11/04/2009

Saigon

Saigon, Cao Dai, Cu Chi : Day 50

30/03/2009:

Comme deux excursions m'attendent aujourd’hui je me réveille vers 06h30, petit-déjeune et réalise le check-out à l’hôtel Duc Vuong pour me rendre dans un autre hôtel du quartier (15$/nuit). Vers 08h15 un minibus viendra me chercher et fera le tour des guesthouses de la ville pour ramasser d'autres touristes. Je quitte finalement Saigon une ½ heure plus tard, la métropole est bien évidemment congestionnée, mais pas plus que Bruxelles, car, contrairement à notre capitale, la majorité des véhicules sont des deux roues. Première surprise en périphérie de Saigon, notre véhicule s’arrête sur le parking d’une coopérative où figure l’enseigne ‘handicraft’. Notre guide nous fait tous descendre sans la moindre explication, mais comme je n’ai pas payé 6$ pour voir ce genre de pompe à fric pour touristes, je refuse de jouer le jeu et ne rentrerai pas dans la boutique. Fort heureusement pour moi, le minibus redémarrera 10 minutes plus tard et roulera durant presque 2h20 en direction de la ville de Tay Ninh proche de la frontière Cambodgienne (96 kilomètres séparent Saigon de Tay Ninh).

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Vers 11H45, nous arrivons enfin au but de notre voyage, le temple-cathédrale Cao Dai  http://fr.wikipedia.org/wiki/Caoda%C3%AFsme. Au premier coup d’œil, l’édifice me semble très imposant (107m de long), mais surtout résolument kitsch. Construit entre 1933 et 1935, ce temple est issu du métissage religieux de l’art chrétien et de l’art bouddhique. Le Cao Dai est une secte militaro-religieuse fondée dans les années 1920 par un modeste fonctionnaire nommé Ngo Van Chieu. Selon le guide du routard, cet illuminé eut une révélation en 1925. Un esprit nommé Cao Dai « l’œil de dieu » lui aurait ordonné de créer une nouvelle religion unifiant les grandes philosophies religieuses d’occident et d’extrême orient. Depuis lors, la secte s’est considérablement développée et compterait un peu moins de 2.000.000 d’adeptes dans le centre et le sud du pays.

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Nous accèdons à l’intérieur de l’édifice et sommes même autorisé à assister à la messe de midi. Peu avant que ne débute la cérémonie, je remarquerai le comportement d’un touriste Japonais, ‘photographe éclairé’, qui mitraille littéralement les fidèles sans même leur demander leur avis (voir photo ci-dessous qui en dit long sur le tact de cet énergumène). Pour être franc, la visite ne présente qu’un intérêt limité. A peine une ½ heure après notre arrivée au temple, notre groupe part se restaurer avant de reprendre le minibus en direction du sud pour la seconde et dernière visite de la journée.

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Sur le trajet de Cu Chi (+/- 40km au nord de Saigon), notre guide Dong nous communiquera de nombreuses informations sur les tunnels de Cu Chi. Le lieu dispose d’un impressionnant réseau de galeries souterraines creusées à la main par le Vietcong durant la guerre contre les Américains (200km de tunnels au total). Sur place, nous aurons l’occasion de nous rendre compte de la ténacité et surtout de l’ingéniosité de ces paysans qui ont tenu en échec l’armée la plus puissante du monde. Les conditions de vie des civils et des combattants qui se cachaient dans ces tunnels étaient extrêmement éprouvantes. Le jour, les habitants de la région travaillaient la terre pour se nourrir, la nuit ils la creusaient ou livraient bataille. Ennemis invisibles et inépuisables, ces maquisards utilisaient les tunnels pour s’organiser militairement et surtout se mettre à l’abri des bombes, défoliants, napalm, largués par les B52 américains. Bien que la région de Cu Chi fut l’une des régions les plus bombardée du Vietnam, rien ne put cependant arrêter la détermination du Vietcong et des ses sympathisants, même pas la politique militaire préconisée par les USA à savoir : ‘Search and destroy’. Le plus drôle, c’est que plusieurs bases US reposaient, sans le savoir, sur ces tunnels. Les américains ont pourtant essayé de les infiltrer en y envoyant des chiens pour débusquer les maquisards, mais ces derniers subtilisaient du savon utilisé par les GI’s et s’en imprégnaient pour induire en erreur l’odorat des toutous. Après les chiens, les américains décidèrent d’envoyer des soldats d’origines hispaniques ou des sud vietnamiens dont les gabarits convenaient mieux aux très étroits tunnels de Cu Chi. A nouveau, sans succès car bon nombre d’entre-eux finirent empalés sur des tiges en bambou empoisonnées et dissimulées sous des trappes invisibles. Les techniques de guérilla utilisées par les combattants vietnamiens sont tout à fait déstabilisantes pour une armée conventionnelle, les américains en ont fait la triste expérience. Les récits, reportages et films relatifs à la guerre sont légions et décrivent tous un bourbier inextricable. En observant la jungle qui nous entoure, il ne m'est pas difficile d’imaginer le calvaire enduré par les GI’s, sans oublier d’ajouter que les moustiques y sont encore plus redoutables que le Vietcong, et ce, même en pleine journée. Quelle moiteur torride.

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La détermination et l’ingéniosité des Vietnamiens forcent mon admiration et mon respect. Sacré caractère ces Viets, qui en moins de 35 ans ont tenu en échec les Français (près de 92.000 morts sous le drapeau tricolore entre 1945 et 1954), les Américains (58.000 morts côté U.S. de 1965 à 1975), les Chinois (20.000 morts en 17 jours, 1979), destitué le régime sanguinaire des Khmers rouges et annexés le Cambodge (également en 1979). Nombre de succès militaires, mais au prix de millions de morts !!! Même si le site de Cu Chi est une attraction touristique bien rôdée, j'ai néanmoins trouvé cette visite extrêmement passionnante et conseille à toute personne se rendant au Vietnam d’y aller sans la moindre hésitation.  

Après cette longue visite, nous reprenons tous le minibus vers 16h pour retourner à Saigon. Je prendrai une douche à l'hôtel et repartirai tout de suite après retrouver Pieter-Jan, qui vient d'arriver en ville le jour même (je l'ai appris la veille via Facebook). Nous irons manger une enième fois chez Quan Ngon et terminons la soirée dans un bar de Bui Vien. Incroyable, j'ai rencontré ce 'toffe gozer' pour la première fois il y a un peu mois d'un mois au nord de la Thaïlande, l'ai croisé durant la Mekong party de Vientiane au Laos, pris l'avion ensemble le lendemain de Vientiane jusque Hanoi, passé deux soirées dans la même ville pour le retrouver enfin à Saigon. Je n'ose calculer le nombre de kilomètres qui séparent toutes ces villes et pourtant quel hasard de le retrouver à chaque fois !  

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 Saigon : Day 49

29/03/2009:

Aujourd'hui, c'est dimanche. A vrai dire, dimanche, lundi, jeudi...tout cela ne veut plus dire grand chose pour moi. Je profite néanmoins du prétexte du repos dominical pour faire la grasse matinée. Vers 13h30, j'irai grignoter un bol de nouilles dans une gargote de Bui Vien. J'irai ensuite passer une heure de mon temps à dénicher les perles rares parmis les centaines de répliques d'affiches de propagande de la galerie Propaganda. Je me déciderai finalement et achèterai trois exemplaires (27$ p.affiche). J'irai déposer les achats à l'hôtel et prendrai tout de suite après un taxi (80,000 Dong) pour me rendre dans le quartier de Tan Binh à l'ouest de la ville pour visiter la pagode Giac Lam, la plus ancienne de Saigon (1744). 7 Km plus tard, le taxi arrive sur place et je remarque bien vite que je serai le seul visiteur occidental et pratiquement le seul visiteur tout court ! Quel bonheur. Peu intéressante de l'extérieur, la pagode nous éblouit par sa riche décoration intérieure et la magie qui y règne. Difficile de retranscrire mes 'sensations', mais l'obscurité relative du lieu et les chants des bonzes m'ont littéralement envoûté. Sur place, je découvre des autels funéraires, un riche mobilier, de magnifiques statues de bouddha et des photos d'originaux moines en robe à damiers noir & blanc.

Petite information, je rappelle tout de même que la deuxième photo ci-dessous n'est pas une provocation de ma part. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n'éprouve aucune sympathie pour le IIIème Reich et si vous y regardez de plus près, vous constaterez très vite que le croix gammée "nazi" diffère sensiblement du Svastika, qui est un symbôle religieux commun à l'hindouisme et au bouddhisme (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika ). 

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Après la visite de la pagode, je reprendrai un taxi en direction de Cholon où vivent un 1/2 million de viets d'origines chinoises. Cholon fut jadis le quartier de la luxure et du vice ; fumerie d'opium et commerces en tout genre. Aujourd'hui, après presque 35 ans de communisme, Cholon est un Chinatown comme les autres, c'est-à-dire bondé de monde, sale, pollué et rempli de bric à brac made in China. Pour être franc, je me suis tellement senti mal à l'aise que j' ai repris un autre taxi en direction de l'hôtel juste après que le premier m'ait déposé. Je n'ai donc pas de photos à vous montrer, mais croyez-moi, vous n'avez rien perdu !    

http://www.youtube.com/watch?v=PfuxJ0mzQ7A

Vers 20h30, je retournerai manger chez Mumtaz (le resto indien de la veille) et irai boire ensuite quelques bières Larue sur la terrasse supérieure du Go-Go Bar (rien à voir avec les gogo bars de Bangkok). Dodo vers 02h00.


Saigon : Day 48

28/03/2009:

Je sors enfin vers 11h00 après avoir changé de chambre (dorénavant 22$/nuit), mais je reste néanmoins dans le même hôtel. Je découvre en premier lieu la célèbre rue Bui Vien "quartier routard" où se trouve mon hôtel. Le guide du routard la compare à Khao San Road (voir Bangkok Day 2), mais je préfére largement Bui Vien, qui est nettement moins dénaturée et surexploitée que Khao San Road.

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Ensuite, je marcherai environ trois km en direction de l'avenue Nguyen Hué qui s'apparente quelque peu aux Champs Elysées, mais version "extrême orient". C'est l'avenue chic de Saigon, les enseignes internationales y sont nombreuses et contrastent violemment avec les quelques rares affiches à la gloire du parti. Un peu partout dans la ville, je constate très vite que l'esprit d'entreprise et le sens du commerce sont indiscutablement plus développés à Saigon qu'à Hanoi. Un large fossé sépare les deux métropoles à tel point que l'on pourrait se demander si l'on est toujours bien dans le même pays.

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Je prendrai quelques photos du siège du comité populaire, bâtiment construit par les Français entre 1900 et 1908 et qui fut à l'époque jugé peu esthétique par ses contemporains. Sans pour autant me ravir, je ne partage pas non plus l'avis des critiques. Juste en face de l'édifice, trône une élégante statue de l'oncle Ho 'Ho Chi Minh'.  

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Tout de suite après, je prendrai la direction de la cathédrale Notre-Dame, datant également de l'époque coloniale et construite entre 1877 et 1880 dans un style très "France profonde" pour reprendre les termes du guide du routard. Le monument est moche et sans intérêt, mais pourtant tellement exotique au Vietnam.

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Peu après, je traverserai la route pour me rendre à la poste centrale de la ville, qui ressemble à s'y méprendre à une gare. Construite entre 1886 et 1891, elle peut se vanter de disposer d'une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. C'est indéniablement le plus beau bâtiment colonial de la ville. J'y flânerai longuement et prendrai de nombreuses photos.

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Il est déjà plus de 14h30, les crocs se font sentir et je tombe par hasard sur un restaurant Quan Ngon (voir commentaires Hanoi) et irai manger quelques escargots accompagnés de sauce au gingembre et à la citronnelle, du porc grillé et des nouilles, quelques boulettes de boeuf cuites au bouillon, une salade de papaye verte garnies de très fines tranches de boeuf séché. Je quitte le resto une bonne heure plus tard et longe peu de temps après le palais de la réunification mondialement rendu célèbre le 30/04/1975 lorsqu'un char nord-vietnamien enfonça les grilles du palais marquant ainsi la chute du gouvernement sud-vietnamien, la magistrale débacle des Américains et surtout la fin de la guerre, qui a duré 30 longues années (1945-1975, guerre initiée par le Vietminh contre les Français). Je veux prendre quelques photos, mais impossible avec les grilles qui entourent le bâtiment sauf si je m'acquitte du droit d'entrée de 15000 Dong. Comme je veux absolument terminer la journée par la visite du musée des vestiges de la guerre avant sa fermeture (17h00), je n'aurai pas ma photo ! Dommage, mais je vous annexe deux photos d'archives (la seconde a été prise du toît de l'ambassade US). Les plus de 40 ans s'en souviendront.

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http://www.youtube.com/watch?v=zh90n7Hb-VQ

Vers 16h00, j'arrive finalement au musée des vestiges de la guerre, qui malgré un total manque de partialité et une propagande ostentatoire en faveur du Vietcong, n'en est pas moins initéressant. Pour preuve, le précédent nom du musée était "le musée des crimes de guerre américains". Des trophées de guerre dérobés aux yankees trônent sur l'esplanade faisant face au musée ; hélicoptères, avions, chars, mitrailleuses. Dans les bâtiments, je parcours diverses salles ; l'une est dédiée aux poignantes photos de guerre prises par des photographes/journalistes tombés durant les combats (plus de 100 au total dont de nombreux Français, Américains, Japonais, Allemands...). Certains clichés sont encore présents dans l'esprit collectif, même pour moi qui suis né après la fin de la guerre. Le choc des images ! Une autre salle présente les dizaines d'affiches de soutien publiées de par le monde qui défendaient la cause du peuple vietnamien ou fustigeaient l'impérialisme américain. Une dernière salle relate les sévices endurés par la population civile ; photos de blessés, mutilés, malformations des enfants suite à l'utilisation massive de défoliants et j'en passe. C'est sans aucun doute la plus terrible de toute. Il m'est difficile de rester insensible à ces horreurs et je vous invite à consulter le tableau comparatif ci-dessous. Inutile de vous en dire plus.

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Vers 17h00, je retourne à pied à l'hôtel. Sur place, je consulterai mes mails, prendrai une bonne douche et irai manger tout de suite après chez Mumtaz, un restaurant indien qui se trouve près de l'hôtel sur la rue Bui Vien. Pour moi, manger indien c'est toujours un évènement tout comme les gosses qui ont droit à leur 'Magic Box' mensuelle chez Quick, bref c'est la fête ! Je commanderai 1/2 poulet tandoori, du Nan (pain), du raïta http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16291. Même si le poulet n'était pas à la hauteur de mes espérances, je persiste à dire que la cuisine indienne est de loin celle que je préfère. Après le repas, je téléphonerai à ma mère, mon père, mes grands-parents et à mon filleul pour son anniversaire (en retard bien évidemment). Quel bonheur de les entendre. Pour terminer, je retournerai squatter un pc de l'hôtel pour updater le blog jusque 23h30.


Saigon : Day 47

27/03/2009:
 
C'est mon dernier jour à Hoi An. Comme le check-out a lieu à 11h30, je tarde un maximum dans ma chambre d'autant plus que le vol pour Saigon n'est prévu qu'à 21h et le taxi ne viendra pas me chercher avant 18h30. Lorsque je sors enfin de la chambre, je déposerai mes bagages à la réception de l'hôtel et irai manger à quelques encablures de là
. Ensuite, un peu d'Internet. Je suis agréablement surpris de constater que le nombre de visites sur le blog augmente de jour en jour. Presque 2000 visites au total, ce qui est peu et beaucoup à la fois, mais je suis extrêmement ravi.

Vers 14h30, je me rendrai à l'orphelinat de la ville où la KIANH Foundation http://www.kianh.org.uk/ est active depuis 2002. J'ai reçu plusieurs prospectus de cette association lors de mon séjour à Hoi An et notre guide encourage les routards à s'y rendre pour réaliser divers dons, du bénévolat ou ne serait-ce même que pour nous sensibiliser aux pénibles conditions de vie des orphelins au Vietnam. Sur place, j'éprouve un certain malaise à la vue des enfants souffrant des handicaps les plus lourds. La malformation craniènne de la petite fille qui se trouve à quelques centimètres de moi m'interpelle fortement. Mes sentiments sont doubles, ils oscillent entre compassion et répulsion, mon visage est blême. Sur place, je rencontre également deux bénévoles occidentaux dont une hollandaise avec qui je discuterai quelque peu. Elle me dira qu'elle y travaille depuis un mois et que l'encadrement des enfants s'est sensiblement amélioré depuis l'arrivée de la fondation Kianh. Autrefois, tous les enfants handicapés (presque la moitié des pensionnaires de l'orphelinat) ne quittaient jamais leur lit, livrés à eux-mêmes. Dorénavant, des kinés, orthopédistes, pédiatres, bénévoles occidentaux y séjournent régulièrement. Le financement du projet par les touristes et les particuliers permet de former le personnel local et d'offrir un cadre de vie plus agréable aux enfants. On nous informe que le 'coût' d'un enfant par jour est de 10,000 Dong, soit un peu moins de 0.50 d'euros.  

Ce qui me révolte le plus, n'est pourtant pas le manque flagrant de moyens, mais le nombre impressionnant de malformations des nourrissons dans certaines régions du Vietnam. Nul doute que l'utilisation massive de défoliants, de napalm et surtout d'agent orange (liquide à base de dioxine) par l'armée américaine y est pour quelque chose. Selon mon guide, 72.000.000 de litres de produits chimiques ont été déversés durant la guerre sur les trois pays de l'ex Indochine et plus particulièrement sur le centre et le sud du Vietnam. Entre 2.000.000 et 4.000.000 de personnes ont été affectées par ces substances provoquant aujourd'hui encore de nombreux cancers et malformations génétiques. Scandaleux.

Juste avant mon départ, je distribuerai quelques paquets de crayons à l'attention des enfants valides et déposerai un peu d'argent dans l'urne. Expérience très confrontante, je resterai bien pensif les deux heures qui suivront la visite. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Agent_Orange

Vers 18h30, le taxi viendra me chercher et roulera à tombeau ouvert jusque Danang. Quel soulagement d'arriver sain et sauf à l'aéroport. 20h45, on nous signale que le vol est retardé de 45 minutes. Comme je devais arriver très tard à Saigon (le retard de l'avion n'arrangera rien), j'avais réservé la veille une chambre dans le quartier routard de Pham Ngu Lao. Prix 27$, sans doute la chambre plus chère depuis Luang Prabang (voir Day 27). 21h45 l'avion décolle et nous arrivons 1h plus tard à Saigon. Après avoir réceptionné mes bagages, je prendrai un taxi (100,000 Dong) jusqu'à l'hôtel. Accueil très agréable, notre chambre bien que de petite taille est très confortable. Comme je ne trouve pas le sommeil, je regarde avec délectation "la cuisine au beurre" avec Fernandel et Bourvil sur TV5.

 

 

15/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 37

17/03/2009:

Pieter-Jan est parti ce matin même pour la Baie d'Along, je choisis la direction inverse en prenant le train de 22h00 pour Lao Cai (Sapa). Etrangement, toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mon voyage étaient très déçues par le site de la Baie d'Along, qui reste néanmoins l'attraction principale du Vietnam. Mon guide la décrit même comme la huitième merveille du monde. Pour la première fois du voyage je suis confronté à un petit dilemne. Soit j'y vais peu importe que la baie puisse être une grosse attraction touristique bien rôdée où l'on entasse sur des bateaux les milliers de touristes qui arrivent quotidiennement, sans compter que le climat dans cette région est très capricieux, pluies et brouillards sont la plupart du temps au rendez-vous, soit je laisse tomber et privilégie une autre destination.
Autre petit problème, je dois rejoindre Julien et sa compagne à Angkor (nord-ouest du Cambodge) en date du 11/04, je ne peux donc pas trop m'éterniser au Nord du pays. Je devrai jouer serré.   

 
En ce qui concerne Sapa, par contre, les avis sont unanimes. Les qualificatifs ne manquent pas et mes interlocuteurs en gardent un souvenir mémorable. Bref, tout le monde me conseille vivement de m'y rendre bien que je n'avais pas prévu cette destination lors de l'élaboration du 'circuit'. J'opterai donc pour Sapa et reporterai la Baie d'Along à plus tard.

Je réaliserai le check-out à l'hôtel vers midi, laisserai mes bagages à la réception et irai passer ma dernière journée à Hanoi. Aujourd'hui, je resterai dans le vieux centre historique et débuterai ma journée par le lac Hoan Kiem afin de visiter le petit temple Ngoc Son datant du XVème siècle et dédié au confucianisme et au taoïsme. Je traverserai un romantique pont en bois rouge pour y accéder. 

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Au sud-est du lac, je découvre un quartier plus chic où les grandes enseignes internationales ont pignon sur rue et un peu plus loin au bout de l'avenue Trang Tien se trouve l'opéra construit en 1911. Au premier coup d'oeil nul doute que ce dernier s'est très largement inspiré du palais Garnier à Paris.  

http://nl.wikipedia.org/wiki/Vietminh

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Je profiterai du calme de ce quartier pour manger dans un resto italien à deux pas de l'opéra; ravioli gorgonzola au menu. Prix : 130.000 Dong. Je connaitrai ensuite péripéties sur péripéties lorsque je prendrai la Tràn Nhàt Duàt, large avenue parallèle au fleuve rouge pour rejoindre le pont Long Bien, long de 1682m et construit par les Français en 1902 dans un style proche de celui de Gustave Eiffel. Je n'imagine pas un seul instant qu'une simple ligne droite puisse me causer autant de soucis. La circulation est effroyable et je marche les premières centaines de mètres du mauvais côté de l'avenue, car les trottoirs disparaissent et je ne peux plus aller de l'avant. Il m'est également impossible de traverser la route sans me faire tuer, je devrai alors revenir à notre point de départ et reprends ensuite l'avenue Tràn Nhàt Duàt, mais cette fois-ci du bon côté de la route là où les trottoirs sont continus. L'air est vicié, la pollution sonore est assourdissante, des travaux me barrent régulièrement le passage et le regard des gens que je croise n'est pas très amical. Je comprends finalement que les piétons ne sont pas les bienvenus sur cette avenue et bifurque sur la gauche pour rentrer dans le quartier populaire des 36 rues situé dans la partie 'nord-est' du vieux centre historique. Quel cloaque!!! Noir de monde, les trottoirs des rues sont pris d'assaut par des 'garages et des mécanos', ça pue le mazout, la peinture, le dissolvant. Suite à toutes ces agressions répétées, je commence à avoir mal à la tête et mes nerfs sont rudement mis à vif. Je ne cesse de regretter la Thaïlande et le Laos et répète inlassablement que "j'en ai plein le cul" et que c'est la pire journée de mon voyage. 

J'arrive finalement à proximité du pont, mais la circulation et le chaos règnent dans le quartier. Il m'est impossible de prendre une photo correcte de cet ouvrage néanmoins intéressant. Du pont, je tente de revenir à proximité de l'hôtel en traversant le vieux quartier, mais j'en suis encore bien loin. Quelle souffrance, je commence à penser que je ne m'éterniserai vraisemblablement pas au Vietnam. J'arrive enfin en territoire connu vers 18h00 et passerai un peu de temps dans un cybercafé pour graver mes photos sur un DVD et irai ensuite me restaurer dans un petit resto sans prétention vers 20h00. A 21h00, j'irai chercher mes bagages à l'hôtel et prendrai un taxi jusque la gare (70000 Dong). 

J'arrive 1/4h plus tard sur place et patiente presque une heure avant de pouvoir monter dans les couchettes du train. Je comprends enfin pourquoi le billet est si bon marché ; toilettes à la turc (bonjour les odeurs) dans un seul wagon du train et matelas aussi mince qu'une feuille de papier. Je suis quasiment le seul blanc dans le train et le seul dans mon compartiment où je partagerai la nuit avec 5 autres personnes. Je dois dormir sur la couchette supérieure ce qui implique que l'espace entre mon visage et le plafond ne dépasse pas 30cm, sensation de claustrophobie assurée. Sachant que mes proches suivent régulièrement le blog, j'ai volontairement refusé de déposer des photos du compartiment afin de les ménager et de les laisser s'imaginer que leur fils, petit-fils, cousin, neveu ou ami passe un voyage merveilleux en Asie... Quelle horreur. Pourtant, j'ai tout de même réussi à dormir rendant ainsi notre voyage moins pénible. 10h de train ce n'est pas rien.

26-03-2009, 20:02:48
Mes Sincères Félicitations pour votre blog!. Très sincèrement, je le trouve hyper bien réalisé et les photos sont magnifiques!. Vous nous faites rêver sans cesse grace à ce blog. Biz à vous 2. Ton Frérot
Strappazon David
strappazon.david@hotmail.com


Hanoi : Day 36

16/03/2009:

Je pars de bon matin à la découverte des curiosités de la capitale et débute les visites par le temple de la littérature qui se trouve à l'ouest du centre historique de la ville où les rues et boulevards sont bien plus larges facilitant ainsi la circulation, la rendant encore plus insupportable à mes yeux. Il me faudra patienter presque 10 minutes pour traverser le carrefour qui me sépare du temple, incroyable! Arrivés sur place, je suis impressionné par la taille du temple de la littérature : 70x350m. Ce lieu est dédié au culte de Confucius, voir le lien  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius. Le temple, qui date de la fin du XIème siècle fut en son temps la première université du Vietnam et comprend cinq vastes cours et une longue succession de portiques (pour reprendre les termes du guide du routard). Je suis agréablement surpris par sa beauté mise en valeur par l'omniprésence de peinture laquée de couleur rouge et son architecture aux fortes influences chinoises. J'avoue également qu'il m'est agréable de visiter autre chose que les dizaines de Wats auxquels j'étais habitué ces dernières semaines. Prix de la visite 10000 Dong.   

http://nl.wikipedia.org/wiki/Confucius

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Du temple de la littérature, je marcherai un bon kilomètre pour arriver à l'esplanade faisant face au Mausolée de Hô Chi Minh où fut proclamée pour la première fois le 02/09/1945 l'indépendance temporaire du pays. Là, repose le père fondateur du Vietnam indépendant, Hô Chi Minh http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguyen_A%C3%AF_Quoc, mort en 1969 quelques années avant la complète autodétermination du pays (chute de Saigon en 1975). L'esplanade est très vaste et je remarque que des lignes blanches tracées sur le sol indiquent aux visiteurs les limites à ne pas transgresser, chose que je n'ai pas réussi à respecter me faisant immédiatement rappeler à l'ordre par les gardes militaires qui protègent l'accès au mausolée. J'adore...Je prendrai quelques photos, mais ne perdrai pas mon temps à visiter le sanctuaire.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Ho_Chi_Minh

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A proximité de l'esplanade se trouve le sinistre musée de Hô Chi Minh, édifice stalinien d'une incommensurable laideur. Je prends deux photos pour la forme. A quelques mètres de là, la jolie Pagode au pilier unique, emblème de la ville d'Hanoi, contraste pleinement avec le monstre qui lui fait face.  

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Après un léger lunch dans une gargote, je marcherai à nouveau deux kms pour me rendre à la pagode Tra'n Quôc au bord du lac de l'ouest. Située sur une petite presqu'île c'est la plus ancienne pagode de la ville et sans doute l'une des plus intéressantes. Construite initialement au VIème siècle, elle fut reconstruite au XVIIIème pour etre rénovée en 1815. Les Vietnamiens, qui la vénèrent, la surnomment "Pagode Défense de la Patrie". Contrairement au temple de la littérature, la pagode est dédiée au bouddhisme. Superbe.  

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Après la visite, je retournerai sur mes pas et me rendrai au temple Quàn Thành, temple Taoïste datant du XIIème siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme et dédié à un génie gardien du Nord dont la statue pèse 4 tonnes. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Taoisme

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Je marche à nouveau un peu plus de deux kms vers le sud et prends quelques photos de la statue de Lenin qui fait face au musée d'histoire militaire du Vietnam.   

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Pour terminer, je descendrai à nouveau vers le sud de la ville pour réserver les billets de train à destination de Lao Cai (dans le Nord du pays à la frontière Chinoise) où je prévois de réaliser un trek le long des rizières en terrasses au milieu des montagnes. A la gare, quel chemin de croix pour réserver un billet... Premièrement, il est très difficile de me faire comprendre et deuxièmement plusieurs autres 'clients' se précipitent à mon guichet pour acheter des billets alors que je sommes encore occupé à réaliser les transactions. Je m'énerve à nouveau de cette impolitesse, mais les gens ne comprennent vraisemblablement pas la raison de ma réaction et me regardent avec étonnement. Je comprendrai plus tard que c'est la règle au Vietnam, meme si vous faites la file et que votre tour arrive, vous ne serez jamais seul à un guichet, même à la banque. Bonjour la confidentialité. Prix du billet +/- 180000 Dong. train couchette LC1, ce qui est très bon marché pour 10h de trajet. On comprendra pourquoi le lendemain. 

Après cette longue journée, je rentrerai épuisé à l'hotel. J'irai ensuite manger un bout avec Pieter-Jan dans le chouette resto de la veille, nourriture toujours aussi délicieuse, soirée agréable et ensuite dodo.


Hanoi : Day 36 (Nos impressions)

16/03/2009:
 
Avant de vous commenter le programme de la journée, j'aimerais vous communiquer mes premières impressions de la capitale du Vietnam.
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Le vieux centre historique d'Hanoi est un véritable dédale de rues assez étroites où il est aisé de se perdre. Chaque rue est dédiée à une corporation bien spécifique, par exemple, mon hôtel se trouve dans celle des serruriers. Je remarque peu de voitures, mais les vélos et surtout les scooters pullulent littéralement, la circulation est cahotique, le bruit des klaxons est incessant et la pollution de l'air est affligeante. Les trottoirs quant à eux servent à tout sauf aux piétons, on y gare sa mobylette et surtout on y travaille ; soudeurs, quincaillers, cuisinières, mecaniciens s'accaparent ces espaces publics. Inutile de vous dire que pour se rendre d'un point à un autre, il est nécessaire d'alterner continuellement trottoirs et route tout en restant attentifs à la circulation pour ne pas se faire heurter par un scooter ou un pousse-pousse, c'est extrêmement épuisant à la longue.

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Pire, on vous interpelle de tous côtés : "motorbike, taxi, buy something, where are you from?" Cela se fait également dans les autres pays que je viens de visiter, mais à Hanoi les gens sont très INSISTANTS !!! Assommant.
Les premiers contacts avec la population sont souvent très rudes, toute transaction sent l'arnaque à plein nez et pour terminer les sourires sont rares contrairement au Laos et a la Thaïlande. Les gens de la rue ont un physique plus 'chinois' (yeux bridés, moins basanés que les Thaïs), ils parlent très peu l'anglais et encore moins le français. Leurs vêtements sont démodés (70'-80') et les couleurs sont ternes avec une prédominance du gris. La pauvreté est palpable et même si personne ne semble mourir de faim, on ne peut pas dire non plus que ce soit Byzance. A Hanoi on est communiste depuis l'indépendance du nord du pays en 1954. Je vous laisse imaginer le décalage...

Les drapeaux du pays, les affiches de propagande, les postes de police sont omniprésents. Impossible de ne pas se rendre compte que l'on est entourré de Cocos, ce qui n'est pas pour me plaire. Les rues sont sales et encombrées, car les habitants, qui vivent essentiellement à l'extérieur, passent une grande partie de leur temps à cracher et à y déverser leurs eaux usées.
Paradoxalement, la ville ne manque pas de charme et d'authenticité. L'influence française est encore palpable : on roule à droite, on rencontre pas mal de petits cafés fréquentés exclusivement par les autochtones, le café goûte vraiment le café, il y a des boulangeries, de larges grillages en fer ferment les commerces, de beaux arbres bordent les boulevards rectilignes et surtout les innombrables persiennes des maisons et l'architecture des bâtiments publics rappellent fortement Panam. 

Pour terminer, je dirais qu'Hanoi n'est certainement pas dénuée de charme et qu'elle recelle de nombreuses curiosités, mais il me semble totalement inconcevable d'y vivre ou bien même d'y séjourner plus de trois ou quatre jours.

Commentaires

16-03-2009, 21:17:21
prachtig reisverslag!
gefeliciteerd met jullie reisverslag! Elke etappe is mooi beschreven en de prachtige foto's spreken voor zichzelf.
Jan Milh
jan.milh@pandora.be


Hanoi : Day 35

15/03/2009:

 
C'est mon dernier jour au Laos et malgré l'enthousiasme que je porte pour le Vietnam, ma prochaine destination, je ressens une certaine tristesse à l'idée de quitter le pays.
Cependant, mon vol via Vietnam Airlines est prévu ce soir à 18h10. J' avais réservé les billets par Internet lorsque j'étais à Chiang Mai. Prix : 90£, ce qui n'est vraiment pas donné, mais l'autre alternative était de prendre un bus pour relier Vientiane à Hanoi, durée 24h ! Inimaginable.
Après le check-out, je laisse mes bagages à l'hôtel et irai pour la enième fois mettre à jour le blog au cybercafé 
Sur place, un bonze de mon age vient s'installer à côté de moi et passe son temps à photographier l'écran avec son téléphone portable. Qu'est-il entrain de faire ? Tous les ordinateurs sont séparés par une petite cloison en bois, il ne m'est donc pas possible de le découvrir, mais lorsque je me suis levé de mon siège, j'ai découvert que le bonze photographiait des femmes blanches totalement dévêtues et dans des positions très explicites. Pas très 'catholique' tout ça ! 

Vers 16h00, je prendrai un songthaew en direction du modeste aéroport international de Vientiane. Là je retrouve Pieter-Jan un touriste néerlandais avec qui j'avais déjà eu l'occasion de parler à Chiang-Khong (Day 24) ainsi que la veille lors de la guinguette au bord du Mékong. L'avion décollera un peu à l'avance et nous arriverons 45 minutes plus tard à Hanoi, quel pied quand je pense aux malheureux en train d'endurer 24h de bus.

Sur place, Pieter-Jan & moi prendrons un taxi à destination du vieux centre historique de la ville (45 minutes de trajet) où sont localisées la plupart des guesthouses d'Hanoi. Nous logerons dans un petit hôtel très bien tenu pour 16$ la nuit. Très bon rapport qualité prix. Après avoir déposé les affaires, nous irons manger au Kiti Restaurant entamant ainsi notre première expérience avec la cuisine Viet. Succulent canard à l'orange, rouleaux de printemps, riz. Je crois que je vais me régaler dans ce pays. Nous testerons également la bière locale, notamment la Hanoi Beer, qui est convenable, mais bien decevante en comparaison de la Beerlao.
De retour à l'hôtel, je saluerai Pieter-Jan avec qui j'ai passé une excellente soirée et dodo tôt.
    
 

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