31/05/2009

Chinatown Yaowarat

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De retour à Bangkok depuis quelques jours déjà, je ressens profondément l’envie de revoir Chinatown où je m'étais rendu au tout début de notre voyage (voir day 03, le 11/02/2009). Comme Myriam devait faire quelques dernières emplettes avant de revenir en Belgique, j'ai sauté sur l’occasion pour la convaincre que Chinatown était l’endroit idéal. De fait, je ne me suis pas trompé.

Lors de ma première visite àChinatown, j'avais été conquis par l’atmosphère qui règne dans ce quartier débordant de vie. Malgré le fait que Yaowarat soit le premier quartier chinois que j'ai eu l'occasion de  parcourir depuis mon arrivée en Asie, il reste à mes yeux le plus agréable et le plus intéressant de tous. Inversément, celui de Cholon à Saigon fut de loin le plus décevant. Impossible pour moi d’y rester plus de vingt minutes sans ressentir l’envie de m’en aller pour de bon.

Comme tout bon quartier chinois qui se respecte, le bruit, la pollution, la cohue et le commerce effréné sont des éléments indispensables. Celui de Bangkok ne fait pas exception à la règle. Il faut avoir les nerfs solides pour arpenter ces ruelles où il est si facile de se perdre. Négocier avec les chinois n’est pas une mince affaire non plus ; à tel point que l’on pourrait s’imaginer que leurs enfants apprennent les rudiments du commerce avant même d’apprendre à marcher. Pour terminer, il faut tout de même avouer qu'en Europe, nous ne sommes pas habitués à voir autant de monde au m2.

Leur manière de travailler, de se déplacer semble anarchique certes, mais leur courage, leur détermination et leur habilité inspirent véritablement le respect. Se balader dans ce quartier est une expérience à la fois éreintante, mais surtout très enrichissante. Un must. Pour s'y rendre prenez le taxi-boat sur les rives du fleuve Chao Phraya et arrétez-vous au Tha Ratchawong pier.

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Bangkok, la cité des anges (mes impressions)

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

Je suis très heureux d’être de retour dans cette trépidante mégapole de plus de douze millions d’habitants. Après avoir traversé nombre de pays limitrophes à la Thaïlande, j'ai quelque peu l’impression de revenir à la civilisation. Quel bonheur. Je vais essayer de vous faire partager mon engouement.

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Pour moi, Bangkok est sans aucun doute l’une des capitales les plus captivantes au monde. 24h sur 24, la ville est en constante ébullition. S’y ennuyer relève de l’impossible et je recommande vivement cette métropole, qui a tellement à offrir pour peu que l’on s’y intéresse.

Je suis pourtant conscient que tout le monde ne partage pas mon enthousiasme pour cette ville tentaculaire. La principale raison vient du fait que Bangkok n’est souvent que la première étape pour les touristes qui visitent la Thaïlande. Ils ne s’y arrêtent que deux jours, voir quelques heures avant d’entamer la suite de leur voyage à travers le pays. Dommage, car Bangkok mérite que l’on s’y attarde davantage !

Comme toute ville, il faut se donner le temps de l’apprécier, de se laisser charmer.  Inversement à Rome, Paris ou Barcelone, il est difficile de tomber immédiatement sous le charme d’une grande ville asiatique. Ici, les cités sont très différentes de celles du vieux continent. La densité de population n’est en aucune mesure comparable à nos villes, la modernité des bâtiments et des infrastructures est un peu déconcertante ; on construit vite et partout. Les néons pullulent, le rythme de vie est considérablement accéléré, la circulation est effrénée et la chaleur est suffocante. Pour terminer, le bruit incessant, peu importe où vous vous trouvez, a souvent tendance à assommer. Les premiers jours sont les plus difficiles, mais comme pour toute chose, on s’y habitue très vite et on finit par adorer.

Malgré toute cette agitation, je ressens un agréable sentiment de sécurité. Je ne pouvais pas en dire autant de la grande majorité de nos grandes villes européennes. Ici, la violence n’est pas palpable, les gens sont respectueux, pas de dérives, de comportements inciviques ou de débordements liés à la boisson (sauf de la part de certains occidentaux). Prendre le skytrain ou le métro est un vrai bonheur, se balader à toute heure du jour et de la nuit ne pose aucun problème, pas la peine d’être sur la défensive à tout moment. Les vols à la tire et les pickpockets existent aussi ici, mais ils sont extrêmement rares. Il ne faut bien entendu pas tenter le diable, mais questionnez toute personne qui s’est déjà rendue en Asie, il confirmera nos affirmations !   

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Et puis, tout ici est facile, rapide, bon marché. Bangkok est sans doute la ville au monde offrant le meilleur rapport qualité prix. Hormis les hôtels, qui ne sont pas très bon marché, le coût de la vie y est incroyablement bas. Pour étayer mes dires, j'ai compilé divers services. Pour info, 1€ = +/- 45 Baht

·         Le taxi, le compteur débute à 35 Baht, mais progresse très lentement. De Asok à l’aéroport (40 minutes de trajet) : 250 Baht

·         une petite bouteille de Pepsi au 7-eleven : 10 Baht

·         une bière Singha au 7-eleven : 32 Baht, la Chang beer : 28 Baht

·         un paquet de Marlboro : 65 Baht

·         Dans une gargote, une soupe de nouilles avec boulettes de poisson ou des nouilles sautées au poulet : 30 Baht

·         Dans un petit restaurant local, un plat de crabe véritable avec du curry jaune : 90 Baht

·         Une manucure 100 Baht

·         Le coiffeur pour homme entre 100 & 300 Baht (tout dépend du standing)

·         Un massage traditionnel (entre 200 et 300 Baht de l’heure)

·         Un bol de riz 10 Baht

·         Un kilo de linge lavé et repassé : 40 Baht

·         Un studio de 40m2 : neuf, entièrement meublé, wifi, air-conditionné, gardes au rez-de-chaussée, ascenseur etc. : environ 14000 Baht/mois

Ici aussi, vous pouvez faire votre shopping à 03h00 du matin si vous le désirez. La consommation est frénétique, on achète tout et n'importe quoi et surtout n'importe quand. On aime également grignoter à toute heure de la journée, mais aussi de la nuit. Le mot d’ordre est « consommation » typique sans doute aux nations émergentes qui goûtent depuis quelques années déjà à la frénésie de l’économie de marché et à la sensible amélioration des conditions de vie de la classe moyenne.

Malgré l’omniprésence de grands centres commerciaux, je constate que les hypermarchés, hormis ceux de Carrefour et du britannique Tesco-Lotus, sont encore sous-représentés. Cette pratique n’a pas encore véritablement percé le marché Thaï. Ici, on achète toujours ses fruits et légumes dans la rue, sa viande et ses poissons dans les halles et les marchés. Il faut dire aussi que les asiatiques ne cuisinent que très peu à la maison. Ils mangent la plupart du temps dans des gargotes ou de petits restos. Il revient souvent moins cher de manger à l’extérieur que chez soi. Nos restaurants en Europe devraient en prendre de la graine ! 

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Lors de mes différents séjours dans la capitale Thaïe, Bangkok, contrairement aux cités de la vieille Europe, m'a souvent donné l’impression d’être une ville résolument tournée vers l’avenir. Riche en contrastes, elle marie avec brio la modernité et les traditions. Du quartier financier de Si Lom, à celui de Siam Square et de ses innombrables boutiques de luxe, à Asok-Sukhumvit et sa vie nocturne trépidante, vous perdrez de vue que vous êtes dans un pays où le PIB par habitant est environ dix fois inférieur à celui de notre petit royaume.

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Inversement, le modeste et traditionnel quartier de Thewet, le cœur historique de la ville Thonburi et ses canaux, les petits vendeurs dans les rues et les tuk-tuks vous rappelleront bien vite que vous êtes toujours dans un pays émergent du Sud-est asiatique.  

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Bangkok a également l’avantage d’être extrêmement cosmopolite : birmans, chinois, indiens, mais aussi quelques arabes et quantité d’occidentaux.

C’est aussi la ville des blancs aux bras de jeunes et jolies Thaïes. Je vous joins ci-dessous une photo de très mauvais goût illustrant notre héros national en charmante compagnie. Pattaya (proche de Bangkok), station balnéaire internationalement connue, résume à elle seule le côté sombre du tourisme en Thaïlande, à savoir la commercialisation à outrance de la prostitution. Public exclusivement charter, 'English pub' et 'Bierstube' à tous les coins de rue. L'horreur, à éviter absolument ! J'ai pourtant décidé d'annexer cette photo, car elle caricature bien le phénomène des blancs atteints de fièvre jaune :) Fièvre très répandue aussi à Bangkok.

DSC05398Tintin à Pattaya

Bangkok, quel bordel, au sens propre comme au figuré !

Certes, Bangkok est loin d’être parfaite. Sa réputation sulfureuse ne joue pas vraiment en sa faveur. Babylone de la luxure et des plaisirs faciles, elle a parfois tendance à repousser certains, mais elle reste néanmoins belle, fascinante et palpitante.