31/05/2009

Chinatown Yaowarat

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De retour à Bangkok depuis quelques jours déjà, je ressens profondément l’envie de revoir Chinatown où je m'étais rendu au tout début de notre voyage (voir day 03, le 11/02/2009). Comme Myriam devait faire quelques dernières emplettes avant de revenir en Belgique, j'ai sauté sur l’occasion pour la convaincre que Chinatown était l’endroit idéal. De fait, je ne me suis pas trompé.

Lors de ma première visite àChinatown, j'avais été conquis par l’atmosphère qui règne dans ce quartier débordant de vie. Malgré le fait que Yaowarat soit le premier quartier chinois que j'ai eu l'occasion de  parcourir depuis mon arrivée en Asie, il reste à mes yeux le plus agréable et le plus intéressant de tous. Inversément, celui de Cholon à Saigon fut de loin le plus décevant. Impossible pour moi d’y rester plus de vingt minutes sans ressentir l’envie de m’en aller pour de bon.

Comme tout bon quartier chinois qui se respecte, le bruit, la pollution, la cohue et le commerce effréné sont des éléments indispensables. Celui de Bangkok ne fait pas exception à la règle. Il faut avoir les nerfs solides pour arpenter ces ruelles où il est si facile de se perdre. Négocier avec les chinois n’est pas une mince affaire non plus ; à tel point que l’on pourrait s’imaginer que leurs enfants apprennent les rudiments du commerce avant même d’apprendre à marcher. Pour terminer, il faut tout de même avouer qu'en Europe, nous ne sommes pas habitués à voir autant de monde au m2.

Leur manière de travailler, de se déplacer semble anarchique certes, mais leur courage, leur détermination et leur habilité inspirent véritablement le respect. Se balader dans ce quartier est une expérience à la fois éreintante, mais surtout très enrichissante. Un must. Pour s'y rendre prenez le taxi-boat sur les rives du fleuve Chao Phraya et arrétez-vous au Tha Ratchawong pier.

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Les Khlongs

Un peu à l’image de Venise, Bruges ou Amsterdam, Bangkok est elle aussi une cité lacustre. Difficile de s’en rendre compte au premier coup d’oeil, car la majorité des canaux ont été comblés au fil des années afin de permettre le développement urbanistique de la ville. Seul le quartier populaire de Thonburi dispose encore d’un nombre important de khlongs qui quadrillent le vieux centre historique de Bangkok.

Lovée sur la rive occidentale du fleuve Chao Phraya, Thonburi fut jadis la capitale du Siam avant que le roi Rama I ne décide de transférer le siège du pouvoir sur la rive orientale en 1782. Bangkok put alors se développer et devenir la mégapole frivole que nous connaissons aujourd’hui. Thonburi, quant à elle, demeura plus populaire et ne connu pas l’essor spectaculaire de sa rivale. Pourtant, près de deux siècles plus tard, Thonburi fusionna avec Bangkok.  

Le quartier de Thonburi offre donc un visage plus authentique que sa grande sœur Bangkok. Myriam (une amie de Julien qui passe actuellement ses vacances en Thaïlande) et moi décidons de découvrir cette autre facette de la capitale Thaïlandaise. Pour se faire, nous prenons le BTS à Tong Lo en direction du terminus de Saphan Taksin. Arrivés à la station BTS de Saphan Taksin, nous marchons jusqu’à l’embarcadère qui se trouve à quelques centaines de mètres de là. Sur place, nous rencontrons un couple de Néerlandais avec qui nous partagerons le bateau et le prix de la ballade, qui durera 1 petite heure. 250 Baht p.p.


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Au lieu de remonter le fleuve Chao Phraya vers le Nord comme nous en avons l’habitude, notre bateau descendra vers le Sud avant de bifurquer sur la droite pour rentrer dans cette partie de la ville où le temps semble s’être arrêté. En effet, nous sommes à mille lieux de la frénésie des quartiers modernes d’Asok, de Sukhumvit ou de Si Lom. Les khlongs de Thonburi nous donnent l’image d’un gros bourg résidentiel délaissé, peu engageant, mais pas dénué de charme pour autant. Beaucoup de jeunes Thaïs s’y baignent faisant fi de la pollution de l’eau et du regard médusé des touristes, qui arpentent, tout comme nous, les canaux de Thonburi.

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40 minutes plus tard, nous débouchons à nouveau sur le fleuve Chao Phraya où la vue est bien différente de celle des Khlongs. Place cette fois-ci aux gratte-ciels, aux hôtels de luxe et à la démesure.

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Bangkok, la cité des anges (mes impressions)

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

Je suis très heureux d’être de retour dans cette trépidante mégapole de plus de douze millions d’habitants. Après avoir traversé nombre de pays limitrophes à la Thaïlande, j'ai quelque peu l’impression de revenir à la civilisation. Quel bonheur. Je vais essayer de vous faire partager mon engouement.

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Pour moi, Bangkok est sans aucun doute l’une des capitales les plus captivantes au monde. 24h sur 24, la ville est en constante ébullition. S’y ennuyer relève de l’impossible et je recommande vivement cette métropole, qui a tellement à offrir pour peu que l’on s’y intéresse.

Je suis pourtant conscient que tout le monde ne partage pas mon enthousiasme pour cette ville tentaculaire. La principale raison vient du fait que Bangkok n’est souvent que la première étape pour les touristes qui visitent la Thaïlande. Ils ne s’y arrêtent que deux jours, voir quelques heures avant d’entamer la suite de leur voyage à travers le pays. Dommage, car Bangkok mérite que l’on s’y attarde davantage !

Comme toute ville, il faut se donner le temps de l’apprécier, de se laisser charmer.  Inversement à Rome, Paris ou Barcelone, il est difficile de tomber immédiatement sous le charme d’une grande ville asiatique. Ici, les cités sont très différentes de celles du vieux continent. La densité de population n’est en aucune mesure comparable à nos villes, la modernité des bâtiments et des infrastructures est un peu déconcertante ; on construit vite et partout. Les néons pullulent, le rythme de vie est considérablement accéléré, la circulation est effrénée et la chaleur est suffocante. Pour terminer, le bruit incessant, peu importe où vous vous trouvez, a souvent tendance à assommer. Les premiers jours sont les plus difficiles, mais comme pour toute chose, on s’y habitue très vite et on finit par adorer.

Malgré toute cette agitation, je ressens un agréable sentiment de sécurité. Je ne pouvais pas en dire autant de la grande majorité de nos grandes villes européennes. Ici, la violence n’est pas palpable, les gens sont respectueux, pas de dérives, de comportements inciviques ou de débordements liés à la boisson (sauf de la part de certains occidentaux). Prendre le skytrain ou le métro est un vrai bonheur, se balader à toute heure du jour et de la nuit ne pose aucun problème, pas la peine d’être sur la défensive à tout moment. Les vols à la tire et les pickpockets existent aussi ici, mais ils sont extrêmement rares. Il ne faut bien entendu pas tenter le diable, mais questionnez toute personne qui s’est déjà rendue en Asie, il confirmera nos affirmations !   

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Et puis, tout ici est facile, rapide, bon marché. Bangkok est sans doute la ville au monde offrant le meilleur rapport qualité prix. Hormis les hôtels, qui ne sont pas très bon marché, le coût de la vie y est incroyablement bas. Pour étayer mes dires, j'ai compilé divers services. Pour info, 1€ = +/- 45 Baht

·         Le taxi, le compteur débute à 35 Baht, mais progresse très lentement. De Asok à l’aéroport (40 minutes de trajet) : 250 Baht

·         une petite bouteille de Pepsi au 7-eleven : 10 Baht

·         une bière Singha au 7-eleven : 32 Baht, la Chang beer : 28 Baht

·         un paquet de Marlboro : 65 Baht

·         Dans une gargote, une soupe de nouilles avec boulettes de poisson ou des nouilles sautées au poulet : 30 Baht

·         Dans un petit restaurant local, un plat de crabe véritable avec du curry jaune : 90 Baht

·         Une manucure 100 Baht

·         Le coiffeur pour homme entre 100 & 300 Baht (tout dépend du standing)

·         Un massage traditionnel (entre 200 et 300 Baht de l’heure)

·         Un bol de riz 10 Baht

·         Un kilo de linge lavé et repassé : 40 Baht

·         Un studio de 40m2 : neuf, entièrement meublé, wifi, air-conditionné, gardes au rez-de-chaussée, ascenseur etc. : environ 14000 Baht/mois

Ici aussi, vous pouvez faire votre shopping à 03h00 du matin si vous le désirez. La consommation est frénétique, on achète tout et n'importe quoi et surtout n'importe quand. On aime également grignoter à toute heure de la journée, mais aussi de la nuit. Le mot d’ordre est « consommation » typique sans doute aux nations émergentes qui goûtent depuis quelques années déjà à la frénésie de l’économie de marché et à la sensible amélioration des conditions de vie de la classe moyenne.

Malgré l’omniprésence de grands centres commerciaux, je constate que les hypermarchés, hormis ceux de Carrefour et du britannique Tesco-Lotus, sont encore sous-représentés. Cette pratique n’a pas encore véritablement percé le marché Thaï. Ici, on achète toujours ses fruits et légumes dans la rue, sa viande et ses poissons dans les halles et les marchés. Il faut dire aussi que les asiatiques ne cuisinent que très peu à la maison. Ils mangent la plupart du temps dans des gargotes ou de petits restos. Il revient souvent moins cher de manger à l’extérieur que chez soi. Nos restaurants en Europe devraient en prendre de la graine ! 

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Lors de mes différents séjours dans la capitale Thaïe, Bangkok, contrairement aux cités de la vieille Europe, m'a souvent donné l’impression d’être une ville résolument tournée vers l’avenir. Riche en contrastes, elle marie avec brio la modernité et les traditions. Du quartier financier de Si Lom, à celui de Siam Square et de ses innombrables boutiques de luxe, à Asok-Sukhumvit et sa vie nocturne trépidante, vous perdrez de vue que vous êtes dans un pays où le PIB par habitant est environ dix fois inférieur à celui de notre petit royaume.

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Inversement, le modeste et traditionnel quartier de Thewet, le cœur historique de la ville Thonburi et ses canaux, les petits vendeurs dans les rues et les tuk-tuks vous rappelleront bien vite que vous êtes toujours dans un pays émergent du Sud-est asiatique.  

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Bangkok a également l’avantage d’être extrêmement cosmopolite : birmans, chinois, indiens, mais aussi quelques arabes et quantité d’occidentaux.

C’est aussi la ville des blancs aux bras de jeunes et jolies Thaïes. Je vous joins ci-dessous une photo de très mauvais goût illustrant notre héros national en charmante compagnie. Pattaya (proche de Bangkok), station balnéaire internationalement connue, résume à elle seule le côté sombre du tourisme en Thaïlande, à savoir la commercialisation à outrance de la prostitution. Public exclusivement charter, 'English pub' et 'Bierstube' à tous les coins de rue. L'horreur, à éviter absolument ! J'ai pourtant décidé d'annexer cette photo, car elle caricature bien le phénomène des blancs atteints de fièvre jaune :) Fièvre très répandue aussi à Bangkok.

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Bangkok, quel bordel, au sens propre comme au figuré !

Certes, Bangkok est loin d’être parfaite. Sa réputation sulfureuse ne joue pas vraiment en sa faveur. Babylone de la luxure et des plaisirs faciles, elle a parfois tendance à repousser certains, mais elle reste néanmoins belle, fascinante et palpitante.

20/05/2009

Thaïlande, retour à la case départ...

Septante jours plus tard

DSC05297aBangkok, Asok trafic lights

Initialement, j'avais décidé de rendre public mon périple jour après jour. Vous avez ainsi pu suivre mon agenda au quotidien, j'espére que cela vous a plu et que vous continuerez à suivre le blog avec le même intérêt que vous m'avez témoigné jusqu’à présent. Sachez que de mon côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous faire partager mes expériences, à vous transmettre mes impressions, mes coups de cœur.

Merci de m'avoir fait parvenir vos nombreux messages de sympathie, vos commentaires, vos observations. Tous vos messages m'encouragent à travailler davantage le blog. Grace à vous, ce dernier dépasse actuellement les 6600 visites. Je n’en espérais pas autant lorsque j'ai posté mes premiers commentaires le 07/02/2009. Septante jours plus tard, les choses sont bien différentes, je suis devenu plus ambitieux. J'ai besoin de vous pour augmenter encore et encore le nombre de visites. Pour cela, continuez à le lire régulièrement et n’hésitez surtout pas à faire la promo du blog autour de vous.     

Je dois pourtant avouer que tenir à jour un journal nécessite un travail titanesque. Tâche d’autant plus difficile à réaliser lorsque vous ne disposez pas d'ordinateur portable et que vous traversez des pays comme le Laos ou le Cambodge où les connexions Internet fluides et rapides sont quasi inexistantes. Je comptabilise un retard considérable, qui n’a fait que s’accentuer ces dernières semaines. Désolé.

Pour y remédier, je choisis dorénavant de ne plus structurer le blog comme un journal ‘intime’ rédigé au jour le jour, mais plutôt comme un guide touristique. Pour chaque nouvelle destination, je mettrai en évidence les principales curiosités et les plus belles découvertes. Je décide aussi de privilégier davantage les photos et surtout d’éviter à l’avenir les détails superflus comme : l’heure exacte de mon réveil, le menu complet de mon repas de midi, etc.

Je n’abandonnerai pas pour autant les commentaires. Rassurez-vous, il y aura toujours beaucoup de texte, mais je tâcherai dorénavant d’aller à l’essentiel et de toujours vous communiquer mes impressions et observations de la manière la plus objective.  

Je reste bien entendu à l’écoute de vos remarques. N'hésitez donc pas à me les faire parvenir à l’adresse suivante : strappazonben@hotmail.com

Benoît         

20:54 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bangkok, benoit, strappazon, asok, trafic lights |  Facebook |

13/02/2009

Les moyens de transport en ville

Se déplacer à Bangkok, pas une mince affaire...

Afin de rendre le blog plus compréhensible, j'ai choisi de détailler chaque moyen de transport de la ville. Ces derniers sont nombreux et présentent tous des avantages et des inconvénients pour se déplacer dans la mégapole.

Le Skytrain BTS : Mon préféré. Esthétiquement réussi, ce métro aérien très moderne offre l'air conditionné dans ses wagons. Survole les embouteillages avec grâce et efficacité. D'une propreté irréprochable ce dernier contraste totalement avec le vétuste métro bruxellois et ses couleurs criardes post seventies. Inutile également de comparer le comportement éduqué des usagers Thaï avec celui des Bruxellois. Ici, les sentiment d'insécurité et les actes d'incivisme n'existent pas, quid à Bruxelles ? Désavantages : un peu cher et pas encore assez étendu, de plus, peu d'escalators permettent de rejoindre les plateformes d'embarquement surélevées, ce qui signifie que l'on doit se taper les escaliers, surtout quand il fait 35° comme aujourd'hui. Les personnes souffrant d'un handicap doivent se sentir discriminées. Pour terminer, des écrans LCD diffusent en boucle des pubs destinées à un public jeune et branché ; pubs pour Sodas, fast-food, déodorants au parfum chocolat et nec plus ultra des 'blanchisseurs' de peau dont toute l'Asie, de L'Inde aux Philippines, raffole. Et dire qu'en Europe des millions de gens paient des fortunes pour paraitre bronzés, quelqu'un peut-il m'expliquer ce paradoxe ?     

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Le métro MRT : C'est le métro souterrain de la ville. Tout aussi moderne et propre que le Skytrain, peu de choses les distinguent vraiment. Sur les quais, des portes vitrées et coulissantes obstruent l'accès aux rames tant que le métro n'est pas arrivé en station. Les candidats au suicide qui voudraient se jeter sur les rames à l'arrivée du métro doivent à Bangkok opter pour une autre solution. Ce système serait bien utile au métro bruxellois où les suicides sont malheureusement trop fréquents.  

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Les taxis : Travaillent pratiquement tous avec un compteur (Meter) ce qui permet d'éviter un grand nombre d'arnaques. Les prix sont très abordables et le confort des véhicules est irréprochable. Le taxi reste bien souvent le seul moyen de transport dans une grande partie de la ville, notamment pour les liaisons avec l'aéroport. Curiosité, les marques coréennes mais principalement japonaises ont une surreprésentation impressionnante en Asie. Toyota, leader mondial, détient largement la palme d'or de vente de véhicule en Thaïlande. Inconvénients : conduite parfois hasardeuse, certains taximen ont tendance à se prendre pour Fangio, la circulation totalement congestionnée de Bangkok joue largement en défaveur du taxi, qui contribue largement à la pollution de la ville. Pour terminer, les chauffeurs maitrisent généralement très mal l'Anglais.    

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Moto-taxis  : Comme je tiens fermement à la vie, je ne suis pas prêt d’essayer ce moyen de transport à Bangkok. Même si j’ai sporadiquement fait appel à leurs services lors de mon précédent voyage en Thaïlande, notamment à Phuket, je déconseille fortement les motos-taxis prisés par les locaux pour leur prix attractif. On reconnait ces motards kamikazes de par leur veste orange fluo et ces derniers attendent généralement à la sortie des bouches de métro, du skytrain, etc. Ils conduisent des 50cc, des 125cc et plus rarement de plus grosses cylindrées.

moto-taxi 


Tuk-tuk (rickshaw ou trishaw) : le rickshaw est un tricycle motorisé servant généralement de taxi. Il est constitué d'un avant de scooter prolongé d'une carriole reposant sur deux roues et recouverte d'une capote. Côté habitacle, il y a, en général, de la place pour trois adultes. Bien que l'on en trouve un certain nombre à Bangkok, sa présence dans la capitale passe relativement inaperçue. Pour être franc, nous vous déconseillons même de l'utiliser à Bangkok sachant que vous aurez maintes occasions de le faire ailleurs, dans des villes à taille humaine où la circulation est bien plus adaptée à ce moyen de transport fort sympathique. Inconvénients : le peu de confort et de sécurité qu'il confère aux passagers ne lui permettent pas de concurrence les taxis, qui sont omniprésents à Bangkok. De plus le fait qu'il n'utilise pas de compteur (contrairement au taxi) incite les chauffeurs à vous demander le prix fort.

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Taxi-boat : Sans aucun doute le moyen de transport le plus approprié à la visite des principaux monuments de la ville : Wat Pho, Wat Arun, Wat Phra Kheo, mais aussi Chinatown. Pour peu que vous limitiez vos déplacements aux quartiers bordant le fleuve Chao Phraya, le taxi-boat présente le meilleur rapport qualité-prix. Pas d'embouteillages, voyage agréable, prix risible (13 Baht p.p) peu importe le nombre d'arrêts effectués. Inconvénients : ne permet pas d'accéder à la majeure partie de la ville (à l'Est du fleuve).  

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Bangkok, Krung Thep กรุงเทพฯ

Bangkok : Day 10

18/02/2009:

Réveil à 07h30, Julien revient ½ heure plus tard enchanté de son expérience au Sri Lanka. Vers 09h00, je le laisse se reposer et pars à la recherche du temple hindou Sri Maha Mariamman, qui se trouve Thanon Si Lom, dans le quartier portant le même nom. Après ½ heure de recherches j'arrive finalement à le débusquer. Le temple est une bonne synthèse de ce que l’hindouisme représente pour moi. Des couleurs vives, des centaines de statues de divinités ornent magnifiquement le Sri Maha Mariamman, des colliers de fleurs multicolores sont déposés en offrande, des bâtonnets d’encens brûlent continuellement et pour terminer des religieux parcourent le temple le torse-nu et les cheveux longs coiffés en chignon. Le minimalisme et la sobriété n’ont définitivement pas leur place en Inde. Il m’est malheureusement impossible de vous illustrer l’intérieur du temple, car les photos y sont interdites

Une dernière chose titille ma curiosité. Je constate en effet que les fidèles qui fréquentent le temple ne sont que pour moitié originaires du sous-continent indien. L’autre moitié est constituée de Thaïs. Je m’étonne toujours de voir les bouddhistes adorer les divinités hindoues et n’ai à ce jour pas encore percé ce mystère…

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De Thanon Si Lom je me rends jusqu’à un centre commercial de Siam square, besoin urgent d'un peu d’air frais ! Je resterai une bonne heure au Starbucks avant d’aller manger un bout au Pizza Hut du coin. Et oui, manger du riz ou des nouilles pendant 8 jours, cela a tendance à lasser. Après un léger repas, je marche de Siam en direction de Thong Lo en longeant la ligne de Skytrain, passant tour à tour par Chit Lon, Phloen Chit, Nana, Asok et Phrom Phong. Deux heures de marche au total. J'arrive au studio vers 16h et déconne un peu avec Julien qui n’avait pas quitté son lit de la journée.

Vers 18h00, je prendrai à nouveau le skytrain et puis le MRT pour rejoindre la gare de Hua Lamphong où le train pour Surat Thani m' attend. J'ingurgite en vitesse un hamburger de crevettes au Kentucky Fried Chicken et prends place dans le train quelques minutes plus tard. Une nouvelle aventure commence… 


Bangkok : Day 9

17/02/2009

Dodo tard, je ne quitte pratiquement pas le studio. Je dois préparer mes valises pour me rendre le lendemain à Koh Samui, destination balnéaire de premier plan située au sud de la Thaïlande. J'ai déjà réservé les billets 'aller' à la gare de Hua Lamphong lors de l'excursion à Ayutthaya le Day 6. Prix du billet : 733 Baht pour le train couchette en 2ème classe avec air conditionné. Durée du trajet +/- 11h de Bangkok à Surat Thani où je devrai encore prendre le ferry-boat pour me rendre à Koh Samui. Ce mardi est une journée atypique presque exclusivement dédiée aux aspects logistiques ; lessives, nettoyage des draps de lit et du studio, préparation des bagages et mise à jour du blog.


Bangkok : Day 8

16/02/2009 :

Réveil vers 09h30, je me sens à nouveau en pleine forme. Je quittons le studio de bonne heure pour me rendre une dernière fois à Saphan Taksin prendre le taxi-boat en direction du quartier populaire de Thewet où j'avais dejà logé en janvier 2007.

A Thewet, je me ballade longuement dans le marché aux victuailles où je ne rencontre pratiquement pas d'occidentaux. Beaucoup de curisosités attirent mon attention; des dizaines de kilos de poissons-chats et sardines sont entreposés à même le sol dans des bacs en plastique, des paniers en osier sont abondamment garnis de piments rouges séchés et les nombreux étalages de viandes proposent de tout ; des pattes de poulet aux entrailles de porc, inutile de dire que les normes d'hygiène ne répondent absolument pas à nos standards européens. J'ai beaucoup aimé ce côté authentique.

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Je reprends ensuite le taxi-boat dans la direction inverse, retour Saphan Taksin pour monter dans le skytrain direction Phaya Thai où je visiterai la tour Baiyoke II, décrite précedemment dans les commentaires du Day 5. Le prix de l'entrée est de 200 Baht. incluant une consommation au sommet de la tour. L'ascenseur me mène au 83ème étage et là, je peux enfin jouir de la vue panoramique de la ville. Epoustouflant...

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Arrivé au sommet vers 17h15, je décide d'y rester jusqu'a la tombée de la nuit vers 18h30. J'avoue que le panorama est encore plus intéressant lorsque Bangkok s'illumine.  

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Peu après, je quitte la tour Baiyoke II pour retourner au studio. Là, après une douche et un petit break, je me mets en route pour le souper dans le quartier coréen, situé Sukhumvit soi 55. C'est ma première expérience avec la cuisine coréenne malheureusement méconnue chez nous. Je commande une entrée ; un tartare de viande de boeuf crue aromatisé au soja légèrement caramélisé (ressemble étrangement à notre fillet américain national, la mayonnaise en moins). Prodigieusement bon.

J'entame ensuite le plat consistant par leur célèbre barbecue. On m'apporte des braises dans une sorte de saladier rond en inox qui s'imbrique parfaitement dans le creu central de la table. Un système ingenieux incorporé dans la table alimente en continu les braises. Pour terminer, la serveuse dépose une grille métallique sur le barbecue. On m' apporte les viandes (boeuf, porc, poulet) decoupées en fines lamelles et marinées dans un soja subtilement épicé. Je dépose tour a tour les viandes sur le grill. Du riz, des légumes et un bol de soupe aux oeufs me sont servis en accompagnement. DELICIEUX, j'y retournerai. Prix : 500 Baht incluant une grande bière Singha.     

Après le repas, j'irai voir une des curiosités les plus célèbres et les plus décriees de Bangkok...à savoir les quartiers chauds, notamment celui de Nana Plaza, Sukhumvit soi 4, skytrain NANA (prononcer Nanaaaa). Pas très fier de le dire, mais ce n'est pas une première pour moi. On aime ou on aime pas, mais ne pas y aller c'est obligatoirement passer a côté de l'inmanccable. 

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photo by Timoluege, nana journals

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Crédit-Photo : Patpong Sisters by Cleo Odzer

Je rentre finalement au studio vers 02h00 du matin après avoir vidé quelques Singhas.


Bangkok : Day 7

15/02/2009 :

Je reprends mes bonnes vieilles habitudes et reste au lit jusque 10h00. Au réveil, je constate que j'ai mal un peu partout, que je tousse abondamment et que mon nez est congestionné. Grippe diagnostiquée, mais comment expliquer cela quand il fait plus de 35° ? Sans doute ce dangereux melange d Air-co et de ventilateurs. Bref, je decide de profiter de cette journée pour me reposer au studio et ingurgite deux Dafalgans. 

Malgré mes bonnes dispositions, je ne trouve pas le sommeil et continue à mettre à jour notre blog. Les Dafalgans sont très efficaces. Par la suite, j'ai très envie de me dégourdir les jambes et quitte le studio pour me rendre a la Jim Thompson's house, qui se trouve à proximité du National Stadium. 

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A la réception, je suis accueilli dans un francais impeccable, ce qui est assez étonnant pour la Thaïlande où notre langue est très peu pratiquée. Une fois n'est pas coutume, je decide d'opter pour la visite guidée, qui sera donnée dans ma langue maternelle. Que du bonheur. La Jim Thompson's house est une des dernières maisons traditionnelles de Bangkok et a appartenu par le passé à Jim Thompson, un américain ex membre de la CIA, qui a fait fortune dans le commerce de la soie. La magnifique demeure en teck comprend six annexes dorénavant accessibles au public. On y decouvre une collection impressionnante d'objets d'Art provenant du sud-est asiatique.

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Après la visite, je me sens à nouveau K.O. et décide de reprendre le skytrain en direction du studio. De retour chez Julien, je decide de prendre ma température et constate un petit 38°, nouvelle prise de Dafalgans. Je m'oblige ensuite à aller dormir afin que cette vilaine grippe ne soit plus qu'un mauvais souvenir.    


Bangkok : Day 5

13/02/2009:

Fainéant de nature, je reste au lit jusque 11h30 et après une bonne douche bien tiède, je retourne au petit resto où nous nous étions rendus le soir de mon arrivée à Bangkok. j'y reste longuement soucieux d’écrire jour après jour le compte-rendu de mes expériences. Vers 15h00, je pars visiter le quartier d’affaires de Si Lom. Je suis impressionné par les innombrables gratte-ciels qui y ont proliférés, en contre partie, la circulation y est encore plus chaotique qu’ailleurs. A Si Lom, on trouve également de gigantesques et luxueux centres commerciaux qui n’ont rien à envier à nos propres shopping Malls, que du contraire. Je ne m’y attarde néanmoins pas et décide de quitter au plus vite ce tumulte en traversant le parc Lumphini qui jouxte Silom.

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Dans le parc, je rencontre des dizaines de joggers qui profitent comme moi de ce havre de paix. Je m'attarde quelque peu au bord des étangs qui jalonnent le Lumphini Parc. Je remarque très vite qu’il est possible d’y louer des pédalos et constate qu’en plus d’être largement désuets, les pédalos sont tous ornés de ‘magnifiques’ têtes de canards jaunes en plastic semblables à ceux qui partageaient notre bain lorsque nous étions enfants. Ridicule à souhait !

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Je quitte alors le parc et choisis de continuer la promenade en direction de Siam Square, le très moderne centre commercial de Bangkok. Dès mon arrivée, je suis à nouveau impressionné par la propreté et la sophistication du square et de ses centres commerciaux haut de gamme. On pourrait comparer Siam Square à l’esplanade de la Défense à Paris, le côté chic en plus. L’endroit est noir de monde et je découvre à l’extrémité de l’esplanade deux petites chapelles où trônent pour la première la statue de Ganesh, dieu hindou à tête d’éléphant et dans l’autre une statue, qui me semble être une représentation du bouddha. L’une comme l’autre, reçoivent autant d’attention de la part des Thaïlandais, qui s’y arrêtent quelques instants afin d’y faire brûler un bâtonnet d’encens, s’y agenouillant tout en joignant les mains le temps d’une prière. Peu importe leur âge ou leur origine sociale, la pratique de la religion semble encore bien ancrée dans les mœurs.

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Je décide ensuite de rejoindre le gratte-ciel le plus haut de Thaïlande, la tour Baiyoke II, qui culmine à 309 mètres de hauteur. Cette dernière semble relativement proche de Siam Square, mais sa hauteur vertigineuse m'induit en erreur. Je marche un bon quart d’heure dans sa direction, mais je n’ai pas l’impression de m'en rapprocher. Je dois alors prendre une décision, car il est déjà 17h15 et je souhaite dire au revoir à Julien, qui doit prendre l’avion ce soir même à destination de Colombo au Sri Lanka. Il doit s'y rendre durant cinq jours pour des raisons professionnelles. Comme le temps m'est compté, je décide de postposer la visite de la tour Baiyoke II et de reprendre le skytrain à Siam Square pour retourner au studio où Julien doit passer prendre quelques affaires.

Baiyoke II

Après avoir revu Julien, j'irai manger un bout dans une gargote à Sukhumvit Soi 38. Je commande sans trop savoir ce que je choisis. Je laisse le chef aux commandes et lui indique simplement que je souhaite des nouilles aux légumes garnies de grosses crevettes, le tout ‘Maï Phèt’, ce qui signifie non épicé. Difficile de se faire comprendre, car leur anglais est aussi limité que mon Thaï. Ce qui est certain, c'est que le plat qui m’est servi est véritablement succulent !


Bangkok : Day 4

12/02/2009:

Comme la veille, je reprends le skytrain à Thong Lo direction Saphan Taksin. Après un petit lunch (bouillon, nouilles et viande de boeuf) je me rends à Tha Tien pier via le taxi-boat. 25 minutes plus tard, j'arrive à Tha Tien et je débute la visite du célèbre Wat Pho (prix de la visite 50 Baht). Wat Pho est un ensemble de temples datant du XVIII ème siècle et contrairement à Wat Phra Keo que je visiterai juste après, Wat Pho est encore bien actif. On y trouve notamment une école de massage et un ashram de méditation. Je suis également amené à y rencontrer de nombreux moines bouddhistes.  

L'attraction principale de Wat Pho est sans nul doute son Bouddha couché de 45m de long et 15m de hauteur. Le temple où réside ce dernier me semble néanmoins un peu exigu. Le plus triste, c'est que des hordes de touristes ne trouvent rien de mieux que de stagner devant le Bouddha afin d'être tous pris en photo. Tout le monde y passe, la mère, le père, la grand-mère, les trois enfants, etc. Difficile donc de prendre des photos de ce magnifique bouddha sans voir apparaitre la tête ou le bras d'un touriste. Risible, je perds un peu patience, mais l'élégance du bouddha, le détail de sa chevelure et son sourire narquois valent tout de même largement le déplacement. Dommage, qu'il soit tant victime de son succès.    

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Vers 15h00, j'arrive à Wat Phra Kheo et le Grand Palais (prix de l’entrée pour les deux monuments : 350 Baht). Je lis dans le guide que le Wat date de la fin du XVIIIème et le Palais de la fin du XIXème siècle. Il me semble assez difficile de se prononcer au sujet du Wat, qui mélange à la fois volupté et Kitsch. Une chose est néanmoins certaine, ne pas visiter le Wat serait une erreur impardonnable, je dirais juste que Wat Phra Kaeo n’est pas mon temple préféré. L’attraction principale du Wat est le Bouddha d’émeraude, qui est en réalité fait de jade. Il trône fièrement à plusieurs mètres de hauteur dans le temple principal du Wat. Il est manifestement vénéré par les Thaïs, mais est aussi un sujet de discorde entre le Laos et la Thaïlande, qui l’un comme l’autre, en revendiquent la propriété. Toujours selon mon guide, la statue aurait été ramenée de Vientiane par les troupes siamoises à la fin du XVIIIème siècle. A vrai dire, je devrais plutôt parler de statuette, car cette dernière ne mesure que 66cm de hauteur. Je ne suis pas non plus en mesure de vous montrer cet objet tant convoité, car les photos du saint des saints sont interdites.

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Ce qui attire surtout mon attention durant la visite de Wat Phra Kheo, ce sont les fresques souvent effrayantes qui recouvrent tout le mur d’enceinte du Wat. On y découvre des centaines d’étranges personnages mi-homme mi-démon habillés d’armures peintes en feuilles d’or. Sublime et énigmatique. Autre rareté tout aussi intéressante, les dizaines de statues de démons à tête de singe qui soutiennent magnifiquement les nombreux ‘chedi' (tour en forme de cloche) de Wat Phra Kaeo. Ces statues sont décorées de mosaïques multicolores et de feuilles d’or. Vous les découvrirez par vous-même en consultant les photos.

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Je termine la visite par un rapide passage en face du Grand Palais (l’intérieur n’est pas accessible) et coup de chance, j'assiste à la relève de la garde royale.

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Après un rapide souper avec Julien dans un petit resto proche du studio, nous partons, vers 23h00, rejoindre Jiap à son domicile. De là, nous prenons un taxi tous les trois pour nous rendre au Route 66, un bar-discothèque. Clientèle majoritairement Thaïe et très branchée ; vêtements et coiffures à la mode Manga. Sur place, le prix des consommations diffère totalement des endroits que nous avions fréquentés précédemment. Une bouteille 25cc de San Miguel revient à 160 Baht. Autre constatation, le bruit assourdissant à l’intérieur comme à l’extérieur du bar. Même en terrasse il n’est pas évident de se comprendre. En ce qui concerne la musique, il m’est difficile de nommer clairement le style, mais je dirais qu’il s’agit là d’un savant mélange de Hip Hop US et d’Electro  avec des basses amplifiées au maximum. Je trouve surtout que le rythme diffère peu d’une chanson à l’autre, mais admets aussi que comme je viens de dépasser le cap de la trentaine, mes oreilles sont bien plus capricieuses et intolérantes qu’elles ne l’étaient jadis J. 

En ce qui concerne le club, le cadre est très soigné et les installations sont irréprochables. Le service y est très pro, on ne badine pas non plus avec la sécurité ; on devra passer au détecteur de métal et nos documents d’identité sont vérifiés à plusieurs reprises. Etonnant aussi de constater que le Route 66 ainsi que tous les autres bars situés dans la même rue sont assidument fréquentés un jeudi soir en pleine semaine, inimaginable chez nous en Belgique ! Peu avant la fermeture programmée à 2h00 du matin, nous reprenons le taxi dans le sens inverse et rentre au studio après avoir déposé Julien & Jiap. Pour ne pas changer, je ne trouve pas le sommeil avant 04h00 passant mon temps à mettre à jour le blog.

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Crédit-photo : thailandmusings.www.thailandmusings.com 


Bangkok : Day 3

11/02/2009:

Je quittons le studio de bonne heure, prends le skytrain à Thong Lo en direction du terminus de la ligne : Saphan Taksin. Après un rapide lunch (bouillon de légumes avec des nouilles et des boulettes de poisson), je me rends ensuite au Central Pier afin d'embarquer sur le taxi-boat (13 Bahts) pour rejoindre 20 minutes plus tard le quai Tha Tien où je visiterai le célèbre Wat Arun. Ce temple bouddhiste date du XIXème siècle et est dédié au Dieu Indien de l'aurore. De style Khmer, il dispose d'un prang central (tour cônique) qui culmine à plus de 80 mètres. Il est entièrement recouvert de morceaux de porcelaine cassée et est soutenu à sa base par des nymphes célestes nommées Apsara. Sans doute le temple bouddhiste le plus surprenant de Bangkok, prix de la visite : 50 Bahts. J'ai adoré. 

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Après la visite, je reprends le taxi-boat dans le sens contraire, descendant le fleuve Chao Praya, pour me rendre au Tha Rachawong pier afin de débuter la visite de Chinatown. Comme dans tous les quartiers chinois du monde entier, cela grouille de monde, d'échoppes en tout genre, de produits estampillés Made In China etc.  Ici, le sens aigu des affaires des chinois est aussi bien présent. On y trouve tout de même pas mal de camelottes. Malgré une certaine pauvreté apparente et une pollution suffoquante, j'aime beaucoup ce quartier très vivant. Quelle expérience !

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Je quitte Chinatown à la tombée de la nuit pour me rendre à pieds à Ratchatewi afin de reprendre le skytrain, mais je m'égare à nouveau. Perdu, je sollicite un rickshaw pour m'amener à bon port. Après un rapide passage au studio, je rejoins Julien dans un resto Laotien, le "Vientiane Kitchen". Cadre bien plus raffiné que les gargotes habituelles où je vais luncher, cuisine délicieuse, mais très 'spicy' (piments, nombreuses herbes aromatiques). Cependant, comme partout en Asie, le bruit y est omniprésent. Un groupe folk laotien accompagne le repas, bien sympatique jusqu'au moment où le groupe musical décide d'enchainer quelques standards de la musique pop anglo-saxonne. Interprétation très très médiocre dans un yaourt anglo-laotien. On a tout de même bien rigolé. Après le repas, dodo vers 01h30, les pillules à base de racines de Valériane ont eu de l'effet chez moi.   


Bangkok : Day 2

10/02/2009:

Je me réveille bien tardivement vers 12h00 sans doute en raison du décalage horaire et du manque de sommeil dans l'avion. Je quitte le studio vers 15h. Vu l'heure tardive, je n'ai planifié aucune visite en particulier, mais souhaite me faire une première impression de la ville. Je prends le skytrain à Thong Lo pour me rendre à Ratchatewi, station la plus proche des monuments les plus célèbres de la ville (notamment Wat Phra Kaeo & Wat Pho). Arrivé à Ratchatewi, je décide de ne pas prendre immédiatement un taxi et de rejoindre Wat Phra Kheo à pieds. Erreur, car je me suis naturellement égaré dans ce dédale de Thanon (avenues) et de Soi (ruelles). Les rues se ressemblent cruellement, la circulation est chaotique et bien entendu je ne maitrise absolument pas les finesses de la langue Thaï (les noms des rues en alphabet latin sont écrits en tout petit en dessous des noms Thaïs). De plus, mon plan de la ville est trop sommaire, je tourne en rond. Finalement, je prendrai un taxi pour me rendre à Wat Phra Kaeo. Je reste bloqué durant environ une heure dans les embouteillages, tout ça pour faire 2 ou 3 kms tout au plus...Assez frustrant, néanmoins l'air-conditionné et cette impression d'exotisme m'aident à relativiser.

J'arrive enfin à Wat Phra Kaeo, mais les visites sont déjà terminées. Pas grave, je me rends alors à quelques encablures de là à Khao San Road, le quartier routard que l'on aperçoit au début du film La Plage/The Beach avec Leonardo Di Caprio. Ce quartier n'a plus de routard que ses origines, je l'avais déjà brièvement parcouru en janvier 2007 et je reste sur mes premières impressions. Commercialisation à outrance, des dizaines de vendeurs Indiens ou Pakistanais me proposent de me confectionner des costumes sur mesure, mais bien plus grave, les bars à la sauce British ou Teutonne pullulent ; English Breakfast, hamburgers et bières germaniques, retransmission de matchs de foot de Premier League, etc. Quelle horreur ! Et dire que des milliers d'occidentaux se tapent plus de dix heures de vol pour se retrouver dans ce genre d'endroit. Bruyant, cheap et aseptisé ! Pour simplifier, c'est un peu le Lloret de Mar de l'Asie du sud-est, la mer en moins. A voir, mais surtout ne pas s'y attarder ou encore moins y loger.

En soirée, Julien et Jiap, sa charmante compagne Thaïe & moi allons manger un bout dans un petit resto Thaï fréquenté presque exclusivement par les locaux où je goûte quelques insectes grillés ; sauterelles, cafards etc., mais n'ose pas toucher aux blattes trop dodues à mon goût ! Pas mauvais en réalité, croquants à souhait et soupoudré abondamment de poivre, ça passe assez facilement si l'on fait abstraction de l'aspect. Jiap me reconduit ensuite au studio.

2007_01_Khao San Road. 


 

Bangkok : Day 1

09/02/2009:

Arrivée à l'aéroport de Suvarnabhumi à 15:55 heure locale, je passe le comptoir de l'immigration sans le moindre problème. Après avoir échangé quelques $, je prends le taxi pour rejoindre Julien à son domicile dans le quartier de Sukhumvit, prix de la course 293 Baht (6,5€). Par chance ce lundi 09 février est un jour férié bouddhiste, la circulation est exceptionnellement fluide et j'arrive sur place moins de 3/4h plus tard. On fête donc nos retrouvailles autour de quelques délicieuses bières Thaï de marque Singha.

Vers 21h, nous allons manger un bout dans un petit resto à proximité de chez lui. Menu composé de Papaya Salad (délicieusement piquante), de salade de vermicelles, de riz cuit à la vapeur, de prodigieux Barbecue Pork Sirloins et pour terminer du poulet sauce lait de coco. La fête bouddhiste a son revers de la médaille, car impossible d'acheter de l'alcool un jour comme aujourd'hui. On accompagne donc notre repas de cola. Prix par personne +/- 120 Bahts, risible... Après le repas, Julien ira rejoindre sa compagne en taxi et je reste loger dans son studio. Sans doute vicitme du décalage horaire, j'ai passé une nuit blanche à mettre à jour le blog via la connexion wifi de l'immeuble. Vers 06h du mat, j'ai enfin pu m'endormir.