28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

25/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 40

20/03/2009:

Il est 04h30 du matin et nous sommes épuisés, puants (nous ne nous sommes plus lavés depuis la veille au matin) et complètement dégoûtés à l'idée de revenir à Hanoi. Je quitte Flo & Fred sur le quai de la gare, car ces derniers décident de ne pas loger à Hanoi et veulent reprendre le matin même un bus en direction de Ninh Binh, la baie d'Along terrestre au sud de la capitale (à +/- 150km). Les masochistes ! Moins courageux qu'eux, je choisis de prendre un taxi jusqu'à l'hôtel où j'avais logé avant de me rendre à Sapa. Comme toujours, je n'ai rien réservé et constate bien vite que pratiquement toutes les guesthouses du quartier sont fermées, notamment la mienne. Je reste planté devant l'entrée pendant une bonne heure, mais le grillage reste désespérement clos. Je trouve finalement un hôtel (Phoenix Hotel, 20$ la nuit) où je serai chaleureusement accueilli par Thaï, le jeune réceptionniste et ce malgré l'heure très matinale. Malheureusement pour moi aucune chambre de libre avant 08h30, je pars donc me ballader dans le vieux centre-ville et stagnerai une éternité dans un café Segafredo, où je discuterai longuement avec un couple d'Allemands. Nous échangeons nos expériences respectives en Asie du Sud-Est et obtiens surtout quelques infos utiles pour la visite de la Baie d'Along. Peu après je pars petit-déjeuner et me rends ensuite à Ocean's tour, l'agence de voyages conseillées par les Allemands. On me présente avec beaucoup de professionnalisme un circuit très intéressant : 3 jours Baie d'Along et séjour deux nuits sur une île privée au large de Cat Ba. Programme alléchant, prix 105$. Couteux, mais je suis confiant du bon rapport qualité/prix. Seule ombre au tableau, le temps ! Depuis mon arrivée en Asie, c'est-à-dire le 09/02, c'est le premier jour de pluie (mes compatriotes doivent sans doute nous jalouser). La Baie d'Along n'est pas très éloignée d'Hanoi et il est un fait que le brouillard, la pluie et la grisaille sont fréquents dans la Baie. Bref, payer 105$ pour ne rien voir ne m'enchante pas vraiment. En plus, je suis crevé et n'attends qu'une seule chose : un lit douillet. Je me laisse un peu de temps pour me décider et retournonerai à l'hôtel vers 09h00 pour prendre possession de la clef. Je ferai une sieste jusque 14h00. Quelle honte. Au réveil, le temps ne s'est malheureusement pas amélioré, bien au contraire. Je prends alors la décision de ne pas visiter la Baie d'Along et opte pour descendre vers Hué, la capitale culturelle du Vietnam, ville qui se trouve au centre du pays (+/- 690 km séparent la capitale et Hué). 

Comme je ne compte pas faire de visite aujourd'hui, je consacre la journée à la préparation de la suite de notre voyage. Je sors enfin de l'hôtel vers 15h00, marche longuement dans la ville pour me rendre finalement à la gare 'centrale' pour réserver mes billets pour le lendemain. Arrivé sur place, toujours aussi laborieux pour obtenir un simple billet d'autant plus que les trains que je souhaite prendre sont déjà complets. Il ne me reste plus que le SE3 de 23h00. Que vais-je bien faire entre le check-out de l'hôtel à 12h00 et le départ du train ? J'improviserai bien. Prix du billet : 525000 Dong p. ce qui est très couteux. Le guide du Routard mentionne cependant que le SE3 est le plus confortable de tous, petite consolation, surtout quand on doit se taper 12h de voyage pour rejoindre Hué ! 

Il est déjà 17h30 et je n'ai que petit-déjeuné. Je change donc mes habitudes et irai manger très tôt au resto Quan Ngon à deux pas de la gare. Le guide conseille vivement l'endroit pour sa cuisine, son cadre et son concept. J'en décide d'en juger par moi même et suis surpris de constater que le resto est d'avantage fréquenté par les Vietnamiens aisés que par les touristes, ce qui est très bon signe. La carte est vaste, les prix sont doux, mais je ne sais que choisir. Une famille de Vietnamiens assis à côté de moi m'aidera volontiers à me décider. Je commande une salade de mangue verte garnies de fruits de mer (sans doute le plat le plus surprenant de tous, un vrai régal), du calamar grillé, du boeuf façon Ngon (tendre et savoureux), des huitres fraiches accompagnées d'une sauce au soja et au wasabi, du riz cuit à la vapeur et du riz gluant aromatisé au lait de coco et au sésame, du thé glacé au parfum de Lotus. Excellent! Je décide d'un commun accord d'y revenir le lendemain avant de prendre le train.

Vers 20h00, je retourne à pied jusqu'à l'hôtel. Du point de vue 'vie nocturne' Hanoi a sans doute autant à offrir que Kaboul ou Lourdes. Sortir est donc exclu. Je passerai un peu de temps sur Internet. Ne sachant pas dormir, je passerai une partie de la nuit à regarder 'les granges brûlées" sur TV5 Asie, film intéressant sorti en 1973 avec Alain Delon et Simone Signoret.  


 

Hanoi : Day 41

21/03/2009:

Journée insipide, pas grand chose à vous raconter. Je quitte l'hôtel à la dernière minute, c'est-à-dire à 11h59. 
Je laisse mes bagages sur place et irai grignotter un bout pour prendre des forces. Je passerai toute l'après-midi sur Internet à peaufiner le blog. Je n'arêterai que vers 18h30 pour aller chercher mes sacs à l'hôtel.

Sur place, Thaï, le sympathique réceptionniste me proposera de boire un verre au bar de l'hôtel et de profiter gratuitement d'Internet. REBELOTE ! Je passerai mon temps à mettre en ligne les photos de Luang Prabang, de Pak Ou et certaines de Vientiane. Vers 20h00, je prends un taxi en direction de la gare centrale, prix de la course : 40000Dong, c'est de moins en moins cher ou plutôt je suis de moins en moins le dindon de la farce. Le taximan qui ne sait pas lire un plan et comprend à peine l'anglais me dépose devant la gare, il ne me restera plus qu'à parcourir 300 mètres pour rejoindre le resto Quan Ngon (voir Day 40). J'arrive sur place chargé comme un mulet avec mes gros sacs à dos de routard, la honte. Je mangerai aussi bien que la veille, inutile de vous donner à nouveau tout le détail du menu, car ce dernier diffère peu du Day 40.

Vers 22h00, je retourne à la gare et m'installe très rapidement dans la train, bien avant son départ. Effectivement, le confort est de mieux en mieux, je prends quelques photos de l'intérrieur pour vous permettre de vous faire une idée, rien à voir cependant avec le luxe d'un Thalys ou d'un Eurostar. 23h00 précise, le train démarre. Leur ponctualité m'étonne à chaque fois. Dans la cabine, à nouveau 6 couchettes, mais seulement une seule d'entre-elle est occupée. Lair-co est très efficace, les draps sont propres, les couchettes relativement confortables et on a droit aux toilettes occidentales dans notre wagon, le luxe. Par contre, le train est plus rapide que les autres et les wagons peu adaptés à sa vitesse. Difficile de fermer l'oeil tellement je suis secoué dans tous les sens. Motilium à la rescousse.

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15/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 37

17/03/2009:

Pieter-Jan est parti ce matin même pour la Baie d'Along, je choisis la direction inverse en prenant le train de 22h00 pour Lao Cai (Sapa). Etrangement, toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mon voyage étaient très déçues par le site de la Baie d'Along, qui reste néanmoins l'attraction principale du Vietnam. Mon guide la décrit même comme la huitième merveille du monde. Pour la première fois du voyage je suis confronté à un petit dilemne. Soit j'y vais peu importe que la baie puisse être une grosse attraction touristique bien rôdée où l'on entasse sur des bateaux les milliers de touristes qui arrivent quotidiennement, sans compter que le climat dans cette région est très capricieux, pluies et brouillards sont la plupart du temps au rendez-vous, soit je laisse tomber et privilégie une autre destination.
Autre petit problème, je dois rejoindre Julien et sa compagne à Angkor (nord-ouest du Cambodge) en date du 11/04, je ne peux donc pas trop m'éterniser au Nord du pays. Je devrai jouer serré.   

 
En ce qui concerne Sapa, par contre, les avis sont unanimes. Les qualificatifs ne manquent pas et mes interlocuteurs en gardent un souvenir mémorable. Bref, tout le monde me conseille vivement de m'y rendre bien que je n'avais pas prévu cette destination lors de l'élaboration du 'circuit'. J'opterai donc pour Sapa et reporterai la Baie d'Along à plus tard.

Je réaliserai le check-out à l'hôtel vers midi, laisserai mes bagages à la réception et irai passer ma dernière journée à Hanoi. Aujourd'hui, je resterai dans le vieux centre historique et débuterai ma journée par le lac Hoan Kiem afin de visiter le petit temple Ngoc Son datant du XVème siècle et dédié au confucianisme et au taoïsme. Je traverserai un romantique pont en bois rouge pour y accéder. 

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Au sud-est du lac, je découvre un quartier plus chic où les grandes enseignes internationales ont pignon sur rue et un peu plus loin au bout de l'avenue Trang Tien se trouve l'opéra construit en 1911. Au premier coup d'oeil nul doute que ce dernier s'est très largement inspiré du palais Garnier à Paris.  

http://nl.wikipedia.org/wiki/Vietminh

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Je profiterai du calme de ce quartier pour manger dans un resto italien à deux pas de l'opéra; ravioli gorgonzola au menu. Prix : 130.000 Dong. Je connaitrai ensuite péripéties sur péripéties lorsque je prendrai la Tràn Nhàt Duàt, large avenue parallèle au fleuve rouge pour rejoindre le pont Long Bien, long de 1682m et construit par les Français en 1902 dans un style proche de celui de Gustave Eiffel. Je n'imagine pas un seul instant qu'une simple ligne droite puisse me causer autant de soucis. La circulation est effroyable et je marche les premières centaines de mètres du mauvais côté de l'avenue, car les trottoirs disparaissent et je ne peux plus aller de l'avant. Il m'est également impossible de traverser la route sans me faire tuer, je devrai alors revenir à notre point de départ et reprends ensuite l'avenue Tràn Nhàt Duàt, mais cette fois-ci du bon côté de la route là où les trottoirs sont continus. L'air est vicié, la pollution sonore est assourdissante, des travaux me barrent régulièrement le passage et le regard des gens que je croise n'est pas très amical. Je comprends finalement que les piétons ne sont pas les bienvenus sur cette avenue et bifurque sur la gauche pour rentrer dans le quartier populaire des 36 rues situé dans la partie 'nord-est' du vieux centre historique. Quel cloaque!!! Noir de monde, les trottoirs des rues sont pris d'assaut par des 'garages et des mécanos', ça pue le mazout, la peinture, le dissolvant. Suite à toutes ces agressions répétées, je commence à avoir mal à la tête et mes nerfs sont rudement mis à vif. Je ne cesse de regretter la Thaïlande et le Laos et répète inlassablement que "j'en ai plein le cul" et que c'est la pire journée de mon voyage. 

J'arrive finalement à proximité du pont, mais la circulation et le chaos règnent dans le quartier. Il m'est impossible de prendre une photo correcte de cet ouvrage néanmoins intéressant. Du pont, je tente de revenir à proximité de l'hôtel en traversant le vieux quartier, mais j'en suis encore bien loin. Quelle souffrance, je commence à penser que je ne m'éterniserai vraisemblablement pas au Vietnam. J'arrive enfin en territoire connu vers 18h00 et passerai un peu de temps dans un cybercafé pour graver mes photos sur un DVD et irai ensuite me restaurer dans un petit resto sans prétention vers 20h00. A 21h00, j'irai chercher mes bagages à l'hôtel et prendrai un taxi jusque la gare (70000 Dong). 

J'arrive 1/4h plus tard sur place et patiente presque une heure avant de pouvoir monter dans les couchettes du train. Je comprends enfin pourquoi le billet est si bon marché ; toilettes à la turc (bonjour les odeurs) dans un seul wagon du train et matelas aussi mince qu'une feuille de papier. Je suis quasiment le seul blanc dans le train et le seul dans mon compartiment où je partagerai la nuit avec 5 autres personnes. Je dois dormir sur la couchette supérieure ce qui implique que l'espace entre mon visage et le plafond ne dépasse pas 30cm, sensation de claustrophobie assurée. Sachant que mes proches suivent régulièrement le blog, j'ai volontairement refusé de déposer des photos du compartiment afin de les ménager et de les laisser s'imaginer que leur fils, petit-fils, cousin, neveu ou ami passe un voyage merveilleux en Asie... Quelle horreur. Pourtant, j'ai tout de même réussi à dormir rendant ainsi notre voyage moins pénible. 10h de train ce n'est pas rien.

26-03-2009, 20:02:48
Mes Sincères Félicitations pour votre blog!. Très sincèrement, je le trouve hyper bien réalisé et les photos sont magnifiques!. Vous nous faites rêver sans cesse grace à ce blog. Biz à vous 2. Ton Frérot
Strappazon David
strappazon.david@hotmail.com


Hanoi : Day 36

16/03/2009:

Je pars de bon matin à la découverte des curiosités de la capitale et débute les visites par le temple de la littérature qui se trouve à l'ouest du centre historique de la ville où les rues et boulevards sont bien plus larges facilitant ainsi la circulation, la rendant encore plus insupportable à mes yeux. Il me faudra patienter presque 10 minutes pour traverser le carrefour qui me sépare du temple, incroyable! Arrivés sur place, je suis impressionné par la taille du temple de la littérature : 70x350m. Ce lieu est dédié au culte de Confucius, voir le lien  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius. Le temple, qui date de la fin du XIème siècle fut en son temps la première université du Vietnam et comprend cinq vastes cours et une longue succession de portiques (pour reprendre les termes du guide du routard). Je suis agréablement surpris par sa beauté mise en valeur par l'omniprésence de peinture laquée de couleur rouge et son architecture aux fortes influences chinoises. J'avoue également qu'il m'est agréable de visiter autre chose que les dizaines de Wats auxquels j'étais habitué ces dernières semaines. Prix de la visite 10000 Dong.   

http://nl.wikipedia.org/wiki/Confucius

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Du temple de la littérature, je marcherai un bon kilomètre pour arriver à l'esplanade faisant face au Mausolée de Hô Chi Minh où fut proclamée pour la première fois le 02/09/1945 l'indépendance temporaire du pays. Là, repose le père fondateur du Vietnam indépendant, Hô Chi Minh http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguyen_A%C3%AF_Quoc, mort en 1969 quelques années avant la complète autodétermination du pays (chute de Saigon en 1975). L'esplanade est très vaste et je remarque que des lignes blanches tracées sur le sol indiquent aux visiteurs les limites à ne pas transgresser, chose que je n'ai pas réussi à respecter me faisant immédiatement rappeler à l'ordre par les gardes militaires qui protègent l'accès au mausolée. J'adore...Je prendrai quelques photos, mais ne perdrai pas mon temps à visiter le sanctuaire.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Ho_Chi_Minh

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A proximité de l'esplanade se trouve le sinistre musée de Hô Chi Minh, édifice stalinien d'une incommensurable laideur. Je prends deux photos pour la forme. A quelques mètres de là, la jolie Pagode au pilier unique, emblème de la ville d'Hanoi, contraste pleinement avec le monstre qui lui fait face.  

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Après un léger lunch dans une gargote, je marcherai à nouveau deux kms pour me rendre à la pagode Tra'n Quôc au bord du lac de l'ouest. Située sur une petite presqu'île c'est la plus ancienne pagode de la ville et sans doute l'une des plus intéressantes. Construite initialement au VIème siècle, elle fut reconstruite au XVIIIème pour etre rénovée en 1815. Les Vietnamiens, qui la vénèrent, la surnomment "Pagode Défense de la Patrie". Contrairement au temple de la littérature, la pagode est dédiée au bouddhisme. Superbe.  

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Après la visite, je retournerai sur mes pas et me rendrai au temple Quàn Thành, temple Taoïste datant du XIIème siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme et dédié à un génie gardien du Nord dont la statue pèse 4 tonnes. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Taoisme

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Je marche à nouveau un peu plus de deux kms vers le sud et prends quelques photos de la statue de Lenin qui fait face au musée d'histoire militaire du Vietnam.   

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Pour terminer, je descendrai à nouveau vers le sud de la ville pour réserver les billets de train à destination de Lao Cai (dans le Nord du pays à la frontière Chinoise) où je prévois de réaliser un trek le long des rizières en terrasses au milieu des montagnes. A la gare, quel chemin de croix pour réserver un billet... Premièrement, il est très difficile de me faire comprendre et deuxièmement plusieurs autres 'clients' se précipitent à mon guichet pour acheter des billets alors que je sommes encore occupé à réaliser les transactions. Je m'énerve à nouveau de cette impolitesse, mais les gens ne comprennent vraisemblablement pas la raison de ma réaction et me regardent avec étonnement. Je comprendrai plus tard que c'est la règle au Vietnam, meme si vous faites la file et que votre tour arrive, vous ne serez jamais seul à un guichet, même à la banque. Bonjour la confidentialité. Prix du billet +/- 180000 Dong. train couchette LC1, ce qui est très bon marché pour 10h de trajet. On comprendra pourquoi le lendemain. 

Après cette longue journée, je rentrerai épuisé à l'hotel. J'irai ensuite manger un bout avec Pieter-Jan dans le chouette resto de la veille, nourriture toujours aussi délicieuse, soirée agréable et ensuite dodo.


Hanoi : Day 36 (Nos impressions)

16/03/2009:
 
Avant de vous commenter le programme de la journée, j'aimerais vous communiquer mes premières impressions de la capitale du Vietnam.
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Le vieux centre historique d'Hanoi est un véritable dédale de rues assez étroites où il est aisé de se perdre. Chaque rue est dédiée à une corporation bien spécifique, par exemple, mon hôtel se trouve dans celle des serruriers. Je remarque peu de voitures, mais les vélos et surtout les scooters pullulent littéralement, la circulation est cahotique, le bruit des klaxons est incessant et la pollution de l'air est affligeante. Les trottoirs quant à eux servent à tout sauf aux piétons, on y gare sa mobylette et surtout on y travaille ; soudeurs, quincaillers, cuisinières, mecaniciens s'accaparent ces espaces publics. Inutile de vous dire que pour se rendre d'un point à un autre, il est nécessaire d'alterner continuellement trottoirs et route tout en restant attentifs à la circulation pour ne pas se faire heurter par un scooter ou un pousse-pousse, c'est extrêmement épuisant à la longue.

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Pire, on vous interpelle de tous côtés : "motorbike, taxi, buy something, where are you from?" Cela se fait également dans les autres pays que je viens de visiter, mais à Hanoi les gens sont très INSISTANTS !!! Assommant.
Les premiers contacts avec la population sont souvent très rudes, toute transaction sent l'arnaque à plein nez et pour terminer les sourires sont rares contrairement au Laos et a la Thaïlande. Les gens de la rue ont un physique plus 'chinois' (yeux bridés, moins basanés que les Thaïs), ils parlent très peu l'anglais et encore moins le français. Leurs vêtements sont démodés (70'-80') et les couleurs sont ternes avec une prédominance du gris. La pauvreté est palpable et même si personne ne semble mourir de faim, on ne peut pas dire non plus que ce soit Byzance. A Hanoi on est communiste depuis l'indépendance du nord du pays en 1954. Je vous laisse imaginer le décalage...

Les drapeaux du pays, les affiches de propagande, les postes de police sont omniprésents. Impossible de ne pas se rendre compte que l'on est entourré de Cocos, ce qui n'est pas pour me plaire. Les rues sont sales et encombrées, car les habitants, qui vivent essentiellement à l'extérieur, passent une grande partie de leur temps à cracher et à y déverser leurs eaux usées.
Paradoxalement, la ville ne manque pas de charme et d'authenticité. L'influence française est encore palpable : on roule à droite, on rencontre pas mal de petits cafés fréquentés exclusivement par les autochtones, le café goûte vraiment le café, il y a des boulangeries, de larges grillages en fer ferment les commerces, de beaux arbres bordent les boulevards rectilignes et surtout les innombrables persiennes des maisons et l'architecture des bâtiments publics rappellent fortement Panam. 

Pour terminer, je dirais qu'Hanoi n'est certainement pas dénuée de charme et qu'elle recelle de nombreuses curiosités, mais il me semble totalement inconcevable d'y vivre ou bien même d'y séjourner plus de trois ou quatre jours.

Commentaires

16-03-2009, 21:17:21
prachtig reisverslag!
gefeliciteerd met jullie reisverslag! Elke etappe is mooi beschreven en de prachtige foto's spreken voor zichzelf.
Jan Milh
jan.milh@pandora.be


Hanoi : Day 35

15/03/2009:

 
C'est mon dernier jour au Laos et malgré l'enthousiasme que je porte pour le Vietnam, ma prochaine destination, je ressens une certaine tristesse à l'idée de quitter le pays.
Cependant, mon vol via Vietnam Airlines est prévu ce soir à 18h10. J' avais réservé les billets par Internet lorsque j'étais à Chiang Mai. Prix : 90£, ce qui n'est vraiment pas donné, mais l'autre alternative était de prendre un bus pour relier Vientiane à Hanoi, durée 24h ! Inimaginable.
Après le check-out, je laisse mes bagages à l'hôtel et irai pour la enième fois mettre à jour le blog au cybercafé 
Sur place, un bonze de mon age vient s'installer à côté de moi et passe son temps à photographier l'écran avec son téléphone portable. Qu'est-il entrain de faire ? Tous les ordinateurs sont séparés par une petite cloison en bois, il ne m'est donc pas possible de le découvrir, mais lorsque je me suis levé de mon siège, j'ai découvert que le bonze photographiait des femmes blanches totalement dévêtues et dans des positions très explicites. Pas très 'catholique' tout ça ! 

Vers 16h00, je prendrai un songthaew en direction du modeste aéroport international de Vientiane. Là je retrouve Pieter-Jan un touriste néerlandais avec qui j'avais déjà eu l'occasion de parler à Chiang-Khong (Day 24) ainsi que la veille lors de la guinguette au bord du Mékong. L'avion décollera un peu à l'avance et nous arriverons 45 minutes plus tard à Hanoi, quel pied quand je pense aux malheureux en train d'endurer 24h de bus.

Sur place, Pieter-Jan & moi prendrons un taxi à destination du vieux centre historique de la ville (45 minutes de trajet) où sont localisées la plupart des guesthouses d'Hanoi. Nous logerons dans un petit hôtel très bien tenu pour 16$ la nuit. Très bon rapport qualité prix. Après avoir déposé les affaires, nous irons manger au Kiti Restaurant entamant ainsi notre première expérience avec la cuisine Viet. Succulent canard à l'orange, rouleaux de printemps, riz. Je crois que je vais me régaler dans ce pays. Nous testerons également la bière locale, notamment la Hanoi Beer, qui est convenable, mais bien decevante en comparaison de la Beerlao.
De retour à l'hôtel, je saluerai Pieter-Jan avec qui j'ai passé une excellente soirée et dodo tôt.
    
 

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