28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

31/05/2009

Les Khlongs

Un peu à l’image de Venise, Bruges ou Amsterdam, Bangkok est elle aussi une cité lacustre. Difficile de s’en rendre compte au premier coup d’oeil, car la majorité des canaux ont été comblés au fil des années afin de permettre le développement urbanistique de la ville. Seul le quartier populaire de Thonburi dispose encore d’un nombre important de khlongs qui quadrillent le vieux centre historique de Bangkok.

Lovée sur la rive occidentale du fleuve Chao Phraya, Thonburi fut jadis la capitale du Siam avant que le roi Rama I ne décide de transférer le siège du pouvoir sur la rive orientale en 1782. Bangkok put alors se développer et devenir la mégapole frivole que nous connaissons aujourd’hui. Thonburi, quant à elle, demeura plus populaire et ne connu pas l’essor spectaculaire de sa rivale. Pourtant, près de deux siècles plus tard, Thonburi fusionna avec Bangkok.  

Le quartier de Thonburi offre donc un visage plus authentique que sa grande sœur Bangkok. Myriam (une amie de Julien qui passe actuellement ses vacances en Thaïlande) et moi décidons de découvrir cette autre facette de la capitale Thaïlandaise. Pour se faire, nous prenons le BTS à Tong Lo en direction du terminus de Saphan Taksin. Arrivés à la station BTS de Saphan Taksin, nous marchons jusqu’à l’embarcadère qui se trouve à quelques centaines de mètres de là. Sur place, nous rencontrons un couple de Néerlandais avec qui nous partagerons le bateau et le prix de la ballade, qui durera 1 petite heure. 250 Baht p.p.


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Au lieu de remonter le fleuve Chao Phraya vers le Nord comme nous en avons l’habitude, notre bateau descendra vers le Sud avant de bifurquer sur la droite pour rentrer dans cette partie de la ville où le temps semble s’être arrêté. En effet, nous sommes à mille lieux de la frénésie des quartiers modernes d’Asok, de Sukhumvit ou de Si Lom. Les khlongs de Thonburi nous donnent l’image d’un gros bourg résidentiel délaissé, peu engageant, mais pas dénué de charme pour autant. Beaucoup de jeunes Thaïs s’y baignent faisant fi de la pollution de l’eau et du regard médusé des touristes, qui arpentent, tout comme nous, les canaux de Thonburi.

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DSC04357Khlongs

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DSC04365Thonburi

40 minutes plus tard, nous débouchons à nouveau sur le fleuve Chao Phraya où la vue est bien différente de celle des Khlongs. Place cette fois-ci aux gratte-ciels, aux hôtels de luxe et à la démesure.

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13/02/2009

Bangkok, Krung Thep กรุงเทพฯ

Bangkok : Day 10

18/02/2009:

Réveil à 07h30, Julien revient ½ heure plus tard enchanté de son expérience au Sri Lanka. Vers 09h00, je le laisse se reposer et pars à la recherche du temple hindou Sri Maha Mariamman, qui se trouve Thanon Si Lom, dans le quartier portant le même nom. Après ½ heure de recherches j'arrive finalement à le débusquer. Le temple est une bonne synthèse de ce que l’hindouisme représente pour moi. Des couleurs vives, des centaines de statues de divinités ornent magnifiquement le Sri Maha Mariamman, des colliers de fleurs multicolores sont déposés en offrande, des bâtonnets d’encens brûlent continuellement et pour terminer des religieux parcourent le temple le torse-nu et les cheveux longs coiffés en chignon. Le minimalisme et la sobriété n’ont définitivement pas leur place en Inde. Il m’est malheureusement impossible de vous illustrer l’intérieur du temple, car les photos y sont interdites

Une dernière chose titille ma curiosité. Je constate en effet que les fidèles qui fréquentent le temple ne sont que pour moitié originaires du sous-continent indien. L’autre moitié est constituée de Thaïs. Je m’étonne toujours de voir les bouddhistes adorer les divinités hindoues et n’ai à ce jour pas encore percé ce mystère…

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De Thanon Si Lom je me rends jusqu’à un centre commercial de Siam square, besoin urgent d'un peu d’air frais ! Je resterai une bonne heure au Starbucks avant d’aller manger un bout au Pizza Hut du coin. Et oui, manger du riz ou des nouilles pendant 8 jours, cela a tendance à lasser. Après un léger repas, je marche de Siam en direction de Thong Lo en longeant la ligne de Skytrain, passant tour à tour par Chit Lon, Phloen Chit, Nana, Asok et Phrom Phong. Deux heures de marche au total. J'arrive au studio vers 16h et déconne un peu avec Julien qui n’avait pas quitté son lit de la journée.

Vers 18h00, je prendrai à nouveau le skytrain et puis le MRT pour rejoindre la gare de Hua Lamphong où le train pour Surat Thani m' attend. J'ingurgite en vitesse un hamburger de crevettes au Kentucky Fried Chicken et prends place dans le train quelques minutes plus tard. Une nouvelle aventure commence… 


Bangkok : Day 9

17/02/2009

Dodo tard, je ne quitte pratiquement pas le studio. Je dois préparer mes valises pour me rendre le lendemain à Koh Samui, destination balnéaire de premier plan située au sud de la Thaïlande. J'ai déjà réservé les billets 'aller' à la gare de Hua Lamphong lors de l'excursion à Ayutthaya le Day 6. Prix du billet : 733 Baht pour le train couchette en 2ème classe avec air conditionné. Durée du trajet +/- 11h de Bangkok à Surat Thani où je devrai encore prendre le ferry-boat pour me rendre à Koh Samui. Ce mardi est une journée atypique presque exclusivement dédiée aux aspects logistiques ; lessives, nettoyage des draps de lit et du studio, préparation des bagages et mise à jour du blog.


Bangkok : Day 8

16/02/2009 :

Réveil vers 09h30, je me sens à nouveau en pleine forme. Je quittons le studio de bonne heure pour me rendre une dernière fois à Saphan Taksin prendre le taxi-boat en direction du quartier populaire de Thewet où j'avais dejà logé en janvier 2007.

A Thewet, je me ballade longuement dans le marché aux victuailles où je ne rencontre pratiquement pas d'occidentaux. Beaucoup de curisosités attirent mon attention; des dizaines de kilos de poissons-chats et sardines sont entreposés à même le sol dans des bacs en plastique, des paniers en osier sont abondamment garnis de piments rouges séchés et les nombreux étalages de viandes proposent de tout ; des pattes de poulet aux entrailles de porc, inutile de dire que les normes d'hygiène ne répondent absolument pas à nos standards européens. J'ai beaucoup aimé ce côté authentique.

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Thewet

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Je reprends ensuite le taxi-boat dans la direction inverse, retour Saphan Taksin pour monter dans le skytrain direction Phaya Thai où je visiterai la tour Baiyoke II, décrite précedemment dans les commentaires du Day 5. Le prix de l'entrée est de 200 Baht. incluant une consommation au sommet de la tour. L'ascenseur me mène au 83ème étage et là, je peux enfin jouir de la vue panoramique de la ville. Epoustouflant...

Bayioke II__

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Arrivé au sommet vers 17h15, je décide d'y rester jusqu'a la tombée de la nuit vers 18h30. J'avoue que le panorama est encore plus intéressant lorsque Bangkok s'illumine.  

Bayioke II_

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Peu après, je quitte la tour Baiyoke II pour retourner au studio. Là, après une douche et un petit break, je me mets en route pour le souper dans le quartier coréen, situé Sukhumvit soi 55. C'est ma première expérience avec la cuisine coréenne malheureusement méconnue chez nous. Je commande une entrée ; un tartare de viande de boeuf crue aromatisé au soja légèrement caramélisé (ressemble étrangement à notre fillet américain national, la mayonnaise en moins). Prodigieusement bon.

J'entame ensuite le plat consistant par leur célèbre barbecue. On m'apporte des braises dans une sorte de saladier rond en inox qui s'imbrique parfaitement dans le creu central de la table. Un système ingenieux incorporé dans la table alimente en continu les braises. Pour terminer, la serveuse dépose une grille métallique sur le barbecue. On m' apporte les viandes (boeuf, porc, poulet) decoupées en fines lamelles et marinées dans un soja subtilement épicé. Je dépose tour a tour les viandes sur le grill. Du riz, des légumes et un bol de soupe aux oeufs me sont servis en accompagnement. DELICIEUX, j'y retournerai. Prix : 500 Baht incluant une grande bière Singha.     

Après le repas, j'irai voir une des curiosités les plus célèbres et les plus décriees de Bangkok...à savoir les quartiers chauds, notamment celui de Nana Plaza, Sukhumvit soi 4, skytrain NANA (prononcer Nanaaaa). Pas très fier de le dire, mais ce n'est pas une première pour moi. On aime ou on aime pas, mais ne pas y aller c'est obligatoirement passer a côté de l'inmanccable. 

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photo by Timoluege, nana journals

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Crédit-Photo : Patpong Sisters by Cleo Odzer

Je rentre finalement au studio vers 02h00 du matin après avoir vidé quelques Singhas.


Bangkok : Day 7

15/02/2009 :

Je reprends mes bonnes vieilles habitudes et reste au lit jusque 10h00. Au réveil, je constate que j'ai mal un peu partout, que je tousse abondamment et que mon nez est congestionné. Grippe diagnostiquée, mais comment expliquer cela quand il fait plus de 35° ? Sans doute ce dangereux melange d Air-co et de ventilateurs. Bref, je decide de profiter de cette journée pour me reposer au studio et ingurgite deux Dafalgans. 

Malgré mes bonnes dispositions, je ne trouve pas le sommeil et continue à mettre à jour notre blog. Les Dafalgans sont très efficaces. Par la suite, j'ai très envie de me dégourdir les jambes et quitte le studio pour me rendre a la Jim Thompson's house, qui se trouve à proximité du National Stadium. 

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A la réception, je suis accueilli dans un francais impeccable, ce qui est assez étonnant pour la Thaïlande où notre langue est très peu pratiquée. Une fois n'est pas coutume, je decide d'opter pour la visite guidée, qui sera donnée dans ma langue maternelle. Que du bonheur. La Jim Thompson's house est une des dernières maisons traditionnelles de Bangkok et a appartenu par le passé à Jim Thompson, un américain ex membre de la CIA, qui a fait fortune dans le commerce de la soie. La magnifique demeure en teck comprend six annexes dorénavant accessibles au public. On y decouvre une collection impressionnante d'objets d'Art provenant du sud-est asiatique.

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Après la visite, je me sens à nouveau K.O. et décide de reprendre le skytrain en direction du studio. De retour chez Julien, je decide de prendre ma température et constate un petit 38°, nouvelle prise de Dafalgans. Je m'oblige ensuite à aller dormir afin que cette vilaine grippe ne soit plus qu'un mauvais souvenir.    


Bangkok : Day 5

13/02/2009:

Fainéant de nature, je reste au lit jusque 11h30 et après une bonne douche bien tiède, je retourne au petit resto où nous nous étions rendus le soir de mon arrivée à Bangkok. j'y reste longuement soucieux d’écrire jour après jour le compte-rendu de mes expériences. Vers 15h00, je pars visiter le quartier d’affaires de Si Lom. Je suis impressionné par les innombrables gratte-ciels qui y ont proliférés, en contre partie, la circulation y est encore plus chaotique qu’ailleurs. A Si Lom, on trouve également de gigantesques et luxueux centres commerciaux qui n’ont rien à envier à nos propres shopping Malls, que du contraire. Je ne m’y attarde néanmoins pas et décide de quitter au plus vite ce tumulte en traversant le parc Lumphini qui jouxte Silom.

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Dans le parc, je rencontre des dizaines de joggers qui profitent comme moi de ce havre de paix. Je m'attarde quelque peu au bord des étangs qui jalonnent le Lumphini Parc. Je remarque très vite qu’il est possible d’y louer des pédalos et constate qu’en plus d’être largement désuets, les pédalos sont tous ornés de ‘magnifiques’ têtes de canards jaunes en plastic semblables à ceux qui partageaient notre bain lorsque nous étions enfants. Ridicule à souhait !

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Je quitte alors le parc et choisis de continuer la promenade en direction de Siam Square, le très moderne centre commercial de Bangkok. Dès mon arrivée, je suis à nouveau impressionné par la propreté et la sophistication du square et de ses centres commerciaux haut de gamme. On pourrait comparer Siam Square à l’esplanade de la Défense à Paris, le côté chic en plus. L’endroit est noir de monde et je découvre à l’extrémité de l’esplanade deux petites chapelles où trônent pour la première la statue de Ganesh, dieu hindou à tête d’éléphant et dans l’autre une statue, qui me semble être une représentation du bouddha. L’une comme l’autre, reçoivent autant d’attention de la part des Thaïlandais, qui s’y arrêtent quelques instants afin d’y faire brûler un bâtonnet d’encens, s’y agenouillant tout en joignant les mains le temps d’une prière. Peu importe leur âge ou leur origine sociale, la pratique de la religion semble encore bien ancrée dans les mœurs.

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Je décide ensuite de rejoindre le gratte-ciel le plus haut de Thaïlande, la tour Baiyoke II, qui culmine à 309 mètres de hauteur. Cette dernière semble relativement proche de Siam Square, mais sa hauteur vertigineuse m'induit en erreur. Je marche un bon quart d’heure dans sa direction, mais je n’ai pas l’impression de m'en rapprocher. Je dois alors prendre une décision, car il est déjà 17h15 et je souhaite dire au revoir à Julien, qui doit prendre l’avion ce soir même à destination de Colombo au Sri Lanka. Il doit s'y rendre durant cinq jours pour des raisons professionnelles. Comme le temps m'est compté, je décide de postposer la visite de la tour Baiyoke II et de reprendre le skytrain à Siam Square pour retourner au studio où Julien doit passer prendre quelques affaires.

Baiyoke II

Après avoir revu Julien, j'irai manger un bout dans une gargote à Sukhumvit Soi 38. Je commande sans trop savoir ce que je choisis. Je laisse le chef aux commandes et lui indique simplement que je souhaite des nouilles aux légumes garnies de grosses crevettes, le tout ‘Maï Phèt’, ce qui signifie non épicé. Difficile de se faire comprendre, car leur anglais est aussi limité que mon Thaï. Ce qui est certain, c'est que le plat qui m’est servi est véritablement succulent !


Bangkok : Day 4

12/02/2009:

Comme la veille, je reprends le skytrain à Thong Lo direction Saphan Taksin. Après un petit lunch (bouillon, nouilles et viande de boeuf) je me rends à Tha Tien pier via le taxi-boat. 25 minutes plus tard, j'arrive à Tha Tien et je débute la visite du célèbre Wat Pho (prix de la visite 50 Baht). Wat Pho est un ensemble de temples datant du XVIII ème siècle et contrairement à Wat Phra Keo que je visiterai juste après, Wat Pho est encore bien actif. On y trouve notamment une école de massage et un ashram de méditation. Je suis également amené à y rencontrer de nombreux moines bouddhistes.  

L'attraction principale de Wat Pho est sans nul doute son Bouddha couché de 45m de long et 15m de hauteur. Le temple où réside ce dernier me semble néanmoins un peu exigu. Le plus triste, c'est que des hordes de touristes ne trouvent rien de mieux que de stagner devant le Bouddha afin d'être tous pris en photo. Tout le monde y passe, la mère, le père, la grand-mère, les trois enfants, etc. Difficile donc de prendre des photos de ce magnifique bouddha sans voir apparaitre la tête ou le bras d'un touriste. Risible, je perds un peu patience, mais l'élégance du bouddha, le détail de sa chevelure et son sourire narquois valent tout de même largement le déplacement. Dommage, qu'il soit tant victime de son succès.    

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Vers 15h00, j'arrive à Wat Phra Kheo et le Grand Palais (prix de l’entrée pour les deux monuments : 350 Baht). Je lis dans le guide que le Wat date de la fin du XVIIIème et le Palais de la fin du XIXème siècle. Il me semble assez difficile de se prononcer au sujet du Wat, qui mélange à la fois volupté et Kitsch. Une chose est néanmoins certaine, ne pas visiter le Wat serait une erreur impardonnable, je dirais juste que Wat Phra Kaeo n’est pas mon temple préféré. L’attraction principale du Wat est le Bouddha d’émeraude, qui est en réalité fait de jade. Il trône fièrement à plusieurs mètres de hauteur dans le temple principal du Wat. Il est manifestement vénéré par les Thaïs, mais est aussi un sujet de discorde entre le Laos et la Thaïlande, qui l’un comme l’autre, en revendiquent la propriété. Toujours selon mon guide, la statue aurait été ramenée de Vientiane par les troupes siamoises à la fin du XVIIIème siècle. A vrai dire, je devrais plutôt parler de statuette, car cette dernière ne mesure que 66cm de hauteur. Je ne suis pas non plus en mesure de vous montrer cet objet tant convoité, car les photos du saint des saints sont interdites.

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Ce qui attire surtout mon attention durant la visite de Wat Phra Kheo, ce sont les fresques souvent effrayantes qui recouvrent tout le mur d’enceinte du Wat. On y découvre des centaines d’étranges personnages mi-homme mi-démon habillés d’armures peintes en feuilles d’or. Sublime et énigmatique. Autre rareté tout aussi intéressante, les dizaines de statues de démons à tête de singe qui soutiennent magnifiquement les nombreux ‘chedi' (tour en forme de cloche) de Wat Phra Kaeo. Ces statues sont décorées de mosaïques multicolores et de feuilles d’or. Vous les découvrirez par vous-même en consultant les photos.

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Je termine la visite par un rapide passage en face du Grand Palais (l’intérieur n’est pas accessible) et coup de chance, j'assiste à la relève de la garde royale.

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Après un rapide souper avec Julien dans un petit resto proche du studio, nous partons, vers 23h00, rejoindre Jiap à son domicile. De là, nous prenons un taxi tous les trois pour nous rendre au Route 66, un bar-discothèque. Clientèle majoritairement Thaïe et très branchée ; vêtements et coiffures à la mode Manga. Sur place, le prix des consommations diffère totalement des endroits que nous avions fréquentés précédemment. Une bouteille 25cc de San Miguel revient à 160 Baht. Autre constatation, le bruit assourdissant à l’intérieur comme à l’extérieur du bar. Même en terrasse il n’est pas évident de se comprendre. En ce qui concerne la musique, il m’est difficile de nommer clairement le style, mais je dirais qu’il s’agit là d’un savant mélange de Hip Hop US et d’Electro  avec des basses amplifiées au maximum. Je trouve surtout que le rythme diffère peu d’une chanson à l’autre, mais admets aussi que comme je viens de dépasser le cap de la trentaine, mes oreilles sont bien plus capricieuses et intolérantes qu’elles ne l’étaient jadis J. 

En ce qui concerne le club, le cadre est très soigné et les installations sont irréprochables. Le service y est très pro, on ne badine pas non plus avec la sécurité ; on devra passer au détecteur de métal et nos documents d’identité sont vérifiés à plusieurs reprises. Etonnant aussi de constater que le Route 66 ainsi que tous les autres bars situés dans la même rue sont assidument fréquentés un jeudi soir en pleine semaine, inimaginable chez nous en Belgique ! Peu avant la fermeture programmée à 2h00 du matin, nous reprenons le taxi dans le sens inverse et rentre au studio après avoir déposé Julien & Jiap. Pour ne pas changer, je ne trouve pas le sommeil avant 04h00 passant mon temps à mettre à jour le blog.

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Crédit-photo : thailandmusings.www.thailandmusings.com 


Bangkok : Day 3

11/02/2009:

Je quittons le studio de bonne heure, prends le skytrain à Thong Lo en direction du terminus de la ligne : Saphan Taksin. Après un rapide lunch (bouillon de légumes avec des nouilles et des boulettes de poisson), je me rends ensuite au Central Pier afin d'embarquer sur le taxi-boat (13 Bahts) pour rejoindre 20 minutes plus tard le quai Tha Tien où je visiterai le célèbre Wat Arun. Ce temple bouddhiste date du XIXème siècle et est dédié au Dieu Indien de l'aurore. De style Khmer, il dispose d'un prang central (tour cônique) qui culmine à plus de 80 mètres. Il est entièrement recouvert de morceaux de porcelaine cassée et est soutenu à sa base par des nymphes célestes nommées Apsara. Sans doute le temple bouddhiste le plus surprenant de Bangkok, prix de la visite : 50 Bahts. J'ai adoré. 

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Après la visite, je reprends le taxi-boat dans le sens contraire, descendant le fleuve Chao Praya, pour me rendre au Tha Rachawong pier afin de débuter la visite de Chinatown. Comme dans tous les quartiers chinois du monde entier, cela grouille de monde, d'échoppes en tout genre, de produits estampillés Made In China etc.  Ici, le sens aigu des affaires des chinois est aussi bien présent. On y trouve tout de même pas mal de camelottes. Malgré une certaine pauvreté apparente et une pollution suffoquante, j'aime beaucoup ce quartier très vivant. Quelle expérience !

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Je quitte Chinatown à la tombée de la nuit pour me rendre à pieds à Ratchatewi afin de reprendre le skytrain, mais je m'égare à nouveau. Perdu, je sollicite un rickshaw pour m'amener à bon port. Après un rapide passage au studio, je rejoins Julien dans un resto Laotien, le "Vientiane Kitchen". Cadre bien plus raffiné que les gargotes habituelles où je vais luncher, cuisine délicieuse, mais très 'spicy' (piments, nombreuses herbes aromatiques). Cependant, comme partout en Asie, le bruit y est omniprésent. Un groupe folk laotien accompagne le repas, bien sympatique jusqu'au moment où le groupe musical décide d'enchainer quelques standards de la musique pop anglo-saxonne. Interprétation très très médiocre dans un yaourt anglo-laotien. On a tout de même bien rigolé. Après le repas, dodo vers 01h30, les pillules à base de racines de Valériane ont eu de l'effet chez moi.   


Bangkok : Day 2

10/02/2009:

Je me réveille bien tardivement vers 12h00 sans doute en raison du décalage horaire et du manque de sommeil dans l'avion. Je quitte le studio vers 15h. Vu l'heure tardive, je n'ai planifié aucune visite en particulier, mais souhaite me faire une première impression de la ville. Je prends le skytrain à Thong Lo pour me rendre à Ratchatewi, station la plus proche des monuments les plus célèbres de la ville (notamment Wat Phra Kaeo & Wat Pho). Arrivé à Ratchatewi, je décide de ne pas prendre immédiatement un taxi et de rejoindre Wat Phra Kheo à pieds. Erreur, car je me suis naturellement égaré dans ce dédale de Thanon (avenues) et de Soi (ruelles). Les rues se ressemblent cruellement, la circulation est chaotique et bien entendu je ne maitrise absolument pas les finesses de la langue Thaï (les noms des rues en alphabet latin sont écrits en tout petit en dessous des noms Thaïs). De plus, mon plan de la ville est trop sommaire, je tourne en rond. Finalement, je prendrai un taxi pour me rendre à Wat Phra Kaeo. Je reste bloqué durant environ une heure dans les embouteillages, tout ça pour faire 2 ou 3 kms tout au plus...Assez frustrant, néanmoins l'air-conditionné et cette impression d'exotisme m'aident à relativiser.

J'arrive enfin à Wat Phra Kaeo, mais les visites sont déjà terminées. Pas grave, je me rends alors à quelques encablures de là à Khao San Road, le quartier routard que l'on aperçoit au début du film La Plage/The Beach avec Leonardo Di Caprio. Ce quartier n'a plus de routard que ses origines, je l'avais déjà brièvement parcouru en janvier 2007 et je reste sur mes premières impressions. Commercialisation à outrance, des dizaines de vendeurs Indiens ou Pakistanais me proposent de me confectionner des costumes sur mesure, mais bien plus grave, les bars à la sauce British ou Teutonne pullulent ; English Breakfast, hamburgers et bières germaniques, retransmission de matchs de foot de Premier League, etc. Quelle horreur ! Et dire que des milliers d'occidentaux se tapent plus de dix heures de vol pour se retrouver dans ce genre d'endroit. Bruyant, cheap et aseptisé ! Pour simplifier, c'est un peu le Lloret de Mar de l'Asie du sud-est, la mer en moins. A voir, mais surtout ne pas s'y attarder ou encore moins y loger.

En soirée, Julien et Jiap, sa charmante compagne Thaïe & moi allons manger un bout dans un petit resto Thaï fréquenté presque exclusivement par les locaux où je goûte quelques insectes grillés ; sauterelles, cafards etc., mais n'ose pas toucher aux blattes trop dodues à mon goût ! Pas mauvais en réalité, croquants à souhait et soupoudré abondamment de poivre, ça passe assez facilement si l'on fait abstraction de l'aspect. Jiap me reconduit ensuite au studio.

2007_01_Khao San Road. 


 

Bangkok : Day 1

09/02/2009:

Arrivée à l'aéroport de Suvarnabhumi à 15:55 heure locale, je passe le comptoir de l'immigration sans le moindre problème. Après avoir échangé quelques $, je prends le taxi pour rejoindre Julien à son domicile dans le quartier de Sukhumvit, prix de la course 293 Baht (6,5€). Par chance ce lundi 09 février est un jour férié bouddhiste, la circulation est exceptionnellement fluide et j'arrive sur place moins de 3/4h plus tard. On fête donc nos retrouvailles autour de quelques délicieuses bières Thaï de marque Singha.

Vers 21h, nous allons manger un bout dans un petit resto à proximité de chez lui. Menu composé de Papaya Salad (délicieusement piquante), de salade de vermicelles, de riz cuit à la vapeur, de prodigieux Barbecue Pork Sirloins et pour terminer du poulet sauce lait de coco. La fête bouddhiste a son revers de la médaille, car impossible d'acheter de l'alcool un jour comme aujourd'hui. On accompagne donc notre repas de cola. Prix par personne +/- 120 Bahts, risible... Après le repas, Julien ira rejoindre sa compagne en taxi et je reste loger dans son studio. Sans doute vicitme du décalage horaire, j'ai passé une nuit blanche à mettre à jour le blog via la connexion wifi de l'immeuble. Vers 06h du mat, j'ai enfin pu m'endormir.