07/07/2009

Nature : les réserves, les parcs

Botanic Gardens :

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Botanic Gardens (18)

Botanic Gardens (21)

Botanic Gardens (36)


Bukit Timah & Macritchie trail :

 

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Chinese Garden :

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Sungei Buloh Wetland Reserve :

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14/04/2009

Mekong Delta

Mekong Delta : Day 53

02/04/2009:

Je sors péniblement du lit à 05h30, prends une bonne douche et prépare mes affaires. Je descends à la réception vers 07h00 pour le check-out, mais pas le temps de petit-déjeuner, car le guide nous presse déjà de charger nos bagages dans un tuk-tuk. Nous, c'est-à-dire Kim un coréen, Matt un britannique et une jeune fille assez antipathique dont je ne connais pas l’origine, marchons dix minutes en direction du quai où nous attendent notre bateau ainsi que nos bagages. Après avoir embarqué sur le bateau, nous naviguons une grosse ½ heure avant de nous arrêter une première fois à une ferme piscicole. 1/4 heure plus tard, nous naviguerons à nouveau pendant dix minutes pour nous rendre un peu plus tard sur l’île Con Tien où nous visiterons un village ‘Cham’, minorité musulmane vivant dans le delta du Mékong, mais également de l’autre côté de la frontière.

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Nous reprenons ensuite le bateau vers 09h00 et suis heureux d’apprendre qu’il n’y a plus de visite ‘ringarde’ prévue au programme. Nous quittons alors le Mékong et naviguons sur un de ses affluents où, tout comme au Laos, des dizaines d’enfants, mais aussi des adultes nous saluent avec beaucoup d’enthousiasme. Cela fait du bien de voir à nouveau des gens qui sourient généreusement, car ce fut rarement le cas durant mon séjour au Vietnam. Bien que ce pays ait énormément à offrir aux voyageurs, j'avoue tout de même que je ne quitte pas le Vietnam avec un pincement au cœur, bien au contraire. Je ressens plutôt une profonde envie de découvrir le Cambodge, qui est, parait-il, le vrai pays du sourire.

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Peu après 11h00, nous atteignons enfin le poste frontière. Notre guide collecte nos passeports et s’occupera des formalités pour quitter le territoire, mais surtout pour l’obtention de l’indispensable Visa cambodgien (prix : 20$). Pendant ce temps, je mangerai un petit encas, car mon estomac est bien vide depuis ce matin. Nous devrons pratiquement patienter deux heures avant que le guide ne soit de retour. Les formalités ne s’arrêtent pourtant pas là, nous devons ensuite nous rendre en bateau au poste frontière cambodgien où l’on tamponnera au moins à cinq reprises notre passeport. Nous remontons une énième fois sur le bateau en direction de Neak Luong (Cambodge) et arrivons finalement sur place vers 17h00. Là, nous rejoignons la terre ferme et chargeons nos bagages dans un minibus, qui se rend à Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

Nous atteignons finalement Phnom Penh vers 18h30. Kim et moi prenons un tuk-tuk en direction du lac Kak, le quartier routard de la capitale. Arrivés sur place, nous remarquons vite l’atmosphère bohème du lieu et sommes aussitôt assaillis par des vendeurs de marijuana et surtout par les rabatteurs travaillant pour les guesthouses. Nous ne ressentons cependant pas d’agressivité ou d’acharnement de leur part lorsque nous refusons leurs services. Nous atterrissons un peu par hasard à la lakeside Number 10 Guesthouse où nous prendrons chacun une chambre à 4$/nuit. A ce prix là, je vous laisse imaginer le confort rudimentaire ; chambre étroite, eau froide et ventilateur inefficace. 

Après avoir désposé mes affaires dans le chambre, je négocierai avec Andtree, le tuk-tuk driver pour qu’il me conduise le lendemain à travers la ville. Il m'est impossible de tout faire à pied, car les principales curiosités sont assez éloignées les unes des autres et surtout je n'ai qu'une seule journée à consacrer à la ville. Prix final : 12$ de 09h à 18h. Comme Kim accepte de m'accompagner, je partagerai avec lui le prix de la course.

Après avoir déposé nos affaires dans nos chambres respectives, nous irons manger tous les deux dans un petit resto situé dans la rue de l’hôtel. Impossible d’aller plus loin, car une pluie torrentielle s’abat actuellement sur la ville. Elle sera pourtant de courte durée

Je regagnerai ensuite ma modeste chambre vers 10h00 et tomberai rapidement endormi malgré la chaleur suffocante.


Mekong Delta (Chaudoc) : Day 52

01/04/2009:

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Je me réveillons vers 07h00 et petit-déjeune peu après. Une 1/2 heure plus tard, je rejoindrai le groupe et marcherons en direction du quai d'embarquement pour prendre le bateau qui nous mènera au marché flottant de Caï Rang, le plus grand marché flottant de grossistes du Delta du Mékong. Pour les habitants de cette région, les neufs bras du fleuve sont les vraies routes du Delta. Même si depuis quelques années, de nouvelles routes et surtout de nombreux ponts flambant neufs permettent aux marchandises de circuler plus aisément par camion, les marchés fluviaux maintiennent néanmoins une certaine tradition et ravissent toujours autant la curiosité des touristes. Sur le Mékong, nous croisons une multitude de bateaux de différentes tailles, qui circulent en grand nombre et se regroupent à certains points stratégiques. Les commerçants attachent un échantillon de leur marchandise sur un long pic en bois attenant au bateau ; un ananas, une noix de coco, une courge etc. De la sorte, les candidats acheteurs savent exactement où se rendre pour entamer leurs transactions.

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Après le marché flottant, nous irons visiter un autre marché proche du premier, mais cette fois-ci sur la terre ferme. Rien de particulier à mentionner à son sujet, sauf la découverte un peu par hasard d’un petit temple dont les très belles fresques murales ont attiré mon attention. 

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Nous reprendrons ensuite le bateau et serons amenés quelques minutes plus tard à regagner une seconde fois la terre ferme pour la visite d’une fabrique de nouilles. Bien que je ne puisse totalement nier l’intérêt de ce genre de visites, je dois avouer que cela n’éveille pas ma curiosité. Je préfère passer mon temps à photographier les porcelets et les énormes truies qui batifolent gaiement dans la boue de la ferme attenante à la fabrique.

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Après cette rapide visite, nous reprendrons une dernière fois le bateau pour retourner vers la ville de Can Tho et traverserons une seconde fois le marché de Caï Rang. A notre arrivée en ville, nous irons déjeuner dans un petit resto. Je remarque qu’il est possible d’y manger du rat, de l’anguille et du serpent d’eau présenté dans un aquarium (voir photo). J’hésite quelques instants, mais choisis finalement de l’anguille. Je dois avouer que j’ai manqué de courage pour goûter du rat.

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Après le lunch, nous montons à bord d'un minibus qui doit nous amener à Chaudoc et fais la connaissance de Linda et Alex, un sympathique couple de compatriotes de la région d’Overijse. A ce sujet, j'aimerais indiquer que je n’ai pratiquement pas rencontré de Belges depuis le début du voyage. Certains pourraient rétorquer que la population de notre plat pays est somme toute restreinte en comparaison de l’Allemagne ou de la France, ce qui est vrai, mais comment expliquer que j'ai rencontré énormément de Suédois ou de Hollandais, et ce, dans tous les pays que j'ai traversé ? Sans vouloir être déplaisant envers nos compatriotes, je déplore quelque peu leur côté casanier et peu aventureux. Ces observations valent également pour mes précédents voyages en Asie et franchement, les rares Belges que j’ai pu y rencontrer étaient, jusqu’à présent, tous néerlandophones. Francophones, réveillez-vous !

Sur le chemin, nous ferons une petite halte dans une ferme d'élevage de crocodiles. Halte inutile, car peu instructive.

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Nous reprendrons la route juste après et nous arrêterons une seconde fois à 6 km de Chaudoc pour la dernière visite de la journée à savoir le mont Sam et la pagode Chua Hang. Au sommet du mont nous pouvons apercevoir les rizières cambodgiennes, qui se trouvent à moins de deux kilomètres de là.

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Nous arriverons à notre hôtel en fin d’après-midi et suis soulagé de trouver une chambre un peu moins ‘taudis’ que la veille. Après une bonne douche et un peu de repos, je retrouverai Linda et Alex vers 19h00 et partons manger un bout tous ensemble. Par manque de choix, nous irons nous restaurer dans le seul hôtel ‘chic’ de Chaudoc. En entrée, ce sera des raviolis farcis au crabe, le plat consistant, du canard. Nourriture correcte, mais loin d’être exceptionnelle. L’addition est quant à elle totalement indigeste : 400.000 Dong (+/-17€). Après cette agréable soirée, nous retournons tous ensemble à l’hôtel et allons dormir tôt, car demain réveil à 06h pour nous rendre au Cambodge.


 

Mekong Delta (Can Tho) : Day 51

31/03/2009:

Je me réveille tôt ce matin (06h30), car un mini-circuit de trois jours m' attend dans le Delta du Mékong. Le dernier jour, le transport jusque Phnom Penh au Cambodge est également prévu. Prix du forfait 43$ incluant ; un lunch, deux nuits d’hôtel, les différents moyens de transport (bus, bateaux etc.) et les visites prévues au programme. Le prix du forfait me semble raisonnable, mais je sais par expérience qu’au Vietnam rien n’est fait sans la moindre arnaque, je me prépare mentalement à connaitre quelques désidératas et suis bien conscient que nous n’allons certainement pas loger dans des hôtels 5*. A 08h00, je me poste en face de l’hôtel. Le minibus viendra chercher notre groupe ¼ heure plus tard et prendra la route en direction de Mytho la ville du Delta du Mékong la plus proche de Saigon. Nous roulerons deux heures durant avant d’atteindre Mytho. La ville en elle-même n’a rien à offrir, mais est un bon point de départ pour découvrir les îles environnantes comme Dragon Island, Unicorn Island, Turtle Island et Phoenix Island.

De Mytho nous prenons le bateau à destination de Ben Tre où nous visitons une fabrique de confiseries à base de noix de coco. On nous explique tout le tralala… Passionnant ;) Après les quelques rares explications, notre guide et quelques acolytes de la boutique passent rapidement aux démarches commerciales. On tente par tous les moyens de nous refourguer quelque chose, mais ce sera un ‘NIET’ catégorique. Nous remontons à bord du bateau et naviguons jusque Unicorn Island où nous dégusterons un délicieux thé au miel. Faut-il préciser que l’on nous propose d’en acheter ? Après cette petite collation, nous serons amenés à voir un python ’domestiqué’. Pratiquement tout le monde passe pour la photo souvenir, sauf moi. Faut dire que j’ai une frousse bleue de ces bestioles à sang froid.

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Peu après, tout le petit groupe se met en route pour une agréable ballade sur l’île. Une petite ½ heure plus tard, nous atteignons un restaurant où notre lunch est prévu. Comme ce dernier est inclus dans notre forfait, je m' attends déjà au pire. J'avais vu juste, on nous tend le menu avec les prix indiqués dessus et on nous suggère vivement de commander un poisson typique à la région du Delta à savoir un poisson nommé « oreille d’éléphant ». Bien entendu, nous devons payer un supplément non-négligeable. Au grand désarroi du guide, nous préférons tous nous cantonner au repas inclus dans notre ‘package’. Nous serons récompensés pour ce choix en recevant chacun une assiette garnie de deux minuscules rouleaux de printemps, de légumes cuits au wok et baignant dans l’huile et d’un ridicule morceau de tofu. Bombance ce midi !

Après ce ‘copieux’ repas, nous prenons place à bord d'une petite barque de maximum quatre personnes. Aux extrémités de celle-ci, deux femmes coiffées de chapeaux coniques pagaient durant 10 bonnes minutes sur des petits canaux bordés de palmiers d’eau. La végétation y est luxuriante, chouette cadre, qui me rappelle quelque peu certaines images d’Apocalypse Now.

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Vers 16h00, nous montons à bord d’un bus pour nous rendre à Can Tho où nous passerons notre première nuit. Arrivés en face de l’hôtel, le guide fait la bourde de sa vie et nous raconte que nous avions normalement droit à un hôtel de qualité supérieure le long du Mékong, mais que comme ce dernier est malheureusement complet, nous allions finalement obtenir un hôtel de qualité nettement inférieure où l’air-conditionné n’est pas inclus (véridique). Nous sommes donc invités à débourser 5$ p.p. pour pouvoir en bénéficier. Tollé général dans le bus, les critiques fusent de tous côtés. Le guide perd vite patience et répond avec un profond mépris aux remarques de certains passagers. Le pire, c’est que je suis trop blasé par ce genre d’arnaque quotidienne, je ne broncherai pas, je ne paiera pas l’air-co un point c’est tout. Je prends possession de la chambre et suis totalement abasourdi par ce que je découvre ; tenace odeur de renfermé, moquette dégueulasse, draps inexistants, peinture verte pistache sur les murs et le clou de la visite : la baignoire. Je vous passe les commentaires, jugez-en par vous-même.

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Ce soir, j'irai manger au café restaurant Nam Bo, qui est vivement conseillé par le guide du routard. Curieux de nature, je commande un menu à base de serpent (95000 Dong) ; nems à la viande de serpent et un curry de légumes et de reptile.

11/04/2009

Saigon

Saigon, Cao Dai, Cu Chi : Day 50

30/03/2009:

Comme deux excursions m'attendent aujourd’hui je me réveille vers 06h30, petit-déjeune et réalise le check-out à l’hôtel Duc Vuong pour me rendre dans un autre hôtel du quartier (15$/nuit). Vers 08h15 un minibus viendra me chercher et fera le tour des guesthouses de la ville pour ramasser d'autres touristes. Je quitte finalement Saigon une ½ heure plus tard, la métropole est bien évidemment congestionnée, mais pas plus que Bruxelles, car, contrairement à notre capitale, la majorité des véhicules sont des deux roues. Première surprise en périphérie de Saigon, notre véhicule s’arrête sur le parking d’une coopérative où figure l’enseigne ‘handicraft’. Notre guide nous fait tous descendre sans la moindre explication, mais comme je n’ai pas payé 6$ pour voir ce genre de pompe à fric pour touristes, je refuse de jouer le jeu et ne rentrerai pas dans la boutique. Fort heureusement pour moi, le minibus redémarrera 10 minutes plus tard et roulera durant presque 2h20 en direction de la ville de Tay Ninh proche de la frontière Cambodgienne (96 kilomètres séparent Saigon de Tay Ninh).

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Vers 11H45, nous arrivons enfin au but de notre voyage, le temple-cathédrale Cao Dai  http://fr.wikipedia.org/wiki/Caoda%C3%AFsme. Au premier coup d’œil, l’édifice me semble très imposant (107m de long), mais surtout résolument kitsch. Construit entre 1933 et 1935, ce temple est issu du métissage religieux de l’art chrétien et de l’art bouddhique. Le Cao Dai est une secte militaro-religieuse fondée dans les années 1920 par un modeste fonctionnaire nommé Ngo Van Chieu. Selon le guide du routard, cet illuminé eut une révélation en 1925. Un esprit nommé Cao Dai « l’œil de dieu » lui aurait ordonné de créer une nouvelle religion unifiant les grandes philosophies religieuses d’occident et d’extrême orient. Depuis lors, la secte s’est considérablement développée et compterait un peu moins de 2.000.000 d’adeptes dans le centre et le sud du pays.

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Nous accèdons à l’intérieur de l’édifice et sommes même autorisé à assister à la messe de midi. Peu avant que ne débute la cérémonie, je remarquerai le comportement d’un touriste Japonais, ‘photographe éclairé’, qui mitraille littéralement les fidèles sans même leur demander leur avis (voir photo ci-dessous qui en dit long sur le tact de cet énergumène). Pour être franc, la visite ne présente qu’un intérêt limité. A peine une ½ heure après notre arrivée au temple, notre groupe part se restaurer avant de reprendre le minibus en direction du sud pour la seconde et dernière visite de la journée.

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Sur le trajet de Cu Chi (+/- 40km au nord de Saigon), notre guide Dong nous communiquera de nombreuses informations sur les tunnels de Cu Chi. Le lieu dispose d’un impressionnant réseau de galeries souterraines creusées à la main par le Vietcong durant la guerre contre les Américains (200km de tunnels au total). Sur place, nous aurons l’occasion de nous rendre compte de la ténacité et surtout de l’ingéniosité de ces paysans qui ont tenu en échec l’armée la plus puissante du monde. Les conditions de vie des civils et des combattants qui se cachaient dans ces tunnels étaient extrêmement éprouvantes. Le jour, les habitants de la région travaillaient la terre pour se nourrir, la nuit ils la creusaient ou livraient bataille. Ennemis invisibles et inépuisables, ces maquisards utilisaient les tunnels pour s’organiser militairement et surtout se mettre à l’abri des bombes, défoliants, napalm, largués par les B52 américains. Bien que la région de Cu Chi fut l’une des régions les plus bombardée du Vietnam, rien ne put cependant arrêter la détermination du Vietcong et des ses sympathisants, même pas la politique militaire préconisée par les USA à savoir : ‘Search and destroy’. Le plus drôle, c’est que plusieurs bases US reposaient, sans le savoir, sur ces tunnels. Les américains ont pourtant essayé de les infiltrer en y envoyant des chiens pour débusquer les maquisards, mais ces derniers subtilisaient du savon utilisé par les GI’s et s’en imprégnaient pour induire en erreur l’odorat des toutous. Après les chiens, les américains décidèrent d’envoyer des soldats d’origines hispaniques ou des sud vietnamiens dont les gabarits convenaient mieux aux très étroits tunnels de Cu Chi. A nouveau, sans succès car bon nombre d’entre-eux finirent empalés sur des tiges en bambou empoisonnées et dissimulées sous des trappes invisibles. Les techniques de guérilla utilisées par les combattants vietnamiens sont tout à fait déstabilisantes pour une armée conventionnelle, les américains en ont fait la triste expérience. Les récits, reportages et films relatifs à la guerre sont légions et décrivent tous un bourbier inextricable. En observant la jungle qui nous entoure, il ne m'est pas difficile d’imaginer le calvaire enduré par les GI’s, sans oublier d’ajouter que les moustiques y sont encore plus redoutables que le Vietcong, et ce, même en pleine journée. Quelle moiteur torride.

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La détermination et l’ingéniosité des Vietnamiens forcent mon admiration et mon respect. Sacré caractère ces Viets, qui en moins de 35 ans ont tenu en échec les Français (près de 92.000 morts sous le drapeau tricolore entre 1945 et 1954), les Américains (58.000 morts côté U.S. de 1965 à 1975), les Chinois (20.000 morts en 17 jours, 1979), destitué le régime sanguinaire des Khmers rouges et annexés le Cambodge (également en 1979). Nombre de succès militaires, mais au prix de millions de morts !!! Même si le site de Cu Chi est une attraction touristique bien rôdée, j'ai néanmoins trouvé cette visite extrêmement passionnante et conseille à toute personne se rendant au Vietnam d’y aller sans la moindre hésitation.  

Après cette longue visite, nous reprenons tous le minibus vers 16h pour retourner à Saigon. Je prendrai une douche à l'hôtel et repartirai tout de suite après retrouver Pieter-Jan, qui vient d'arriver en ville le jour même (je l'ai appris la veille via Facebook). Nous irons manger une enième fois chez Quan Ngon et terminons la soirée dans un bar de Bui Vien. Incroyable, j'ai rencontré ce 'toffe gozer' pour la première fois il y a un peu mois d'un mois au nord de la Thaïlande, l'ai croisé durant la Mekong party de Vientiane au Laos, pris l'avion ensemble le lendemain de Vientiane jusque Hanoi, passé deux soirées dans la même ville pour le retrouver enfin à Saigon. Je n'ose calculer le nombre de kilomètres qui séparent toutes ces villes et pourtant quel hasard de le retrouver à chaque fois !  

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 Saigon : Day 49

29/03/2009:

Aujourd'hui, c'est dimanche. A vrai dire, dimanche, lundi, jeudi...tout cela ne veut plus dire grand chose pour moi. Je profite néanmoins du prétexte du repos dominical pour faire la grasse matinée. Vers 13h30, j'irai grignoter un bol de nouilles dans une gargote de Bui Vien. J'irai ensuite passer une heure de mon temps à dénicher les perles rares parmis les centaines de répliques d'affiches de propagande de la galerie Propaganda. Je me déciderai finalement et achèterai trois exemplaires (27$ p.affiche). J'irai déposer les achats à l'hôtel et prendrai tout de suite après un taxi (80,000 Dong) pour me rendre dans le quartier de Tan Binh à l'ouest de la ville pour visiter la pagode Giac Lam, la plus ancienne de Saigon (1744). 7 Km plus tard, le taxi arrive sur place et je remarque bien vite que je serai le seul visiteur occidental et pratiquement le seul visiteur tout court ! Quel bonheur. Peu intéressante de l'extérieur, la pagode nous éblouit par sa riche décoration intérieure et la magie qui y règne. Difficile de retranscrire mes 'sensations', mais l'obscurité relative du lieu et les chants des bonzes m'ont littéralement envoûté. Sur place, je découvre des autels funéraires, un riche mobilier, de magnifiques statues de bouddha et des photos d'originaux moines en robe à damiers noir & blanc.

Petite information, je rappelle tout de même que la deuxième photo ci-dessous n'est pas une provocation de ma part. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n'éprouve aucune sympathie pour le IIIème Reich et si vous y regardez de plus près, vous constaterez très vite que le croix gammée "nazi" diffère sensiblement du Svastika, qui est un symbôle religieux commun à l'hindouisme et au bouddhisme (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika ). 

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Après la visite de la pagode, je reprendrai un taxi en direction de Cholon où vivent un 1/2 million de viets d'origines chinoises. Cholon fut jadis le quartier de la luxure et du vice ; fumerie d'opium et commerces en tout genre. Aujourd'hui, après presque 35 ans de communisme, Cholon est un Chinatown comme les autres, c'est-à-dire bondé de monde, sale, pollué et rempli de bric à brac made in China. Pour être franc, je me suis tellement senti mal à l'aise que j' ai repris un autre taxi en direction de l'hôtel juste après que le premier m'ait déposé. Je n'ai donc pas de photos à vous montrer, mais croyez-moi, vous n'avez rien perdu !    

http://www.youtube.com/watch?v=PfuxJ0mzQ7A

Vers 20h30, je retournerai manger chez Mumtaz (le resto indien de la veille) et irai boire ensuite quelques bières Larue sur la terrasse supérieure du Go-Go Bar (rien à voir avec les gogo bars de Bangkok). Dodo vers 02h00.


Saigon : Day 48

28/03/2009:

Je sors enfin vers 11h00 après avoir changé de chambre (dorénavant 22$/nuit), mais je reste néanmoins dans le même hôtel. Je découvre en premier lieu la célèbre rue Bui Vien "quartier routard" où se trouve mon hôtel. Le guide du routard la compare à Khao San Road (voir Bangkok Day 2), mais je préfére largement Bui Vien, qui est nettement moins dénaturée et surexploitée que Khao San Road.

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Ensuite, je marcherai environ trois km en direction de l'avenue Nguyen Hué qui s'apparente quelque peu aux Champs Elysées, mais version "extrême orient". C'est l'avenue chic de Saigon, les enseignes internationales y sont nombreuses et contrastent violemment avec les quelques rares affiches à la gloire du parti. Un peu partout dans la ville, je constate très vite que l'esprit d'entreprise et le sens du commerce sont indiscutablement plus développés à Saigon qu'à Hanoi. Un large fossé sépare les deux métropoles à tel point que l'on pourrait se demander si l'on est toujours bien dans le même pays.

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Je prendrai quelques photos du siège du comité populaire, bâtiment construit par les Français entre 1900 et 1908 et qui fut à l'époque jugé peu esthétique par ses contemporains. Sans pour autant me ravir, je ne partage pas non plus l'avis des critiques. Juste en face de l'édifice, trône une élégante statue de l'oncle Ho 'Ho Chi Minh'.  

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Tout de suite après, je prendrai la direction de la cathédrale Notre-Dame, datant également de l'époque coloniale et construite entre 1877 et 1880 dans un style très "France profonde" pour reprendre les termes du guide du routard. Le monument est moche et sans intérêt, mais pourtant tellement exotique au Vietnam.

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Peu après, je traverserai la route pour me rendre à la poste centrale de la ville, qui ressemble à s'y méprendre à une gare. Construite entre 1886 et 1891, elle peut se vanter de disposer d'une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. C'est indéniablement le plus beau bâtiment colonial de la ville. J'y flânerai longuement et prendrai de nombreuses photos.

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Il est déjà plus de 14h30, les crocs se font sentir et je tombe par hasard sur un restaurant Quan Ngon (voir commentaires Hanoi) et irai manger quelques escargots accompagnés de sauce au gingembre et à la citronnelle, du porc grillé et des nouilles, quelques boulettes de boeuf cuites au bouillon, une salade de papaye verte garnies de très fines tranches de boeuf séché. Je quitte le resto une bonne heure plus tard et longe peu de temps après le palais de la réunification mondialement rendu célèbre le 30/04/1975 lorsqu'un char nord-vietnamien enfonça les grilles du palais marquant ainsi la chute du gouvernement sud-vietnamien, la magistrale débacle des Américains et surtout la fin de la guerre, qui a duré 30 longues années (1945-1975, guerre initiée par le Vietminh contre les Français). Je veux prendre quelques photos, mais impossible avec les grilles qui entourent le bâtiment sauf si je m'acquitte du droit d'entrée de 15000 Dong. Comme je veux absolument terminer la journée par la visite du musée des vestiges de la guerre avant sa fermeture (17h00), je n'aurai pas ma photo ! Dommage, mais je vous annexe deux photos d'archives (la seconde a été prise du toît de l'ambassade US). Les plus de 40 ans s'en souviendront.

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http://www.youtube.com/watch?v=zh90n7Hb-VQ

Vers 16h00, j'arrive finalement au musée des vestiges de la guerre, qui malgré un total manque de partialité et une propagande ostentatoire en faveur du Vietcong, n'en est pas moins initéressant. Pour preuve, le précédent nom du musée était "le musée des crimes de guerre américains". Des trophées de guerre dérobés aux yankees trônent sur l'esplanade faisant face au musée ; hélicoptères, avions, chars, mitrailleuses. Dans les bâtiments, je parcours diverses salles ; l'une est dédiée aux poignantes photos de guerre prises par des photographes/journalistes tombés durant les combats (plus de 100 au total dont de nombreux Français, Américains, Japonais, Allemands...). Certains clichés sont encore présents dans l'esprit collectif, même pour moi qui suis né après la fin de la guerre. Le choc des images ! Une autre salle présente les dizaines d'affiches de soutien publiées de par le monde qui défendaient la cause du peuple vietnamien ou fustigeaient l'impérialisme américain. Une dernière salle relate les sévices endurés par la population civile ; photos de blessés, mutilés, malformations des enfants suite à l'utilisation massive de défoliants et j'en passe. C'est sans aucun doute la plus terrible de toute. Il m'est difficile de rester insensible à ces horreurs et je vous invite à consulter le tableau comparatif ci-dessous. Inutile de vous en dire plus.

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Vers 17h00, je retourne à pied à l'hôtel. Sur place, je consulterai mes mails, prendrai une bonne douche et irai manger tout de suite après chez Mumtaz, un restaurant indien qui se trouve près de l'hôtel sur la rue Bui Vien. Pour moi, manger indien c'est toujours un évènement tout comme les gosses qui ont droit à leur 'Magic Box' mensuelle chez Quick, bref c'est la fête ! Je commanderai 1/2 poulet tandoori, du Nan (pain), du raïta http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16291. Même si le poulet n'était pas à la hauteur de mes espérances, je persiste à dire que la cuisine indienne est de loin celle que je préfère. Après le repas, je téléphonerai à ma mère, mon père, mes grands-parents et à mon filleul pour son anniversaire (en retard bien évidemment). Quel bonheur de les entendre. Pour terminer, je retournerai squatter un pc de l'hôtel pour updater le blog jusque 23h30.


Saigon : Day 47

27/03/2009:
 
C'est mon dernier jour à Hoi An. Comme le check-out a lieu à 11h30, je tarde un maximum dans ma chambre d'autant plus que le vol pour Saigon n'est prévu qu'à 21h et le taxi ne viendra pas me chercher avant 18h30. Lorsque je sors enfin de la chambre, je déposerai mes bagages à la réception de l'hôtel et irai manger à quelques encablures de là
. Ensuite, un peu d'Internet. Je suis agréablement surpris de constater que le nombre de visites sur le blog augmente de jour en jour. Presque 2000 visites au total, ce qui est peu et beaucoup à la fois, mais je suis extrêmement ravi.

Vers 14h30, je me rendrai à l'orphelinat de la ville où la KIANH Foundation http://www.kianh.org.uk/ est active depuis 2002. J'ai reçu plusieurs prospectus de cette association lors de mon séjour à Hoi An et notre guide encourage les routards à s'y rendre pour réaliser divers dons, du bénévolat ou ne serait-ce même que pour nous sensibiliser aux pénibles conditions de vie des orphelins au Vietnam. Sur place, j'éprouve un certain malaise à la vue des enfants souffrant des handicaps les plus lourds. La malformation craniènne de la petite fille qui se trouve à quelques centimètres de moi m'interpelle fortement. Mes sentiments sont doubles, ils oscillent entre compassion et répulsion, mon visage est blême. Sur place, je rencontre également deux bénévoles occidentaux dont une hollandaise avec qui je discuterai quelque peu. Elle me dira qu'elle y travaille depuis un mois et que l'encadrement des enfants s'est sensiblement amélioré depuis l'arrivée de la fondation Kianh. Autrefois, tous les enfants handicapés (presque la moitié des pensionnaires de l'orphelinat) ne quittaient jamais leur lit, livrés à eux-mêmes. Dorénavant, des kinés, orthopédistes, pédiatres, bénévoles occidentaux y séjournent régulièrement. Le financement du projet par les touristes et les particuliers permet de former le personnel local et d'offrir un cadre de vie plus agréable aux enfants. On nous informe que le 'coût' d'un enfant par jour est de 10,000 Dong, soit un peu moins de 0.50 d'euros.  

Ce qui me révolte le plus, n'est pourtant pas le manque flagrant de moyens, mais le nombre impressionnant de malformations des nourrissons dans certaines régions du Vietnam. Nul doute que l'utilisation massive de défoliants, de napalm et surtout d'agent orange (liquide à base de dioxine) par l'armée américaine y est pour quelque chose. Selon mon guide, 72.000.000 de litres de produits chimiques ont été déversés durant la guerre sur les trois pays de l'ex Indochine et plus particulièrement sur le centre et le sud du Vietnam. Entre 2.000.000 et 4.000.000 de personnes ont été affectées par ces substances provoquant aujourd'hui encore de nombreux cancers et malformations génétiques. Scandaleux.

Juste avant mon départ, je distribuerai quelques paquets de crayons à l'attention des enfants valides et déposerai un peu d'argent dans l'urne. Expérience très confrontante, je resterai bien pensif les deux heures qui suivront la visite. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Agent_Orange

Vers 18h30, le taxi viendra me chercher et roulera à tombeau ouvert jusque Danang. Quel soulagement d'arriver sain et sauf à l'aéroport. 20h45, on nous signale que le vol est retardé de 45 minutes. Comme je devais arriver très tard à Saigon (le retard de l'avion n'arrangera rien), j'avais réservé la veille une chambre dans le quartier routard de Pham Ngu Lao. Prix 27$, sans doute la chambre plus chère depuis Luang Prabang (voir Day 27). 21h45 l'avion décolle et nous arrivons 1h plus tard à Saigon. Après avoir réceptionné mes bagages, je prendrai un taxi (100,000 Dong) jusqu'à l'hôtel. Accueil très agréable, notre chambre bien que de petite taille est très confortable. Comme je ne trouve pas le sommeil, je regarde avec délectation "la cuisine au beurre" avec Fernandel et Bourvil sur TV5.