28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

13/05/2009

Angkor

14/04/2009: Day 65

Nous nous réveillons vers 09h00. Vers 10h00, Je vais voir Julien pour prendre des nouvelles de son état de santé. Arrivé devant sa porte, je n’entends aucun bruit. Présumant qu’il se repose encore, je n’ose interrompre son sommeil et retourne auprès Leen. Nous partons petit-déjeuner dans ‘la rue des bouchers’ et discutons du programme de la journée. Nous nous mettons d’accord pour visiter deux nouveaux temples : Banteay Kdei et Preah Khan. J’insiste auprès de Leen pour retourner à Ta Prohm, car je ne suis pas satisfait des photos prises la veille (dû à la faible luminosité), mais surtout parce que je brûle d’impatience de le revoir une seconde fois.

We staan op rond 9.00. Een uurtje later gaat Benoît tot bij Julien om te informeren naar diens gezondheidstoestand. Aan zijn kamerdeur aangekomen hoort Benoît echter geen enkel geluid. Hij besluit dan ook wijselijk om Julien niet te wekken en hem nog wat rust te gunnen. Met zijn tweetjes gaan we ontbijten in de ‘rue des bouchers’ en we maken enkele plannen voor de dag. We besluiten om twee tempels te bezoeken; Banteay Kdei en Preah Khan.  Benoît staat erop om nog een keer terug te gaan naar de Ta Prohm; hij is niet echt tevreden met de foto’s die hij er gisteren maakte en hij brandt van ongeduld om de tempel een tweede keer te bezoeken.

Après le repas, nous retournons voir le tuk-tuk driver de l’avant-veille et négocions notre circuit pour 9$. Départ prévu vers 13h30. Comme il nous reste pratiquement deux heures avant de partir, nous retournons au cybercafé pour la mise à jour de notre blog. Après une heure de travail, j’irai griller une cigarette dans la rue et rencontrerai par hasard Julien qui revient du centre-ville où il est allé manger un bout. Son état de santé ne s'est pas du tout amélioré. Il me dit même qu’il a perdu connaissance quelques instant lorsqu’il était attablé au restaurant. Inquiétant ! Je lui explique que nous repartons visiter d’autres temples cet après-midi. Bien entendu, Julien ne compte pas nous accompagner et restera dans sa chambre pour reprendre des forces.

Na ons ontbijt gaan we terug naar de tuk-tuk driver die ons eergisteren rondreed en we onderhandelen een circuit voor 9$. Ons vertrek is voorzien binnen twee uur, rond 13.30. Om de tijd te doden trekken we ons wederom terug in een cybercafé om verder te werken aan de blog. Net op het moment dat Benoît een sigaretje gaat roken komt Julien voorbijgewandeld. Deze laatste komt net terug van het stadscentrum waar hij een hapje gegeten heeft. Zijn gezondheidstoestand is echter nog niet verbeterd; hij is zelfs flauwgevallen in het restaurant. Onrustwekkend! Julien besluit dan ook om deze middag nog wat uit te rusten; hij zal ons dus niet vergezellen op onze bezoeken.

13h30, nous embarquons dans le rickshaw et parcourons plusieurs kilomètres avant d’arriver à Banteay Kdei, temple d’inspiration bouddhique édifié à la fin du XIIème siècle. Son nom Khmer signifie ‘le temple des cellules’. Bien que ce temple ne soit pas le plus grandiose des temples angkoriens, nous éprouvons néanmoins un certain plaisir à le découvrir. Je vous épargne les commentaires rébarbatifs et vous laisse tranquillement profiter des photos.

Rond 13.30 nemen we plaats in de tuk-tuk. We rijden een aantal kilometers tot aan Banteay Kdei, een Boeddhistische tempel gebouwd aan het eind van de 12° eeuw. Banteay Kdei is het Khmer voor ‘tempel met de kleine cellen’. Hoewel dit niet de meest indrukwekkende tempel is ervaren we toch een zeker plezier in de ontdekking ervan. Ik zal u de commentaren besparen en laat u meegenieten van de foto’s.

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Vers 15h00, nous quittons Banteay Kdei pour nous rendre au fabuleux temple Ta Prohm dont vous trouverez toutes les descriptions détaillées lors de notre ‘post’ du jour précédent (voir day 64 ci-dessus). C’est déjà ça que je ne dois plus écrire J

We verlaten de Banteay Kdei rond 15.00 en begeven ons opnieuw naar de fabelachtige Ta Prohm tempel, die we trouwens gisteren (Post Day 64) reeds uitvoerig beschreven.

Un peu plus d’une heure plus tard, nous reprenons à nouveau le rickshaw pour rejoindre le dernier temple que nous visiterons à Angkor, à savoir le temple de Preah Khan. Il fut construit par le roi khmer Jayavarman VII vers 1191 au nord de la cité d'Angkor Thom. Contrairement aux temples montagnes tel que Bayon, Ce temple monastique n’est pas, contrairement aux temples montagnes tel que Bayon (voir day 63), construit en hauteur, mais tout en longueur. Sa visite prend donc un certain temps. Malheureusement, la chaleur qui règne sur le site est vraiment accablante. Difficile de vous la décrire, mais je vous assure que nous transpirons abondamment. C’est bien simple, pas un seul cm2 de ma chemise exempt de transpiration. Quelle horreur. Bien que Leen et moi n’en pouvons plus, nous serons pratiquement les derniers à quitter le temple avant la fermeture du site. Mon obsession de toujours vouloir prendre des photos y est pour beaucoup. Pauvre Leen.

Iets meer dan een uurtje later nemen we opnieuw plaats in de tuk-tuk die ons tot de Preah Khan tempel zal brengen, de laatste tempel die we in Angkor zullen bezoeken. Deze tempel werd gebouwd door de Khmer koning  Jayavarman VII rond 1191, ten Noorden van Angkor Tom. In tegenstelling tot de ‘tempelbergen’ zoals de Bayon (zie day 63) is deze kloostertempel niet in de hoogte, maar in de lengte gebouwd. Zijn bezoek neemt dus enige tijd in beslag. De hitte op de site is echter zo ondraaglijk dat we in geen tijd baden in het zweet; op Benoît zijn T-shirt valt geen enkel, maar dan ook geen enkel droog plekje te bespeuren. Hoewel we doodop zijn van de hitte en de vele tempelbezoeken van de afgelopen dagen verlaten we veruit als laatste de tempel. Benoît zijn obsessie om alles op foto vast te willen leggen is daar voor een groot deel de oorzaak van…En  op momenten als vandaag is dat tot mijn grote ergernis.

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17h30, nous retournons vers Siem Reap et arrivons sur place un peu plus d’½ heure plus tard. Nous passons à l’hôtel nous changer, on se repose un peu. Julien dort encore, nous partons sans lui manger une pizza au tigre de papier (choix original…). Après avoir mangé, nous retournerons à l’hôtel. Dodo tôt ce soir.

We keren terug naar Siem Reap rond 17.30. Eerst rusten we wat uit op onze kamer. Tegen 19.30 gaan we een hapje eten in…..de ‘Tigre de papier’, zonder Julien die nog steeds niet aan de beterhand is. Deze avond zoeken we reeds vroeg ons bed op.


 

Angkor : Day 64

13/04/2009:

On se lève vers 07h00 et retrouvons Julien vers 08h15 à la réception. Nous partons tout de suite après à la recherche d’une boutique de location de vélos. On en trouve rapidement une et payons chacun 1$ par bicyclette. Comme nous ne voulons pas partir le ventre vide, nous petit-déjeunons copieusement avant de monter en selle vers 09h15. Nous traversons en premier lieu la petite ville de Siem Reap où la circulation, bien que très restreinte par rapport à Phnom Penh, est néanmoins très anarchique. La prudence est de rigueur ! Ensuite, nous longeons de larges avenues bordées de luxueux hôtels internationaux et arrivons à nouveau aux ‘guichets d’entrée’ du site d’Angkor. Nous roulerons encore quelques kilomètres, longerons Angkor Wat et continuerons notre promenade à bicyclette pendant encore 1700 mètres.

We staan op rond 07.00 en gaan tegen 8.15 naar de receptie van het hotel waar we hebben afgesproken met Julien. We vertrekken meteen op zoek naar een winkel die fietsen verhuurt. Al heel snel vinden we er één en voor 1$ zijn we elk eigenaar voor een dag van een tweewieler. Aangezien we niet willen vertrekken met een lege maag, nemen we een uitgebreid ontbijt alvorens we om 9.15 in het zadel stijgen. Al fietsend doorkruisen we het kleine stadje Siem Reap over waar, hoewel het veel minder druk is dan in Phnom Penh, het verkeer zeer ‘anarchistisch’ verloopt. Voorzichtigheid is ons geraden! Vervolgens rijden we langs brede lanen bezaaid met internationale luxehotels.  Opnieuw passeren we langs de toegangsloketten van Angkor. We fietsen nog enkele kilometer,rijden voorbij Angkor Wat en zetten onze fietstocht nog zo een 1700 meters verder.

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Nous nous arrêterons quelques instants sur le pont qui mène à la superbe porte d’entrée sud de l’ancienne cité royale d’Angkor Thom. Le pont est délimité de part et d’autre par deux rangées de statues de géants (54 au total) qui soutiennent deux nagas sacrés (voir day 19). Autre particularité, la porte d’entrée sud est surmontée d’une énigmatique statue à quatre visages.

We houden een ogenblik halt op de brug die leidt naar de prachtige zuidelijke toegangspoort van de oude koninklijke stad van Angkor Thom. De brug is aan weerszijden afgezet door twee rijen van reuzenbeelden (54 in totaal) die de twee heilige nagas (zie dag 19)ondersteunen. Een andere bijzonderheid: de zuidelijke toegangspoort wordt bekroond door een raadselachtig standbeeld met vier gezichten.

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Après avoir passé la porte d’entrée, nous pénétrons enfin dans la vaste ville royale d’Angkor Thom. Difficile de s’imaginer que 100.000 personnes y vivaient autrefois, car nous ne découvrons que des arbres, des singes et quelques vaches débonnaires. Nous roulons encore quelques centaines de mètres et arrivons finalement au très mystérieux Bayon 

We gaan onder de toegangspoort door en betreden eindelijk de uitgestrekte koninklijke stad van Angkor Thom. We kunnen ons met moeite voor stellen dat hier destijds 100.000 mensen woonden; wij zien enkel bomen, apen en enkele ‘scharrel’koeien. We rijden nog een honderdtal meter en arriveren uiteindelijk aan het zeer mysterieuze Bayon.

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Ce dernier fut construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Ce monument en forme de pyramide culmine à 43 mètres de hauteur et dispose de 37 tours ornées pour la plupart de 4 visages sculptés dans la pierre. Le temple montagne de Bayon est de loin le plus énigmatique de tous les temples d’Angkor. Sa structure architecturale extrêmement complexe rend la visite encore plus intéressante. On s’y perd très facilement en somme ! Dédié successivement aux divinités hindoues et à Bouddha, Bayon dispose également d’intéressants bas-reliefs dont nous ne saisissons pas la signification. De tous ceux que nous avons déjà visité les jours précédents, Bayon est de loin notre préféré.

Deze laatste werd gebouwd tussen het eind van de 12° eeuw en het begin van de 13°. Dit monument in de vorm van een piramide stijgt tot 43 meter hoog en heeft 37 torens waarvan de meeste versierd zijn met 4 uit steen gebeitelde gezichten. De Bayon ‘tempelberg’ is veruit de meest raadselachtige van alle tempels van Angkor. Zijn uiterst ingewikkelde architecturale structuur maakt het bezoek nog interessanter. Hier loop je al snel verloren. Achtereenvolgens opgedragen aan de Hindoeïstische goden en Boeddha, beschikt Bayon ook over enkele interessante bas-reliëfs waarvan wij de betekenis niet echt begrijpen, jammer. Van alle tempels die wij de vorige dagen bezochten is Bayon veruit onze favoriet.

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Après avoir visité Bayon, nous décidons d’aller nous hydrater au plus vite, car la chaleur est très accablante. A la sortie du temple, trois enfants nous sollicitent pour prendre une consommation dans leur gargote respective. Comme ils travaillent tous pour des gargotes différentes, laquelle allons-nous choisir pour ne pas mécontenter les autres ? Nous trouvons la solution en nous asseyant chacun à une table différente (comme toutes les gargotes sont accolées les unes aux autres, cela ne nous pose pas trop de problème pour nous parler).

Na Bayon bezocht te hebben, besluiten wij om zo snel mogelijk ergens onze dorst te lessen, want de hitte is namelijk ondraaglijk. Aan de uitgang van de tempel proberen drie kinderen ons om een drankje aan de man te brengen, elk in hun respectievelijk kraampje. Aangezien ze alledrie voor een ander kraam werken staan we voor een moeilijke keuze: waar zullen we ons drankje nuttigen zonder de anderen teleur te stellen? Als snel vinden we de oplossing: we nemen alledrie plaats aan een andere tafel (aangezien de kraampjes dicht bij elkaar staan opgesteld ondervinden we geen problemen om ons gesprek verder te zetten).

Nous reprenons ensuite nos vélos, bifurquons à gauche du Bayon et roulons quelques centaines de mètres pour nous arrêter devant le Baphûon, énorme temple montagne dont l’état de délabrement ne traduit certainement pas la grandeur passée du monument. Malgré que l’école Française d’Extrême-Orient soit occupée à sa restauration depuis de longues années, j’imagine cependant qu’elle n’est pas encore arrivée au bout de ses peines.

Vervolgens nemen we onze fietsen, slaan linksaf en rijden een honderdtal meter om uiteindelijk halt te houden voor Baphûon, een enorme tempel die in een vergevorderde staat van verval verkeert. Hoewel de école Française d’Extrême-Orient sedert een aantal jaren bezig is met de restauratie van de tempel kunnen we stellen dat ze hun einddoel nog lang niet bereikt hebben.

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Nous ne nous éternisons pas sur place et remontons sur nos selles pour rejoindre la terrasse du roi lépreux qui jouxte celle des éléphants. La terrasse du roi lépreux date du XIIème siècle et dispose de beaux bas-reliefs très bien conservés.

We houden ons hier niet al te lang op en springen in het zadel, deze keer tot Het Terras van de Lepra Koning, net naast het Terras van de Olifanten. Het Terras van de Lepra koning dateert uit de 12° eeuw en heeft enkele mooie, goedbewaarde bas-reliëfs.

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De là, nous marcherons à travers la forêt pour nous rendre sur le site de l’ancien palais royal. Pour faire simple, du palais royal, il ne subsiste rien ! Seul le temple religieux de Phineanakas (palais céleste) est encore debout. Julien et moi décidons de monter les nombreuses marches qui mènent au sommet, mais sommes déçus par ce que nous découvrons, c’est-à-dire : « un champ de ruines » !

Vanaf het Terras van de Lepra koning wandelen we tot de site van het oude Koninklijk Paleis. Buiten de Phineanakas tempel ( de hemelse tempel) blijft echter niets meer overeind van het Koninklijk Paleis. Julien en Benoît besluiten de hitte te trotseren en de tempel te beklimmen, maar ze zijn redelijk teleurgesteld met wat ze te zien krijgen: één grote ruïne.

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De retour sur la terre ferme, nous nous faisons la réflexion que toutes les visites qui ont suivies celle d’Angkor Wat et de Bayon nous semblent bien décevantes. A vrai dire, nous regrettons un peu d’avoir débuté le circuit par les plus beaux joyaux. Nous remontons néanmoins sur nos bicyclettes et roulons à nouveau plusieurs kilomètres en direction du temple de Ta Prohm. Arrivés en face de l’édifice, nous décidons de nous restaurer dans une petite gargote. Menu : nouilles sautées au poulet et aux légumes, 3,50$ p.p. Prix excessif, mais pas d’autres alternatives.

Als ze terug voet aan de grond zetten maken we samen de bedenking dat alle tempels die we na Angkor Wat en Wat Bayon bezochten redelijk teleurstellend waren. Om helemaal eerlijk te zijn betreuren we het feit dat we begonnen zijn met de mooiste pareltjes van de Angkor site. Niettegenstaande dit alles springen we terug op onze fietsen en rijden opnieuw enkele kilometer in de richting van de Ta Prohm tempel. Ter plekke aangekomen besluiten we om eerst een hapje te eten. Op het menu staan noedels met kip en groenten, 3,5$ p.p. Duur, maar er zijn geen alternatieven.

Vers 15h00, nous débutons la visite de Ta Prohm. Les rédacteurs du guide du routard ne tarissent pas d’éloges à l’égard du temple angkorien de Ta Prohm  notamment pour le romantisme et la majesté qu’il leur inspire. Je partage totalement leur point de vue: ce temple de la fin du XIIème siècle est totalement livré à la jungle tout comme l’étaient tous les autres temples d’Angkor avant d’être découverts et restaurés. L’école française d’Extrême-orient a délibérément choisi de laisser Ta Prohm en l’état afin que le visiteur puisse s’imaginer ce que découvrirent les premiers archéologues à la fin du XIXème siècle. Choix judicieux, car il est vrai que l’on se prend vite pour Indiana Jones tellement la découverte du temple est palpitante.

Rond 15.00 vatten we ons bezoek van de Ta Prohm aan. De schrijvers van de “Guide du routard” zijn vol lof over deze Ta Prohm tempel, meerbepaald omwille van zijn romantische karakter en zijn grandeur. Wij zijn exact dezelfde mening toegedaan: deze tempel van het eind van de 12° eeuw is volledig overgeleverd aan de jungle, net zoals trouwens alle andere tempels van Angkor voor ze ontdekt werden aan het eind van de 19° eeuw. De école Française d’Extrême-Orient heeft er bewust voor gekozen om Ta Prohm niet te restaureren en de tempel te laten in de staat waarin hij vertoefde bij zijn ontdekking op het eind van de 19° eeuw. Een verstandige keuze want de ontdekking van de tempel is zodanig spannend dat men zich al snel Indiana Jones waant. 

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