19/05/2009

Battambang

17/04/2009 : Day 68

Réveil à 08h00 du matin. Je retrouve Julien sur la terrasse de l’immeuble vers 08H30 pour le petit-déjeuner. Après s’être bien rempli la panse, nous sortons de l’hôtel et débutons les négociations avec les chauffeurs de tuk-tuk pour organiser notre journée. Comme la ville de Battambang ne présente qu’un intérêt très limité, nous prévoyons de visiter le Wat Banan, qui se trouve à 22 km au sud de la ville et de tester l’attraction n°1 de la région à savoir le Bamboo train. Nous obtenons le tout pour 30$, somme que nous devons partager.

Nous quittons Battambang vers 09h30, traversons avec bonheur la campagne khmère si attachante à nos yeux. L’itinéraire est un véritable enchantement, nous prenons beaucoup de plaisir à observer ces nombreux villages où, aujourd’hui encore, des centaines de jeunes attendent patiemment le long de la route pour asperger les mobylettes et les pick-up qui y passent. L’ambiance est très bon enfant. On adore.

Pour être honnête, malgré leurs tentatives, nous n'avons pas été aspergés sur le chemin qui nous mène au Wat Banan. Julien et moi ne perdont pas de vue que nous sommes en sursis. Qui de nous deux sera le premier à se faire bâptiser?

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Vers 10h30, nous arrivons finalement à l’entrée du site de Wat Banan. Jour de fête oblige, le site est massivement pris d’assaut par les cambodgiens, qui viennent y passer la journée en famille. Nous découvrons des scènes de vie très amusantes, les gens sourient abondamment et nous regardent souvent avec beaucoup de curiosité et toujours énormément de gentillesse. Il est vrai que les occidentaux sont relativement rares dans la région. Nous sommes un peu l’attraction du village, on s’en amuse.

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Nous nous acquittons du droit d’entrée de 2$ p.p. pour accéder au temple, qui se trouve tout en haut d’une colline de 100 mètres de haut. Nous parcourons péniblement les marches qui mènent au sommet. La chaleur est à nouveau étouffante, tout effort physique nous épuise très rapidement ! Nous faisons un break à mi hauteur, avalons chacun une petite bouteille d’eau et reprenons notre ascension.

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Arrivés tout en haut de la colline, nous découvrons les vestiges de Wat Banan, romantique petit temple datant du XIème siècle. Cadre verdoyant et vue intéressante sur les plaines environnantes.

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A notre retour sur la terre ferme, nous prenons une petite collation avant de remonter dans le tuk-tuk, mais cette fois-ci nous faisons le plein de bouteilles d’eau, prêts à riposter en cas d’attaque. Ce n’est en réalité qu’un prétexte, car nous allons prendre activement part au nouvel an khmer. Chaque fois que nous croisons un pick-up, ou des villageois sur le bord de la route, nous arrosons tout le monde sans la moindre distinction. Finalement on s’en tirera bien, l’arroseur ne sera que peu arrosé.

40 minutes après notre départ de Wat Banan, nous nous arrêtons à nouveau pour la deuxième activité de la journée, à savoir le Bamboo train. Il s’agit en fait d’une plateforme en bambou posée sur un châssis rectangulaire qui repose à son tour sur deux essieux. Un moteur de type tondeuse à gazon actionne le tout et donne vie à ce singulier moyen de transport.

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Julien et moi prenons place sur le ‘tapis volant’ et débutons alors notre voyage. Très folklorique, nous vous proposons de consulter les liens vidéo ci-dessous. Comme il n’y a qu’une seule voie de chemin de fer, dès que notre train en bambou en rencontre un autre venant en sens inverse, le moins chargé des deux, est démonté afin de laisser continuer l’autre. Très amusant !

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73153298596&ref=mf

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=73163873596

Malgré l’inconfort du Bamboo train, nous sommes ravis par cette expérience peu commune. Une heure après avoir débuté l’activité, nous sommes de retour au point de départ juste à proximité de notre tuk-tuk. Ce dernier nous ramène alors à l’hôtel Royal au centre-ville de Battambang.

Il est plus de 13h30, nous sommes de retour à Battambang et avons sérieusement les crocs. Nous partons immédiatement au bar restaurant le Gecko. Julien commande une pizza (c’est fou comme celui-là est attaché aux plats occidentaux) et moi un amok de poisson. Franchement, j’aurais dû suivre son exemple, car l’amok, en plus d’avoir une couleur verdâtre assez suspecte, est tout simplement insipide.

Ensuite, nous passerons l’après-midi sur Internet et discuterons longuement de la suite de notre programme. Il est en tout cas certain que nous n’allons pas nous attarder à Battambang. Nous prévoyons alors de faire appel à un taxi pour nous conduire au poste frontière de Poipet. Prix de la course 27$. Julien doit retourner à Bangkok, car il reprend le boulot dès lundi et moi, je n’ai pas encore statué sur la destination finale. A vrai dire, j'hésite entre les l’île de Koh Chang, celle de Koh Samet (plus proche de Bangkok, mais plus petite également) ou rentrer tout simplement sur Bangkok en même temps que Julien. Je prendrai une décision demain en fonction des correspondances de bus.

Vers 19H45, nous allons manger au smokin’ pot, cantine familiale et accessoirement école de cuisine. Sans doute la meilleure adresse de Battambang. Julien commande un lok-lak et moi, je choisis le volcan, sorte de fondue cambodgienne, à savoir de la viande de bœuf grillée sur une pierrade et mélangée à des légumes subtilement épicés. Délicieux !

Après notre repas, nous nous rendons au Gecko pour y boire quelques verres. Malheureusement pour nous, le café vient de fermer ses portes. Nous retournerons alors à l’hôtel et boirons quelques bières en terrasse. Dodo vers minuit.


16/04/2009: day 67

Réveil très tôt pour nous rendre à Battambang. Après avoir réglé nos chambres à la réception de l’hôtel, un taxi passera nous prendre à 08h00 pour nous conduire à la station de bus de la ville. Aujourd’hui, Julien se sent en grande forme,

Nous arrivons à la station de bus vers 08h20. Notre bus de la compagnie Paramount est déjà là. Quel soulagement de voyager dans un bus confortable disposant de toilettes. Nous nous réjouissons un peu trop vite, car un rebondissement survient très rapidement. On nous explique juste avant d’embarquer dans le bus que ce dernier ne va pas à Battambang, mais à Phnom Penh. Celui que nous devons prendre se trouve juste à côté et comme vous pouvez vous en douter, il ne présente absolument pas le même confort que le précédent (pas d’air-conditionné, pas de toilettes, vétusté manifeste, ne porte aucune mention de la compagnie Paramount etc.). Je demande au steward si c’est une blague, il me répond que le bus que nous devons prendre pour Battambang appartient à la même compagnie. On le croit sur parole ;) Bref, on s’est bien fait arnaquer sur ce coup là. Pas le choix, on doit embarquer nos bagages sur lesquels un employé écrira au gros feutre noir indélébile le numéro de notre siège, pourquoi s’ennuyer à coller un sticker portant ces mêmes références alors que l’on peut directement écrire sur votre sac sans vous demander votre avis ? Charmant.  

Le voyage nous semble interminable malgré la faible distance qui sépare les deux villes (+/- 180 km). Pourtant, nous pouvons nous estimer chanceux, car les autorités du pays viennent de terminer, début du mois d’avril, d’asphalter la route qui mène de Siem Reap au poste frontière de Poipet.  Comme notre bus emprunte une bonne partie de cette route jusque la ville de Sisophon, nous pouvons circuler bien plus rapidement que sur la route en terre battue qui reliait précédemment Siem Reap à la Thaïlande. A Sisophon, le bus prendra ensuite une autre route qui mène vers le sud du pays. Nous pensions donc passer cinq heures dans le bus, en réalité, nous arriverons vers midi à Battambang. Soit un trajet de 3h30 au total.

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A notre arrivée à Battambang, nous faisons appel à un tuk-tuk pour faire la tournée des hôtels que nous avions sélectionnés dans le guide. A vrai dire, le choix d’hébergement à Battambang est très limité. Pas plus de trois ou quatre adresses à mentionner. Après avoir parcouru quelques centaines de mètres, notre rickshaw s’arrête au premier hôtel figurant sur notre liste (The Royal Hotel). Julien restera dans le tuk-tuk pendant que j’irai inspecter les chambres. Mon impression est bonne et suis même étonné d’entendre le prix dérisoire demandé pour la chambre compte-tenu de l’excellent rapport qualité-prix (7$). Sur base de mes commentaires, nous décidons de ne pas continuer notre prospection et de rester loger deux nuits dans cet hôtel. Nous remercions notre chauffeur, prix de la course en tuk-tuk : 1$. Nous remplissons les formalités du check-in et déposons nos affaires dans nos chambres respectives.

Julien et moi partons alors à la recherche d’un endroit pour contenter nos estomacs. Niveau restauration, là aussi, très peu de choix disponible. On constate vite que Battambang ne connait pas le développement touristique de Siem Reap ou de Phnom Penh. De plus, nous avons l’impression de parcourir une ville fantôme, les rues sont étrangement calmes et vides. La chaleur accablante qui s’abat sur la ville explique sans doute cela. En toute objectivité, je suis convaincu que cette journée est la plus chaude de toutes celles que nous avons connues depuis notre arrivée en Asie. J’avais déjà fait ce type de commentaires précédemment lorsque nous parcourions les villes d’Ayutthaya et de Hué, mais aujourd’hui c’est sans commune mesure. Nous n’avons pas de thermomètre sous la main, mais nul doute que si nous en possédions un, il dépasserait allègrement les 40 degrés. Pas de vent, pas beaucoup d’ombre non plus. Le Soleil est écrasant !

Nous trouvons finalement la rue où se trouvent les deux restaurants recommandés par le guide. Comme celui qui remporte notre préférence (smokin’ pot) est fermé pour cause de nouvel an Khmer, nous nous rabattons forcément sur le second au nom évocateur de ‘white rose’. Nous commandons deux lok-lak et un baboung (large bol de soupe garnis de nouilles, de petits rouleaux de printemps, de porc frit et de légumes) et deux bières Angkor.

Après le repas, nous partons sillonner quelques rues du centre-ville avant de vite revenir à l’hôtel pour nous mettre à l’abri. Je donne rendez-vous à Julien en fin d’après-midi et pars faire une petite sieste. Le ventilateur qui tourne en continu arrive à peine à rafraîchir la pièce, je me sens exténué et ne tarderai pas tomber à mon tour dans les bras de Morphée. Quel sommeil de plomb !

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Je me réveille plus de deux heures plus tard, il est déjà 17h30. J'irai retrouver Julien et sortons à nouveau pour nous balader un peu. Rien de transcendant à découvrir dans cette petite ville sans grand charme. Bien que nous ne soyons pas les seuls touristes à Battambang, on ne peut pas dire non plus qu’il y ait véritablement affluence. Pour être honnête, on en fait vite le tour et si d'aventure vous souhaitiez boire un verre dans un endroit branché ou même faire la fête dans un bar, passez votre chemin, car Battambang n’est pas faite pour vous !

Nous marchons le long d’une rue qui mène au marché central, une mobylette passe lentement à côté de nous. Soudain, j'entends un énorme « splash » ! On l’avait un peu perdu de vue, mais le nouvel an Khmer (la fête de l’eau) bat son plein. Julien en a fait les frais. Il dégouline de partout, je suis hilare ! Arrivés au marché de Battambang, nous remarquons que plusieurs dizaines de jeunes cambodgiens s’aspergent à coup de sachets en plastique remplis d’eau. On tombe vraiment dans un guet-apens, je n’ose dégainer mon appareil photo par crainte d’être aspergé. Dommage, car ça méritait quelques clichés.

Pour remédier à cela, je suis quand même allé chercher trois photos du songkran (Thaïlande) sur le net pour vous donner une idée de cette fête très atypique.

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Pour rejoindre le seul café  potable de la ville ‘Le Gecko’, nous devons absolument traverser le marché central. Là, on nous regarde avec de grands sourires narquois, mais rien ne bouge pour le moment, on dirait qu’ils n’osent pas nous canarder. Par contre, dès qu’un pick-up rempli de passagers pointe le bout de son nez, il est directement aspergé de tous côtés. Plus les gens sont mouillés, plus ils rient. Quelle joie de vivre !

Nous arrivons tant bien que mal à nous extraire de la ligne de tir et atterrissons en face du ‘gecko’, qui est lui aussi fermé pour cause de nouvel an khmer. Nous décidons alors de revenir manger au restaurant qui se trouve sur le toit de l’hôtel Royal. Nous marchons en catimini à travers des ruelles peu fréquentées, car sur les grands axes, la bataille fait toujours rage. Pour preuve des centaines de sacs en plastique déchirés et vidés de leur substance jonchent le sol.

Arrivés à l’hôtel, nous mangerons quelques plats traditionnels cambodgiens, boirons quelques bières et irons dormir vers 22h30. Un record !  

03/05/2009

Siem Reap

Siem Reap : Day 61

10/04/2009:

Réveil à mon aise ce matin. Pas de bus à prendre et encore moins de lourde visite prévue au programme. Vers 09h30, je pars petit-déjeuner en ville. Rituel American Breakfast, qui est en réalité un English Breakfast. Ne me demandez pas pourquoi, mais les termes culinaires varient sensiblement ici en Asie. Sur tous les menus figurent les ‘French Fried’, mais jamais de French Fries, le ‘garlic’ devient ‘galic’ et le French cheese signifie souvent ‘vache qui rit’, qui est dans l’immense majorité des cas l’un des trop rares fromages disponibles dans les pays que je viens de traverser.

Après ce copieux repas, je partirai me balader à travers la ville et m'arrêterai un peu  par hasard en face du bureau d’une ONG nommée Concert.  http://www.concertcambodia.org/default.aspx Le slogan de l’organisation « helping you to help » m'interpelle et je décide rapidement de leur rendre une petite visite. Je suis agréablement accueilli par deux jeunes occidentaux, qui sont à l’origine du projet. L’un d’eux, Aris, un sympathique Grec qui a vécu longtemps à Londres, m'informe volontiers de leur travail quotidien, des besoins de la population locale, des défis à relever en matière d’éducation, de déminage des sites à risques, d’écotourisme etc. Singulier parcours que celui de ce mathématicien qui travaillait précédemment dans la finance à Londres. Quelques mois avant la crise financière, il a pris un break d’un an pour parcourir le monde. Il a débuté son périple par l’Asie du sud-est, a traversé les Philippines et le Vietnam  avant de se rendre au Cambodge où il a déposé ses valises pour ne plus en repartir.      

Les heures passent et je n’ai toujours pas bougé de là. Il est 13h30 et la faim me tenaille à nouveau. Aris et moi irons nous restaurer dans une gargote proche du marché de Psaar Chas. Vers 15h00, Aris retourne au ‘bureau’ et me donne rendez-vous à 19h00 pour un repas préparé par des filles cambodgiennes qui collaborent avec l’ONG. D’autres occidentaux seront également de la partie. J'acceptons sans la moindre hésitation. Après avoir quitté Aris je retournerai à l’hôtel pour une après-midi glandage à la piscine.

A 19h00, je retournerai au siège de l’ONG où je retrouverai Aris et ferai la connaissance de Sarah une américaine de Washington, Fernando un espagnol et sa compagne cambodgienne, deux hollandaises Roos et Marlijn et deux jeunes filles du pays dont je n’ai malheureusement pas retenu leur prénom. Repas à base de Lok Lak traditionnel. Nous mangeons longuement, sifflons quelques bières tous ensemble et partons vers minuit au Temple Bar où nous contribuerons fortement à la recette du bar.

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L’endroit est assez animé, la déco est influencée par les temples d’Angkor et le public est très métissé. Je remarque aussi un grand nombre d’hôtesses très 'sexy'. A y regarder de plus près, je me rends compte que pour la plupart d’entre-elles, ce ne sont en réalité pas des hôtesses, mais des stewards ! La dénomination en vigueur en Thaïlande est « Katoey », mais on les appelle plus communément « ladyboy ». Ces créatures hybrides du troisième sexe ont l’apparence et les attributs de la gente féminine, mais avec un ‘petit’ quelque chose en plus au niveau du bas ventre. Je n’en avais pratiquement plus rencontré depuis que j'avais quitté Chiang Mai (Day 23). Le Laos, le Vietnam et le Cambodge semblent bien plus conservateurs à ce sujet.

En Thaïlande, mais aussi aux Philippines, les ladyboys pullulent littéralement, et ce, même dans les petites villes de province. On en trouve également dans de nombreux villages. Visiblement intégré(e)s à la population active, il n’est pas rare qu’un ladyboy vous serve votre Whooper au Burger King, prenne votre commande au restaurant, coupe vos cheveux dans un salon de coiffure, poinçonne vos billets de train ou pèse vos raisins sur la balance du département fruits et légumes d’un magasin Carrefour de Bangkok (n’y voyez aucun fantasme de ma part, je vous jure que cela s’est vraiment produit). La nuit, les ladyboys fréquentent massivement les bars et discothèques (bien que certains endroits leur refusent l’entrée) ou tapinent sur les trottoirs des quartiers chauds au contraire des filles (les vraies) qui travaillent presque exclusivement dans les gogo-bars.

xin_59020415202076465187crédit photo :www.chinadaily.com

Les heures passent rapidement, les bières aussi. Aris, Roos, Marlijn et moi quittons le bar vers 03h30. C’est ma première véritable grosse sortie depuis mon arrivée à Bangkok le 08/02. Demain, je crois que je vais avoir mal aux cheveux.


Siem Reap : Day 60 

09/04/2009:

Réveil à 06h30. Peu après, petit-déjeuner pour la dernière fois aux bords du lac Kak.

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Après avoir réglé ma chambre et les consommations, le conducteur du mini-van affrété par la compagnie de bus vient me chercher à la réception vers 07h30 et me conduit au siège de Sok Sokha. Là, je prends place dans le bus qui partira vers 08h00. Le voyage est relativement long pour rejoindre Siem Reap, 6h au total. Pour tuer le temps, j’écoute mon lecteur mp3 tout en regardant un film d’action probablement Made in Thailand. genre de western Muay Thaï http://fr.wikipedia.org/wiki/Muay_tha%C3%AF. Film très violent dans lequel les protagonistes passent leur temps à se bastonner. Primaire, mais très chouettes scènes de combats. J’aurais adoré ce film 20 ans plus tôt. Comme le bus n’est pas pourvu de toilettes, nous nous arrêterons à deux reprises. Quel soulagement. J’en profiterai aussi pour prendre quelques photos de la campagne cambodgienne et vous invite à admirer le véhicule utilitaire le plus prisé par les cambodgiens (voir photo ci-dessous).

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Vers 14h, nous arrivons enfin à la station de bus de Siem Reap où un tuk-tuk missionné par la compagnie de bus est chargé de me conduire à mon hôtel. Comme je n’ai toujours pas fait de réservation, le conducteur essaie de m'amener dans une guesthouse où il touchera une commission. Rituel immuable. Pour la première fois depuis mon arrivée en Asie, j'accepte d’aller visiter l’hôtel qu’il nous suggère. Nous arrivons 15 minutes plus tard à l’Ancient Angkor Guesthouse, qui offre finalement un excellent rapport qualité/prix ; 12$ pour une chambre double assez spacieuse avec ventilateur et minibar, mais aussi une piscine et internet gratuit à la réception. Je me décide très vite et prends la chambre où je dépose rapidement mes affaires.

J'irai ensuite me restaurer au centre-ville, qui est très différent du reste du pays. En effet, le vieux centre colonial a entièrement été rénové ; les rues et trottoirs sont larges et propres, les façades sont repeintes, on y trouve quantité de bars, de chouettes restaurants, des glaciers, de belles boutiques etc. Bref, tout est nickel même si je pourrais lui reprocher un certain manque d’authenticité.

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Je découvre même une petite ruelle qui n’est pas sans me rappeler la très bruxelloise rue des bouchers. Les moules frites et les insistants rabatteurs maghrébins en moins !

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La proximité des temples d’Angkor a suscité un développement économique providentiel pour la ville de Siem Reap. Comme il n’est fort heureusement pas possible de loger sur le site d’Angkor, les touristes du monde entier sont donc amenés à loger dans cette petite ville située à 8km au sud de l’entrée de la cité khmère.

Après avoir mangé dans une gargote, je passerai brièvement voir le marché couvert de Psaar Chas où l’on trouve exactement les mêmes choses que dans tous les marchés que j'ai fréquenté ces dernières semaines. Rasant ! Je retourne ensuite à l’hôtel où je reste quelques heures ‘au calme’ passant mon temps à regarder BBC World et TV5. Les flashs m'informent régulièrement de la situation tendue qui règne actuellement dans les rues de Bangkok. La possible annulation du très attendu sommet qui doit réunir les chefs d’états du sud-est de l’Asie ces prochains jours à Pattaya n'est pas de nature à me rassurer. La contestation gronde en Thaïlande, les manifestants ‘t-shirts rouges’ défilent à nouveau dans la rue et menacent le gouvernement soutenu par les t-shirts jaunes. Pas très rassurant tout ça sachant que mon meilleur pote vit à Bangkok et que je devrai prochainement me rendre là-bas afin de prendre mon vol à destination de Singapour.

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJRcD.html

Je relativiserai tout de même en disant que cette situation de crise n’est pas nouvelle et encore moins isolée dans le temps, car ces troubles remontent déjà au renversement de l’ancien premier ministre Thaksin survenu en septembre 2006.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_de_septembre_2006_en_Tha%C3%AFlande

Un festival de bombes avait d’ailleurs éclaté le 31/12/2006 à Bangkok, quelques heures après mon arrivée dans la ville lors de mon premier voyage dans le pays.

Après ces excellentes et très rassurantes nouvelles, je partirai manger un bout au centre-ville. Poulet au gingembre et Lok Lak, bœuf mariné au citron vert et servi avec un œuf frit, des oignons, des frites ou du riz. Plat national au même titre que l’Amok. Après le repas, j'irai dans un cybercafé où la connexion est, comme toujours au Cambodge, extrêmement lente.

wikipedia.org/wiki/Cuisine_of_Cambodia