14/08/2009

Kuala Lumpur : mes impressions

Bilan mi-figue mi-raisin !

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vue d'ensemble de la ville à partir de la KL Tower

Bien que Kuala Lumpur soit loin d’être désagréable, on ne peut pas dire non plus qu’elle vaille pour autant le détour. Pourquoi? Tout simplement parce qu’elle ne recèle pas de véritables joyaux architecturaux ou de curiosités touristiques incontournables hormis les célébrissimes tours Petronas. J'avais lu que la fondation de la ville remontait à peine à la fin du XIXème siècle, ceci explique sans doute ce manque d’âme qui fait tant défaut à KL (pour les intimes). Sans vouloir l’offenser, je terminerais en disant qu’elle manque cruellement d’unité et de charme. Selon moi, la découverte de la ville ne nécessite que deux à trois jours tout au plus.

  • Les plus +

- Kuala Lumpur partage beaucoup de points communs avec Singapour. On pourrait dire que KL c’est un peu Singapour, mais en moins bien. Cependant, son côté plus relax et moins réglementé que sa voisine n’est pas du tout déplaisant.  

-ville extrêmement cosmopolite ; majoritairement peuplée de malais (logique), de chinois (comme partout dans le monde) et d’indiens (très bourlingueurs aussi), on y rencontre également beaucoup d’arabes originaires du golfe, des africains (ce qui est assez  original en Asie) et bien entendu quantité d’occidentaux.

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-Le coût de la vie y est sensiblement inférieur à celui de sa voisine Singapour, ce qui n’est pas pour me déplaire. A l’instar de Bangkok, KL offre un excellent rapport qualité-prix.  

-les transports en commun sont fonctionnels, efficaces et très bon marché. Sachez que le métro, le monorail et le bus sont tous climatisés. 

DSC05709DSC05762gauche : monorail, droite : métro

Par contre, les taxis de marque proton (marque locale) sont un peu moins rutilants et n’utilisent que très rarement le compteur kilométrique. Dommage.

DSC06008DSC06006teksi, sigle proton

-Question nourriture, rien à redire non plus ; kyrielle de plats chinois (soupe aux ailerons de requin, dumplings, canard laqué etc .), bars à sushis très ‘trendy’, les traditionnels Bami goreng (nouilles) & Nasi goreng (riz) malais, de nombreuses spécialités originaires du Proche Orient (falafel, humus, kefta), cuisine occidentale, etc. Bref, un tour du monde culinaire rapide, succulent et pas cher !

 -KL, tout comme Singapour, a l’immense avantage de préserver ses espaces verts : les routes sont souvent bordées d’arbres, des coins de jungle accessibles au public subsistent encore, on y trouve quantité de parcs, de fleurs etc.

  • Les moins  -

-Comme je l’ai déjà souligné, pas grand-chose à se mettre sous la dent niveau architectural ou culturel. Deux jours suffisent pour la visiter.

 - La ville est constamment en travaux, on construit partout et n’importe comment. Une politique plus rigoureuse en matière d’urbanisme serait plus que souhaitable.   

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- Présence ostentatoire de l’islam, femmes ninjas vêtues de noir de la tête aux pieds. Ghettoïsation de la population en fonction de l’origine raciale et religieuse et pour terminer impossible de visiter la mosquée bleue (l’une des plus grandes au monde) sans recevoir votre petit guide de conversion à la religion de Mahomet et d’entendre la propagande hallucinante du guide qui y fait fonction. Pourtant, je tiens à rappeler que près de 40% de la population du pays est de confession religieuse différente et que la liberté de culte est inscrite dans la constitution du pays.   

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20/05/2009

Bangkok

18/04/2009: Day 69

 dyn004_original_448_336_pjpeg__9711eca76280cbe9643245839371e25cThaïlande, drapeau

http://leenetbenoit.skynetblogs.be/post/6715339/i-thailan...

Réveil vers 07h00 du matin, je termine d’empaqueter mes baguages et pars petit-déjeuner sur la terrasse supérieure de l’hôtel. Ensuite rapide check-out à la réception avant de rejoindre notre taxi vers 08h30.

Le véhicule, qui ne porte aucune mention spécifiant son activité, est en réalité une banale voiture de marque Honda et pas spécialement le modèle le plus récent si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui attire tout de suite notre attention, c’est que le volant du véhicule est à droite et non à gauche comme cela devrait être le cas. Selon Julien, il s’agit sans doute là d’un véhicule volé en Thaïlande (où l’on roule à gauche) et utilisé sur les routes cambodgiennes.  Julien indique que cette combine est fréquente de ce côté-ci de la frontière, tout le monde en Thaïlande est au courant de ce problème. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que nous voyons un véhicule immatriculé au Cambodge et qui possède un volant à droite. Bref, tout ce blabla pour vous dire que nous ne sommes vraiment pas rassurés de monter dans ce véhicule censé nous amener à Poipet à la frontière Thaïlandaise. Imaginez que vous devez dépasser une voiture par la gauche et que votre volant est sur la droite, votre visibilité est extrêmement réduite et la visibilité sur une route aussi étroite et fréquentée que celle que nous allons emprunter est absolument indispensable.

Avant de démarrer, le chauffeur essaie de nous embrouiller et de nous soutirer quelques dollars supplémentaires pour le trajet. On reste ferme et refusons catégoriquement d’augmenter le prix convenu la veille avec l’hôtel. Faut pas rêver !

Sur la route, Julien et moi sommes blancs de peur. Le chauffeur roule à tombeau ouvert, dépasse constamment peu importe que d’autres véhicules arrivent à pleine vitesse dans le sens inverse. Quelle horreur ! On arrive tout de même à se dérider en entendant les versions cambodgiennes de standards de la musique pop anglo-saxonne notamment « careless whisper » de George Michael et « the house of the rising sun » de the Animals. Nul.      

Nous arrivons à Poipet vers 10h00, sain et sauf. Quel miracle ! Cette petite ville misérable souffre d’une très mauvaise réputation. En effet, de nombreux touristes ont déjà connu quantité de déboires en traversant la frontière. Vol des documents d’identité et ensuite chantage pour pouvoir les récupérer moyennant un très gros bakchich, dépôt de drogues dans votre sac à votre insu et j’en passe. Nous restons sur nos gardes et ne tardons pas pour nous présenter au bureau de l’immigration pour notre sortie du territoire. Nous obtiendrons très rapidement notre tampon sans avoir connu le moindre souci.

Nous traversons ensuite une zone tampon de quelques centaines de mètres où nous découvrons plusieurs casinos (interdits en Thaïlande). Beaucoup de touristes et de ressortissants thaïs se rendent à Poipet pour assouvir leurs envies de sensations fortes. Franchement, je ne vois vraiment pas ce que l’on peut y faire d’autre.

Au poste frontière thaï, les formalités prendront nettement plus de temps. Un peu plus d’une heure de file pour recevoir mon tampon valable jusqu’au 02 mai. Il faut savoir que lorsque l’on arrive sur le territoire thaï autrement que par avion, le visa n’est pas de 30 jours comme ce fut le cas le 09 février, mais de 15.

Passés le poste frontière, nous arrivons à la petite ville d’Aranyaprathet où nous nous restaurons et parcourons les différentes compagnies de bus pour nous informer des options que nous pouvons envisager. Malheureusement pour moi, il n’y a pas de bus aujourd’hui pour Koh Chang via Trat comme je l’espérais. Je décide alors de prendre le même bus que Julien et de l’accompagner à Bangkok, ville que j'aime tout particulièrement. Nous prenons le bus pendant quatre heures environ et arrivons à la station de bus de Lumpini. Là, nous prenons un taxi jusque l’appartement de Julien. Je dépose mes sacs chez lui et pars peu de temps après à la recherche d’un hôtel dans le quartier de Asok, sur le soi 19. J'en trouve rapidement un. Prix de la chambre : 1100 Baht assez cher compte-tenu du rapport qualité/prix. Sam’s lodge (c'est le nom de l'hôtel) n’est pas vraiment une adresse à recommander.

En passant chez Julien, j'ai pu récupérer l'ordinateur portable et télécharge toutes mes photos dessus. Quel bonheur de les contempler pour la première fois sur grand écran. Vers 20h00, je rejoindrai Julien à Asok et partons tout de suite après nous restaurer au Burger King.

Nous décidons ensuite d’aller boire un verre dans un bar nommé The Nest, au sommet d’un gratte-ciel du centre-ville. Cadre féérique, la vue est impressionnante, le bar est décoré avec goût, musique lounge, service impeccable, mais le prix des consommations va de paire avec le contexte. Environ 150 Baht pour une bière.

Julien et moi irons écumer différents bars de la capitale. Grosse orgie au whisky coca. Je rentrerai à l’hôtel vers 06h30 du matin. Je m’écroule ensuite sur le lit. K.O. technique.  

13/02/2009

Les moyens de transport en ville

Se déplacer à Bangkok, pas une mince affaire...

Afin de rendre le blog plus compréhensible, j'ai choisi de détailler chaque moyen de transport de la ville. Ces derniers sont nombreux et présentent tous des avantages et des inconvénients pour se déplacer dans la mégapole.

Le Skytrain BTS : Mon préféré. Esthétiquement réussi, ce métro aérien très moderne offre l'air conditionné dans ses wagons. Survole les embouteillages avec grâce et efficacité. D'une propreté irréprochable ce dernier contraste totalement avec le vétuste métro bruxellois et ses couleurs criardes post seventies. Inutile également de comparer le comportement éduqué des usagers Thaï avec celui des Bruxellois. Ici, les sentiment d'insécurité et les actes d'incivisme n'existent pas, quid à Bruxelles ? Désavantages : un peu cher et pas encore assez étendu, de plus, peu d'escalators permettent de rejoindre les plateformes d'embarquement surélevées, ce qui signifie que l'on doit se taper les escaliers, surtout quand il fait 35° comme aujourd'hui. Les personnes souffrant d'un handicap doivent se sentir discriminées. Pour terminer, des écrans LCD diffusent en boucle des pubs destinées à un public jeune et branché ; pubs pour Sodas, fast-food, déodorants au parfum chocolat et nec plus ultra des 'blanchisseurs' de peau dont toute l'Asie, de L'Inde aux Philippines, raffole. Et dire qu'en Europe des millions de gens paient des fortunes pour paraitre bronzés, quelqu'un peut-il m'expliquer ce paradoxe ?     

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Le métro MRT : C'est le métro souterrain de la ville. Tout aussi moderne et propre que le Skytrain, peu de choses les distinguent vraiment. Sur les quais, des portes vitrées et coulissantes obstruent l'accès aux rames tant que le métro n'est pas arrivé en station. Les candidats au suicide qui voudraient se jeter sur les rames à l'arrivée du métro doivent à Bangkok opter pour une autre solution. Ce système serait bien utile au métro bruxellois où les suicides sont malheureusement trop fréquents.  

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Les taxis : Travaillent pratiquement tous avec un compteur (Meter) ce qui permet d'éviter un grand nombre d'arnaques. Les prix sont très abordables et le confort des véhicules est irréprochable. Le taxi reste bien souvent le seul moyen de transport dans une grande partie de la ville, notamment pour les liaisons avec l'aéroport. Curiosité, les marques coréennes mais principalement japonaises ont une surreprésentation impressionnante en Asie. Toyota, leader mondial, détient largement la palme d'or de vente de véhicule en Thaïlande. Inconvénients : conduite parfois hasardeuse, certains taximen ont tendance à se prendre pour Fangio, la circulation totalement congestionnée de Bangkok joue largement en défaveur du taxi, qui contribue largement à la pollution de la ville. Pour terminer, les chauffeurs maitrisent généralement très mal l'Anglais.    

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Moto-taxis  : Comme je tiens fermement à la vie, je ne suis pas prêt d’essayer ce moyen de transport à Bangkok. Même si j’ai sporadiquement fait appel à leurs services lors de mon précédent voyage en Thaïlande, notamment à Phuket, je déconseille fortement les motos-taxis prisés par les locaux pour leur prix attractif. On reconnait ces motards kamikazes de par leur veste orange fluo et ces derniers attendent généralement à la sortie des bouches de métro, du skytrain, etc. Ils conduisent des 50cc, des 125cc et plus rarement de plus grosses cylindrées.

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Tuk-tuk (rickshaw ou trishaw) : le rickshaw est un tricycle motorisé servant généralement de taxi. Il est constitué d'un avant de scooter prolongé d'une carriole reposant sur deux roues et recouverte d'une capote. Côté habitacle, il y a, en général, de la place pour trois adultes. Bien que l'on en trouve un certain nombre à Bangkok, sa présence dans la capitale passe relativement inaperçue. Pour être franc, nous vous déconseillons même de l'utiliser à Bangkok sachant que vous aurez maintes occasions de le faire ailleurs, dans des villes à taille humaine où la circulation est bien plus adaptée à ce moyen de transport fort sympathique. Inconvénients : le peu de confort et de sécurité qu'il confère aux passagers ne lui permettent pas de concurrence les taxis, qui sont omniprésents à Bangkok. De plus le fait qu'il n'utilise pas de compteur (contrairement au taxi) incite les chauffeurs à vous demander le prix fort.

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Taxi-boat : Sans aucun doute le moyen de transport le plus approprié à la visite des principaux monuments de la ville : Wat Pho, Wat Arun, Wat Phra Kheo, mais aussi Chinatown. Pour peu que vous limitiez vos déplacements aux quartiers bordant le fleuve Chao Phraya, le taxi-boat présente le meilleur rapport qualité-prix. Pas d'embouteillages, voyage agréable, prix risible (13 Baht p.p) peu importe le nombre d'arrêts effectués. Inconvénients : ne permet pas d'accéder à la majeure partie de la ville (à l'Est du fleuve).  

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