28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

10/03/2009

Luang Prabang

Luang Prabang : Day 31

11/03/2009:
 
Pour mon dernier jour à Luang Prabang, je partirai à la découverte des étangs de Boua Kan Bung, qui sont en réalité de jolis marais, petits havres de paix utilisés pour la pissiculture et l'agriculture. L'endroit est reposant et je passe un peu de mon temps à y photographier les plus belles fleures et nénuphars. Après cette visite, je retournerai au centre-ville pour me restaurer et mettre à jour le blog dans un cybercafé. Aujourd'hui, la connexion est encore plus lente que d'habitude, il me faut consacrer deux fois plus de temps que nécessaire sur le pc. Quelle corvée !
 

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Vers 20h00, j'irai essayer un barbecue laotien, qui s'apparente quelque peu au barbecue coréen (voir Day 8), mais en nettement moins bon. Ce ne sera donc pas mon plus agréable souvenir gustatif.
Ensuite dodo tôt pour être en forme pour le voyage du lendemain, sauf que les américains recommencent à nouveau leur bordel vers 01h00 du matin. Dans un premier temps, je vais leur demander poliment d'être plus discrets, sans résultat. Une heure plus tard, complètement dépité et décidé à en découdre avec eux, je réitère ma demande de manière bien plus directe. Ma nervosité débordante et mon agressivité outrancière ont enfin payé.


Luang Prabang : Day 30

10/03/2009:

Je me réveille de bonne heure et pars visiter la partie 'sud' de la ville. Je contemplerai trois jolis temples qui se succèdent sur la Visounnarath Road ; Wat Visoun, That Mak Mo et le Wat Aham. Je vous épargne les commentaires relatifs à ces trois 'Wat', car je présume que vous êtes, tout comme moi, un peu las de ces descriptions rébarbatives.

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http://nl.wikipedia.org/wiki/Stupa

Après cette pause culturelle, je me rendrai dans un cybercafé passer la majorité de l'après-midi (presque 4h au total). Bien que je suis extrêment satisfait de mon blog, force est de constater que la mise à jour de ce dernier est un travail de longue haleine, surtout sur ces ordinateurs dignes de la préhistoire, sans oublier que les claviers QWERTY sont également très très très agaçants.  
Vers 21h00, après être rentré me changer à l'hôtel, j'irai découvrir la cuisine des 3 Nagas.
Je vous invite à prendre connaissance du menu ci-dessous :

  1. Kaiphaen Jeun, Mekong weed served with spicy jam and buffalo skin. 
  2. Yum Salad, Luang Prabang salad with Lao style dressing ; lettuce, watercress, tomatoes, cucumber, eggs, fried garlic, fried shallots and fresh herbs.
  3. Kaengnor Sai Yanang, bamboo soup with amer leave.
  4. Oua Sikhay, Deep fried pork stuffed with lemongrass stalk and Phanaeng Kai, shredded chicken, minced pork and buffalo skin cooked in coconut milk and curry and Khua Sine-Ngoua Sai Kathiem, sauteed beef with onions and Mak Het, steamed mushrooms in coconut mousse with lemongrass and herbs.
  5. Nham Vhann Mak Mai, coconut milk and tapioca served with seasonal fruits.   

PRODIGIEUX !!! de la fine cuisine...

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Luang Prabang : Day 29

09/03/2009:

Je pars de bonne heure me poster sur la Sisavang Vang Road afin d'observer le Reras. Le reras est une tradition millénaire perpétuée par les bonzes, qui entre 06h30 et 07h00, parcourent la ville pour mendier leur nourriture auprès de la population. Bien que ce rituel religieux fut initié par Bouddha il y a plus de 2600 ans, cette aumône n'a plus lieu sous cette forme dans l'immense majorité des pays bouddhistes. Malgré l'heure matinale, ce rituel ancestral attire aussi bien les "farang" (étrangers à la peau blanche) pour son exotisme que les japonais et thaïlandais pour son anachronisme.

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Vers 08h00, je me rendrai à l'agence de voyages où j'avais réservé la veille l'excursion pour les grottes de Pak Ou. Vers 08h30 après m'être rendu à l'embarcadère, j'embarquerai à bord d'un bateau de 6 personnes (bien plus confortable que la péniche des Day 25 & 26) et naviguerai sur le Mékong une bonne 1h1/2 avant de faire une halte au Whiskey Village, grosse attraction pour touristes où un type nous explique en quelques mots la fabrication de ce breuvage si populaire au Laos et en Thaïlande. Il nous propose d'en acheter, mais je réponds poliment que je ne bois jamais d'alcool ;) pour en être quitte. Miracle, il n'insiste pas. Le reste de la partie 'visitable' du village se compose d'échoppes où des femmes s'appliquent a faire semblant de tisser foulards et vêtements divers, indiquant de cette manière que les produits vendus sont bien issus de leur travail. Foutaise, nous avons vu exactement les mêmes tissus et foulards un peu partout en Thaïlande et même au Maroc lors de notre dernier voyage. On a sans doute dû retirer les étiquette 'Made in China' avant de les déposer sur l'étalage.

Je m'écarte vite de ce lieu et commence à distribuer des crayons aux quelques enfants du village qui jouent sur les bords du Mékong. Subitement, d'autres enfants surgissent comme par magie et se ruent littéralement sur moi. Je constate bien vite qu'ils sont rôdés à une certaine forme de mendicité, je pensais faire un petit geste, en réalité, je me suis planté.

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Je remonte ensuite à bord du bateau et arrivons 1/2h plus tard aux grottes de Pak Ou. Là, je devrai m'acquitter de 20000kip alors que je pensais avoir tout réglé à l'agence. Je suis de plus sollicité par des dizaines de vendeurs pour acheter diverses pacotilles ou libérer (moyennant quelques kip) des oiseaux de leur cage. Inutile de dire que tous ces piafs sont apprivoisés et conditionnés à rentrer au bercail après avoir profité de quelques minutes de liberté. Nous partons enfin découvrir les grottes qui me semblent bien décevantes et termine la visite après 1/2 heure. Nul-Nul-Nul, je le mentionnerai au guide du routard. Après cette 'palpitante' excursion, nous reprendrons le bateau dans le sens inverse et dormirai tout le long du trajet. J'ai oublié de vous raconter qu'un petit groupe d'américains avaient fait un vacarme de tous les diables la nuit précédente et que je n'avais pratiquement pas fermé l'oeil passant mon temps à échanger des insultes avec ces derniers.
Arrivés à Luang Prabang, je mangerai deux brochettes de poulets accompagnées de quelques frites (j'ai encore craqué) et puis grosse sieste à la guesthouse la majeure partie de l'après-midi. Quelle honte.

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En soirée, je retournerai manger du poisson grillé chez Mekong Fish et boirai quelques Laobeers avant d'aller faire dodo. Fort heureusement les amerloques se tiendront à carreau cette nuit. Ouf.


Luang Prabang : Day 28

08/03/2009:

Je quitte le Chanthavinh Resort vers 11h00 après un copieux petit-déjeuner au frais de la princesse. Je prendrai un tuk-tuk pour revenir à ma première guesthouse la Viradesa, qui semble bien rudimentaire en comparaison du confortable resort de la veille. Mes affaires deposées, je pars enfin à la découverte de Luang Prabang. La ville est de taille modeste et j'arpente la Sisavang Vong Road où se trouvent la majorité des curiosités. Pour ne pas changer mes habitudes je visite successivement des temples ; Wat That, Wat Xieng Mouane, Wat Choum Kong et le très ancien Wat Pa Houak construit aux pieds du Mont Phousi et dont les fresques murales, bien que très abimées, sont de toute beauté. Le classement de la ville de Luang Prabang au patrimoine mondial de l'humanité en 1995 laisse présager un avenir plus radieux aux oeuvres laissées trop longtemps en état de léthargie  

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Je traverse ensuite la rue principale et prends quelques photos de l'ancien Palais Royal reconverti en musée, mais je ne m'attarde pas à le visiter. De là je traverse le petit quartier commerçant où agences de voyages, organisateurs de treks, restos occidentaux, cybercafé s et boutiques de souvenirs se livrent une concurrence effrénée. Je parcours longuement les venelles et rues adjacentes et suis conquis par l'atmosphère un peu rétro de l'endroit où les réminiscences de l'empire colonial français sont encore bien présentes. La rue Sakarine attire particulirèment mon attention et notamment le restaurant chic 'Les 3 Nagas' spécialisé dans la cuisine laotienne traditionnelle. Après un léger repas sur les berges de la rivière Kan (affluent du Mékong), j'entame la visite du Wat Xieng Thong , ensemble d'édifices le plus riche et selon moi le plus intéressant de Luang Prabang. J'y découvre un bouddha couché, un bouddha sacré, un char funéraire royal (qui ressemble quelque peu á notre car d'or montois) et de très belles mosaiques d'inspiration japonaise.

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En fin d'apres-midi je débute l'ascension du Mont Phousi (80m) et de ses 328 marches. Arrivé au sommet, je suis un peu déçu par l'endroit. Hormis plusieurs dizaines de touristes qui ne me permettent pas de jouir pleinement du panorama de la région, le seul véritable intéret de la visite est le Stûpa http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%BBpa  de 20 mètres de haut qui surplombe la colline. En m'attardant quelque peu j' apercevrai quelques gamins entrain de jouer avec une vieille piece d'artillerie, une photo s'impose. Je prends ensuite un autre chemin pour redescendre en ville où je flânerai une bonne grosse 1/2 heure et achèterai également les billets de bus Luang Prabang-Vientiane en date du 12/03 (130000Kip) et une excursion aux grottes de Pak Ou pour le lendemain (60000kip).  
Je retourne ensuite a la Guesthouse pour me changer. 
Peu après, je me rendrai à nouveau en ville et irai manger en bordure du Mékong un Fried Mekong Fish, une salade de vermicelles hyper 'spicy' et des legumes.    

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Luang Prabang : Day 27

07/03/2009: 
 
Je pars échanger un peu d'argent à "la banque pour le commerce extérieur Lao ", cela ne s'invente pas. En échange de mes 300$, je deviendrai millionnaire, 2.565.000 Kip pour être précis. Après un rapide tour dans la ville, je reviendrai à la Viradesa Guesthouse et contacte le Chanthavinh Resort, où j'avais réservé une chambre lorsque j'étais à Zaventem le jour du départ (voir les péripéties du départ du blog).

http://coinmill.com/LAK_calculator.html#EUR=1

Vingt minutes plus tard, un mini-bus vient me chercher et me conduit bien en dehors de la petite ville de Luang Prabang. Arrivé sur les berges du Mékong, des porteurs prennent en charge mes bagages et je monte à bord d'un bateau pour rejoindre l'autre rive du fleuve. A mon arrivée au Chanthavinh Resort, je suis émerveillé par la splendeur du décor. Les luxueux bungalows sont dispersés dans un magnifique jardin à la végétation luxuriante. Ma chambre est gigantesque et dispose de tout le confort dont je pouvais rêver.

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Décidé à rentabiliser au maximum mon investissement, je choisis de ne pas bouger de là et surtout ne rien faire de la journée. Le resort est très excentré de la ville ce qui a pour avantage de jouir d'un cadre exceptionnel et d'une tranquilité bien méritée après Pakbeng, cependant je dépends totalement de l'hôtel et de ses prix affichés en $. Toutes les consommations se feront donc sur place, aïe aïe pour le budget !

En soirée, je m'installerai sur la terrasse surplombant le Mékong et goûte quelques spécialités concoctées par le chef ; saucisses de Luang Prabang, fresh spring-rolls. En plat principal, du poisson cuit à la vapeur accompagné de petits légumes et d'une exquise sauce citronnée et légèrement pimentée. Je profite du cadre pour commander une bouteille de Chardonnay, reprenant ainsi goût au vin et ce pour la première fois depuis mon arrivée en Asie. Comme je me suis bien reposé dans la journée, je ne trouve pas le sommeil et rédige dans mon calpin les commentaires de notre séjour à Chiang Mai.

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