaque participant recevra une table de travail, de bons couteaux, tous les ustensiles de cuisine et une gazinière avec une belle grosse flamme. Là, je décide de préparer un curry jaune de poulet, une soupe piquante aux grosses crevettes très populaire ici le Tom Yam, du poulet aux noix de cajou, des rouleaux de printemps et des mangues au riz gluant pour le dessert.

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=7314...

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Vers midi, je déguste avec délice les préparations. Malgré une relative simplicité des aliments le résultat final est étonnant. La chef-coq qui supervisait nos plats y est pour beaucoup et ses conseils nous seront bien utiles à l'avenir. Après le repas, je profite du temps libre pour lier connaissance avec les autres participants ; des écossais, des américains, des suédois, des italiens et moi. Coincidence, les italiens et les américains ont également pris une longue pause carrière afin de savourer les plaisirs de l'Asie du sud-est. Nous échangeons nos expériences et obtiens ainsi beaucoup d'informations, de conseils, d'impressions sur les pays que je visiterai ces prochains mois. Après la pause de midi, je débute la préparation des rouleaux de printemps, des nouilles au wok et des desserts. Comme nous préparons d'énormes quantités de nourriture et que je suis repu, j'emporterai les différents plats que je consommerai le soir même. J'ai beaucoup aimé cette journée. Soirée calme et dodo tôt.


Chiang Mai : Day 19

27/02/2009:

Je quitte l’hôtel vers 11h30 et me rends immédiatement chez « Queen Bee Travel » pour préparer la suite du voyage. J'y réserve un package incluant le trajet en mini-bus de Chiang Mai à Chiang Khong (frontière Lao-Thaï) où je resterai dormir une nuit (hôtel inclus) + la traversée du Mékong le lendemain matin pour rejoindre la rive Laotienne à Houei Sai et de là je descendrai le fleuve en slow-boat vers le village de Pakbeng (120 kms de distance, 6h de navigation). Je passerai la nuit à Pakbeng (hôtel non inclus dans le package) avant de continuer la croisière en slow-boat (160 kms, 8h) vers la ville de Luang Prabang classée au patrimoinde mondial par l’Unesco. Prix global 1800 Baht. A cela, je devrai ajouter le prix du Visa pour le Laos : 35$ pour les ressortissants de notre petit royaume. Solde à payer au poste frontière de Houei Sai. Je réserve également une journée d’initiation à la cuisine Thaïe (900 Baht) à « The Chiang Mai Thai farm Cooking School ».   

Toutes ces formalités terminées, je pars enfin à la découverte des plus beaux temples de la ville. Je me rends en premier lieu au Wat Phra Sing, que je n'avais pas pu visiter la veille (voir Day 18). Le temple principal ne présente pas de réel intérêt, mais lorsque je m'attarde un peu plus loin, je découvre un superbe Chedi pourvu d’une cablerie qui grimpe le long de ce dernier. La cablerie est munie d’une petite télécabine à eau bénite qui permet d’asperger le sommet de l’édifice notamment pour les grandes occasions. Insolite.

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De Wat Phra Sing, je prends un songthaew à destination du Wat Ched Yod, vieux temple du XVème siècle lové dans un environnement verdoyant. L’endroit est très reposant bien à l’abri du tourisme de masse.

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Une heure plus tard, je reprendrai un autre songthaew dans le sens inverse et pars visiter le Wat Chedi Luang, construit fin du XIVème siècle. Le Wat est gardé par d’effrayantes statues de serpents nommées ‘Naga’. Le Chedi ou du moins ce qu’il en reste culmine à plus de 80 mètres et aurait abrité jadis le vénéré bouddha d’émeraude qui se trouve actuellement au Wat Phra Kaeo de Bangkok (voir Day 4).

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Après cette dernière visite, je retournerai me changer à l’hôtel et irai me restaurer ensuite au Kalare Food Kitchen du Night Bazaar. Le concept du lieu est simple : on achète des coupons à l’entrée (peu importe le montant, 250 Baht en l'occurence pour moi) et vous échangez vos coupons contre de la nourriture dans les dizaines d’échopes qui adhèrent au concept. On peut y manger des spécialités de divers pays ; Vietnam, Inde, Thaïlande, mais aussi des plats végétariens, des jus de fruits frais, des milkshakes etc. Convivial et pas cher. Les coupons non utilisés sont remboursés à la caisse en retour contre de l'argent. Sur le chemin de l'hôtel, je m'arrête à nouveau au Chiang-Mai Saloon où je retrouve notre ami chinois, mais cette fois je ne m'attarderai pas et irai dormir vers 00h00.


Chiang Mai : Day 18

26/02/2009

Arrivée en gare de Chiang-Mai vers 10h00 du matin. Je salue Mason sur le quai et sors ensuite de la gare pour être à nouveau assailli par les chauffeurs de Tuk-Tuk et rabatteurs. Je prends un Songthaew (30 Baht) qui nous amène au All In One Guesthouse où j'avais déjà résidé en janvier 2007. L'établissement est tenu depuis fin 2006 par Gilles, un sympathique baroudeur de nationalité française avec qui j'avais longuement discuté lors de mon premier séjour. J'installe mes affaires dans la chambre (650 Baht la nuit) et dépose quelques kilos de linges sâles accumulés ces derniers jours à l’attention du service « laundry ».  

Je pars ensuite à la découverte de la ville, marche longuement et visite en premier lieu le très beau Wat Phan Tao, construit intégralement en bois dans un style plus traditionnel. J'y rencontre un nombre important de jeunes bonzes, qui sous l’ordre d’un ainé, se regroupent subitement et montent à bord de plusieurs Songthaews. Direction inconnue alors, mais je la découvrirai un peu plus tard.

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De Wat Phan Tao, je rejoins le Wat Phra Sing, le temple principal encore actif de Chiang Mai. Là, je suis surpris par la multitude de policiers, de gardes, d’écoliers et surtout de jeunes bonzes qui s’agitent dans tous les sens. La raison de ce remue-ménage m'échappe malheureusement, mais il semblerait néanmoins que l’on commémore aujourd’hui même un vénérable bonze décédé dernièrement. A voir l’agitation et le protocole, ce dernier devait certainement être une référence en Thaïlande ou du moins à Chiang Mai. Impossible donc de visiter le Wat, mais je prends tout de même quelques photos de l’évènement. Je quitte ensuite le temple, un peu déçus de n’avoir pas compris grand chose à cette cérémonie.

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Je suis de retour à l’hôtel en début de soirée et repars vers 20h30 pour aller manger un bout en ville. Une fois n’est pas coutume, ce soir la cuisine occidentale sera au menu ! Je me rends chez « The Duke’s » pour dévorer un steak de boeuf importé d’Argentine. Un pavé de 325 grammes bien saignant accompagné de frites, d’une délicieuse salade et d’une San Miguel. Terriblement exotique en Thaïlande ! L’addition par contre est très européenne !!! 725 Baht. Je culpabilise un peu d’avoir claqué autant d’argent.

Après le repas, j'irai me ballader dans le night Bazaar, passerai un rapide coup de fil aux proches et terminerai la soirée dans un chouette pub nommé le « Chiang Mai Saloon » où je retrouverai mon ami Mason. Je rentrerai un peu éméché à l’hôtel vers 02h00 du matin.

25/02/2009

Koh Samui

Koh Samui : Day 15

23/02/2009:

Je quitte le bungalow vers 11h00, prends un Songthaew en direction du port de Na Thon. Cette fois-ci le chauffeur ne lésine pas sur la pédale d'accélérateur, pas très rassurant tout ça. 20 minutes plus tard, nous arrivons à NaThon où je réserve le billet de train Bangkok-Chiang Mai pour le 25/02. Prix : 806 Baht.
 
Vers 13h30 j'embarque à bord du ferry à destination de Surat Thani et puis voyagerai en bus durant une heure pour arriver enfin à la gare de Surat Thani vers 17h30. Comme le train n'est pas attendu avant 20h47, je reste stagner dans le seul petit resto à proximité de la gare profitant du temps libre pour me restaurer et mettre sur papier le récit du séjour a Koh Samui. Vers 20h00, je me rends sur le quai et avale quelques Chang beers en compagnie d'autres routards du monde entier. Bien que le train arrive avec 3/4h de retard, le trajet retour vers Bangkok se déroule à merveille (+/- 12h pour atteindre la destination).
      


Koh Samui : Day 14

22/02/2009:

Je me lève vers 08h00 et me rends immédiatement au cybercafé pour chatter via MSN avec mes potes qui fêtent en ce moment même l'anniversaire de Fano à Charleroi. Malheureusement les deux cybercafés proches du bungalow ne sont pas encore ouverts. Je patiente jusque 08h55 et m'installe enfin devant le PC. Fano n'est plus connecté, il est presque 03h00 du matin en Belgique et je présume qu'ils sont dejà tous K.O.

J'en profite pour travailler sur le blog jusque 10h00. Après un léger petit-déjeuner, je marche en direction du village de pêcheurs de Bo Phut, qui contrairement à Chaweng, est bien mignon et plus authentique en apparence. En apparence seulement, car je constate un nombre impressionnant de commerces tenus par des Francais. 

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Aujourd'hui, le soleil est à nouveau en grande forme et la crème solaire ramenée l'année dernière des Philippines est aussi efficace et liquide que de la margarine pour cuisson. De Bo Phut village je me rends à Big Buddha Beach en prenant cette fois-ci la bonne direction. J'arrive sur place 01h30 plus tard et rigole bien lorsque je decouvre la kitschissime et célèbre statue géante de Bouddha. Affreux, le site ressemble a s'y méprendre a un parc d'attraction.

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Au retour, je m'arrête au Big Buddha market, qui est bien plus intéressant et authentique que la grotesque statue qui a donné son nom à la plage.

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Vers 18h00, retour au bungalow après une marche éreintante. J'irai ensuite manger dans un resto spécialisé "Seafood". Au menu ; une salade de crustacés et du Red Snapper (rouget). Le repas est accompagné de quelques rafraîchissantes bières Chang.


Koh Samui : Day 13

21/02/2009 :

Journée cool à la plage de Bo Phut, juste en face de Cactus Bungalows. Vers midi, je commence a rédiger le récit du voyage dans le calpin que m’a remis Caro, mon alter-égo feminin, le jour du depart. Le soleil est bien présent et je me retire sagement de la plage deux heures plus tard, les épaules, le torse et les genoux rougis. Je passe à table vers 14h00, poulet au gingembre au menu. Je me rends ensuite au cybercafé où je resterai 90 bonnes minutes, occupé à mettre à jour le blog. Ensuite, petite sieste au bungalow. Vers 21h00, j'irai deguster une excellente pizza (Regina)  préparée avec talent par le pizzaiolo francais de Cactus. Ce soir, dodo tôt vers 23h00.


Koh Samui : Day 12

20/02/2009:

Après un copieux petit-dejeuner, je me mets en route vers 12h00 direction la plage de Big Buddha. Je suis machinalement la grand route et suis éffaré par la circulation incessante et par le développement effréné de l’ile. Mes premières impressions de l'île ne sont pas très encourageantes.

Comme à mon habitude, je me trompe de chemin et pars en direction de Chaweng, la plage la plus populaire de l’ile, sorte de Lloret de Mar Thai. Bien que belle et très vaste, la plage est dénaturée par les innombrables resorts qui la bordent. Le public que nous rencontrons est le stéréotype même du touriste charter adepte de la doctrine des 3B, à savoir ; boire, bronzer, baiser. J'avais détesté Phuket deux ans plus tôt, je pense qu il en sera de même pour Koh Samui. Je vais pourtant essayer d’être un peu moins critique en disant que les plages bien que surexploitées sont superbes, que la couleur de la mer est souvent turquoise, voir émeraude par endroits. Le soleil quant a lui est bien au rendez-vous et l'air de la mer me fait un bien fou. Sans compter que les kilomètres de marche avalés sont excellents pour dépenser les kilos accumulés durant les fêtes de fin d' année.

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Vers 18h00, nous prenons un Songthaew pour retourner a Bo Phut où je m'étendrai quelque peu dans le bungalow. Vers 21h00, après d’âpres négociations, je monterai à bord d’un taxi pour aller manger un bout a Chaweng. Bébé requin grillé et accompagné de crudités et de pommes de terre cuites en papillotte. Difficile de décrire le goût du requin en quelques mots, je dirais simplement qu’il est légèrement plus relevé que les poissons que l’on consomme habituellement, sa chaire d’un blanc laiteux est un peu spongieuse et pour terminer, il est totalement depourvu d’arrêtes. J'irai ensuite boire quelques Singhas dans divers bars et reprendrai un dernier taxi vers 01h00 en direction du bungalow.


Koh Samui : Day 11

19/02/2009:

Le voyage de nuit s’est bien déroulé, malgré une vétusté manifeste du train et des couchettes peu spacieuses (voir photos), je suis ravi de cette expérience. En Asie du sud-est, le train n’est sans doute pas le moyen de locomotion le plus rapide, mais il reste à mes yeux le plus SAFE. J’évite toujours de prendre le bus dès qu’une alternative existe. Mes expériences en pleine montagne aux Philippines et la traversée des routes du sud de l’Inde y sont sans doute pour quelque chose.

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J'arrive finalement à la gare de Surat Thani vers 08h30 du matin et monte directement dans un bus (aïe aïe) direction le port de Donsak à 1 heure de route de Surat Thani. A Donsak, j'embarquons sur un express-boat (280 Baht bus + express-boat) se rendant à Na Thon, capitale administrative de l’île de Koh Samui. Durée de la traversée : 1h30.

Dès mon arrivée sur le pier (ponton), je suis assailli par les taximen et autres rabatteurs en tout genre. C’est assez typique aux régions touristiques de la Thaïlande. Je réponds négativement à leurs démarches et marche jusqu’à l’office de tourisme officiel de l’île pour obtenir certains renseignements utiles à la poursuite du voyage.

De là, je me rends auprès d'une agence de voyages afin de réserver le billet de ferry-boat + train pour le retour à Bangkok en date du lundi 23/02 (prix similaires à l’aller). Toutes ces formalités (office de tourisme et agence de voyages) ne m'ont prises que 15 minutes montre en main, comme quoi voyager ‘routard’ n’est pas bien compliqué, pourtant que d’économies réalisées en comparaison d’un voyage organisé par un tour operator basé en Europe. Un seul conseil, évitez les forfaits All-Inclusive ou les circuits formatés et aseptisés qui sont proposés par la grande majorité des organisateurs de voyages.  

Pour me rendre à Bo Phut, je monte à bord d’un Songthaew, variante du 'jeepney' philippin, qui est en fait un taxi-collectif parcourant l’île de manière continue. J'arriverai à Bo Phut 40 minutes plus tard et visite deux autres hébergements histoire de ne pas se rendre à Cactus Bungalows (où ma réservation a été faite) sans point de comparaison. Finalement, je ne suis pas convaincu par ces deux options et suis agréablement surpris par notre premier choix, qui est vivement recommandé par le guide du routard.

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Chez Cactus, le prix d'un petit bungalow avec ventilateur est de 700 Baht la nuit. A ce prix là, la chambre est bien entendue basique, mais propre et décorée avec goût. Je m'y installe et remarque très vite que je ne suis pas le seul francophone. Le patron, le pizzaiolo et la moitié des gens qui y résident le sont également.    

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En fin d’après-midi, je fais une petite sieste dans le bungalow et passe ensuite au restaurant du ‘resort’ qui se trouve sur le bord de la plage. Je commande du barracuda. Lorsque je demande au patron de Cactus de me décrire le goût du barracuda, ce dernier me répond d'un air hautain « le barracuda, c'est du barracuda ». En réalité, son goût est similaire à celui du thon.

J’adore la serviabilité de ce type…

Chaque fois que j’ai eu l’occasion de voyager, j’ai toujours été frappé par les habitudes disparates des touristes occidentaux. Bien souvent le pays d’origine des touristes permet d’établir certaines observations. Sans tomber dans les clichés simplistes, je dirais tout de même que l’on trouve massivement les francophones  dans des endroits plus culturels et un peu moins ‘grand-public’. Ils accordent souvent de l’importance aux petits hôtels et restos du terroir et aiment les découvertes en dehors des sentiers battus.

Les Allemands, mais surtout les Britanniques sont par contre surreprésentés dans les stations balnéaires les plus touristiques et aiment beaucoup l’animation. Inutile de dire qu’ils mangent ce qu’ils connaissent déjà. Ils sont souvent peu nombreux à consacrer leurs vacances à visiter des sites archéologiques, musées ou même à goûter la cuisine locale. En contrepartie, l’accueil chaleureux n’est pas le fort des Français, leur maitrise de la langue anglaise est souvent pitoyable et leur attitude nombriliste, voir ‘grande gueule’ a parfois tendance à m'agacer. Pour résumer, vous trouverez les Français dans les endroits plus raffinés et atypiques, mais en ce qui concerne l’amusement, l’humour et la  décontraction, c’est plutôt chez les Britanniques qu’il faut se rendre.       

21/02/2009

Ayutthaya

14/02/2009: Ayutthaya, Day 6

Une fois n'est pas coutume, je me réveille vers 07h00 du matin pour me rendre a Ayutthaya, vaste parc archéologique classé patrimoine mondial par l'Unesco. Ayutthaya, ancienne capitale du royaume du Siam se trouve a +/- 80 kms au nord de Bangkok. Elle fut rasée en 1767 par les envahisseurs birmans, laissant la place libre à Bangkok pour devenir, dès lors, la nouvelle capitale du pays. 

Je quitte le studio vers 08h00 pour prendre le skytrain en direction de la station Asok. A Asok, je change de moyen de transport pour opter pour le MRT (métro souterrain de la ville) direction le terminus de la ligne ; Hua Lamphomg où se trouve la gare ferroviaire portant le même nom. J'achète mon billet pour Ayutthaya (15 Baht). Départ prévu 09h25, départ réel 09h50. Durant le trajet, qui a duré plus de 2 heures, j'assiste à un défilé incessant de petits vendeurs, qui agrémentent chacun de leur passage par quelques mots censés vanter la qualité de leurs produits. On nous propose de tout ; des oeufs, de l'eau, du riz, des encas, des magazines et pour terminer des yoyos au cas ou le besoin se ferait sentir. Folklorique.  

J'arrive enfin à Ayuthhaya vers midi et constate très vite que je ne suis pas le seul touriste. Je remarque plusieurs boutiques de location de vélos pour parcourir ce vaste site, mais choisis néanmoins de tout faire a pied. Pour être franc, je l'ai un peu regretté. Selon le guide du routard, trois "WAT" méritent "3 routards", malheureusement deux d'entre-eux se situent bien en-dehors de la ville, il est donc exclu de m'y rendre sauf si je me contrains à louer un tuk-tuk.

Je me rendrai en premier lieu au Wat Mahathat, qui fut sans doute à son apogée, l'un des temples les plus plus imposants d'Ayutthaya, mais honnêtement, il n'en reste pas grand chose. A nouveau, des hordes de touristes principalement japonais s'amusent a poser les uns apres les autres devant les plus beaux monuments afin d'être pris en photo par leurs congénères. Comme ils voyagent très organisés et très nombreux, vaut mieux être patient pour prendre quelques clichés... Prix de la visite du Wat : 50 Baht, mais je ne débourserai rien, ma distraction légendaire étant ma meilleure alliée pour rentrer comme si de rien n'etait, la vigilance Thaie a fait le reste. C'est seulement à la sortie du Wat que j'ai constaté que l'entrée était payante.

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Je traverse l'artère principale de la ville, la Thanon Naresuan, pour me rendre au Wat Ratchaburana. Prix de la visite : 50 Baht. Le Wat dispose toujours d'un magnifique Prang de style Khmer datant du debut du XVème siècle. Hormis le prang, il ne reste pas grand chose qui tienne encore debout. Je ne m'y attarde pas plus de 20 minutes.

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Apres cette seconde visite, commencent alors les péripéties. Je decide de me rendre au seul temple "trois routards" du centre-ville, le Wat Phra Sri Samphet. Malheureusement je pars dans la direction opposée. La petite carte d Ayutthaya figurant dans le guide ne comporte pas d'échelle, les distances entre les Wats semblent courtes, elles sont en réalité gigantesques. Le soleil de plomb m'incite a m'arrêter à un Seven-11 (sorte de supérette très répandue dans les pays anglo-saxons) pour me rafraîchir quelque peu. J'en profite pour demander aux vendeurs de m'aider à trouver mon chemin. La politesse en Asie incite les gens a préférer répondre n'importe quoi plutot que de vous avouer qu ils ne sont pas a même de vous aider. Je m'en rends vite compte, les remercie et continue les recherches par moi-même.

Après pas mal de marche, je reviens finalement au 1er temple que j'avais visité, le Wat Mahathat et prends enfin la bonne direction vers l'ouest. Apres 3/4 heure de marche, j'arrive au Wat Phra Sri Samphet, qui toujours selon notre guide, est l'ensemble le plus imposant d Ayutthaya. Datant du XVème siècle, les trois grands "chedi" (tour en forme de cloche) symbolisent les trois premiers monarques qui régnèrent jadis sur la cité.

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Exténué et assoiffé, je prendrai une delicieuse et rafraîchissante collation.

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De là, je marche jusqu'à la gare sans oublier de prendre quelques photos du Wat Phra Ram que je longe sur le chemin du retour. Je compte reprendre le train de 18h37 et arrive bien a l'avance à la gare (17h55). Coup de chance extraordinaire, le train de 16h37 vient juste d'arriver en gare. J'achète mon billet retour et monte en vitesse dans le train, qui offre un confort un peu moins spartiate que celui du matin. Le voyage prendra environ 1h30.

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A mon arrivée a Thong Lo, je vais manger des nouilles a la gargotte, qui m'avait tellement séduite la veille. Après le repas, je rentre directement au studio. Dodo tôt ce soir.

13/02/2009

Les moyens de transport en ville

Se déplacer à Bangkok, pas une mince affaire...

Afin de rendre le blog plus compréhensible, j'ai choisi de détailler chaque moyen de transport de la ville. Ces derniers sont nombreux et présentent tous des avantages et des inconvénients pour se déplacer dans la mégapole.

Le Skytrain BTS : Mon préféré. Esthétiquement réussi, ce métro aérien très moderne offre l'air conditionné dans ses wagons. Survole les embouteillages avec grâce et efficacité. D'une propreté irréprochable ce dernier contraste totalement avec le vétuste métro bruxellois et ses couleurs criardes post seventies. Inutile également de comparer le comportement éduqué des usagers Thaï avec celui des Bruxellois. Ici, les sentiment d'insécurité et les actes d'incivisme n'existent pas, quid à Bruxelles ? Désavantages : un peu cher et pas encore assez étendu, de plus, peu d'escalators permettent de rejoindre les plateformes d'embarquement surélevées, ce qui signifie que l'on doit se taper les escaliers, surtout quand il fait 35° comme aujourd'hui. Les personnes souffrant d'un handicap doivent se sentir discriminées. Pour terminer, des écrans LCD diffusent en boucle des pubs destinées à un public jeune et branché ; pubs pour Sodas, fast-food, déodorants au parfum chocolat et nec plus ultra des 'blanchisseurs' de peau dont toute l'Asie, de L'Inde aux Philippines, raffole. Et dire qu'en Europe des millions de gens paient des fortunes pour paraitre bronzés, quelqu'un peut-il m'expliquer ce paradoxe ?     

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Le métro MRT : C'est le métro souterrain de la ville. Tout aussi moderne et propre que le Skytrain, peu de choses les distinguent vraiment. Sur les quais, des portes vitrées et coulissantes obstruent l'accès aux rames tant que le métro n'est pas arrivé en station. Les candidats au suicide qui voudraient se jeter sur les rames à l'arrivée du métro doivent à Bangkok opter pour une autre solution. Ce système serait bien utile au métro bruxellois où les suicides sont malheureusement trop fréquents.  

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Les taxis : Travaillent pratiquement tous avec un compteur (Meter) ce qui permet d'éviter un grand nombre d'arnaques. Les prix sont très abordables et le confort des véhicules est irréprochable. Le taxi reste bien souvent le seul moyen de transport dans une grande partie de la ville, notamment pour les liaisons avec l'aéroport. Curiosité, les marques coréennes mais principalement japonaises ont une surreprésentation impressionnante en Asie. Toyota, leader mondial, détient largement la palme d'or de vente de véhicule en Thaïlande. Inconvénients : conduite parfois hasardeuse, certains taximen ont tendance à se prendre pour Fangio, la circulation totalement congestionnée de Bangkok joue largement en défaveur du taxi, qui contribue largement à la pollution de la ville. Pour terminer, les chauffeurs maitrisent généralement très mal l'Anglais.    

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Moto-taxis  : Comme je tiens fermement à la vie, je ne suis pas prêt d’essayer ce moyen de transport à Bangkok. Même si j’ai sporadiquement fait appel à leurs services lors de mon précédent voyage en Thaïlande, notamment à Phuket, je déconseille fortement les motos-taxis prisés par les locaux pour leur prix attractif. On reconnait ces motards kamikazes de par leur veste orange fluo et ces derniers attendent généralement à la sortie des bouches de métro, du skytrain, etc. Ils conduisent des 50cc, des 125cc et plus rarement de plus grosses cylindrées.

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Tuk-tuk (rickshaw ou trishaw) : le rickshaw est un tricycle motorisé servant généralement de taxi. Il est constitué d'un avant de scooter prolongé d'une carriole reposant sur deux roues et recouverte d'une capote. Côté habitacle, il y a, en général, de la place pour trois adultes. Bien que l'on en trouve un certain nombre à Bangkok, sa présence dans la capitale passe relativement inaperçue. Pour être franc, nous vous déconseillons même de l'utiliser à Bangkok sachant que vous aurez maintes occasions de le faire ailleurs, dans des villes à taille humaine où la circulation est bien plus adaptée à ce moyen de transport fort sympathique. Inconvénients : le peu de confort et de sécurité qu'il confère aux passagers ne lui permettent pas de concurrence les taxis, qui sont omniprésents à Bangkok. De plus le fait qu'il n'utilise pas de compteur (contrairement au taxi) incite les chauffeurs à vous demander le prix fort.

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Taxi-boat : Sans aucun doute le moyen de transport le plus approprié à la visite des principaux monuments de la ville : Wat Pho, Wat Arun, Wat Phra Kheo, mais aussi Chinatown. Pour peu que vous limitiez vos déplacements aux quartiers bordant le fleuve Chao Phraya, le taxi-boat présente le meilleur rapport qualité-prix. Pas d'embouteillages, voyage agréable, prix risible (13 Baht p.p) peu importe le nombre d'arrêts effectués. Inconvénients : ne permet pas d'accéder à la majeure partie de la ville (à l'Est du fleuve).  

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Bangkok, Krung Thep กรุงเทพฯ

Bangkok : Day 10

18/02/2009:

Réveil à 07h30, Julien revient ½ heure plus tard enchanté de son expérience au Sri Lanka. Vers 09h00, je le laisse se reposer et pars à la recherche du temple hindou Sri Maha Mariamman, qui se trouve Thanon Si Lom, dans le quartier portant le même nom. Après ½ heure de recherches j'arrive finalement à le débusquer. Le temple est une bonne synthèse de ce que l’hindouisme représente pour moi. Des couleurs vives, des centaines de statues de divinités ornent magnifiquement le Sri Maha Mariamman, des colliers de fleurs multicolores sont déposés en offrande, des bâtonnets d’encens brûlent continuellement et pour terminer des religieux parcourent le temple le torse-nu et les cheveux longs coiffés en chignon. Le minimalisme et la sobriété n’ont définitivement pas leur place en Inde. Il m’est malheureusement impossible de vous illustrer l’intérieur du temple, car les photos y sont interdites

Une dernière chose titille ma curiosité. Je constate en effet que les fidèles qui fréquentent le temple ne sont que pour moitié originaires du sous-continent indien. L’autre moitié est constituée de Thaïs. Je m’étonne toujours de voir les bouddhistes adorer les divinités hindoues et n’ai à ce jour pas encore percé ce mystère…

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De Thanon Si Lom je me rends jusqu’à un centre commercial de Siam square, besoin urgent d'un peu d’air frais ! Je resterai une bonne heure au Starbucks avant d’aller manger un bout au Pizza Hut du coin. Et oui, manger du riz ou des nouilles pendant 8 jours, cela a tendance à lasser. Après un léger repas, je marche de Siam en direction de Thong Lo en longeant la ligne de Skytrain, passant tour à tour par Chit Lon, Phloen Chit, Nana, Asok et Phrom Phong. Deux heures de marche au total. J'arrive au studio vers 16h et déconne un peu avec Julien qui n’avait pas quitté son lit de la journée.

Vers 18h00, je prendrai à nouveau le skytrain et puis le MRT pour rejoindre la gare de Hua Lamphong où le train pour Surat Thani m' attend. J'ingurgite en vitesse un hamburger de crevettes au Kentucky Fried Chicken et prends place dans le train quelques minutes plus tard. Une nouvelle aventure commence… 


Bangkok : Day 9

17/02/2009

Dodo tard, je ne quitte pratiquement pas le studio. Je dois préparer mes valises pour me rendre le lendemain à Koh Samui, destination balnéaire de premier plan située au sud de la Thaïlande. J'ai déjà réservé les billets 'aller' à la gare de Hua Lamphong lors de l'excursion à Ayutthaya le Day 6. Prix du billet : 733 Baht pour le train couchette en 2ème classe avec air conditionné. Durée du trajet +/- 11h de Bangkok à Surat Thani où je devrai encore prendre le ferry-boat pour me rendre à Koh Samui. Ce mardi est une journée atypique presque exclusivement dédiée aux aspects logistiques ; lessives, nettoyage des draps de lit et du studio, préparation des bagages et mise à jour du blog.


Bangkok : Day 8

16/02/2009 :

Réveil vers 09h30, je me sens à nouveau en pleine forme. Je quittons le studio de bonne heure pour me rendre une dernière fois à Saphan Taksin prendre le taxi-boat en direction du quartier populaire de Thewet où j'avais dejà logé en janvier 2007.

A Thewet, je me ballade longuement dans le marché aux victuailles où je ne rencontre pratiquement pas d'occidentaux. Beaucoup de curisosités attirent mon attention; des dizaines de kilos de poissons-chats et sardines sont entreposés à même le sol dans des bacs en plastique, des paniers en osier sont abondamment garnis de piments rouges séchés et les nombreux étalages de viandes proposent de tout ; des pattes de poulet aux entrailles de porc, inutile de dire que les normes d'hygiène ne répondent absolument pas à nos standards européens. J'ai beaucoup aimé ce côté authentique.

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Je reprends ensuite le taxi-boat dans la direction inverse, retour Saphan Taksin pour monter dans le skytrain direction Phaya Thai où je visiterai la tour Baiyoke II, décrite précedemment dans les commentaires du Day 5. Le prix de l'entrée est de 200 Baht. incluant une consommation au sommet de la tour. L'ascenseur me mène au 83ème étage et là, je peux enfin jouir de la vue panoramique de la ville. Epoustouflant...

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Arrivé au sommet vers 17h15, je décide d'y rester jusqu'a la tombée de la nuit vers 18h30. J'avoue que le panorama est encore plus intéressant lorsque Bangkok s'illumine.  

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Peu après, je quitte la tour Baiyoke II pour retourner au studio. Là, après une douche et un petit break, je me mets en route pour le souper dans le quartier coréen, situé Sukhumvit soi 55. C'est ma première expérience avec la cuisine coréenne malheureusement méconnue chez nous. Je commande une entrée ; un tartare de viande de boeuf crue aromatisé au soja légèrement caramélisé (ressemble étrangement à notre fillet américain national, la mayonnaise en moins). Prodigieusement bon.

J'entame ensuite le plat consistant par leur célèbre barbecue. On m'apporte des braises dans une sorte de saladier rond en inox qui s'imbrique parfaitement dans le creu central de la table. Un système ingenieux incorporé dans la table alimente en continu les braises. Pour terminer, la serveuse dépose une grille métallique sur le barbecue. On m' apporte les viandes (boeuf, porc, poulet) decoupées en fines lamelles et marinées dans un soja subtilement épicé. Je dépose tour a tour les viandes sur le grill. Du riz, des légumes et un bol de soupe aux oeufs me sont servis en accompagnement. DELICIEUX, j'y retournerai. Prix : 500 Baht incluant une grande bière Singha.     

Après le repas, j'irai voir une des curiosités les plus célèbres et les plus décriees de Bangkok...à savoir les quartiers chauds, notamment celui de Nana Plaza, Sukhumvit soi 4, skytrain NANA (prononcer Nanaaaa). Pas très fier de le dire, mais ce n'est pas une première pour moi. On aime ou on aime pas, mais ne pas y aller c'est obligatoirement passer a côté de l'inmanccable. 

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photo by Timoluege, nana journals

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Crédit-Photo : Patpong Sisters by Cleo Odzer

Je rentre finalement au studio vers 02h00 du matin après avoir vidé quelques Singhas.


Bangkok : Day 7

15/02/2009 :

Je reprends mes bonnes vieilles habitudes et reste au lit jusque 10h00. Au réveil, je constate que j'ai mal un peu partout, que je tousse abondamment et que mon nez est congestionné. Grippe diagnostiquée, mais comment expliquer cela quand il fait plus de 35° ? Sans doute ce dangereux melange d Air-co et de ventilateurs. Bref, je decide de profiter de cette journée pour me reposer au studio et ingurgite deux Dafalgans. 

Malgré mes bonnes dispositions, je ne trouve pas le sommeil et continue à mettre à jour notre blog. Les Dafalgans sont très efficaces. Par la suite, j'ai très envie de me dégourdir les jambes et quitte le studio pour me rendre a la Jim Thompson's house, qui se trouve à proximité du National Stadium. 

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A la réception, je suis accueilli dans un francais impeccable, ce qui est assez étonnant pour la Thaïlande où notre langue est très peu pratiquée. Une fois n'est pas coutume, je decide d'opter pour la visite guidée, qui sera donnée dans ma langue maternelle. Que du bonheur. La Jim Thompson's house est une des dernières maisons traditionnelles de Bangkok et a appartenu par le passé à Jim Thompson, un américain ex membre de la CIA, qui a fait fortune dans le commerce de la soie. La magnifique demeure en teck comprend six annexes dorénavant accessibles au public. On y decouvre une collection impressionnante d'objets d'Art provenant du sud-est asiatique.

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Après la visite, je me sens à nouveau K.O. et décide de reprendre le skytrain en direction du studio. De retour chez Julien, je decide de prendre ma température et constate un petit 38°, nouvelle prise de Dafalgans. Je m'oblige ensuite à aller dormir afin que cette vilaine grippe ne soit plus qu'un mauvais souvenir.    


Bangkok : Day 5

13/02/2009:

Fainéant de nature, je reste au lit jusque 11h30 et après une bonne douche bien tiède, je retourne au petit resto où nous nous étions rendus le soir de mon arrivée à Bangkok. j'y reste longuement soucieux d’écrire jour après jour le compte-rendu de mes expériences. Vers 15h00, je pars visiter le quartier d’affaires de Si Lom. Je suis impressionné par les innombrables gratte-ciels qui y ont proliférés, en contre partie, la circulation y est encore plus chaotique qu’ailleurs. A Si Lom, on trouve également de gigantesques et luxueux centres commerciaux qui n’ont rien à envier à nos propres shopping Malls, que du contraire. Je ne m’y attarde néanmoins pas et décide de quitter au plus vite ce tumulte en traversant le parc Lumphini qui jouxte Silom.

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Dans le parc, je rencontre des dizaines de joggers qui profitent comme moi de ce havre de paix. Je m'attarde quelque peu au bord des étangs qui jalonnent le Lumphini Parc. Je remarque très vite qu’il est possible d’y louer des pédalos et constate qu’en plus d’être largement désuets, les pédalos sont tous ornés de ‘magnifiques’ têtes de canards jaunes en plastic semblables à ceux qui partageaient notre bain lorsque nous étions enfants. Ridicule à souhait !

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Je quitte alors le parc et choisis de continuer la promenade en direction de Siam Square, le très moderne centre commercial de Bangkok. Dès mon arrivée, je suis à nouveau impressionné par la propreté et la sophistication du square et de ses centres commerciaux haut de gamme. On pourrait comparer Siam Square à l’esplanade de la Défense à Paris, le côté chic en plus. L’endroit est noir de monde et je découvre à l’extrémité de l’esplanade deux petites chapelles où trônent pour la première la statue de Ganesh, dieu hindou à tête d’éléphant et dans l’autre une statue, qui me semble être une représentation du bouddha. L’une comme l’autre, reçoivent autant d’attention de la part des Thaïlandais, qui s’y arrêtent quelques instants afin d’y faire brûler un bâtonnet d’encens, s’y agenouillant tout en joignant les mains le temps d’une prière. Peu importe leur âge ou leur origine sociale, la pratique de la religion semble encore bien ancrée dans les mœurs.

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Je décide ensuite de rejoindre le gratte-ciel le plus haut de Thaïlande, la tour Baiyoke II, qui culmine à 309 mètres de hauteur. Cette dernière semble relativement proche de Siam Square, mais sa hauteur vertigineuse m'induit en erreur. Je marche un bon quart d’heure dans sa direction, mais je n’ai pas l’impression de m'en rapprocher. Je dois alors prendre une décision, car il est déjà 17h15 et je souhaite dire au revoir à Julien, qui doit prendre l’avion ce soir même à destination de Colombo au Sri Lanka. Il doit s'y rendre durant cinq jours pour des raisons professionnelles. Comme le temps m'est compté, je décide de postposer la visite de la tour Baiyoke II et de reprendre le skytrain à Siam Square pour retourner au studio où Julien doit passer prendre quelques affaires.

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Après avoir revu Julien, j'irai manger un bout dans une gargote à Sukhumvit Soi 38. Je commande sans trop savoir ce que je choisis. Je laisse le chef aux commandes et lui indique simplement que je souhaite des nouilles aux légumes garnies de grosses crevettes, le tout ‘Maï Phèt’, ce qui signifie non épicé. Difficile de se faire comprendre, car leur anglais est aussi limité que mon Thaï. Ce qui est certain, c'est que le plat qui m’est servi est véritablement succulent !


Bangkok : Day 4

12/02/2009:

Comme la veille, je reprends le skytrain à Thong Lo direction Saphan Taksin. Après un petit lunch (bouillon, nouilles et viande de boeuf) je me rends à Tha Tien pier via le taxi-boat. 25 minutes plus tard, j'arrive à Tha Tien et je débute la visite du célèbre Wat Pho (prix de la visite 50 Baht). Wat Pho est un ensemble de temples datant du XVIII ème siècle et contrairement à Wat Phra Keo que je visiterai juste après, Wat Pho est encore bien actif. On y trouve notamment une école de massage et un ashram de méditation. Je suis également amené à y rencontrer de nombreux moines bouddhistes.  

L'attraction principale de Wat Pho est sans nul doute son Bouddha couché de 45m de long et 15m de hauteur. Le temple où réside ce dernier me semble néanmoins un peu exigu. Le plus triste, c'est que des hordes de touristes ne trouvent rien de mieux que de stagner devant le Bouddha afin d'être tous pris en photo. Tout le monde y passe, la mère, le père, la grand-mère, les trois enfants, etc. Difficile donc de prendre des photos de ce magnifique bouddha sans voir apparaitre la tête ou le bras d'un touriste. Risible, je perds un peu patience, mais l'élégance du bouddha, le détail de sa chevelure et son sourire narquois valent tout de même largement le déplacement. Dommage, qu'il soit tant victime de son succès.    

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Vers 15h00, j'arrive à Wat Phra Kheo et le Grand Palais (prix de l’entrée pour les deux monuments : 350 Baht). Je lis dans le guide que le Wat date de la fin du XVIIIème et le Palais de la fin du XIXème siècle. Il me semble assez difficile de se prononcer au sujet du Wat, qui mélange à la fois volupté et Kitsch. Une chose est néanmoins certaine, ne pas visiter le Wat serait une erreur impardonnable, je dirais juste que Wat Phra Kaeo n’est pas mon temple préféré. L’attraction principale du Wat est le Bouddha d’émeraude, qui est en réalité fait de jade. Il trône fièrement à plusieurs mètres de hauteur dans le temple principal du Wat. Il est manifestement vénéré par les Thaïs, mais est aussi un sujet de discorde entre le Laos et la Thaïlande, qui l’un comme l’autre, en revendiquent la propriété. Toujours selon mon guide, la statue aurait été ramenée de Vientiane par les troupes siamoises à la fin du XVIIIème siècle. A vrai dire, je devrais plutôt parler de statuette, car cette dernière ne mesure que 66cm de hauteur. Je ne suis pas non plus en mesure de vous montrer cet objet tant convoité, car les photos du saint des saints sont interdites.

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Ce qui attire surtout mon attention durant la visite de Wat Phra Kheo, ce sont les fresques souvent effrayantes qui recouvrent tout le mur d’enceinte du Wat. On y découvre des centaines d’étranges personnages mi-homme mi-démon habillés d’armures peintes en feuilles d’or. Sublime et énigmatique. Autre rareté tout aussi intéressante, les dizaines de statues de démons à tête de singe qui soutiennent magnifiquement les nombreux ‘chedi' (tour en forme de cloche) de Wat Phra Kaeo. Ces statues sont décorées de mosaïques multicolores et de feuilles d’or. Vous les découvrirez par vous-même en consultant les photos.

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Je termine la visite par un rapide passage en face du Grand Palais (l’intérieur n’est pas accessible) et coup de chance, j'assiste à la relève de la garde royale.

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Après un rapide souper avec Julien dans un petit resto proche du studio, nous partons, vers 23h00, rejoindre Jiap à son domicile. De là, nous prenons un taxi tous les trois pour nous rendre au Route 66, un bar-discothèque. Clientèle majoritairement Thaïe et très branchée ; vêtements et coiffures à la mode Manga. Sur place, le prix des consommations diffère totalement des endroits que nous avions fréquentés précédemment. Une bouteille 25cc de San Miguel revient à 160 Baht. Autre constatation, le bruit assourdissant à l’intérieur comme à l’extérieur du bar. Même en terrasse il n’est pas évident de se comprendre. En ce qui concerne la musique, il m’est difficile de nommer clairement le style, mais je dirais qu’il s’agit là d’un savant mélange de Hip Hop US et d’Electro  avec des basses amplifiées au maximum. Je trouve surtout que le rythme diffère peu d’une chanson à l’autre, mais admets aussi que comme je viens de dépasser le cap de la trentaine, mes oreilles sont bien plus capricieuses et intolérantes qu’elles ne l’étaient jadis J. 

En ce qui concerne le club, le cadre est très soigné et les installations sont irréprochables. Le service y est très pro, on ne badine pas non plus avec la sécurité ; on devra passer au détecteur de métal et nos documents d’identité sont vérifiés à plusieurs reprises. Etonnant aussi de constater que le Route 66 ainsi que tous les autres bars situés dans la même rue sont assidument fréquentés un jeudi soir en pleine semaine, inimaginable chez nous en Belgique ! Peu avant la fermeture programmée à 2h00 du matin, nous reprenons le taxi dans le sens inverse et rentre au studio après avoir déposé Julien & Jiap. Pour ne pas changer, je ne trouve pas le sommeil avant 04h00 passant mon temps à mettre à jour le blog.

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Crédit-photo : thailandmusings.www.thailandmusings.com 


Bangkok : Day 3

11/02/2009:

Je quittons le studio de bonne heure, prends le skytrain à Thong Lo en direction du terminus de la ligne : Saphan Taksin. Après un rapide lunch (bouillon de légumes avec des nouilles et des boulettes de poisson), je me rends ensuite au Central Pier afin d'embarquer sur le taxi-boat (13 Bahts) pour rejoindre 20 minutes plus tard le quai Tha Tien où je visiterai le célèbre Wat Arun. Ce temple bouddhiste date du XIXème siècle et est dédié au Dieu Indien de l'aurore. De style Khmer, il dispose d'un prang central (tour cônique) qui culmine à plus de 80 mètres. Il est entièrement recouvert de morceaux de porcelaine cassée et est soutenu à sa base par des nymphes célestes nommées Apsara. Sans doute le temple bouddhiste le plus surprenant de Bangkok, prix de la visite : 50 Bahts. J'ai adoré. 

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Après la visite, je reprends le taxi-boat dans le sens contraire, descendant le fleuve Chao Praya, pour me rendre au Tha Rachawong pier afin de débuter la visite de Chinatown. Comme dans tous les quartiers chinois du monde entier, cela grouille de monde, d'échoppes en tout genre, de produits estampillés Made In China etc.  Ici, le sens aigu des affaires des chinois est aussi bien présent. On y trouve tout de même pas mal de camelottes. Malgré une certaine pauvreté apparente et une pollution suffoquante, j'aime beaucoup ce quartier très vivant. Quelle expérience !

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Je quitte Chinatown à la tombée de la nuit pour me rendre à pieds à Ratchatewi afin de reprendre le skytrain, mais je m'égare à nouveau. Perdu, je sollicite un rickshaw pour m'amener à bon port. Après un rapide passage au studio, je rejoins Julien dans un resto Laotien, le "Vientiane Kitchen". Cadre bien plus raffiné que les gargotes habituelles où je vais luncher, cuisine délicieuse, mais très 'spicy' (piments, nombreuses herbes aromatiques). Cependant, comme partout en Asie, le bruit y est omniprésent. Un groupe folk laotien accompagne le repas, bien sympatique jusqu'au moment où le groupe musical décide d'enchainer quelques standards de la musique pop anglo-saxonne. Interprétation très très médiocre dans un yaourt anglo-laotien. On a tout de même bien rigolé. Après le repas, dodo vers 01h30, les pillules à base de racines de Valériane ont eu de l'effet chez moi.   


Bangkok : Day 2

10/02/2009:

Je me réveille bien tardivement vers 12h00 sans doute en raison du décalage horaire et du manque de sommeil dans l'avion. Je quitte le studio vers 15h. Vu l'heure tardive, je n'ai planifié aucune visite en particulier, mais souhaite me faire une première impression de la ville. Je prends le skytrain à Thong Lo pour me rendre à Ratchatewi, station la plus proche des monuments les plus célèbres de la ville (notamment Wat Phra Kaeo & Wat Pho). Arrivé à Ratchatewi, je décide de ne pas prendre immédiatement un taxi et de rejoindre Wat Phra Kheo à pieds. Erreur, car je me suis naturellement égaré dans ce dédale de Thanon (avenues) et de Soi (ruelles). Les rues se ressemblent cruellement, la circulation est chaotique et bien entendu je ne maitrise absolument pas les finesses de la langue Thaï (les noms des rues en alphabet latin sont écrits en tout petit en dessous des noms Thaïs). De plus, mon plan de la ville est trop sommaire, je tourne en rond. Finalement, je prendrai un taxi pour me rendre à Wat Phra Kaeo. Je reste bloqué durant environ une heure dans les embouteillages, tout ça pour faire 2 ou 3 kms tout au plus...Assez frustrant, néanmoins l'air-conditionné et cette impression d'exotisme m'aident à relativiser.

J'arrive enfin à Wat Phra Kaeo, mais les visites sont déjà terminées. Pas grave, je me rends alors à quelques encablures de là à Khao San Road, le quartier routard que l'on aperçoit au début du film La Plage/The Beach avec Leonardo Di Caprio. Ce quartier n'a plus de routard que ses origines, je l'avais déjà brièvement parcouru en janvier 2007 et je reste sur mes premières impressions. Commercialisation à outrance, des dizaines de vendeurs Indiens ou Pakistanais me proposent de me confectionner des costumes sur mesure, mais bien plus grave, les bars à la sauce British ou Teutonne pullulent ; English Breakfast, hamburgers et bières germaniques, retransmission de matchs de foot de Premier League, etc. Quelle horreur ! Et dire que des milliers d'occidentaux se tapent plus de dix heures de vol pour se retrouver dans ce genre d'endroit. Bruyant, cheap et aseptisé ! Pour simplifier, c'est un peu le Lloret de Mar de l'Asie du sud-est, la mer en moins. A voir, mais surtout ne pas s'y attarder ou encore moins y loger.

En soirée, Julien et Jiap, sa charmante compagne Thaïe & moi allons manger un bout dans un petit resto Thaï fréquenté presque exclusivement par les locaux où je goûte quelques insectes grillés ; sauterelles, cafards etc., mais n'ose pas toucher aux blattes trop dodues à mon goût ! Pas mauvais en réalité, croquants à souhait et soupoudré abondamment de poivre, ça passe assez facilement si l'on fait abstraction de l'aspect. Jiap me reconduit ensuite au studio.

2007_01_Khao San Road. 


 

Bangkok : Day 1

09/02/2009:

Arrivée à l'aéroport de Suvarnabhumi à 15:55 heure locale, je passe le comptoir de l'immigration sans le moindre problème. Après avoir échangé quelques $, je prends le taxi pour rejoindre Julien à son domicile dans le quartier de Sukhumvit, prix de la course 293 Baht (6,5€). Par chance ce lundi 09 février est un jour férié bouddhiste, la circulation est exceptionnellement fluide et j'arrive sur place moins de 3/4h plus tard. On fête donc nos retrouvailles autour de quelques délicieuses bières Thaï de marque Singha.

Vers 21h, nous allons manger un bout dans un petit resto à proximité de chez lui. Menu composé de Papaya Salad (délicieusement piquante), de salade de vermicelles, de riz cuit à la vapeur, de prodigieux Barbecue Pork Sirloins et pour terminer du poulet sauce lait de coco. La fête bouddhiste a son revers de la médaille, car impossible d'acheter de l'alcool un jour comme aujourd'hui. On accompagne donc notre repas de cola. Prix par personne +/- 120 Bahts, risible... Après le repas, Julien ira rejoindre sa compagne en taxi et je reste loger dans son studio. Sans doute vicitme du décalage horaire, j'ai passé une nuit blanche à mettre à jour le blog via la connexion wifi de l'immeuble. Vers 06h du mat, j'ai enfin pu m'endormir. 

I. Thaïlande, le pays des hommes libres...

ราชอาณาจักรไทย

2007_01_Grand Palais

Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant la Thaïlande, nous vous invitons à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tha%C3%AFlande


La devise du pays est le Baht, sachant que 1€ équivaut à 45 Baht.

Thai_1000_Baht_Front

17:29 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thailande, baht |  Facebook |