22/08/2009

Kuala Lumpur : les minorités

Little India:

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sri maha mariamman

sri maha mariamman (3)shiva

 sri maha mariamman (2)Ganesh


Chinatown:

Chan See Shu Yuen

Chan See Shu Yuen (4)Chan See Shu Yuen

Chan See Shu Yuen (7)encens

Chan See Shu Yuen (3)lanterne chinoise

Chan See Shu Yuen (5)

Chan See Shu Yuen (2)

petaling streetpetaling street

03/07/2009

Chinatown

guide roomscommap from www.guiderooms.com

Yueh Hai Ching Temple :

Bien que situé sur la Phillip street dans le central business district et non pas dans le quartier chinois, j'ai néanmoins choisi d'évoquer ce magnifique temple taoïste dans l'article 'Chinatown'. Je présume que vous comprendrez les raisons évidentes qui ont motivées mon choix. 

En plus d'être le plus ancien temple taoïste de Singapour, Yueh Hai Ching est sans aucun doute celui que je préfére parmi les innombrables lieux de culte de l'île. Yueh Hai Ching Temple signifie : 'le temple de la mer calme'. Il fut construit entre 1850 & 1855 et est fortement prisé par la communauté chinoise 'Teochew', qui constitue le second groupe linguistique de l'île. Les premiers immigrants qui vinrent s'installer à Singapour étaient des marins ou des pêcheurs. Ce temple rend donc hommage aux esprits de la mer, qui ont permis à bon nombre de navires d'arriver sain et sauf à bon port.

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chinatownbâtonnets d'encens

chinatown (5)détails de la toiture

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chinatown (3)smith street aka food street

31/05/2009

Chinatown Yaowarat

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De retour à Bangkok depuis quelques jours déjà, je ressens profondément l’envie de revoir Chinatown où je m'étais rendu au tout début de notre voyage (voir day 03, le 11/02/2009). Comme Myriam devait faire quelques dernières emplettes avant de revenir en Belgique, j'ai sauté sur l’occasion pour la convaincre que Chinatown était l’endroit idéal. De fait, je ne me suis pas trompé.

Lors de ma première visite àChinatown, j'avais été conquis par l’atmosphère qui règne dans ce quartier débordant de vie. Malgré le fait que Yaowarat soit le premier quartier chinois que j'ai eu l'occasion de  parcourir depuis mon arrivée en Asie, il reste à mes yeux le plus agréable et le plus intéressant de tous. Inversément, celui de Cholon à Saigon fut de loin le plus décevant. Impossible pour moi d’y rester plus de vingt minutes sans ressentir l’envie de m’en aller pour de bon.

Comme tout bon quartier chinois qui se respecte, le bruit, la pollution, la cohue et le commerce effréné sont des éléments indispensables. Celui de Bangkok ne fait pas exception à la règle. Il faut avoir les nerfs solides pour arpenter ces ruelles où il est si facile de se perdre. Négocier avec les chinois n’est pas une mince affaire non plus ; à tel point que l’on pourrait s’imaginer que leurs enfants apprennent les rudiments du commerce avant même d’apprendre à marcher. Pour terminer, il faut tout de même avouer qu'en Europe, nous ne sommes pas habitués à voir autant de monde au m2.

Leur manière de travailler, de se déplacer semble anarchique certes, mais leur courage, leur détermination et leur habilité inspirent véritablement le respect. Se balader dans ce quartier est une expérience à la fois éreintante, mais surtout très enrichissante. Un must. Pour s'y rendre prenez le taxi-boat sur les rives du fleuve Chao Phraya et arrétez-vous au Tha Ratchawong pier.

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11/04/2009

Saigon

Saigon, Cao Dai, Cu Chi : Day 50

30/03/2009:

Comme deux excursions m'attendent aujourd’hui je me réveille vers 06h30, petit-déjeune et réalise le check-out à l’hôtel Duc Vuong pour me rendre dans un autre hôtel du quartier (15$/nuit). Vers 08h15 un minibus viendra me chercher et fera le tour des guesthouses de la ville pour ramasser d'autres touristes. Je quitte finalement Saigon une ½ heure plus tard, la métropole est bien évidemment congestionnée, mais pas plus que Bruxelles, car, contrairement à notre capitale, la majorité des véhicules sont des deux roues. Première surprise en périphérie de Saigon, notre véhicule s’arrête sur le parking d’une coopérative où figure l’enseigne ‘handicraft’. Notre guide nous fait tous descendre sans la moindre explication, mais comme je n’ai pas payé 6$ pour voir ce genre de pompe à fric pour touristes, je refuse de jouer le jeu et ne rentrerai pas dans la boutique. Fort heureusement pour moi, le minibus redémarrera 10 minutes plus tard et roulera durant presque 2h20 en direction de la ville de Tay Ninh proche de la frontière Cambodgienne (96 kilomètres séparent Saigon de Tay Ninh).

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Vers 11H45, nous arrivons enfin au but de notre voyage, le temple-cathédrale Cao Dai  http://fr.wikipedia.org/wiki/Caoda%C3%AFsme. Au premier coup d’œil, l’édifice me semble très imposant (107m de long), mais surtout résolument kitsch. Construit entre 1933 et 1935, ce temple est issu du métissage religieux de l’art chrétien et de l’art bouddhique. Le Cao Dai est une secte militaro-religieuse fondée dans les années 1920 par un modeste fonctionnaire nommé Ngo Van Chieu. Selon le guide du routard, cet illuminé eut une révélation en 1925. Un esprit nommé Cao Dai « l’œil de dieu » lui aurait ordonné de créer une nouvelle religion unifiant les grandes philosophies religieuses d’occident et d’extrême orient. Depuis lors, la secte s’est considérablement développée et compterait un peu moins de 2.000.000 d’adeptes dans le centre et le sud du pays.

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Nous accèdons à l’intérieur de l’édifice et sommes même autorisé à assister à la messe de midi. Peu avant que ne débute la cérémonie, je remarquerai le comportement d’un touriste Japonais, ‘photographe éclairé’, qui mitraille littéralement les fidèles sans même leur demander leur avis (voir photo ci-dessous qui en dit long sur le tact de cet énergumène). Pour être franc, la visite ne présente qu’un intérêt limité. A peine une ½ heure après notre arrivée au temple, notre groupe part se restaurer avant de reprendre le minibus en direction du sud pour la seconde et dernière visite de la journée.

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Sur le trajet de Cu Chi (+/- 40km au nord de Saigon), notre guide Dong nous communiquera de nombreuses informations sur les tunnels de Cu Chi. Le lieu dispose d’un impressionnant réseau de galeries souterraines creusées à la main par le Vietcong durant la guerre contre les Américains (200km de tunnels au total). Sur place, nous aurons l’occasion de nous rendre compte de la ténacité et surtout de l’ingéniosité de ces paysans qui ont tenu en échec l’armée la plus puissante du monde. Les conditions de vie des civils et des combattants qui se cachaient dans ces tunnels étaient extrêmement éprouvantes. Le jour, les habitants de la région travaillaient la terre pour se nourrir, la nuit ils la creusaient ou livraient bataille. Ennemis invisibles et inépuisables, ces maquisards utilisaient les tunnels pour s’organiser militairement et surtout se mettre à l’abri des bombes, défoliants, napalm, largués par les B52 américains. Bien que la région de Cu Chi fut l’une des régions les plus bombardée du Vietnam, rien ne put cependant arrêter la détermination du Vietcong et des ses sympathisants, même pas la politique militaire préconisée par les USA à savoir : ‘Search and destroy’. Le plus drôle, c’est que plusieurs bases US reposaient, sans le savoir, sur ces tunnels. Les américains ont pourtant essayé de les infiltrer en y envoyant des chiens pour débusquer les maquisards, mais ces derniers subtilisaient du savon utilisé par les GI’s et s’en imprégnaient pour induire en erreur l’odorat des toutous. Après les chiens, les américains décidèrent d’envoyer des soldats d’origines hispaniques ou des sud vietnamiens dont les gabarits convenaient mieux aux très étroits tunnels de Cu Chi. A nouveau, sans succès car bon nombre d’entre-eux finirent empalés sur des tiges en bambou empoisonnées et dissimulées sous des trappes invisibles. Les techniques de guérilla utilisées par les combattants vietnamiens sont tout à fait déstabilisantes pour une armée conventionnelle, les américains en ont fait la triste expérience. Les récits, reportages et films relatifs à la guerre sont légions et décrivent tous un bourbier inextricable. En observant la jungle qui nous entoure, il ne m'est pas difficile d’imaginer le calvaire enduré par les GI’s, sans oublier d’ajouter que les moustiques y sont encore plus redoutables que le Vietcong, et ce, même en pleine journée. Quelle moiteur torride.

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La détermination et l’ingéniosité des Vietnamiens forcent mon admiration et mon respect. Sacré caractère ces Viets, qui en moins de 35 ans ont tenu en échec les Français (près de 92.000 morts sous le drapeau tricolore entre 1945 et 1954), les Américains (58.000 morts côté U.S. de 1965 à 1975), les Chinois (20.000 morts en 17 jours, 1979), destitué le régime sanguinaire des Khmers rouges et annexés le Cambodge (également en 1979). Nombre de succès militaires, mais au prix de millions de morts !!! Même si le site de Cu Chi est une attraction touristique bien rôdée, j'ai néanmoins trouvé cette visite extrêmement passionnante et conseille à toute personne se rendant au Vietnam d’y aller sans la moindre hésitation.  

Après cette longue visite, nous reprenons tous le minibus vers 16h pour retourner à Saigon. Je prendrai une douche à l'hôtel et repartirai tout de suite après retrouver Pieter-Jan, qui vient d'arriver en ville le jour même (je l'ai appris la veille via Facebook). Nous irons manger une enième fois chez Quan Ngon et terminons la soirée dans un bar de Bui Vien. Incroyable, j'ai rencontré ce 'toffe gozer' pour la première fois il y a un peu mois d'un mois au nord de la Thaïlande, l'ai croisé durant la Mekong party de Vientiane au Laos, pris l'avion ensemble le lendemain de Vientiane jusque Hanoi, passé deux soirées dans la même ville pour le retrouver enfin à Saigon. Je n'ose calculer le nombre de kilomètres qui séparent toutes ces villes et pourtant quel hasard de le retrouver à chaque fois !  

Saigon (13blog)

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 Saigon : Day 49

29/03/2009:

Aujourd'hui, c'est dimanche. A vrai dire, dimanche, lundi, jeudi...tout cela ne veut plus dire grand chose pour moi. Je profite néanmoins du prétexte du repos dominical pour faire la grasse matinée. Vers 13h30, j'irai grignoter un bol de nouilles dans une gargote de Bui Vien. J'irai ensuite passer une heure de mon temps à dénicher les perles rares parmis les centaines de répliques d'affiches de propagande de la galerie Propaganda. Je me déciderai finalement et achèterai trois exemplaires (27$ p.affiche). J'irai déposer les achats à l'hôtel et prendrai tout de suite après un taxi (80,000 Dong) pour me rendre dans le quartier de Tan Binh à l'ouest de la ville pour visiter la pagode Giac Lam, la plus ancienne de Saigon (1744). 7 Km plus tard, le taxi arrive sur place et je remarque bien vite que je serai le seul visiteur occidental et pratiquement le seul visiteur tout court ! Quel bonheur. Peu intéressante de l'extérieur, la pagode nous éblouit par sa riche décoration intérieure et la magie qui y règne. Difficile de retranscrire mes 'sensations', mais l'obscurité relative du lieu et les chants des bonzes m'ont littéralement envoûté. Sur place, je découvre des autels funéraires, un riche mobilier, de magnifiques statues de bouddha et des photos d'originaux moines en robe à damiers noir & blanc.

Petite information, je rappelle tout de même que la deuxième photo ci-dessous n'est pas une provocation de ma part. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n'éprouve aucune sympathie pour le IIIème Reich et si vous y regardez de plus près, vous constaterez très vite que le croix gammée "nazi" diffère sensiblement du Svastika, qui est un symbôle religieux commun à l'hindouisme et au bouddhisme (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika ). 

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Après la visite de la pagode, je reprendrai un taxi en direction de Cholon où vivent un 1/2 million de viets d'origines chinoises. Cholon fut jadis le quartier de la luxure et du vice ; fumerie d'opium et commerces en tout genre. Aujourd'hui, après presque 35 ans de communisme, Cholon est un Chinatown comme les autres, c'est-à-dire bondé de monde, sale, pollué et rempli de bric à brac made in China. Pour être franc, je me suis tellement senti mal à l'aise que j' ai repris un autre taxi en direction de l'hôtel juste après que le premier m'ait déposé. Je n'ai donc pas de photos à vous montrer, mais croyez-moi, vous n'avez rien perdu !    

http://www.youtube.com/watch?v=PfuxJ0mzQ7A

Vers 20h30, je retournerai manger chez Mumtaz (le resto indien de la veille) et irai boire ensuite quelques bières Larue sur la terrasse supérieure du Go-Go Bar (rien à voir avec les gogo bars de Bangkok). Dodo vers 02h00.


Saigon : Day 48

28/03/2009:

Je sors enfin vers 11h00 après avoir changé de chambre (dorénavant 22$/nuit), mais je reste néanmoins dans le même hôtel. Je découvre en premier lieu la célèbre rue Bui Vien "quartier routard" où se trouve mon hôtel. Le guide du routard la compare à Khao San Road (voir Bangkok Day 2), mais je préfére largement Bui Vien, qui est nettement moins dénaturée et surexploitée que Khao San Road.

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Ensuite, je marcherai environ trois km en direction de l'avenue Nguyen Hué qui s'apparente quelque peu aux Champs Elysées, mais version "extrême orient". C'est l'avenue chic de Saigon, les enseignes internationales y sont nombreuses et contrastent violemment avec les quelques rares affiches à la gloire du parti. Un peu partout dans la ville, je constate très vite que l'esprit d'entreprise et le sens du commerce sont indiscutablement plus développés à Saigon qu'à Hanoi. Un large fossé sépare les deux métropoles à tel point que l'on pourrait se demander si l'on est toujours bien dans le même pays.

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Je prendrai quelques photos du siège du comité populaire, bâtiment construit par les Français entre 1900 et 1908 et qui fut à l'époque jugé peu esthétique par ses contemporains. Sans pour autant me ravir, je ne partage pas non plus l'avis des critiques. Juste en face de l'édifice, trône une élégante statue de l'oncle Ho 'Ho Chi Minh'.  

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Tout de suite après, je prendrai la direction de la cathédrale Notre-Dame, datant également de l'époque coloniale et construite entre 1877 et 1880 dans un style très "France profonde" pour reprendre les termes du guide du routard. Le monument est moche et sans intérêt, mais pourtant tellement exotique au Vietnam.

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Peu après, je traverserai la route pour me rendre à la poste centrale de la ville, qui ressemble à s'y méprendre à une gare. Construite entre 1886 et 1891, elle peut se vanter de disposer d'une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. C'est indéniablement le plus beau bâtiment colonial de la ville. J'y flânerai longuement et prendrai de nombreuses photos.

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Il est déjà plus de 14h30, les crocs se font sentir et je tombe par hasard sur un restaurant Quan Ngon (voir commentaires Hanoi) et irai manger quelques escargots accompagnés de sauce au gingembre et à la citronnelle, du porc grillé et des nouilles, quelques boulettes de boeuf cuites au bouillon, une salade de papaye verte garnies de très fines tranches de boeuf séché. Je quitte le resto une bonne heure plus tard et longe peu de temps après le palais de la réunification mondialement rendu célèbre le 30/04/1975 lorsqu'un char nord-vietnamien enfonça les grilles du palais marquant ainsi la chute du gouvernement sud-vietnamien, la magistrale débacle des Américains et surtout la fin de la guerre, qui a duré 30 longues années (1945-1975, guerre initiée par le Vietminh contre les Français). Je veux prendre quelques photos, mais impossible avec les grilles qui entourent le bâtiment sauf si je m'acquitte du droit d'entrée de 15000 Dong. Comme je veux absolument terminer la journée par la visite du musée des vestiges de la guerre avant sa fermeture (17h00), je n'aurai pas ma photo ! Dommage, mais je vous annexe deux photos d'archives (la seconde a été prise du toît de l'ambassade US). Les plus de 40 ans s'en souviendront.

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http://www.youtube.com/watch?v=zh90n7Hb-VQ

Vers 16h00, j'arrive finalement au musée des vestiges de la guerre, qui malgré un total manque de partialité et une propagande ostentatoire en faveur du Vietcong, n'en est pas moins initéressant. Pour preuve, le précédent nom du musée était "le musée des crimes de guerre américains". Des trophées de guerre dérobés aux yankees trônent sur l'esplanade faisant face au musée ; hélicoptères, avions, chars, mitrailleuses. Dans les bâtiments, je parcours diverses salles ; l'une est dédiée aux poignantes photos de guerre prises par des photographes/journalistes tombés durant les combats (plus de 100 au total dont de nombreux Français, Américains, Japonais, Allemands...). Certains clichés sont encore présents dans l'esprit collectif, même pour moi qui suis né après la fin de la guerre. Le choc des images ! Une autre salle présente les dizaines d'affiches de soutien publiées de par le monde qui défendaient la cause du peuple vietnamien ou fustigeaient l'impérialisme américain. Une dernière salle relate les sévices endurés par la population civile ; photos de blessés, mutilés, malformations des enfants suite à l'utilisation massive de défoliants et j'en passe. C'est sans aucun doute la plus terrible de toute. Il m'est difficile de rester insensible à ces horreurs et je vous invite à consulter le tableau comparatif ci-dessous. Inutile de vous en dire plus.

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Vers 17h00, je retourne à pied à l'hôtel. Sur place, je consulterai mes mails, prendrai une bonne douche et irai manger tout de suite après chez Mumtaz, un restaurant indien qui se trouve près de l'hôtel sur la rue Bui Vien. Pour moi, manger indien c'est toujours un évènement tout comme les gosses qui ont droit à leur 'Magic Box' mensuelle chez Quick, bref c'est la fête ! Je commanderai 1/2 poulet tandoori, du Nan (pain), du raïta http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16291. Même si le poulet n'était pas à la hauteur de mes espérances, je persiste à dire que la cuisine indienne est de loin celle que je préfère. Après le repas, je téléphonerai à ma mère, mon père, mes grands-parents et à mon filleul pour son anniversaire (en retard bien évidemment). Quel bonheur de les entendre. Pour terminer, je retournerai squatter un pc de l'hôtel pour updater le blog jusque 23h30.


Saigon : Day 47

27/03/2009:
 
C'est mon dernier jour à Hoi An. Comme le check-out a lieu à 11h30, je tarde un maximum dans ma chambre d'autant plus que le vol pour Saigon n'est prévu qu'à 21h et le taxi ne viendra pas me chercher avant 18h30. Lorsque je sors enfin de la chambre, je déposerai mes bagages à la réception de l'hôtel et irai manger à quelques encablures de là
. Ensuite, un peu d'Internet. Je suis agréablement surpris de constater que le nombre de visites sur le blog augmente de jour en jour. Presque 2000 visites au total, ce qui est peu et beaucoup à la fois, mais je suis extrêmement ravi.

Vers 14h30, je me rendrai à l'orphelinat de la ville où la KIANH Foundation http://www.kianh.org.uk/ est active depuis 2002. J'ai reçu plusieurs prospectus de cette association lors de mon séjour à Hoi An et notre guide encourage les routards à s'y rendre pour réaliser divers dons, du bénévolat ou ne serait-ce même que pour nous sensibiliser aux pénibles conditions de vie des orphelins au Vietnam. Sur place, j'éprouve un certain malaise à la vue des enfants souffrant des handicaps les plus lourds. La malformation craniènne de la petite fille qui se trouve à quelques centimètres de moi m'interpelle fortement. Mes sentiments sont doubles, ils oscillent entre compassion et répulsion, mon visage est blême. Sur place, je rencontre également deux bénévoles occidentaux dont une hollandaise avec qui je discuterai quelque peu. Elle me dira qu'elle y travaille depuis un mois et que l'encadrement des enfants s'est sensiblement amélioré depuis l'arrivée de la fondation Kianh. Autrefois, tous les enfants handicapés (presque la moitié des pensionnaires de l'orphelinat) ne quittaient jamais leur lit, livrés à eux-mêmes. Dorénavant, des kinés, orthopédistes, pédiatres, bénévoles occidentaux y séjournent régulièrement. Le financement du projet par les touristes et les particuliers permet de former le personnel local et d'offrir un cadre de vie plus agréable aux enfants. On nous informe que le 'coût' d'un enfant par jour est de 10,000 Dong, soit un peu moins de 0.50 d'euros.  

Ce qui me révolte le plus, n'est pourtant pas le manque flagrant de moyens, mais le nombre impressionnant de malformations des nourrissons dans certaines régions du Vietnam. Nul doute que l'utilisation massive de défoliants, de napalm et surtout d'agent orange (liquide à base de dioxine) par l'armée américaine y est pour quelque chose. Selon mon guide, 72.000.000 de litres de produits chimiques ont été déversés durant la guerre sur les trois pays de l'ex Indochine et plus particulièrement sur le centre et le sud du Vietnam. Entre 2.000.000 et 4.000.000 de personnes ont été affectées par ces substances provoquant aujourd'hui encore de nombreux cancers et malformations génétiques. Scandaleux.

Juste avant mon départ, je distribuerai quelques paquets de crayons à l'attention des enfants valides et déposerai un peu d'argent dans l'urne. Expérience très confrontante, je resterai bien pensif les deux heures qui suivront la visite. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Agent_Orange

Vers 18h30, le taxi viendra me chercher et roulera à tombeau ouvert jusque Danang. Quel soulagement d'arriver sain et sauf à l'aéroport. 20h45, on nous signale que le vol est retardé de 45 minutes. Comme je devais arriver très tard à Saigon (le retard de l'avion n'arrangera rien), j'avais réservé la veille une chambre dans le quartier routard de Pham Ngu Lao. Prix 27$, sans doute la chambre plus chère depuis Luang Prabang (voir Day 27). 21h45 l'avion décolle et nous arrivons 1h plus tard à Saigon. Après avoir réceptionné mes bagages, je prendrai un taxi (100,000 Dong) jusqu'à l'hôtel. Accueil très agréable, notre chambre bien que de petite taille est très confortable. Comme je ne trouve pas le sommeil, je regarde avec délectation "la cuisine au beurre" avec Fernandel et Bourvil sur TV5.

 

 

13/02/2009

Bangkok, Krung Thep กรุงเทพฯ

Bangkok : Day 10

18/02/2009:

Réveil à 07h30, Julien revient ½ heure plus tard enchanté de son expérience au Sri Lanka. Vers 09h00, je le laisse se reposer et pars à la recherche du temple hindou Sri Maha Mariamman, qui se trouve Thanon Si Lom, dans le quartier portant le même nom. Après ½ heure de recherches j'arrive finalement à le débusquer. Le temple est une bonne synthèse de ce que l’hindouisme représente pour moi. Des couleurs vives, des centaines de statues de divinités ornent magnifiquement le Sri Maha Mariamman, des colliers de fleurs multicolores sont déposés en offrande, des bâtonnets d’encens brûlent continuellement et pour terminer des religieux parcourent le temple le torse-nu et les cheveux longs coiffés en chignon. Le minimalisme et la sobriété n’ont définitivement pas leur place en Inde. Il m’est malheureusement impossible de vous illustrer l’intérieur du temple, car les photos y sont interdites

Une dernière chose titille ma curiosité. Je constate en effet que les fidèles qui fréquentent le temple ne sont que pour moitié originaires du sous-continent indien. L’autre moitié est constituée de Thaïs. Je m’étonne toujours de voir les bouddhistes adorer les divinités hindoues et n’ai à ce jour pas encore percé ce mystère…

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De Thanon Si Lom je me rends jusqu’à un centre commercial de Siam square, besoin urgent d'un peu d’air frais ! Je resterai une bonne heure au Starbucks avant d’aller manger un bout au Pizza Hut du coin. Et oui, manger du riz ou des nouilles pendant 8 jours, cela a tendance à lasser. Après un léger repas, je marche de Siam en direction de Thong Lo en longeant la ligne de Skytrain, passant tour à tour par Chit Lon, Phloen Chit, Nana, Asok et Phrom Phong. Deux heures de marche au total. J'arrive au studio vers 16h et déconne un peu avec Julien qui n’avait pas quitté son lit de la journée.

Vers 18h00, je prendrai à nouveau le skytrain et puis le MRT pour rejoindre la gare de Hua Lamphong où le train pour Surat Thani m' attend. J'ingurgite en vitesse un hamburger de crevettes au Kentucky Fried Chicken et prends place dans le train quelques minutes plus tard. Une nouvelle aventure commence… 


Bangkok : Day 9

17/02/2009

Dodo tard, je ne quitte pratiquement pas le studio. Je dois préparer mes valises pour me rendre le lendemain à Koh Samui, destination balnéaire de premier plan située au sud de la Thaïlande. J'ai déjà réservé les billets 'aller' à la gare de Hua Lamphong lors de l'excursion à Ayutthaya le Day 6. Prix du billet : 733 Baht pour le train couchette en 2ème classe avec air conditionné. Durée du trajet +/- 11h de Bangkok à Surat Thani où je devrai encore prendre le ferry-boat pour me rendre à Koh Samui. Ce mardi est une journée atypique presque exclusivement dédiée aux aspects logistiques ; lessives, nettoyage des draps de lit et du studio, préparation des bagages et mise à jour du blog.


Bangkok : Day 8

16/02/2009 :

Réveil vers 09h30, je me sens à nouveau en pleine forme. Je quittons le studio de bonne heure pour me rendre une dernière fois à Saphan Taksin prendre le taxi-boat en direction du quartier populaire de Thewet où j'avais dejà logé en janvier 2007.

A Thewet, je me ballade longuement dans le marché aux victuailles où je ne rencontre pratiquement pas d'occidentaux. Beaucoup de curisosités attirent mon attention; des dizaines de kilos de poissons-chats et sardines sont entreposés à même le sol dans des bacs en plastique, des paniers en osier sont abondamment garnis de piments rouges séchés et les nombreux étalages de viandes proposent de tout ; des pattes de poulet aux entrailles de porc, inutile de dire que les normes d'hygiène ne répondent absolument pas à nos standards européens. J'ai beaucoup aimé ce côté authentique.

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Thewet

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Je reprends ensuite le taxi-boat dans la direction inverse, retour Saphan Taksin pour monter dans le skytrain direction Phaya Thai où je visiterai la tour Baiyoke II, décrite précedemment dans les commentaires du Day 5. Le prix de l'entrée est de 200 Baht. incluant une consommation au sommet de la tour. L'ascenseur me mène au 83ème étage et là, je peux enfin jouir de la vue panoramique de la ville. Epoustouflant...

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Arrivé au sommet vers 17h15, je décide d'y rester jusqu'a la tombée de la nuit vers 18h30. J'avoue que le panorama est encore plus intéressant lorsque Bangkok s'illumine.  

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Peu après, je quitte la tour Baiyoke II pour retourner au studio. Là, après une douche et un petit break, je me mets en route pour le souper dans le quartier coréen, situé Sukhumvit soi 55. C'est ma première expérience avec la cuisine coréenne malheureusement méconnue chez nous. Je commande une entrée ; un tartare de viande de boeuf crue aromatisé au soja légèrement caramélisé (ressemble étrangement à notre fillet américain national, la mayonnaise en moins). Prodigieusement bon.

J'entame ensuite le plat consistant par leur célèbre barbecue. On m'apporte des braises dans une sorte de saladier rond en inox qui s'imbrique parfaitement dans le creu central de la table. Un système ingenieux incorporé dans la table alimente en continu les braises. Pour terminer, la serveuse dépose une grille métallique sur le barbecue. On m' apporte les viandes (boeuf, porc, poulet) decoupées en fines lamelles et marinées dans un soja subtilement épicé. Je dépose tour a tour les viandes sur le grill. Du riz, des légumes et un bol de soupe aux oeufs me sont servis en accompagnement. DELICIEUX, j'y retournerai. Prix : 500 Baht incluant une grande bière Singha.     

Après le repas, j'irai voir une des curiosités les plus célèbres et les plus décriees de Bangkok...à savoir les quartiers chauds, notamment celui de Nana Plaza, Sukhumvit soi 4, skytrain NANA (prononcer Nanaaaa). Pas très fier de le dire, mais ce n'est pas une première pour moi. On aime ou on aime pas, mais ne pas y aller c'est obligatoirement passer a côté de l'inmanccable. 

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photo by Timoluege, nana journals

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Crédit-Photo : Patpong Sisters by Cleo Odzer

Je rentre finalement au studio vers 02h00 du matin après avoir vidé quelques Singhas.


Bangkok : Day 7

15/02/2009 :

Je reprends mes bonnes vieilles habitudes et reste au lit jusque 10h00. Au réveil, je constate que j'ai mal un peu partout, que je tousse abondamment et que mon nez est congestionné. Grippe diagnostiquée, mais comment expliquer cela quand il fait plus de 35° ? Sans doute ce dangereux melange d Air-co et de ventilateurs. Bref, je decide de profiter de cette journée pour me reposer au studio et ingurgite deux Dafalgans. 

Malgré mes bonnes dispositions, je ne trouve pas le sommeil et continue à mettre à jour notre blog. Les Dafalgans sont très efficaces. Par la suite, j'ai très envie de me dégourdir les jambes et quitte le studio pour me rendre a la Jim Thompson's house, qui se trouve à proximité du National Stadium. 

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A la réception, je suis accueilli dans un francais impeccable, ce qui est assez étonnant pour la Thaïlande où notre langue est très peu pratiquée. Une fois n'est pas coutume, je decide d'opter pour la visite guidée, qui sera donnée dans ma langue maternelle. Que du bonheur. La Jim Thompson's house est une des dernières maisons traditionnelles de Bangkok et a appartenu par le passé à Jim Thompson, un américain ex membre de la CIA, qui a fait fortune dans le commerce de la soie. La magnifique demeure en teck comprend six annexes dorénavant accessibles au public. On y decouvre une collection impressionnante d'objets d'Art provenant du sud-est asiatique.

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Après la visite, je me sens à nouveau K.O. et décide de reprendre le skytrain en direction du studio. De retour chez Julien, je decide de prendre ma température et constate un petit 38°, nouvelle prise de Dafalgans. Je m'oblige ensuite à aller dormir afin que cette vilaine grippe ne soit plus qu'un mauvais souvenir.    


Bangkok : Day 5

13/02/2009:

Fainéant de nature, je reste au lit jusque 11h30 et après une bonne douche bien tiède, je retourne au petit resto où nous nous étions rendus le soir de mon arrivée à Bangkok. j'y reste longuement soucieux d’écrire jour après jour le compte-rendu de mes expériences. Vers 15h00, je pars visiter le quartier d’affaires de Si Lom. Je suis impressionné par les innombrables gratte-ciels qui y ont proliférés, en contre partie, la circulation y est encore plus chaotique qu’ailleurs. A Si Lom, on trouve également de gigantesques et luxueux centres commerciaux qui n’ont rien à envier à nos propres shopping Malls, que du contraire. Je ne m’y attarde néanmoins pas et décide de quitter au plus vite ce tumulte en traversant le parc Lumphini qui jouxte Silom.

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Dans le parc, je rencontre des dizaines de joggers qui profitent comme moi de ce havre de paix. Je m'attarde quelque peu au bord des étangs qui jalonnent le Lumphini Parc. Je remarque très vite qu’il est possible d’y louer des pédalos et constate qu’en plus d’être largement désuets, les pédalos sont tous ornés de ‘magnifiques’ têtes de canards jaunes en plastic semblables à ceux qui partageaient notre bain lorsque nous étions enfants. Ridicule à souhait !

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Je quitte alors le parc et choisis de continuer la promenade en direction de Siam Square, le très moderne centre commercial de Bangkok. Dès mon arrivée, je suis à nouveau impressionné par la propreté et la sophistication du square et de ses centres commerciaux haut de gamme. On pourrait comparer Siam Square à l’esplanade de la Défense à Paris, le côté chic en plus. L’endroit est noir de monde et je découvre à l’extrémité de l’esplanade deux petites chapelles où trônent pour la première la statue de Ganesh, dieu hindou à tête d’éléphant et dans l’autre une statue, qui me semble être une représentation du bouddha. L’une comme l’autre, reçoivent autant d’attention de la part des Thaïlandais, qui s’y arrêtent quelques instants afin d’y faire brûler un bâtonnet d’encens, s’y agenouillant tout en joignant les mains le temps d’une prière. Peu importe leur âge ou leur origine sociale, la pratique de la religion semble encore bien ancrée dans les mœurs.

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Je décide ensuite de rejoindre le gratte-ciel le plus haut de Thaïlande, la tour Baiyoke II, qui culmine à 309 mètres de hauteur. Cette dernière semble relativement proche de Siam Square, mais sa hauteur vertigineuse m'induit en erreur. Je marche un bon quart d’heure dans sa direction, mais je n’ai pas l’impression de m'en rapprocher. Je dois alors prendre une décision, car il est déjà 17h15 et je souhaite dire au revoir à Julien, qui doit prendre l’avion ce soir même à destination de Colombo au Sri Lanka. Il doit s'y rendre durant cinq jours pour des raisons professionnelles. Comme le temps m'est compté, je décide de postposer la visite de la tour Baiyoke II et de reprendre le skytrain à Siam Square pour retourner au studio où Julien doit passer prendre quelques affaires.

Baiyoke II

Après avoir revu Julien, j'irai manger un bout dans une gargote à Sukhumvit Soi 38. Je commande sans trop savoir ce que je choisis. Je laisse le chef aux commandes et lui indique simplement que je souhaite des nouilles aux légumes garnies de grosses crevettes, le tout ‘Maï Phèt’, ce qui signifie non épicé. Difficile de se faire comprendre, car leur anglais est aussi limité que mon Thaï. Ce qui est certain, c'est que le plat qui m’est servi est véritablement succulent !


Bangkok : Day 4

12/02/2009:

Comme la veille, je reprends le skytrain à Thong Lo direction Saphan Taksin. Après un petit lunch (bouillon, nouilles et viande de boeuf) je me rends à Tha Tien pier via le taxi-boat. 25 minutes plus tard, j'arrive à Tha Tien et je débute la visite du célèbre Wat Pho (prix de la visite 50 Baht). Wat Pho est un ensemble de temples datant du XVIII ème siècle et contrairement à Wat Phra Keo que je visiterai juste après, Wat Pho est encore bien actif. On y trouve notamment une école de massage et un ashram de méditation. Je suis également amené à y rencontrer de nombreux moines bouddhistes.  

L'attraction principale de Wat Pho est sans nul doute son Bouddha couché de 45m de long et 15m de hauteur. Le temple où réside ce dernier me semble néanmoins un peu exigu. Le plus triste, c'est que des hordes de touristes ne trouvent rien de mieux que de stagner devant le Bouddha afin d'être tous pris en photo. Tout le monde y passe, la mère, le père, la grand-mère, les trois enfants, etc. Difficile donc de prendre des photos de ce magnifique bouddha sans voir apparaitre la tête ou le bras d'un touriste. Risible, je perds un peu patience, mais l'élégance du bouddha, le détail de sa chevelure et son sourire narquois valent tout de même largement le déplacement. Dommage, qu'il soit tant victime de son succès.    

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Vers 15h00, j'arrive à Wat Phra Kheo et le Grand Palais (prix de l’entrée pour les deux monuments : 350 Baht). Je lis dans le guide que le Wat date de la fin du XVIIIème et le Palais de la fin du XIXème siècle. Il me semble assez difficile de se prononcer au sujet du Wat, qui mélange à la fois volupté et Kitsch. Une chose est néanmoins certaine, ne pas visiter le Wat serait une erreur impardonnable, je dirais juste que Wat Phra Kaeo n’est pas mon temple préféré. L’attraction principale du Wat est le Bouddha d’émeraude, qui est en réalité fait de jade. Il trône fièrement à plusieurs mètres de hauteur dans le temple principal du Wat. Il est manifestement vénéré par les Thaïs, mais est aussi un sujet de discorde entre le Laos et la Thaïlande, qui l’un comme l’autre, en revendiquent la propriété. Toujours selon mon guide, la statue aurait été ramenée de Vientiane par les troupes siamoises à la fin du XVIIIème siècle. A vrai dire, je devrais plutôt parler de statuette, car cette dernière ne mesure que 66cm de hauteur. Je ne suis pas non plus en mesure de vous montrer cet objet tant convoité, car les photos du saint des saints sont interdites.

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Ce qui attire surtout mon attention durant la visite de Wat Phra Kheo, ce sont les fresques souvent effrayantes qui recouvrent tout le mur d’enceinte du Wat. On y découvre des centaines d’étranges personnages mi-homme mi-démon habillés d’armures peintes en feuilles d’or. Sublime et énigmatique. Autre rareté tout aussi intéressante, les dizaines de statues de démons à tête de singe qui soutiennent magnifiquement les nombreux ‘chedi' (tour en forme de cloche) de Wat Phra Kaeo. Ces statues sont décorées de mosaïques multicolores et de feuilles d’or. Vous les découvrirez par vous-même en consultant les photos.

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Je termine la visite par un rapide passage en face du Grand Palais (l’intérieur n’est pas accessible) et coup de chance, j'assiste à la relève de la garde royale.

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Après un rapide souper avec Julien dans un petit resto proche du studio, nous partons, vers 23h00, rejoindre Jiap à son domicile. De là, nous prenons un taxi tous les trois pour nous rendre au Route 66, un bar-discothèque. Clientèle majoritairement Thaïe et très branchée ; vêtements et coiffures à la mode Manga. Sur place, le prix des consommations diffère totalement des endroits que nous avions fréquentés précédemment. Une bouteille 25cc de San Miguel revient à 160 Baht. Autre constatation, le bruit assourdissant à l’intérieur comme à l’extérieur du bar. Même en terrasse il n’est pas évident de se comprendre. En ce qui concerne la musique, il m’est difficile de nommer clairement le style, mais je dirais qu’il s’agit là d’un savant mélange de Hip Hop US et d’Electro  avec des basses amplifiées au maximum. Je trouve surtout que le rythme diffère peu d’une chanson à l’autre, mais admets aussi que comme je viens de dépasser le cap de la trentaine, mes oreilles sont bien plus capricieuses et intolérantes qu’elles ne l’étaient jadis J. 

En ce qui concerne le club, le cadre est très soigné et les installations sont irréprochables. Le service y est très pro, on ne badine pas non plus avec la sécurité ; on devra passer au détecteur de métal et nos documents d’identité sont vérifiés à plusieurs reprises. Etonnant aussi de constater que le Route 66 ainsi que tous les autres bars situés dans la même rue sont assidument fréquentés un jeudi soir en pleine semaine, inimaginable chez nous en Belgique ! Peu avant la fermeture programmée à 2h00 du matin, nous reprenons le taxi dans le sens inverse et rentre au studio après avoir déposé Julien & Jiap. Pour ne pas changer, je ne trouve pas le sommeil avant 04h00 passant mon temps à mettre à jour le blog.

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Crédit-photo : thailandmusings.www.thailandmusings.com 


Bangkok : Day 3

11/02/2009:

Je quittons le studio de bonne heure, prends le skytrain à Thong Lo en direction du terminus de la ligne : Saphan Taksin. Après un rapide lunch (bouillon de légumes avec des nouilles et des boulettes de poisson), je me rends ensuite au Central Pier afin d'embarquer sur le taxi-boat (13 Bahts) pour rejoindre 20 minutes plus tard le quai Tha Tien où je visiterai le célèbre Wat Arun. Ce temple bouddhiste date du XIXème siècle et est dédié au Dieu Indien de l'aurore. De style Khmer, il dispose d'un prang central (tour cônique) qui culmine à plus de 80 mètres. Il est entièrement recouvert de morceaux de porcelaine cassée et est soutenu à sa base par des nymphes célestes nommées Apsara. Sans doute le temple bouddhiste le plus surprenant de Bangkok, prix de la visite : 50 Bahts. J'ai adoré. 

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Après la visite, je reprends le taxi-boat dans le sens contraire, descendant le fleuve Chao Praya, pour me rendre au Tha Rachawong pier afin de débuter la visite de Chinatown. Comme dans tous les quartiers chinois du monde entier, cela grouille de monde, d'échoppes en tout genre, de produits estampillés Made In China etc.  Ici, le sens aigu des affaires des chinois est aussi bien présent. On y trouve tout de même pas mal de camelottes. Malgré une certaine pauvreté apparente et une pollution suffoquante, j'aime beaucoup ce quartier très vivant. Quelle expérience !

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Je quitte Chinatown à la tombée de la nuit pour me rendre à pieds à Ratchatewi afin de reprendre le skytrain, mais je m'égare à nouveau. Perdu, je sollicite un rickshaw pour m'amener à bon port. Après un rapide passage au studio, je rejoins Julien dans un resto Laotien, le "Vientiane Kitchen". Cadre bien plus raffiné que les gargotes habituelles où je vais luncher, cuisine délicieuse, mais très 'spicy' (piments, nombreuses herbes aromatiques). Cependant, comme partout en Asie, le bruit y est omniprésent. Un groupe folk laotien accompagne le repas, bien sympatique jusqu'au moment où le groupe musical décide d'enchainer quelques standards de la musique pop anglo-saxonne. Interprétation très très médiocre dans un yaourt anglo-laotien. On a tout de même bien rigolé. Après le repas, dodo vers 01h30, les pillules à base de racines de Valériane ont eu de l'effet chez moi.   


Bangkok : Day 2

10/02/2009:

Je me réveille bien tardivement vers 12h00 sans doute en raison du décalage horaire et du manque de sommeil dans l'avion. Je quitte le studio vers 15h. Vu l'heure tardive, je n'ai planifié aucune visite en particulier, mais souhaite me faire une première impression de la ville. Je prends le skytrain à Thong Lo pour me rendre à Ratchatewi, station la plus proche des monuments les plus célèbres de la ville (notamment Wat Phra Kaeo & Wat Pho). Arrivé à Ratchatewi, je décide de ne pas prendre immédiatement un taxi et de rejoindre Wat Phra Kheo à pieds. Erreur, car je me suis naturellement égaré dans ce dédale de Thanon (avenues) et de Soi (ruelles). Les rues se ressemblent cruellement, la circulation est chaotique et bien entendu je ne maitrise absolument pas les finesses de la langue Thaï (les noms des rues en alphabet latin sont écrits en tout petit en dessous des noms Thaïs). De plus, mon plan de la ville est trop sommaire, je tourne en rond. Finalement, je prendrai un taxi pour me rendre à Wat Phra Kaeo. Je reste bloqué durant environ une heure dans les embouteillages, tout ça pour faire 2 ou 3 kms tout au plus...Assez frustrant, néanmoins l'air-conditionné et cette impression d'exotisme m'aident à relativiser.

J'arrive enfin à Wat Phra Kaeo, mais les visites sont déjà terminées. Pas grave, je me rends alors à quelques encablures de là à Khao San Road, le quartier routard que l'on aperçoit au début du film La Plage/The Beach avec Leonardo Di Caprio. Ce quartier n'a plus de routard que ses origines, je l'avais déjà brièvement parcouru en janvier 2007 et je reste sur mes premières impressions. Commercialisation à outrance, des dizaines de vendeurs Indiens ou Pakistanais me proposent de me confectionner des costumes sur mesure, mais bien plus grave, les bars à la sauce British ou Teutonne pullulent ; English Breakfast, hamburgers et bières germaniques, retransmission de matchs de foot de Premier League, etc. Quelle horreur ! Et dire que des milliers d'occidentaux se tapent plus de dix heures de vol pour se retrouver dans ce genre d'endroit. Bruyant, cheap et aseptisé ! Pour simplifier, c'est un peu le Lloret de Mar de l'Asie du sud-est, la mer en moins. A voir, mais surtout ne pas s'y attarder ou encore moins y loger.

En soirée, Julien et Jiap, sa charmante compagne Thaïe & moi allons manger un bout dans un petit resto Thaï fréquenté presque exclusivement par les locaux où je goûte quelques insectes grillés ; sauterelles, cafards etc., mais n'ose pas toucher aux blattes trop dodues à mon goût ! Pas mauvais en réalité, croquants à souhait et soupoudré abondamment de poivre, ça passe assez facilement si l'on fait abstraction de l'aspect. Jiap me reconduit ensuite au studio.

2007_01_Khao San Road. 


 

Bangkok : Day 1

09/02/2009:

Arrivée à l'aéroport de Suvarnabhumi à 15:55 heure locale, je passe le comptoir de l'immigration sans le moindre problème. Après avoir échangé quelques $, je prends le taxi pour rejoindre Julien à son domicile dans le quartier de Sukhumvit, prix de la course 293 Baht (6,5€). Par chance ce lundi 09 février est un jour férié bouddhiste, la circulation est exceptionnellement fluide et j'arrive sur place moins de 3/4h plus tard. On fête donc nos retrouvailles autour de quelques délicieuses bières Thaï de marque Singha.

Vers 21h, nous allons manger un bout dans un petit resto à proximité de chez lui. Menu composé de Papaya Salad (délicieusement piquante), de salade de vermicelles, de riz cuit à la vapeur, de prodigieux Barbecue Pork Sirloins et pour terminer du poulet sauce lait de coco. La fête bouddhiste a son revers de la médaille, car impossible d'acheter de l'alcool un jour comme aujourd'hui. On accompagne donc notre repas de cola. Prix par personne +/- 120 Bahts, risible... Après le repas, Julien ira rejoindre sa compagne en taxi et je reste loger dans son studio. Sans doute vicitme du décalage horaire, j'ai passé une nuit blanche à mettre à jour le blog via la connexion wifi de l'immeuble. Vers 06h du mat, j'ai enfin pu m'endormir.