28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

26/04/2009

Sihanoukville

Sihanoukville : Day 58 

07/04/2009:

Rituel immuable, je sors du lit vers 08h00, petit-déjeune à la guesthouse et passe ma matinée au cybercafé. Vers 14h00, je me rends sur la plage que je parcours de long en large. Je rencontre à nouveau la femme aux langoustines dont j'avais fait la connaissance le premier jour. Je lui avais promis de lui acheter quelques langoustines une seconde fois et respecte me promesse. Je m'installe à une table, commande une boisson et des frites pour accompagner les fameuses langoustines.  

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Le reste de la journée consistera à ne rien faire de particulier. En soirée, j'irai réserver mon billet de bus pour me rendre le lendemain matin à Phnom Penh (08/04/2009). En soirée, je reviendrai une dernière fois sur la plage pour un ultime barbecue.

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Sihanoukville : Day 57

06/04/2009 :

Tout comme la veille, je me réveille vers 08h00, prépare mes bagages et quitte la guesthouse Rega pour me rendre dans une autre où le prix de la chambre est bien plus attractif (5$). Je prends mon petit-déjeuner et irai ensuite au cybercafé.

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Vers 14h00, je pars me restaurer sur la plage et commande du barracuda, du calamar et des crevettes grillés au barbecue. Tout comme la veille, je passerai une après-midi "farniente" sur la plage. Vers 17h45, même rituel, je me rends au cybercafé. Retour ensuite à la guesthouse, je prendrai une douche et me prépare pour le repas du soir.

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Ce soir, je décide de manger sur la plage. Choix judicieux, car je suis véritablement jubjugué par l'atmosphère un peu bohème et surtout très intime de ce bord de mer. Pour ne pas changer mes bonnes habitudes, je commanderai une enième fois quelques poissons et fruits de mer cuits au barbecue. Exquis. Je profiterai également des happy hours pour boire quelques bières au fût (0,5$). Je resterai quelques heures à profiter de ce cadre enchanteur et contemplerai avec plaisir le magnifique ciel étoilé.


Sihanoukville : Day 56

05/04/2009 :

Réveil vers 08h00 ce matin. Comme à son habitude, le soleil n’a pas oublié d’être au rendez-vous, mais est-ce donc là une révélation ? Certainement pas dans cette région du monde ! Je passerai la matinée au cybercafé et devrai faire preuve de beaucoup de patience face à cette connexion Internet de piètre qualité. Vers 14h00, je me rends sur la plage et m'installe en face d’un beach shack (hutte sur la plage). Calamars et crevettes-tigres grillés au barbecue aujourd'hui. Après le repas, je marcherai quelque peu sur la plage. Le sable est terriblement brulant, impossible de se déplacer sans mes tongs. Ensuite, quelques heures de farniente allongé sur un transat. La dolce vita !  

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En soirée, je retournerai à nouveau au cybercafé. Agacé par cette connexion pitoyable, je me résignerai enfin à abandonner l'ider de pouvoir mettre à jour le blog. Au moment ou je quitte le cybercafé, un orage éclate et une pluie diluvienne se met à tomber sur Sihanoukville. Comme vous pouvez vous l'imaginer, j'arriverai trempé à l'hôtel.

Ce soir, je décide de manger au restaurant de la guesthouse, car le cadre y est très agréable. Malheureusement, le service laisse à désirer malgré le fait que je suis le seul client ce soir. L'établissement est tenu par une Française, je me réjouis donc de trouver certains plats de chez nous qui commencent quelque peu à me manquer. Je remarque sur la carte qu'une assiette de fromages est disponible à 5$, super ! Je demande au serveur cambodgien un peu plus de renseignements à ce sujet, mais ce dernier n'est bien entendu pas en mesure de me répondre. Pas envie de commander une assiette de fromages pour recevoir quatre triangles de vache qui rit. Je lui demande alors de bien vouloir aller chercher la tenancière afin qu'elle puisse m'éclairer. Après 10 bonnes minutes, cette dernière se présente à notre table et me démontre à nouveau par son comportement à quel point l'accueil et le sens de l'hospitalité ne sont pas les qualités premières des Français. Soit, je sais au moins que je recevrai du bleu d'Auvergne, du camembert et du fromage de chèvre.

Quelques minutes plus tard, la fameuse assiette de fromages arrive enfin et je dois faire preuve de retenue pour ne pas éclater de rire à la vue de cette insignifiante quantité de fromage déposée sur une assiette tout aussi minuscule. Le serveur a sans doute oublié d'apporter la loupe qui allait avec le fromage.  

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Sihanoukville : Day 55

04/04/2009 :

Réveil vers 08h00. Je petit-déjeune et réalise le check-out de la chambre juste après. Je me rends ensuite à l’extérieur du bâtiment et attends le tuk-tuk envoyé par la compagnie de bus. Le tuk-tuk arrivera quelques minutes plus tard et me conduira à la station Paramount proche du quai Sisowath. Vers 09h45 le bus démarre enfin. 4 heures de route seront nécessaires pour rejoindre la station balnéaire de Sihanoukville où j'arriverai sain et sauf peu avant 14h00. A peine sorti du bus, je suis sollicités de tous côtés pour prendre un tuk-tuk, une moto-taxi ou un taxi afin de rejoindre mon lieu d’hébergement. Je négocie quelque peu et obtiens un taxi. Je compte loger à la guesthouse ‘le Manguier’ qui se trouve sur la plage de Serendipity. j'ai porté mon choix sur cet endroit sur base des recommandations du routard. Bien entendu, le chauffeur de taxi essaie par tous les moyens de me proposer un autre logement et me répète inlassablement que ‘le Manguier’ est fermé. Baratin classique et habituel, sauf que cette fois-ci, le taxi-driver dit vrai. Je m’en rends compte en arrivant sur place. Bravo le routard ! j'opte alors pour mon second choix la ‘guesthouse Rega’, tenue également par une Française. 'Rega' se trouve un peu plus au nord de la plage, mais le taximan m'y conduit sans demander le moindre supplément. Arrivé sur place, je prends une chambre à 12$/nuit comprenant un ventilateur et une douche chaude (basique selon vous, mais pas forcément la norme). La chambre est propre et agréable et surtout l’hôtel dispose d’un magnifique jardin aux hibiscus. Comme je n’ai plus rien à me mettre sur le dos, je dépose également 2 kilos de linges sales.

Il est presque 15h00 et j'ai les crocs. Je me mets en route pour la plage qui se trouve à moins de 200 mètres de l’hôtel. Je prends place dans le premier ‘shack’ (cabane sur la plage) que je rencontre et commande un sandwich au poulet. Juste après avoir passé la commande, une femme portant un plateau en osier rempli de langoustines vient m'accoster. Je ne résiste pas à la tentation et lui achète 10 petites langoustines pour 3$. Elle décortique le tout devant moi, saupoudre abondamment de poivre noir et presse la moitié d’un citron vert sur les crustacés. Exquis ! Je reste encore pas mal de temps sur la plage profitant de l’atmosphère paisible qui y règne. Je m’appliquerai à prendre quelques photos convenables, car pour être franc, je ne suis pas vraiment fan des photos ‘balnéaires’. J’ai toujours l’impression de manquer d’originalité et surtout de ne pas respecter correctement la ligne d’horizon.

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Fin d’après-midi, je pars à la recherche d’un cybercafé disposant d'une connexion convenable. Echec total, c’est à nouveau une véritable catastrophe. Pour une raison qui m'échappe, il ne m'est toujours pas possible d’accéder au blog. Je commence à en avoir un peu marre. Pour ne pas perdre de temps, je rédigerai tous mes textes via hotmail afin de pouvoir les sauvegarder et les mettre en ligne ultérieurement. Après quelques heures de travail intensif, je retournerai me préparer à l’hôtel et irai manger au restaurant, qui se trouve juste à côté. Ce soir, ce sera du White Snapper, du gratin dauphinois et des légumes cuits à la vapeur. Je craquerai aussi pour un dessert ; une glace vanille avec de gros morceaux de biscuits Oreo. Depuis que je me suis installé au restaurant, une averse s’abat sur Sihanoukville, impossible de bouger du resto. Je serai contraint de boire quelques bières en attendant l’accalmie J