28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

20/05/2009

Le bilan intermédiaire

Le Bilan intermédiaire

Me voilà de retour à la case départ ! La boucle est bouclée, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge ne me sont plus totalement inconnus.

South-East-Asia-MapQ

Quelle aventure EXTRAORDINAIRE ! Que d’émotions, de découvertes et de souvenirs inoubliables ! En toute  objectivité, je n’ai pratiquement pas connu de moments difficiles hormis quelques mésaventures sans gravité à Hanoi et à Sapa. Aucun problème majeur ou souci de santé à mentionner. Je ne veux pas me réjouir trop vite, car je ne suis encore qu’à la moitié du périple, mais très honnêtement, quelle facilité de parcourir ces superbes pays malgré leur manifeste sous-développement.  

I. Quelques conseils pour réussir ce genre d’aventure:

Primo, il est bien entendu nécessaire d’accepter certaines réalités. Il faut avant tout faire preuve d’ouverture d’esprit à l’encontre des populations locales, car ici en Asie, l’étranger c’est vous. Il est conseillé de se conformer, de ne pas faire preuve d’arrogance et de mettre de côté certaines certitudes et évidences liées à nos civilisations ’développées’ et ‘prospères’ (du moins présentées comme telles). Comme vous pouvez l’imaginer, le fossé culturel et économique est souvent gigantesque. Cela dit, il est inutile de sombrer dans l’angélisme béat. Une arnaque reste une arnaque, pas besoin de jouer à l’ATM ambulant ou au pigeon de service pour se montrer respectueux envers ses hôtes.

Secundo, ne pas être trop regardant quant à la qualité du logement, aux conditions de transport et aux normes d’hygiènes parfois déroutantes. Les prétentions bourgeoises doivent être mises de côté.

Tertio, toujours négocier avant de vous lancer dans un achat, de louer une chambre, de réserver un circuit ou de prendre un tuk-tuk. La négociation est ici la norme, les prix fixes l’exception. Sachez que si vous souhaitez que l’on vous prenne au sérieux, il est indispensable de s’adonner à ce jeu. Accepter les prix sans même les discuter mène à de nombreuses dérives, n’alimentez pas la cupidité. Si vous voulez mon humble avis, je trouve finalement le principe de la négociation très amusant pour autant que le sourire et la courtoisie soient de mises.

Les dix commandements de la négociation:

1.    Evitez de montrer un intérêt trop ostensible pour l’objet que vous désirez acheter.

2.    Proposez toujours un prix bien en-dessous de ce que vous voulez réellement débourser. Augmentez votre offre au fur et à mesure afin que le vendeur n’ait pas l’impression de perdre la face et que la transaction soit profitable pour les deux parties. 

3.    Le plus important est de vous dire que vous n’êtes pas chez vous, que vous ne connaissez pas le terrain, ni le coût réel de la marchandise et de sa production.

4.    Restez humble, poli et souriant, mais aussi persuasif et ferme.

5.    Observez autour de vous les locaux faire leurs achats, c’est le meilleur moyen de vous faire une idée du prix réel.

6.     Les vendeurs auront toujours tendance à gonfler leurs prix à la vue d’étrangers, ne l’oubliez pas. 

7.    Soyez toujours vigilant quant à la qualité du produit.  

8.    Partez toujours du principe que vous n’êtes pas un ‘as’ de la négociation, mais que vous devez limiter vos dépenses au maximum. Restez humble, car trop de touristes aiment se vantent d’avoir fait l’affaire du siècle. La réalité est souvent bien différente.  

9.    Ne tombez pas non plus dans l’extrême, n’humiliez pas votre interlocuteur en proposant un prix dérisoire, chaque chose à son prix.

10. Ne perdez pas de vue que ce qu’il vous vend est souvent son seul moyen de subsistance.   

Quarto, être flexible et capable de rebondir. Inutile de toujours tout prévoir longtemps à l’avance, car il vous faudra compter sur de nombreux désidératas et changements de dernière minute. Une pluie diluvienne, des soucis de santé, des évènements politiques inattendus auront vite fait de bouleverser vos plans. Positivez et dites-vous que le charme de ce genre d’aventure est la liberté totale de décider à tout moment de la suite de votre voyage. Soyez créatifs.    

Pour terminer, j’aimerais quelque peu revenir au budget. Pour de longs séjours comme le nôtre, il est indispensable de tenir à jour une comptabilité irréprochable des dépenses. Toutes les dépenses, même les plus insignifiantes doivent été scrupuleusement répertoriées dans un ‘livre des comptes’. J'ai ainsi pu maintenir un budget moyen de 30€/jour. Selon moi, il est tout à fait possible de vivre avec un budget inférieur, mais cela requiert davantage de concessions et encore moins d’exigences.  

15/03/2009

Vientiane


Vientiane : Day 34

14/03/2009:
 
Copieux petit-déjeuner 'American Breakfast' à l'hôtel et ensuite petite ballade en ville où je prends quelques photos. Je passerai quelques heures dans un cybercafé où la connexion est, pour une fois, rapide et durable. J'en profite pour vérifier mes mails et travailler le blog (pour ne pas changer).

Vers 16h00, la faim commence à se faire sentir. J'irai grignoter une délicieuse baguette de pain aux céréales garnie de jambon-fromage-crudités (le bon pain nous manque terriblement en Asie) au croissant d'or. Là, je rencontre deux québecoises qui accompagnaient Denis (voir Day 26) et discute quelque peu avec elles. Le patron français de l'établissement le croissant d'or viendra nous informer qu'une soirée sera organisée ce soir même à Vientiane par la francophonie. Nous décidons tous de nous y rendre à la tombée de la nuit. Après le repas, je retournerai à l'hôtel en longeant le Mékong et profiterai alors d'un superbe coucher de soleil. 

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Vers 20h20, je retournerai en ville pour déguster quelques spécialités laotiennes au Kualao restaurant. Cette fois-ci le guide du routard ne s'est pas trompé, la cuisine est vraiment exceptionnelle et le cadre très soigné. Après le repas, je me rendrai sur les bords du Mékong pour participer à la guinguette Mekong Festival où je rencontrerai une population très métissée. On y organise des concours de pétanque, on déguste des vins de la Loire et on danse sur une musique tout aussi diversifiée que le public ; tubes laotiens, anglo-saxons et surtout les négresses vertes, les rita Mitsouko, Philippe Katerine etc... J'adooooooore, dommage que le
couvre-feu de 00h00 nous ait rappelé à l'ordre.

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Vientiane : Day 33

13/03/2009:

J'entame la journée de bon matin et loue une bicyclette (10000kip) pour m'aider à découvrir les curiosités de la ville. Je débute la visite de Vientiane par la statue du père fondateur du Laos moderne à savoir Kaysone Phomvihane et me rends juste après au Wat Simuang, qui malgré l'engouement des locaux pour ce lieu de culte, ne me fait pas forte impression. 

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Je reprendrs par la suite le vélo pour sillonner les larges boulevards de la capitale et suis surpris de constater que toutes les plaques indicatrices de rue sont encore rédigées dans la langue de Molière. Je passe devant le pompeux palais présidentiel, devant plusieurs ambassades logées dans de belles villas datant de l'époque cloniale et arrive ensuite au rond-point de Patuxai où trône fièrement un arc de triomphe. Ce dernier a été construit en béton dans les années 60, est décoré dans un style très laotien et ressemble fortement à son cousin parisien. Je décide de le visiter de l'intérieur et suis effaré par l'état de délabrement du monument. Plusieurs boutiques de souvenir s'y sont installées et présentent leurs articles notamment ces t-shirts à l'effigie du communisme (voir photo). A l'étage supérieur, on peut jouir d'une vue agréable de la ville.

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Après Patuxai, j'arriverai au Wat le plus vénéré du Laos le Wat That Luang. Il est presque midi et le soleil est à son zénith, la chaleur est étouffante et le site est extrêmement décevant. Je décide de ne pas m'y attarder, mais suis néanmoins intrigué par la présence de femmes qui proposent du miel aux visiteurs. Outre des bouteilles de miel ces dernières vendent des petites galettes d'alvéole de ruche d'abeilles. Curieux de nature j'en achète une joliment emballée dans une feuille de banane. Je déballe le tout et découvre stupéfait que les alvéoles contiennent toutes une larve d'abeille ! Je me tâte, hésite et me lance finalement en me disant que le sucre me ferait vite oublier ce que j'allais manger. Erreur de jugement, tout le sucre avait déjà été retiré. Je recrache immédiatement le tout et balance la 'douceur' dans une poubelle. 

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Je décide alors d'aller manger quelque chose de convenable dans une gargote du centre-ville. Après ce léger repas, je me rendrai au Wat Sisaket (heureusement que les laotiens ne parlent pas le Wallon) et prends quelques photos des milliers de statues de bouddha qui ornent ce joli temple.

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Je termine ma ballade par ce Wat et rentre à l'hôtel en fin d'après-midi. J'y resterai quelques heures pour me changer et souffler un peu et repartirai en ville vers 20h00 pour le souper. Ce soir sera dédié à la cuccina italiana. Le guide du routard recommande le ristorante 'la Gondola' pour sa fine cuisine et ses prix doux. Un DESASTRE en réalité !!! J'ai beau chercher dans ma mémoire, mais je n'ai pas souvenir d'avoir un jour mal mangé chez un italien. Pas de goût, cuisson hasardeuse des légumes de l'antipasto et ma soi-disant saltimbocca ne ressemblait absolument à rien. Je rentre à l'hôtel complètement écoeuré par cette expérience 'culinaire', je n'oublierai pas de le mentionner au routard.   


Vientiane : Day 32

12/03/2009:


Lever très tôt ce matin. Je prends un tuk-tuk pour me rendre à la gare routière où m'attend un bus 'V.I.P'. Je m'attends déjà au pire ;)
J'arrive bien à l'avance sur place et profite du temps libre pour petit-déjeuner et observer les scènes de vie un peu folklorique. Inutilde de préciser que mon bus n'est pas le plus rustique d'entre-tous et je compatis presque de voir les autochtones s'entasser dans ces boîtes de conserve dénuées de tout confort. Le bus démarre comme prévu vers 09h00 et suis agréablement surpris par le sang-froid et le professionnalisme du chauffeur. Ouf, on aura pas droit à un 'Fangio' ! De plus, le bus patine régulièrement peinant à grimper les nombreux cols qui parsèment la région. L'aiguille ne dépasse donc pas les 20kms, mais je remarquerai plus tardivement que le compteur ne fonctionne tout simplement pas.

La majeure partie du trajet se déroule en pleine montagne, nous ferons une halte à Vang Vien où descendent la grande majorité des passagers du bus. Les paysages aux alentours de la petite-ville sont tout simplement magnifiques. Je les jalouse presque et suis très déçu de n'avoir prévu, lors de l'élaboration de mon itinéraire en Asie du sud-est, que de consacrer 10 jours au Laos, pays surprenant et terriblement attachant.
Comme mon Visa pour le Vietnam débutera le 15/03 et sera valable durant 30 jours, je me demande si je n'aurais peut-être pas eu tort de priviligier le Vietnam au détriment du Laos. Qui sait?
Après avoir passé Vang Vien (vers 16h00), le relief devient très différent, nous traversons alors continuellement des plaines et de nombreux villages, le bus quant à lui, gagne en vitesse. Je m'amuse à observer ces centaines de boeufs, buffles, veaux et coqs qui s'approprient littéralement la route et s'en écartent aux coups de klaxon du bus. Les coqs d'un naturel très fier sont pris subitement de panique et déguerpissent à une vitesse impressionnante. Vers 19h00, nous arrivons enfin à Vientiane, la capitale du Laos. Je prendrai un taxi collectif qui fera la tournée des guesthouses de la ville pour déposer mes compagnons de voyage. Je m'arrête à la Tongbay Guesthouse, qui est tout à fait charmante et située bien au calme alors qu'elle n'est que peu excentrée du centre-ville. Compromis idéal. Prix de la chambre 120000kip/nuit. Je mangerai sur place et dodo tout de suite après. 

laos

03/03/2009

II. Laos, l'ancien royaume du "Million d'éléphants"

ປະຊາຊົນລາວ

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant ce fabuleux pays malheureusement trop méconnu, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du Laos. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laos

La devise du pays est le Kip, sachant que 1€ équivaut à 10.500 kip

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Les formalités d'entrée :

Nettement plus complexes que pour la Thaïlande, il est nécessaire d'obtenir un visa pour pénétrer sur le sol laotien. J'ai obtenu ce dernier au poste frontière de Houeisai, pour un montant de 35$. Au Laos, le prix varie en fonction de votre nationalité. En consultant la liste des tarifs, je constate malheureusement que les ressortissants belges doivent débourser davantage que les Français, les Australiens, les Britanniques etc. Qu'a pu faire (ou ne pas faire) notre plat pays à la République du Laos pour mériter pareil traitement ?  Pour terminer, le visa laotien consiste en un énorme et disgracieux tampon bleu et rouge dont la durée de validité est de 30 jours.

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12:33 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : visa, tampon, laos, kip |  Facebook |

07/02/2009

L'année du Buffle : les préparatifs

Sawadee kap à toutes et à tous.

J'avais débuté le compte à rebours "Bye Bye Belgium : ...days to go" il y a déjà 60 jours sur le désormais célèbre Facebook. Depuis lors, les messages d'encouragement se sont rapidement accumulés jour après jour. L'enthousiasme de ma grande famille, de mes amis, de mes proches et de mes collègues a largement dépassé mes attentes. Ce modeste blog est donc dédié à tous ceux, qui ont soutenu, de près ou de loin, la concrétisation de ce projet un peu fou. De cette manière, j'espère vous faire profiter des paysages somptueux, des aventures trépidantes et curiosités en tout genre qui vont parsemer mon quotidien ces six prochains mois.  

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Benoît

Quelques caractéristiques :

Curieux de nature, souvent impulsif et impatient, insomniaque, macho invétéré et désordonné sélectif ; passe son temps à chercher ses clefs , son mobile, sa montre, mais peu aussi parfois être maniaque (pour ses photos, ses classements mp3, ses papiers administratifs etc. Il est aussi très taquin et a un humour parfois cassant. Il adore l'Inde & l'Asie du Sud-Est, les couleurs vives, prendre des photos, les épices, cuisiner des heures durant, suivre les marchés financiers et partager sa passion avec d'autres boursicoteurs, écouter les Clash en boucle et jouer au plus vieux jeu-vidéo du monde...Pacman. Il suit peu l'actualité cinématographique et musicale, mais connait ses classiques par coeur. Sa famille et ses amis comptent beaucoup pour lui. Question sport, il se limite au squash et regarde de temps à autre le foot surtout quand c'est la squadra, Liverpool ou le Standard. Il déteste les enfoirés de la bande du milieu (ceux qui n'avancent pas sur l'autoroute et qui ne se rabattent jamais sur la bande de droite), la médiocrité, les blockbusters, la République Dominicaine, le pamplemousse, les stations balnéaires espagnoles, le hip-hop, le tuning et les querelles Belgo-belges.

Les jadins de Majorelle (35)Benoît


La genèse du projet.

Même si je n’en étais pas encore conscient à l’époque, la crise financière qui a débuté l’été 2007 a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du projet. L’ accélération inattendue de cette dernière a affecté de manière déconcertante mon employeur ainsi que les certitudes acquises depuis mon entrée sur le marché du travail. Travailler dur et investir à risque ne m'a pas véritablement porté chance, mais suis-je bien le seul à penser cela ? Même si je nourrissais depuis plusieurs mois l’ambition de travailler prochainement à Singapour via mon employeur, mes espoirs ont été balayés en l’espace d’un week-end noir de l’automne 2008. Nul besoin de se lamenter sur mon sort, car je ne suis certainement pas le plus à plaindre. Il serait néanmoins inopportun de nier l’évidence de la gravité de la crise actuelle. Les affaires Kerviel, Madoff et la crise des Subprime pèseront de tout leur poids sur l’inconscient collectif et détourneront vraisemblablement les investisseurs privés des marchés financiers, et ce, probablement de manière durable. C’est assez fâcheux lorsque l’on a décidé de se spécialiser entièrement dans la gestion de patrimoine... Je terminerai avec cette citation : "Les Chinois représentent le mot CRISE par deux idéogrammes. Un, signifie le danger et le second; l’opportunité. Durant une crise, soyez avisé du danger, mais sachez reconnaître l’opportunité".
-John F. Kennedy

Mon avenir professionnel étant actuellement incertain, j'ai décidé de réévaluer mes priorités, faisant passer temporairement ma carrière au second plan. J'ai alors choisi de prendre une longue pause de six mois pour voyager dans l’une des régions les plus palpitantes au monde, l’Asie du Sud-est. Je dois également avouer qu’il est bien agréable de travailler en Belgique, car tout employé répondant à quelques critères spécifiques peut jouir de cette opportunité unique qu’est l’interruption de carrière. Si vous deviez un jour envisager cette option, je vous invite à consulter le lien suivant : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=551

L’acceptation de mon crédit-temps par mon employeur ne s’est pas faite attendre, il me restait donc un peu plus de trois mois pour élaborer le circuit. Très vite, j'ai choisi de débuter l'aventure à Bangkok afin de rendre visite à mon meilleur ami Julien, qui s’est expatrié là-bas fin septembre et de rejoindre plus tardivement dans l’année Matthieu (un autre ami d’enfance) et sa compagne, qui vivent depuis juin 2008 à Singapour. Les veinards ! Ces deux destinations étant certaines, il ne me restait plus qu’à cibler les autres pays. Le Vietnam et le Cambodge se sont très vite imposés, ce ne fut pas immédiatement le cas du Laos. Les trois premiers mois seront donc destinés à la découverte de la Thaïlande et des trois pays de l’ex Indochine. En mai, il est convenu de me rendre à Singapour pour quelques temps et de réévaluer la suite du voyage. L’Indonésie et la Malaisie sont les options qui remportent actuellement ma préférence, quant aux Philippines, bien que je m’y sois déjà rendu en janvier 2008, les paysages somptueux et la gentillesse de ses habitants m’ont envoûté pour de bon, je n’exclus donc pas la possibilité de m'y rendre.

To be continued…


Kangorou Airlines

Il est actuellement 1:13, les derniers préparatifs se terminent enfin. Les valises, sacs à dos et bagages à main sont pesés tour à tour sur la vieille balance. Il semblerait que j'ai réussi à respecter scrupuleusement le poids maximal autorisé par Qantas, ça tient presque du miracle.  Bien que l'heures du grand départ approche à grands pas, je ne peux pas dire pour autant que je me sente fatigué. Selon Connexion et le site de London Heathrow, les vols à partir de l'aéroport londonien sont vraisemblablement assurés. Je reste néanmoins un peu dubitatif et espère que je ne resterai pas bloqué plusieurs heures dans l'aéroport, car la vague de froid exceptionnelle qui s' abat sur la Grande-Bretagne depuis plus d'une semaine n'est pas de nature à me rassurer. Je croise les doigts...


Les outils

L'appareil : http://www.focus-numerique.com/news_id-651.html

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les indispensables

Mes fidèles compagnons...

routard Thailanderoutard Cambodge - Laosroutard Vietnamroutard Malaisie - Singapourroutard Bali-Lombok

Je les ai potassé un à un des semaines durant. Destination après destination ; la Thaïlande, la Malaisie & Singapour, le Vietnam, le Laos & le Cambodge. Le plus petit d'entre-eux, Bali-Lombok n'a été que brièvement survolé, car il n'est pas encore certain que je m'y rende. Par le passé, les ‘routards’ m'ont toujours été extrêmement utiles et je tenais une nouvelle fois à souligner l’efficacité de ces petites bibles truffées de bons conseils.  Un seul petit bémol, ces guides manquent cruellement d’illustrations et de photos, mais il est possible d’y remédier en combinant les livres conventionnels avec  leur excellent site Internet www.routard.com.  En attendant les prochaines photos du périple, je vous invite à visionner les clichés de mes précédents voyages sur ma page personnelle : http://www.routard.com/membre_photos/3460__


La pharmacie

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Les péripéties du départ

Dimanche 08 février 2009, jour J

Le décollage de l'avion à Zaventem est prévu à 17h10 GMT+1, avec une première escale à London Heathrow via British Airways. Un comité d’amis et quelques membres de la famille m'ont accompagnés à l’aéroport. Inutile de dire que le stress se fait ressentir. Six mois loin de chez vous implique une organisation irréprochable. Malgré une certaine précipitation, nous arrivons chargés comme des mulets à Zaventem sans avoir omis quoi que ce soit.

Comme rien n’est jamais trop simple, il fallait bien que je rencontre quelques soucis de dernière minute.  Le check-In à Zaventem fut donc cette petite pierre censée me faire trébucher. Après avoir enregistré les bagages sans encombre, un détail a attiré l’attention de l'‘aimable’ hôtesse British Airways. Mon billet d’avion prévoit un aller pour Bangkok via London le 08.02 et un retour Bangkok-London-Bruxelles en date du 24.07.09.  Pour la petite info, un Visa n’est pas nécessaire pour tout séjour en Thaïlande n’excédant pas 30 jours. Pour y séjourner au-delà de 30 jours, il est indispensable de faire la demande de ce sésame auprès de l’ambassade de Thaïlande en Belgique ou éventuellement sur place à l’aéroport de Bangkok. Pour moi, nul besoin d’un Visa puisque je prévois de me rendre au Laos vers le 05 mars pour ensuite traverser le Vietnam du Nord au Sud (le Visa, valable du 15.03 au 15.04, a déjà été obtenu auprès de l’ambassade du pays).

L'ennui, c'est que l’hôtesse ne l'entend pas de cette manière. Elle m'indique que mes documents ne sont pas en ordre et qu’il ne me sera sans doute pas permis d’embarquer sur le vol. Dépité, je lui rétorque que je ne resterai pas au-delà de 30 jours en Thaïlande, que je me suis renseigné à ce sujet auprès de leur ambassade à deux reprises et que la présence de mon Visa pour le Vietnam confirmait bien mes dires. A court d'arguments, l’hôtesse m'indique qu’il m'est néanmoins possible d’embarquer sur le vol pour Londres, mais sous mon entière responsabilité, car je pourrais me voir refuser l’accès au vol pour Bangkok pour les raisons évoquées ci-dessus. Pour terminer, elle m'informe que les compagnies British Airways-Qantas ne poseraient plus aucun problème si je disposais d’une réservation d’hôtel au Laos. A ce moment bien précis, mon degré d’énervement a atteint son point culminant. Garder mon calme n’a jamais été mon fort surtout un jour comme celui-là. Tout le projet se retrouvait ainsi compromis et la présence de mes proches n’a malheureusement pas réussi à me faire relativiser les choses, bien au contraire !

Une réaction s’impose, je décide donc de me rendre au desk de Connection de l’aéroport afin de réaliser cette f….. réservation d’hôtel à Luang Prabang (Nord du Laos) pour le 07.03. Bien entendu, les prix des hôtels grimpent en flèche lorsque l’on réserve via un Tour opérateur Européen. Prix de la résa : 71€, c’est l’équivalent de plusieurs nuits d’hôtel pour backpackers. Ecœurant, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix. Toutes ces péripéties passées, il ne me reste plus que cinq petites minutes avant de procéder aux dernières formalités (controle des passeports, fouille etc.) et de me rendre ensuite à la porte d’embarquement. Je n’ai pas le temps de saluer tous mes proches comme il se doit, mais l’émotion est bien palpable. Difficile de dissimuler mes larmes lorsque je passons la ‘douane’.

L’aventure peut enfin débuter. Quel bonheur !


London Calling

London Heathrow - Bangkok

Comme je pouvais l'imaginer, je ne rencontre aucun problème à l'aéroport de Londres. Nul besoin de présenter une quelconque réservation d'hôtel au Laos, nul besoin non plus de réitérer les longues explications de mon périple comme ce fut le cas à Zaventem. Bref, toutes les formalités d'embarquement se déroulent sans encombre et je suis bien admis sur le vol London-Bangkok. Les conditions climatiques défavorables et tant redoutées avant le départ ne se font absolument pas ressentir à Londres. Parfait. Sur place, je profite des 4 heures de battement entre l'arrivée à Londres et notre décollage pour Bangkok pour faire quelques emplettes pour Julien mon hôte à Bangkok. 21h45 GMT, l'embarquement est terminé et le Boeing 747 décolle enfin pour Sidney via Bangkok. Rien de particulier à dire sur le vol. Je dois avouer que ce dernier ne m'a pas paru trop long et j'ai tout de même réussi à dormir une grande partie du trajet (11h au total). J'arrive comme prévu à 15h55 heure locale à Bangkok (GMT +7).