28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

19/05/2009

Battambang

17/04/2009 : Day 68

Réveil à 08h00 du matin. Je retrouve Julien sur la terrasse de l’immeuble vers 08H30 pour le petit-déjeuner. Après s’être bien rempli la panse, nous sortons de l’hôtel et débutons les négociations avec les chauffeurs de tuk-tuk pour organiser notre journée. Comme la ville de Battambang ne présente qu’un intérêt très limité, nous prévoyons de visiter le Wat Banan, qui se trouve à 22 km au sud de la ville et de tester l’attraction n°1 de la région à savoir le Bamboo train. Nous obtenons le tout pour 30$, somme que nous devons partager.

Nous quittons Battambang vers 09h30, traversons avec bonheur la campagne khmère si attachante à nos yeux. L’itinéraire est un véritable enchantement, nous prenons beaucoup de plaisir à observer ces nombreux villages où, aujourd’hui encore, des centaines de jeunes attendent patiemment le long de la route pour asperger les mobylettes et les pick-up qui y passent. L’ambiance est très bon enfant. On adore.

Pour être honnête, malgré leurs tentatives, nous n'avons pas été aspergés sur le chemin qui nous mène au Wat Banan. Julien et moi ne perdont pas de vue que nous sommes en sursis. Qui de nous deux sera le premier à se faire bâptiser?

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Vers 10h30, nous arrivons finalement à l’entrée du site de Wat Banan. Jour de fête oblige, le site est massivement pris d’assaut par les cambodgiens, qui viennent y passer la journée en famille. Nous découvrons des scènes de vie très amusantes, les gens sourient abondamment et nous regardent souvent avec beaucoup de curiosité et toujours énormément de gentillesse. Il est vrai que les occidentaux sont relativement rares dans la région. Nous sommes un peu l’attraction du village, on s’en amuse.

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Nous nous acquittons du droit d’entrée de 2$ p.p. pour accéder au temple, qui se trouve tout en haut d’une colline de 100 mètres de haut. Nous parcourons péniblement les marches qui mènent au sommet. La chaleur est à nouveau étouffante, tout effort physique nous épuise très rapidement ! Nous faisons un break à mi hauteur, avalons chacun une petite bouteille d’eau et reprenons notre ascension.

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Arrivés tout en haut de la colline, nous découvrons les vestiges de Wat Banan, romantique petit temple datant du XIème siècle. Cadre verdoyant et vue intéressante sur les plaines environnantes.

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A notre retour sur la terre ferme, nous prenons une petite collation avant de remonter dans le tuk-tuk, mais cette fois-ci nous faisons le plein de bouteilles d’eau, prêts à riposter en cas d’attaque. Ce n’est en réalité qu’un prétexte, car nous allons prendre activement part au nouvel an khmer. Chaque fois que nous croisons un pick-up, ou des villageois sur le bord de la route, nous arrosons tout le monde sans la moindre distinction. Finalement on s’en tirera bien, l’arroseur ne sera que peu arrosé.

40 minutes après notre départ de Wat Banan, nous nous arrêtons à nouveau pour la deuxième activité de la journée, à savoir le Bamboo train. Il s’agit en fait d’une plateforme en bambou posée sur un châssis rectangulaire qui repose à son tour sur deux essieux. Un moteur de type tondeuse à gazon actionne le tout et donne vie à ce singulier moyen de transport.

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Julien et moi prenons place sur le ‘tapis volant’ et débutons alors notre voyage. Très folklorique, nous vous proposons de consulter les liens vidéo ci-dessous. Comme il n’y a qu’une seule voie de chemin de fer, dès que notre train en bambou en rencontre un autre venant en sens inverse, le moins chargé des deux, est démonté afin de laisser continuer l’autre. Très amusant !

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73153298596&ref=mf

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73163873596

Malgré l’inconfort du Bamboo train, nous sommes ravis par cette expérience peu commune. Une heure après avoir débuté l’activité, nous sommes de retour au point de départ juste à proximité de notre tuk-tuk. Ce dernier nous ramène alors à l’hôtel Royal au centre-ville de Battambang.

Il est plus de 13h30, nous sommes de retour à Battambang et avons sérieusement les crocs. Nous partons immédiatement au bar restaurant le Gecko. Julien commande une pizza (c’est fou comme celui-là est attaché aux plats occidentaux) et moi un amok de poisson. Franchement, j’aurais dû suivre son exemple, car l’amok, en plus d’avoir une couleur verdâtre assez suspecte, est tout simplement insipide.

Ensuite, nous passerons l’après-midi sur Internet et discuterons longuement de la suite de notre programme. Il est en tout cas certain que nous n’allons pas nous attarder à Battambang. Nous prévoyons alors de faire appel à un taxi pour nous conduire au poste frontière de Poipet. Prix de la course 27$. Julien doit retourner à Bangkok, car il reprend le boulot dès lundi et moi, je n’ai pas encore statué sur la destination finale. A vrai dire, j'hésite entre les l’île de Koh Chang, celle de Koh Samet (plus proche de Bangkok, mais plus petite également) ou rentrer tout simplement sur Bangkok en même temps que Julien. Je prendrai une décision demain en fonction des correspondances de bus.

Vers 19H45, nous allons manger au smokin’ pot, cantine familiale et accessoirement école de cuisine. Sans doute la meilleure adresse de Battambang. Julien commande un lok-lak et moi, je choisis le volcan, sorte de fondue cambodgienne, à savoir de la viande de bœuf grillée sur une pierrade et mélangée à des légumes subtilement épicés. Délicieux !

Après notre repas, nous nous rendons au Gecko pour y boire quelques verres. Malheureusement pour nous, le café vient de fermer ses portes. Nous retournerons alors à l’hôtel et boirons quelques bières en terrasse. Dodo vers minuit.


16/04/2009: day 67

Réveil très tôt pour nous rendre à Battambang. Après avoir réglé nos chambres à la réception de l’hôtel, un taxi passera nous prendre à 08h00 pour nous conduire à la station de bus de la ville. Aujourd’hui, Julien se sent en grande forme,

Nous arrivons à la station de bus vers 08h20. Notre bus de la compagnie Paramount est déjà là. Quel soulagement de voyager dans un bus confortable disposant de toilettes. Nous nous réjouissons un peu trop vite, car un rebondissement survient très rapidement. On nous explique juste avant d’embarquer dans le bus que ce dernier ne va pas à Battambang, mais à Phnom Penh. Celui que nous devons prendre se trouve juste à côté et comme vous pouvez vous en douter, il ne présente absolument pas le même confort que le précédent (pas d’air-conditionné, pas de toilettes, vétusté manifeste, ne porte aucune mention de la compagnie Paramount etc.). Je demande au steward si c’est une blague, il me répond que le bus que nous devons prendre pour Battambang appartient à la même compagnie. On le croit sur parole ;) Bref, on s’est bien fait arnaquer sur ce coup là. Pas le choix, on doit embarquer nos bagages sur lesquels un employé écrira au gros feutre noir indélébile le numéro de notre siège, pourquoi s’ennuyer à coller un sticker portant ces mêmes références alors que l’on peut directement écrire sur votre sac sans vous demander votre avis ? Charmant.  

Le voyage nous semble interminable malgré la faible distance qui sépare les deux villes (+/- 180 km). Pourtant, nous pouvons nous estimer chanceux, car les autorités du pays viennent de terminer, début du mois d’avril, d’asphalter la route qui mène de Siem Reap au poste frontière de Poipet.  Comme notre bus emprunte une bonne partie de cette route jusque la ville de Sisophon, nous pouvons circuler bien plus rapidement que sur la route en terre battue qui reliait précédemment Siem Reap à la Thaïlande. A Sisophon, le bus prendra ensuite une autre route qui mène vers le sud du pays. Nous pensions donc passer cinq heures dans le bus, en réalité, nous arriverons vers midi à Battambang. Soit un trajet de 3h30 au total.

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A notre arrivée à Battambang, nous faisons appel à un tuk-tuk pour faire la tournée des hôtels que nous avions sélectionnés dans le guide. A vrai dire, le choix d’hébergement à Battambang est très limité. Pas plus de trois ou quatre adresses à mentionner. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres, notre rickshaw s’arrête au premier hôtel figurant sur notre liste (The Royal Hotel). Julien restera dans le tuk-tuk pendant que j’irai inspecter les chambres. Mon impression est bonne et suis même étonné d’entendre le prix dérisoire demandé pour la chambre compte-tenu de l’excellent rapport qualité-prix (7$). Sur base de mes commentaires, nous décidons de ne pas continuer notre prospection et de rester loger deux nuits dans cet hôtel. Nous remercions notre chauffeur, prix de la course en tuk-tuk : 1$. Nous remplissons les formalités du check-in et déposons nos affaires dans nos chambres respectives.

Julien et moi partons alors à la recherche d’un endroit pour contenter nos estomacs. Niveau restauration, là aussi, très peu de choix disponible. On constate vite que Battambang ne connait pas le développement touristique de Siem Reap ou de Phnom Penh. De plus, nous avons l’impression de parcourir une ville fantôme, les rues sont étrangement calmes et vides. La chaleur accablante qui s’abat sur la ville explique sans doute cela. En toute objectivité, je suis convaincu que cette journée est la plus chaude de toutes celles que nous avons connues depuis notre arrivée en Asie. J’avais déjà fait ce type de commentaires précédemment lorsque nous parcourions les villes d’Ayutthaya et de Hué, mais aujourd’hui c’est sans commune mesure. Nous n’avons pas de thermomètre sous la main, mais nul doute que si nous en possédions un, il dépasserait allègrement les 40 degrés. Pas de vent, pas beaucoup d’ombre non plus. Le Soleil est écrasant !

Nous trouvons finalement la rue où se trouvent les deux restaurants recommandés par le guide. Comme celui qui remporte notre préférence (smokin’ pot) est fermé pour cause de nouvel an Khmer, nous nous rabattons forcément sur le second au nom évocateur de ‘white rose’. Nous commandons deux lok-lak et un baboung (large bol de soupe garnis de nouilles, de petits rouleaux de printemps, de porc frit et de légumes) et deux bières Angkor.

Après le repas, nous partons sillonner quelques rues du centre-ville avant de vite revenir à l’hôtel pour nous mettre à l’abri. Je donne rendez-vous à Julien en fin d’après-midi et pars faire une petite sieste. Le ventilateur qui tourne en continu arrive à peine à rafraîchir la pièce, je me sens exténué et ne tarderai pas tomber à mon tour dans les bras de Morphée. Quel sommeil de plomb !

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Je me réveille plus de deux heures plus tard, il est déjà 17h30. J'irai retrouver Julien et sortons à nouveau pour nous balader un peu. Rien de transcendant à découvrir dans cette petite ville sans grand charme. Bien que nous ne soyons pas les seuls touristes à Battambang, on ne peut pas dire non plus qu’il y ait véritablement affluence. Pour être honnête, on en fait vite le tour et si d'aventure vous souhaitiez boire un verre dans un endroit branché ou même faire la fête dans un bar, passez votre chemin, car Battambang n’est pas faite pour vous !

Nous marchons le long d’une rue qui mène au marché central, une mobylette passe lentement à côté de nous. Soudain, j'entends un énorme « splash » ! On l’avait un peu perdu de vue, mais le nouvel an Khmer (la fête de l’eau) bat son plein. Julien en a fait les frais. Il dégouline de partout, je suis hilare ! Arrivés au marché de Battambang, nous remarquons que plusieurs dizaines de jeunes cambodgiens s’aspergent à coup de sachets en plastique remplis d’eau. On tombe vraiment dans un guet-apens, je n’ose dégainer mon appareil photo par crainte d’être aspergé. Dommage, car ça méritait quelques clichés.

Pour remédier à cela, je suis quand même allé chercher trois photos du songkran (Thaïlande) sur le net pour vous donner une idée de cette fête très atypique.

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Pour rejoindre le seul café  potable de la ville ‘Le Gecko’, nous devons absolument traverser le marché central. Là, on nous regarde avec de grands sourires narquois, mais rien ne bouge pour le moment, on dirait qu’ils n’osent pas nous canarder. Par contre, dès qu’un pick-up rempli de passagers pointe le bout de son nez, il est directement aspergé de tous côtés. Plus les gens sont mouillés, plus ils rient. Quelle joie de vivre !

Nous arrivons tant bien que mal à nous extraire de la ligne de tir et atterrissons en face du ‘gecko’, qui est lui aussi fermé pour cause de nouvel an khmer. Nous décidons alors de revenir manger au restaurant qui se trouve sur le toit de l’hôtel Royal. Nous marchons en catimini à travers des ruelles peu fréquentées, car sur les grands axes, la bataille fait toujours rage. Pour preuve des centaines de sacs en plastique déchirés et vidés de leur substance jonchent le sol.

Arrivés à l’hôtel, nous mangerons quelques plats traditionnels cambodgiens, boirons quelques bières et irons dormir vers 22h30. Un record !  

21/04/2009

Cambodge : l'année zéro

Le Cambodge : L’année zéro

Avant de débuter le récit de mon séjour au Cambodge, il me semble essentiel d'aborder ne serait-ce que brièvement l'une des pages les plus sombres du XXème siècle à savoir le génocide perpétré par le régime des Khmers rouges entre 1975 et 1979. Près de 2.000.000 de Cambodgiens, soit un peu moins d’1/4 de la population totale du pays à cette époque, furent massacrés par ces tortionnaires sanguinaires. Ce que j'ai lu et entendu dépasse l’entendement et même si je suis conscient que la majorité des lecteurs soient bien au fait des atrocités commises par les KR (Khmers rouges), j'aimerais néanmoins revenir quelque peu sur ces années sombres, tout simplement pour mieux comprendre le Cambodge d’aujourd’hui et l’état de délabrement dans lequel s’est trouvé le pays ces 30 dernières années.

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Les Khmers rouges :

L’Angkar était l’organisation suprême des KR dont personne ne connaissait les responsables hormis les principaux dirigeants tels que Saloth Sar alias frère n°1, alias Pol Pot (Politique Potentielle) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pol_Pot , son bras droit Leng Sary et l’idéologue Khieu Samphân initiateur du ‘marxisme agraire’. http://fr.wikipedia.org/wiki/Khieu_Samph%C3%A2n

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L’ ‘idéologie’ des KR et son application :

Après plusieurs années de guérilla face à un gouvernement corrompu et despotique, les KR se rendent enfin maîtres de la capitale Phnom Penh. En 48h seulement, les KR procèdent à l’évacuation totale de la ville, soit plus de 2.000.000 d’habitants et de réfugiés qui avaient fuit les campagnes. Toute la population est déportée de force vers les campagnes pour travailler dans des conditions proches de l’esclavagisme condamnant ainsi bon nombre de citadins à une mort certaine suite à la malnutrition, aux travaux forcés, aux maladies et au manque total d’infrastructures médicales. L’objectif des KR est de supprimer toute trace de l’ancien régime considéré comme capitaliste et décadent. On déporte et exécute les médecins, les instituteurs, les militaires, les intellectuels, les porteurs de lunettes (assimilés aux intellectuels), les jeunes aux cheveux longs, les personnes parlant une langue étrangère et j’en passe. Leur abjecte système de pensée préconisait qu’il était préférable de tuer un innocent que de laisser en vie un ennemi !!! No comment.    

Hormis l’exécution systématique des élites de l’ancien régime, les KR réorganisent en profondeur l’ensemble de la société cambodgienne. Les gens doivent changer de nom, les époux sont choisis au hasard, les enfants appartiennent désormais à l’Angkar et les cours de lecture sont remplacés par des danses révolutionnaires, c’est la période papa-maman. Je suis né en 1978 à l’apogée du pouvoir des KR et prends conscience que les Cambodgiens nés la même année que moi sont tous issus de ces mariages contre-nature. Imaginez le traumatisme !

Bien que la liberté de culte soit officiellement autorisée, toute religion est cependant jugée réactionnaire. La petite communauté musulmane Cham est pratiquement disséminée, les mosquées sont transformées en porcheries et les pagodes deviennent des greniers à riz. Les KR décapitent l’immense majorité des statues de bouddha. Fort heureusement, les temples d’Angkor seront miraculeusement épargnés.


Le déclin :

Le nationalisme et la xénophobie font partie intégrante de l’idéologie des KR et c’est ce qui provoquera leur perte. En effet, les KR rêvent de récupérer le delta du Mékong qui appartenait jadis à l’empire angkorien. Ils s’en prennent donc aux ressortissants vietnamiens vivant en grand nombre au cambodge. Pol Pot déplace également des troupes à la frontière afin d’intimider ses voisins. Les Vietnamiens ripostent rapidement aux menaces, envahissent le Cambodge et font tomber le régime des KR fin décembre 1978. Les KR se retranchent alors le long de la frontière thaïlandaise et livrent à nouveau la guérilla au régime mis en place par Hanoi. Comble de l’horreur, les KR cherchant à déstabiliser le nouveau pouvoir disposeront des milliers de mines antipersonnel (conçues pour mutiler et non tuer) dans les champs et rizières afin de priver le nouveau régime provietnamien de récoltes. Sans succès, car le Vietnam occupera le pays durant 11 ans et seule la population civile sera affectée par le fléau des famines et par les innombrables mutilations. En 1989, l’armée vietnamienne se retire du pays et les KR bien que très affaiblis sont encore présents par endroits, mais le pouvoir leur a définitivement échappé.

http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=35663&p=

IV.Le Camboge

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant le Cambodge, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cambodge

Le Riel cambodgien, la monnaie officielle : 1€ = 5800 Riel

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Le Dollar US, la véritable monnaie du pays : 1€ = 1,40$

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Formalités d'entrée :

Contrairement au Vietnam, ces formalités sont relativement simples et peu couteuses. J'ai obtenu mon visa valable durant 30 jours au poste frontière de Khaorn Samnor (Sud-Est du pays) pour un montant de 20$. Inutile donc de courir à l'ambassade du Cambodge avant votre départ.

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10:55 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : visa, dollar, cambodge, riel, khaorn samnor |  Facebook |

07/02/2009

L'année du Buffle : les préparatifs

Sawadee kap à toutes et à tous.

J'avais débuté le compte à rebours "Bye Bye Belgium : ...days to go" il y a déjà 60 jours sur le désormais célèbre Facebook. Depuis lors, les messages d'encouragement se sont rapidement accumulés jour après jour. L'enthousiasme de ma grande famille, de mes amis, de mes proches et de mes collègues a largement dépassé mes attentes. Ce modeste blog est donc dédié à tous ceux, qui ont soutenu, de près ou de loin, la concrétisation de ce projet un peu fou. De cette manière, j'espère vous faire profiter des paysages somptueux, des aventures trépidantes et curiosités en tout genre qui vont parsemer mon quotidien ces six prochains mois.  

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Benoît

Quelques caractéristiques :

Curieux de nature, souvent impulsif et impatient, insomniaque, macho invétéré et désordonné sélectif ; passe son temps à chercher ses clefs , son mobile, sa montre, mais peu aussi parfois être maniaque (pour ses photos, ses classements mp3, ses papiers administratifs etc. Il est aussi très taquin et a un humour parfois cassant. Il adore l'Inde & l'Asie du Sud-Est, les couleurs vives, prendre des photos, les épices, cuisiner des heures durant, suivre les marchés financiers et partager sa passion avec d'autres boursicoteurs, écouter les Clash en boucle et jouer au plus vieux jeu-vidéo du monde...Pacman. Il suit peu l'actualité cinématographique et musicale, mais connait ses classiques par coeur. Sa famille et ses amis comptent beaucoup pour lui. Question sport, il se limite au squash et regarde de temps à autre le foot surtout quand c'est la squadra, Liverpool ou le Standard. Il déteste les enfoirés de la bande du milieu (ceux qui n'avancent pas sur l'autoroute et qui ne se rabattent jamais sur la bande de droite), la médiocrité, les blockbusters, la République Dominicaine, le pamplemousse, les stations balnéaires espagnoles, le hip-hop, le tuning et les querelles Belgo-belges.

Les jadins de Majorelle (35)Benoît


La genèse du projet.

Même si je n’en étais pas encore conscient à l’époque, la crise financière qui a débuté l’été 2007 a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du projet. L’ accélération inattendue de cette dernière a affecté de manière déconcertante mon employeur ainsi que les certitudes acquises depuis mon entrée sur le marché du travail. Travailler dur et investir à risque ne m'a pas véritablement porté chance, mais suis-je bien le seul à penser cela ? Même si je nourrissais depuis plusieurs mois l’ambition de travailler prochainement à Singapour via mon employeur, mes espoirs ont été balayés en l’espace d’un week-end noir de l’automne 2008. Nul besoin de se lamenter sur mon sort, car je ne suis certainement pas le plus à plaindre. Il serait néanmoins inopportun de nier l’évidence de la gravité de la crise actuelle. Les affaires Kerviel, Madoff et la crise des Subprime pèseront de tout leur poids sur l’inconscient collectif et détourneront vraisemblablement les investisseurs privés des marchés financiers, et ce, probablement de manière durable. C’est assez fâcheux lorsque l’on a décidé de se spécialiser entièrement dans la gestion de patrimoine... Je terminerai avec cette citation : "Les Chinois représentent le mot CRISE par deux idéogrammes. Un, signifie le danger et le second; l’opportunité. Durant une crise, soyez avisé du danger, mais sachez reconnaître l’opportunité".
-John F. Kennedy

Mon avenir professionnel étant actuellement incertain, j'ai décidé de réévaluer mes priorités, faisant passer temporairement ma carrière au second plan. J'ai alors choisi de prendre une longue pause de six mois pour voyager dans l’une des régions les plus palpitantes au monde, l’Asie du Sud-est. Je dois également avouer qu’il est bien agréable de travailler en Belgique, car tout employé répondant à quelques critères spécifiques peut jouir de cette opportunité unique qu’est l’interruption de carrière. Si vous deviez un jour envisager cette option, je vous invite à consulter le lien suivant : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=551

L’acceptation de mon crédit-temps par mon employeur ne s’est pas faite attendre, il me restait donc un peu plus de trois mois pour élaborer le circuit. Très vite, j'ai choisi de débuter l'aventure à Bangkok afin de rendre visite à mon meilleur ami Julien, qui s’est expatrié là-bas fin septembre et de rejoindre plus tardivement dans l’année Matthieu (un autre ami d’enfance) et sa compagne, qui vivent depuis juin 2008 à Singapour. Les veinards ! Ces deux destinations étant certaines, il ne me restait plus qu’à cibler les autres pays. Le Vietnam et le Cambodge se sont très vite imposés, ce ne fut pas immédiatement le cas du Laos. Les trois premiers mois seront donc destinés à la découverte de la Thaïlande et des trois pays de l’ex Indochine. En mai, il est convenu de me rendre à Singapour pour quelques temps et de réévaluer la suite du voyage. L’Indonésie et la Malaisie sont les options qui remportent actuellement ma préférence, quant aux Philippines, bien que je m’y sois déjà rendu en janvier 2008, les paysages somptueux et la gentillesse de ses habitants m’ont envoûté pour de bon, je n’exclus donc pas la possibilité de m'y rendre.

To be continued…


Kangorou Airlines

Il est actuellement 1:13, les derniers préparatifs se terminent enfin. Les valises, sacs à dos et bagages à main sont pesés tour à tour sur la vieille balance. Il semblerait que j'ai réussi à respecter scrupuleusement le poids maximal autorisé par Qantas, ça tient presque du miracle.  Bien que l'heures du grand départ approche à grands pas, je ne peux pas dire pour autant que je me sente fatigué. Selon Connexion et le site de London Heathrow, les vols à partir de l'aéroport londonien sont vraisemblablement assurés. Je reste néanmoins un peu dubitatif et espère que je ne resterai pas bloqué plusieurs heures dans l'aéroport, car la vague de froid exceptionnelle qui s' abat sur la Grande-Bretagne depuis plus d'une semaine n'est pas de nature à me rassurer. Je croise les doigts...


Les outils

L'appareil : http://www.focus-numerique.com/news_id-651.html

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les indispensables

Mes fidèles compagnons...

routard Thailanderoutard Cambodge - Laosroutard Vietnamroutard Malaisie - Singapourroutard Bali-Lombok

Je les ai potassé un à un des semaines durant. Destination après destination ; la Thaïlande, la Malaisie & Singapour, le Vietnam, le Laos & le Cambodge. Le plus petit d'entre-eux, Bali-Lombok n'a été que brièvement survolé, car il n'est pas encore certain que je m'y rende. Par le passé, les ‘routards’ m'ont toujours été extrêmement utiles et je tenais une nouvelle fois à souligner l’efficacité de ces petites bibles truffées de bons conseils.  Un seul petit bémol, ces guides manquent cruellement d’illustrations et de photos, mais il est possible d’y remédier en combinant les livres conventionnels avec  leur excellent site Internet www.routard.com.  En attendant les prochaines photos du périple, je vous invite à visionner les clichés de mes précédents voyages sur ma page personnelle : http://www.routard.com/membre_photos/3460__


La pharmacie

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Les péripéties du départ

Dimanche 08 février 2009, jour J

Le décollage de l'avion à Zaventem est prévu à 17h10 GMT+1, avec une première escale à London Heathrow via British Airways. Un comité d’amis et quelques membres de la famille m'ont accompagnés à l’aéroport. Inutile de dire que le stress se fait ressentir. Six mois loin de chez vous implique une organisation irréprochable. Malgré une certaine précipitation, nous arrivons chargés comme des mulets à Zaventem sans avoir omis quoi que ce soit.

Comme rien n’est jamais trop simple, il fallait bien que je rencontre quelques soucis de dernière minute.  Le check-In à Zaventem fut donc cette petite pierre censée me faire trébucher. Après avoir enregistré les bagages sans encombre, un détail a attiré l’attention de l'‘aimable’ hôtesse British Airways. Mon billet d’avion prévoit un aller pour Bangkok via London le 08.02 et un retour Bangkok-London-Bruxelles en date du 24.07.09.  Pour la petite info, un Visa n’est pas nécessaire pour tout séjour en Thaïlande n’excédant pas 30 jours. Pour y séjourner au-delà de 30 jours, il est indispensable de faire la demande de ce sésame auprès de l’ambassade de Thaïlande en Belgique ou éventuellement sur place à l’aéroport de Bangkok. Pour moi, nul besoin d’un Visa puisque je prévois de me rendre au Laos vers le 05 mars pour ensuite traverser le Vietnam du Nord au Sud (le Visa, valable du 15.03 au 15.04, a déjà été obtenu auprès de l’ambassade du pays).

L'ennui, c'est que l’hôtesse ne l'entend pas de cette manière. Elle m'indique que mes documents ne sont pas en ordre et qu’il ne me sera sans doute pas permis d’embarquer sur le vol. Dépité, je lui rétorque que je ne resterai pas au-delà de 30 jours en Thaïlande, que je me suis renseigné à ce sujet auprès de leur ambassade à deux reprises et que la présence de mon Visa pour le Vietnam confirmait bien mes dires. A court d'arguments, l’hôtesse m'indique qu’il m'est néanmoins possible d’embarquer sur le vol pour Londres, mais sous mon entière responsabilité, car je pourrais me voir refuser l’accès au vol pour Bangkok pour les raisons évoquées ci-dessus. Pour terminer, elle m'informe que les compagnies British Airways-Qantas ne poseraient plus aucun problème si je disposais d’une réservation d’hôtel au Laos. A ce moment bien précis, mon degré d’énervement a atteint son point culminant. Garder mon calme n’a jamais été mon fort surtout un jour comme celui-là. Tout le projet se retrouvait ainsi compromis et la présence de mes proches n’a malheureusement pas réussi à me faire relativiser les choses, bien au contraire !

Une réaction s’impose, je décide donc de me rendre au desk de Connection de l’aéroport afin de réaliser cette f….. réservation d’hôtel à Luang Prabang (Nord du Laos) pour le 07.03. Bien entendu, les prix des hôtels grimpent en flèche lorsque l’on réserve via un Tour opérateur Européen. Prix de la résa : 71€, c’est l’équivalent de plusieurs nuits d’hôtel pour backpackers. Ecœurant, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix. Toutes ces péripéties passées, il ne me reste plus que cinq petites minutes avant de procéder aux dernières formalités (controle des passeports, fouille etc.) et de me rendre ensuite à la porte d’embarquement. Je n’ai pas le temps de saluer tous mes proches comme il se doit, mais l’émotion est bien palpable. Difficile de dissimuler mes larmes lorsque je passons la ‘douane’.

L’aventure peut enfin débuter. Quel bonheur !


London Calling

London Heathrow - Bangkok

Comme je pouvais l'imaginer, je ne rencontre aucun problème à l'aéroport de Londres. Nul besoin de présenter une quelconque réservation d'hôtel au Laos, nul besoin non plus de réitérer les longues explications de mon périple comme ce fut le cas à Zaventem. Bref, toutes les formalités d'embarquement se déroulent sans encombre et je suis bien admis sur le vol London-Bangkok. Les conditions climatiques défavorables et tant redoutées avant le départ ne se font absolument pas ressentir à Londres. Parfait. Sur place, je profite des 4 heures de battement entre l'arrivée à Londres et notre décollage pour Bangkok pour faire quelques emplettes pour Julien mon hôte à Bangkok. 21h45 GMT, l'embarquement est terminé et le Boeing 747 décolle enfin pour Sidney via Bangkok. Rien de particulier à dire sur le vol. Je dois avouer que ce dernier ne m'a pas paru trop long et j'ai tout de même réussi à dormir une grande partie du trajet (11h au total). J'arrive comme prévu à 15h55 heure locale à Bangkok (GMT +7).