28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

31/05/2009

Bangkok, la cité des anges (mes impressions)

กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์

Je suis très heureux d’être de retour dans cette trépidante mégapole de plus de douze millions d’habitants. Après avoir traversé nombre de pays limitrophes à la Thaïlande, j'ai quelque peu l’impression de revenir à la civilisation. Quel bonheur. Je vais essayer de vous faire partager mon engouement.

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Pour moi, Bangkok est sans aucun doute l’une des capitales les plus captivantes au monde. 24h sur 24, la ville est en constante ébullition. S’y ennuyer relève de l’impossible et je recommande vivement cette métropole, qui a tellement à offrir pour peu que l’on s’y intéresse.

Je suis pourtant conscient que tout le monde ne partage pas mon enthousiasme pour cette ville tentaculaire. La principale raison vient du fait que Bangkok n’est souvent que la première étape pour les touristes qui visitent la Thaïlande. Ils ne s’y arrêtent que deux jours, voir quelques heures avant d’entamer la suite de leur voyage à travers le pays. Dommage, car Bangkok mérite que l’on s’y attarde davantage !

Comme toute ville, il faut se donner le temps de l’apprécier, de se laisser charmer.  Inversement à Rome, Paris ou Barcelone, il est difficile de tomber immédiatement sous le charme d’une grande ville asiatique. Ici, les cités sont très différentes de celles du vieux continent. La densité de population n’est en aucune mesure comparable à nos villes, la modernité des bâtiments et des infrastructures est un peu déconcertante ; on construit vite et partout. Les néons pullulent, le rythme de vie est considérablement accéléré, la circulation est effrénée et la chaleur est suffocante. Pour terminer, le bruit incessant, peu importe où vous vous trouvez, a souvent tendance à assommer. Les premiers jours sont les plus difficiles, mais comme pour toute chose, on s’y habitue très vite et on finit par adorer.

Malgré toute cette agitation, je ressens un agréable sentiment de sécurité. Je ne pouvais pas en dire autant de la grande majorité de nos grandes villes européennes. Ici, la violence n’est pas palpable, les gens sont respectueux, pas de dérives, de comportements inciviques ou de débordements liés à la boisson (sauf de la part de certains occidentaux). Prendre le skytrain ou le métro est un vrai bonheur, se balader à toute heure du jour et de la nuit ne pose aucun problème, pas la peine d’être sur la défensive à tout moment. Les vols à la tire et les pickpockets existent aussi ici, mais ils sont extrêmement rares. Il ne faut bien entendu pas tenter le diable, mais questionnez toute personne qui s’est déjà rendue en Asie, il confirmera nos affirmations !   

Sukhumvit (13)Sukhumvit

Et puis, tout ici est facile, rapide, bon marché. Bangkok est sans doute la ville au monde offrant le meilleur rapport qualité prix. Hormis les hôtels, qui ne sont pas très bon marché, le coût de la vie y est incroyablement bas. Pour étayer mes dires, j'ai compilé divers services. Pour info, 1€ = +/- 45 Baht

·         Le taxi, le compteur débute à 35 Baht, mais progresse très lentement. De Asok à l’aéroport (40 minutes de trajet) : 250 Baht

·         une petite bouteille de Pepsi au 7-eleven : 10 Baht

·         une bière Singha au 7-eleven : 32 Baht, la Chang beer : 28 Baht

·         un paquet de Marlboro : 65 Baht

·         Dans une gargote, une soupe de nouilles avec boulettes de poisson ou des nouilles sautées au poulet : 30 Baht

·         Dans un petit restaurant local, un plat de crabe véritable avec du curry jaune : 90 Baht

·         Une manucure 100 Baht

·         Le coiffeur pour homme entre 100 & 300 Baht (tout dépend du standing)

·         Un massage traditionnel (entre 200 et 300 Baht de l’heure)

·         Un bol de riz 10 Baht

·         Un kilo de linge lavé et repassé : 40 Baht

·         Un studio de 40m2 : neuf, entièrement meublé, wifi, air-conditionné, gardes au rez-de-chaussée, ascenseur etc. : environ 14000 Baht/mois

Ici aussi, vous pouvez faire votre shopping à 03h00 du matin si vous le désirez. La consommation est frénétique, on achète tout et n'importe quoi et surtout n'importe quand. On aime également grignoter à toute heure de la journée, mais aussi de la nuit. Le mot d’ordre est « consommation » typique sans doute aux nations émergentes qui goûtent depuis quelques années déjà à la frénésie de l’économie de marché et à la sensible amélioration des conditions de vie de la classe moyenne.

Malgré l’omniprésence de grands centres commerciaux, je constate que les hypermarchés, hormis ceux de Carrefour et du britannique Tesco-Lotus, sont encore sous-représentés. Cette pratique n’a pas encore véritablement percé le marché Thaï. Ici, on achète toujours ses fruits et légumes dans la rue, sa viande et ses poissons dans les halles et les marchés. Il faut dire aussi que les asiatiques ne cuisinent que très peu à la maison. Ils mangent la plupart du temps dans des gargotes ou de petits restos. Il revient souvent moins cher de manger à l’extérieur que chez soi. Nos restaurants en Europe devraient en prendre de la graine ! 

Sukhumvit (54)DSC04449Sukhumvit (55)

Lors de mes différents séjours dans la capitale Thaïe, Bangkok, contrairement aux cités de la vieille Europe, m'a souvent donné l’impression d’être une ville résolument tournée vers l’avenir. Riche en contrastes, elle marie avec brio la modernité et les traditions. Du quartier financier de Si Lom, à celui de Siam Square et de ses innombrables boutiques de luxe, à Asok-Sukhumvit et sa vie nocturne trépidante, vous perdrez de vue que vous êtes dans un pays où le PIB par habitant est environ dix fois inférieur à celui de notre petit royaume.

DSC05325skyline

Inversement, le modeste et traditionnel quartier de Thewet, le cœur historique de la ville Thonburi et ses canaux, les petits vendeurs dans les rues et les tuk-tuks vous rappelleront bien vite que vous êtes toujours dans un pays émergent du Sud-est asiatique.  

DSC04356khlongs

Bangkok a également l’avantage d’être extrêmement cosmopolite : birmans, chinois, indiens, mais aussi quelques arabes et quantité d’occidentaux.

C’est aussi la ville des blancs aux bras de jeunes et jolies Thaïes. Je vous joins ci-dessous une photo de très mauvais goût illustrant notre héros national en charmante compagnie. Pattaya (proche de Bangkok), station balnéaire internationalement connue, résume à elle seule le côté sombre du tourisme en Thaïlande, à savoir la commercialisation à outrance de la prostitution. Public exclusivement charter, 'English pub' et 'Bierstube' à tous les coins de rue. L'horreur, à éviter absolument ! J'ai pourtant décidé d'annexer cette photo, car elle caricature bien le phénomène des blancs atteints de fièvre jaune :) Fièvre très répandue aussi à Bangkok.

DSC05398Tintin à Pattaya

Bangkok, quel bordel, au sens propre comme au figuré !

Certes, Bangkok est loin d’être parfaite. Sa réputation sulfureuse ne joue pas vraiment en sa faveur. Babylone de la luxure et des plaisirs faciles, elle a parfois tendance à repousser certains, mais elle reste néanmoins belle, fascinante et palpitante.

28/02/2009

Chiang Mai

Chiang Mai : Day 23

03/03/2009
 
C'est mon dernier jour à Chiang-Mai. Je pars de bonne heure en direction de Doi Suthep, un temple construit à 1000m d'altitude et situé à 20 kms du centre-ville. Je discute avec plusieurs conducteurs de Songthaew passant tour à tour de 900 à 800 puis 600 pour terminer finalement à 400 Baht aller-retour. Je suis néanmoins certain que je me fais encore arnaquer, du moins je limite la casse. Le chauffeur m'indique que le trajet durera une heure, en réalité un peu moins de 40 minutes. La route est néanmoins superbe et serpante à travers les montagnes. A mon arrivée, je découvre un très beau site, malheureusement encore une fois victime de son succès. 
Dire que je ne serai pas seul est un euphémisme.
Entrée payante pour les étrangers (30 Baht), gratuit pour les Thaïs...Quelle discrimination !

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Bien que le panorama soit intéressant, la visibilité est cependant restreinte. Dommage.
Doi Suthep dispose d'un grand Chedi couvert de feuilles d'or dont il tire sa renomée, malheureusement pour moi le chedi est actuellement entouré d'échafaudages. Autre curiosité, le Wat est habité par des bonzesses en tunique blanche, du moins c'est ce que le guide du routard stipule. En réalité, je n'ai croisé qu'une seule représentante du sexe féminin, mais bien plusieurs bonzes en tunique couleur safran.

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En début d'après-midi, je reviens au centre-ville et me rends immédiatement dans un cybercafé proche de l'hôtel. J'y passe 2h30 à faire graver toutes mes photos sur CD et surtout à mettre à jour le blog terminant finalement les commentaires et photos de Koh Samui. Le décalage se creuse sérieusement !!! En soirée, j'irai manger un bout dans un chouette endroit juste en face de l'hôtel, malheureusement le service, la nourriture et l'addition sont extrêmement décevants. Je terminerai ensuite la soirée dans un bar du quartier chaud de la ville.


Chiang Mai : Day 22

02/03/2009

Je me réveille tard et décide de consacrer la journée aux petites emplettes. Mes bonnes vieilles 'PUMA ' viennent de rendre l'âme après de longues années de bons et loyaux services. Impossible de continuer le voyage ainsi chaussé. Je me rends en tuk-tuk au centre commercial Robinson qui se trouve à proximité de l'aéroport. Bien que je ne sois pas fan de ce genre d'endroit, force est de constater que le centre commercial est impressionnant et que la ballade n'est pas si désagréable que cela. Malheureusement, le prix des chaussures de marques diffère peu de chez nous. Une nouvelle paire de 'PUMA ' revient à +/- 5000 Baht, ce qui est exagéré pour des pompes fabriquées au Vietnam sans compter que cette somme risquerait de compromettre quelque peu mon budget. Je vais donc me rabattre sur des 'Converse '. 850 Baht au lieu de 5000 me parait être un argument très convaincant. Avant de me rendre au Laos, l'un des pays les plus pauvres du monde, je profite du luxe de Robinson pour acheter certains produits essentiels comme de l'Iso-Bétadine et du motilium sachant qu'un peu partout en Asie et principalement dans les pays les moins développés, les contrefaçons sont légions et les que les pharmacies sont rares. Inutile de prendre un quelconque risque.

Vers 14h00, je reviens en songthaew au centre-ville et dévore un énorme Double Whooper au Burger-King du coin, faisant ainsi décoller mon taux de cholestérol et anéantissant par la même occasion tous mes efforts de manger sain et équilibré comme ce fut le cas ces 22 derniers jours. Pour être franc, cela m'a fait du bien. Prix 235 Baht, pas donné. Après le repas, je décide de retourner à l'hôtel et achèterai sur le chemin du retour le best seller de Hermann Hess "Siddhartha " et "Thaï for beginners " de Benjawan Poomsan Becker, bouquins initiatiques au bouddhisme et à la langue du Siam.
 
http://www.amazon.com/Thai-Beginners-Benjawan-Poomsan-Becker/dp/1887521003  
 
http://www.amazon.com/Siddhartha-Hermann-Hesse/dp/1934648035/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1236680549&sr=1-1
 
A mon arrivée à l'hôtel j'irai faire une sieste. En soirée, je retournerai manger au Kalare Food kitchen (voir Day 20) et finirai la soirée au bar de la guesthouse passant mon temps à écouter avec attention les observations et anecdotes que Gilles a relevées depuis son arrivée en Thaïlande, il y a plus de 20 ans déjà.

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Chiang Mai : Day 21

01/03/2009:

Après un léger petit-déjeuner, je continue la visite des nombreux temples de la ville et débute par le Wat Chiang Man dont le temple principal est le plus ancien de la ville (fin du XIIIème siècle). Intéressant, mais sans plus. En vérité, j'ai passé plus de temps à le débusquer qu'à le visiter. De là, je marche jusqu'au Wat Bupparam célèbre pour sa Vihara, grande salle où moines et fidèles se rassemblent pour écouter les sermons. Là non plus rien de transcendant.  
Je traverse ensuite la rue pour me rendre au dernier Wat de la journée (les temples commencent un peu à me saturer) le Wat Saen Fang où je découvre d'intéressantes statues de déesses sculptées dans des positions extrêmement suggestives. J'adore le bouddhisme (voir photo). 

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Après cette matinée très 'spirituelle', je partirai en direction du quartier chinois afin de découvrir quelques temples et bâtiments de la république populaire, mais surtout pour visiter le Warorot Market, qui comme son nom l'indique, est un gigantesque marché grouillant de monde et fréquenté presque exclusivement par les locaux et notamment les classes populaires. Inutile de dire que cet endroit est bien plus authentique et plus modeste que le sympathique Night Bazaar qui me parait trop propret et trop formaté aux goûts des touristes. 
Au Warorot Market on trouve de tout ; poissons et crevettes séchées, étalages de viande, légumes, vêtements, des fleurs etc. Dans les rues adjacentes, j'ai même rencontré quelques "pousse-pousse" conduits par de vieux chinois. 

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Après le marché, j'irai faire une petite sieste à l'hôtel. En soirée, je me rendrai au restaurant Antique House, qui jouit d'un excellent commentaire dans le guide du routard. J'ai également eu l'occasion d'y manger en 2007 et j'en garde un excellent souvenir. Je commande un Kantoke (plateau en teck où l'on dispose plusieurs spécialités de la région) ainsi qu'un plat de légumes frits en accompagnement (275 Baht). Délicieux, l'endroit reste un must à Chiang-Mai. 
J'irai ensuite boire une Chang beer ou deux avant de retourner à l'hôtel.   

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Chiang Mai : Day 20

28/02/2009:

Un songthaew passe me prendre à la guesthouse vers 09h00. Je pars chercher les autres participants dans leurs hôtels respectifs, direction le cours de cuisine. Vers 10h00 je m'arrête dans un marché de la banlieue de Chiang-Mai où notre 'chef-coq' nous présente les aliments de base de la cuisine locale ; la fabrication du lait de coco, les nombreuses variétés de riz (le gluant, celui cuit à la vapeur, les riz pour les desserts etc.), les légumes quant à eux diffèrent peu de chez nous sauf pour les aubergines dont le goût, mais surtout l'aspect sont assez déconcertants. Au niveau des épices, c'est le néant total. En effet, la cuisine Thaïe, contrairement à la cuisine indienne, n'utilise que des herbes aromatiques fraîches ; piments rouges séchés, aîl, jeunes oignons, gingembre, basilic, coriandre, citronnelle. Nous terminons par les condiments ; sauce de soja, d'huîtres, de poisson et les pâtes de curry jaune, rouge et vert.
J'oublie certainement de mentionner un ingrédient ou l'autre, mais les bases sont bien là.

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Une bonne 1/2 heure plus tard, nous nous rendons à l'école de cuisine, nous y visitons le vaste potager. Le cadre est très agréable et l'équipement de cuisine est excellent. Chaque participant recevra une table de travail, de bons couteaux, tous les ustensiles de cuisine et une gazinière avec une belle grosse flamme. Là, je décide de préparer un curry jaune de poulet, une soupe piquante aux grosses crevettes très populaire ici le Tom Yam, du poulet aux noix de cajou, des rouleaux de printemps et des mangues au riz gluant pour le dessert.

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=7314...

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Vers midi, je déguste avec délice les préparations. Malgré une relative simplicité des aliments le résultat final est étonnant. La chef-coq qui supervisait nos plats y est pour beaucoup et ses conseils nous seront bien utiles à l'avenir. Après le repas, je profite du temps libre pour lier connaissance avec les autres participants ; des écossais, des américains, des suédois, des italiens et moi. Coincidence, les italiens et les américains ont également pris une longue pause carrière afin de savourer les plaisirs de l'Asie du sud-est. Nous échangeons nos expériences et obtiens ainsi beaucoup d'informations, de conseils, d'impressions sur les pays que je visiterai ces prochains mois. Après la pause de midi, je débute la préparation des rouleaux de printemps, des nouilles au wok et des desserts. Comme nous préparons d'énormes quantités de nourriture et que je suis repu, j'emporterai les différents plats que je consommerai le soir même. J'ai beaucoup aimé cette journée. Soirée calme et dodo tôt.


Chiang Mai : Day 19

27/02/2009:

Je quitte l’hôtel vers 11h30 et me rends immédiatement chez « Queen Bee Travel » pour préparer la suite du voyage. J'y réserve un package incluant le trajet en mini-bus de Chiang Mai à Chiang Khong (frontière Lao-Thaï) où je resterai dormir une nuit (hôtel inclus) + la traversée du Mékong le lendemain matin pour rejoindre la rive Laotienne à Houei Sai et de là je descendrai le fleuve en slow-boat vers le village de Pakbeng (120 kms de distance, 6h de navigation). Je passerai la nuit à Pakbeng (hôtel non inclus dans le package) avant de continuer la croisière en slow-boat (160 kms, 8h) vers la ville de Luang Prabang classée au patrimoinde mondial par l’Unesco. Prix global 1800 Baht. A cela, je devrai ajouter le prix du Visa pour le Laos : 35$ pour les ressortissants de notre petit royaume. Solde à payer au poste frontière de Houei Sai. Je réserve également une journée d’initiation à la cuisine Thaïe (900 Baht) à « The Chiang Mai Thai farm Cooking School ».   

Toutes ces formalités terminées, je pars enfin à la découverte des plus beaux temples de la ville. Je me rends en premier lieu au Wat Phra Sing, que je n'avais pas pu visiter la veille (voir Day 18). Le temple principal ne présente pas de réel intérêt, mais lorsque je m'attarde un peu plus loin, je découvre un superbe Chedi pourvu d’une cablerie qui grimpe le long de ce dernier. La cablerie est munie d’une petite télécabine à eau bénite qui permet d’asperger le sommet de l’édifice notamment pour les grandes occasions. Insolite.

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De Wat Phra Sing, je prends un songthaew à destination du Wat Ched Yod, vieux temple du XVème siècle lové dans un environnement verdoyant. L’endroit est très reposant bien à l’abri du tourisme de masse.

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Une heure plus tard, je reprendrai un autre songthaew dans le sens inverse et pars visiter le Wat Chedi Luang, construit fin du XIVème siècle. Le Wat est gardé par d’effrayantes statues de serpents nommées ‘Naga’. Le Chedi ou du moins ce qu’il en reste culmine à plus de 80 mètres et aurait abrité jadis le vénéré bouddha d’émeraude qui se trouve actuellement au Wat Phra Kaeo de Bangkok (voir Day 4).

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Après cette dernière visite, je retournerai me changer à l’hôtel et irai me restaurer ensuite au Kalare Food Kitchen du Night Bazaar. Le concept du lieu est simple : on achète des coupons à l’entrée (peu importe le montant, 250 Baht en l'occurence pour moi) et vous échangez vos coupons contre de la nourriture dans les dizaines d’échopes qui adhèrent au concept. On peut y manger des spécialités de divers pays ; Vietnam, Inde, Thaïlande, mais aussi des plats végétariens, des jus de fruits frais, des milkshakes etc. Convivial et pas cher. Les coupons non utilisés sont remboursés à la caisse en retour contre de l'argent. Sur le chemin de l'hôtel, je m'arrête à nouveau au Chiang-Mai Saloon où je retrouve notre ami chinois, mais cette fois je ne m'attarderai pas et irai dormir vers 00h00.


Chiang Mai : Day 18

26/02/2009

Arrivée en gare de Chiang-Mai vers 10h00 du matin. Je salue Mason sur le quai et sors ensuite de la gare pour être à nouveau assailli par les chauffeurs de Tuk-Tuk et rabatteurs. Je prends un Songthaew (30 Baht) qui nous amène au All In One Guesthouse où j'avais déjà résidé en janvier 2007. L'établissement est tenu depuis fin 2006 par Gilles, un sympathique baroudeur de nationalité française avec qui j'avais longuement discuté lors de mon premier séjour. J'installe mes affaires dans la chambre (650 Baht la nuit) et dépose quelques kilos de linges sâles accumulés ces derniers jours à l’attention du service « laundry ».  

Je pars ensuite à la découverte de la ville, marche longuement et visite en premier lieu le très beau Wat Phan Tao, construit intégralement en bois dans un style plus traditionnel. J'y rencontre un nombre important de jeunes bonzes, qui sous l’ordre d’un ainé, se regroupent subitement et montent à bord de plusieurs Songthaews. Direction inconnue alors, mais je la découvrirai un peu plus tard.

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De Wat Phan Tao, je rejoins le Wat Phra Sing, le temple principal encore actif de Chiang Mai. Là, je suis surpris par la multitude de policiers, de gardes, d’écoliers et surtout de jeunes bonzes qui s’agitent dans tous les sens. La raison de ce remue-ménage m'échappe malheureusement, mais il semblerait néanmoins que l’on commémore aujourd’hui même un vénérable bonze décédé dernièrement. A voir l’agitation et le protocole, ce dernier devait certainement être une référence en Thaïlande ou du moins à Chiang Mai. Impossible donc de visiter le Wat, mais je prends tout de même quelques photos de l’évènement. Je quitte ensuite le temple, un peu déçus de n’avoir pas compris grand chose à cette cérémonie.

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Je suis de retour à l’hôtel en début de soirée et repars vers 20h30 pour aller manger un bout en ville. Une fois n’est pas coutume, ce soir la cuisine occidentale sera au menu ! Je me rends chez « The Duke’s » pour dévorer un steak de boeuf importé d’Argentine. Un pavé de 325 grammes bien saignant accompagné de frites, d’une délicieuse salade et d’une San Miguel. Terriblement exotique en Thaïlande ! L’addition par contre est très européenne !!! 725 Baht. Je culpabilise un peu d’avoir claqué autant d’argent.

Après le repas, j'irai me ballader dans le night Bazaar, passerai un rapide coup de fil aux proches et terminerai la soirée dans un chouette pub nommé le « Chiang Mai Saloon » où je retrouverai mon ami Mason. Je rentrerai un peu éméché à l’hôtel vers 02h00 du matin.

21/02/2009

Ayutthaya

14/02/2009: Ayutthaya, Day 6

Une fois n'est pas coutume, je me réveille vers 07h00 du matin pour me rendre a Ayutthaya, vaste parc archéologique classé patrimoine mondial par l'Unesco. Ayutthaya, ancienne capitale du royaume du Siam se trouve a +/- 80 kms au nord de Bangkok. Elle fut rasée en 1767 par les envahisseurs birmans, laissant la place libre à Bangkok pour devenir, dès lors, la nouvelle capitale du pays. 

Je quitte le studio vers 08h00 pour prendre le skytrain en direction de la station Asok. A Asok, je change de moyen de transport pour opter pour le MRT (métro souterrain de la ville) direction le terminus de la ligne ; Hua Lamphomg où se trouve la gare ferroviaire portant le même nom. J'achète mon billet pour Ayutthaya (15 Baht). Départ prévu 09h25, départ réel 09h50. Durant le trajet, qui a duré plus de 2 heures, j'assiste à un défilé incessant de petits vendeurs, qui agrémentent chacun de leur passage par quelques mots censés vanter la qualité de leurs produits. On nous propose de tout ; des oeufs, de l'eau, du riz, des encas, des magazines et pour terminer des yoyos au cas ou le besoin se ferait sentir. Folklorique.  

J'arrive enfin à Ayuthhaya vers midi et constate très vite que je ne suis pas le seul touriste. Je remarque plusieurs boutiques de location de vélos pour parcourir ce vaste site, mais choisis néanmoins de tout faire a pied. Pour être franc, je l'ai un peu regretté. Selon le guide du routard, trois "WAT" méritent "3 routards", malheureusement deux d'entre-eux se situent bien en-dehors de la ville, il est donc exclu de m'y rendre sauf si je me contrains à louer un tuk-tuk.

Je me rendrai en premier lieu au Wat Mahathat, qui fut sans doute à son apogée, l'un des temples les plus plus imposants d'Ayutthaya, mais honnêtement, il n'en reste pas grand chose. A nouveau, des hordes de touristes principalement japonais s'amusent a poser les uns apres les autres devant les plus beaux monuments afin d'être pris en photo par leurs congénères. Comme ils voyagent très organisés et très nombreux, vaut mieux être patient pour prendre quelques clichés... Prix de la visite du Wat : 50 Baht, mais je ne débourserai rien, ma distraction légendaire étant ma meilleure alliée pour rentrer comme si de rien n'etait, la vigilance Thaie a fait le reste. C'est seulement à la sortie du Wat que j'ai constaté que l'entrée était payante.

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Je traverse l'artère principale de la ville, la Thanon Naresuan, pour me rendre au Wat Ratchaburana. Prix de la visite : 50 Baht. Le Wat dispose toujours d'un magnifique Prang de style Khmer datant du debut du XVème siècle. Hormis le prang, il ne reste pas grand chose qui tienne encore debout. Je ne m'y attarde pas plus de 20 minutes.

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Apres cette seconde visite, commencent alors les péripéties. Je decide de me rendre au seul temple "trois routards" du centre-ville, le Wat Phra Sri Samphet. Malheureusement je pars dans la direction opposée. La petite carte d Ayutthaya figurant dans le guide ne comporte pas d'échelle, les distances entre les Wats semblent courtes, elles sont en réalité gigantesques. Le soleil de plomb m'incite a m'arrêter à un Seven-11 (sorte de supérette très répandue dans les pays anglo-saxons) pour me rafraîchir quelque peu. J'en profite pour demander aux vendeurs de m'aider à trouver mon chemin. La politesse en Asie incite les gens a préférer répondre n'importe quoi plutot que de vous avouer qu ils ne sont pas a même de vous aider. Je m'en rends vite compte, les remercie et continue les recherches par moi-même.

Après pas mal de marche, je reviens finalement au 1er temple que j'avais visité, le Wat Mahathat et prends enfin la bonne direction vers l'ouest. Apres 3/4 heure de marche, j'arrive au Wat Phra Sri Samphet, qui toujours selon notre guide, est l'ensemble le plus imposant d Ayutthaya. Datant du XVème siècle, les trois grands "chedi" (tour en forme de cloche) symbolisent les trois premiers monarques qui régnèrent jadis sur la cité.

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Exténué et assoiffé, je prendrai une delicieuse et rafraîchissante collation.

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De là, je marche jusqu'à la gare sans oublier de prendre quelques photos du Wat Phra Ram que je longe sur le chemin du retour. Je compte reprendre le train de 18h37 et arrive bien a l'avance à la gare (17h55). Coup de chance extraordinaire, le train de 16h37 vient juste d'arriver en gare. J'achète mon billet retour et monte en vitesse dans le train, qui offre un confort un peu moins spartiate que celui du matin. Le voyage prendra environ 1h30.

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A mon arrivée a Thong Lo, je vais manger des nouilles a la gargotte, qui m'avait tellement séduite la veille. Après le repas, je rentre directement au studio. Dodo tôt ce soir.

13/02/2009

I. Thaïlande, le pays des hommes libres...

ราชอาณาจักรไทย

2007_01_Grand Palais

Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant la Thaïlande, nous vous invitons à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tha%C3%AFlande


La devise du pays est le Baht, sachant que 1€ équivaut à 45 Baht.

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17:29 Écrit par Beno dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thailande, baht |  Facebook |

07/02/2009

L'année du Buffle : les préparatifs

Sawadee kap à toutes et à tous.

J'avais débuté le compte à rebours "Bye Bye Belgium : ...days to go" il y a déjà 60 jours sur le désormais célèbre Facebook. Depuis lors, les messages d'encouragement se sont rapidement accumulés jour après jour. L'enthousiasme de ma grande famille, de mes amis, de mes proches et de mes collègues a largement dépassé mes attentes. Ce modeste blog est donc dédié à tous ceux, qui ont soutenu, de près ou de loin, la concrétisation de ce projet un peu fou. De cette manière, j'espère vous faire profiter des paysages somptueux, des aventures trépidantes et curiosités en tout genre qui vont parsemer mon quotidien ces six prochains mois.  

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Benoît

Quelques caractéristiques :

Curieux de nature, souvent impulsif et impatient, insomniaque, macho invétéré et désordonné sélectif ; passe son temps à chercher ses clefs , son mobile, sa montre, mais peu aussi parfois être maniaque (pour ses photos, ses classements mp3, ses papiers administratifs etc. Il est aussi très taquin et a un humour parfois cassant. Il adore l'Inde & l'Asie du Sud-Est, les couleurs vives, prendre des photos, les épices, cuisiner des heures durant, suivre les marchés financiers et partager sa passion avec d'autres boursicoteurs, écouter les Clash en boucle et jouer au plus vieux jeu-vidéo du monde...Pacman. Il suit peu l'actualité cinématographique et musicale, mais connait ses classiques par coeur. Sa famille et ses amis comptent beaucoup pour lui. Question sport, il se limite au squash et regarde de temps à autre le foot surtout quand c'est la squadra, Liverpool ou le Standard. Il déteste les enfoirés de la bande du milieu (ceux qui n'avancent pas sur l'autoroute et qui ne se rabattent jamais sur la bande de droite), la médiocrité, les blockbusters, la République Dominicaine, le pamplemousse, les stations balnéaires espagnoles, le hip-hop, le tuning et les querelles Belgo-belges.

Les jadins de Majorelle (35)Benoît


La genèse du projet.

Même si je n’en étais pas encore conscient à l’époque, la crise financière qui a débuté l’été 2007 a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du projet. L’ accélération inattendue de cette dernière a affecté de manière déconcertante mon employeur ainsi que les certitudes acquises depuis mon entrée sur le marché du travail. Travailler dur et investir à risque ne m'a pas véritablement porté chance, mais suis-je bien le seul à penser cela ? Même si je nourrissais depuis plusieurs mois l’ambition de travailler prochainement à Singapour via mon employeur, mes espoirs ont été balayés en l’espace d’un week-end noir de l’automne 2008. Nul besoin de se lamenter sur mon sort, car je ne suis certainement pas le plus à plaindre. Il serait néanmoins inopportun de nier l’évidence de la gravité de la crise actuelle. Les affaires Kerviel, Madoff et la crise des Subprime pèseront de tout leur poids sur l’inconscient collectif et détourneront vraisemblablement les investisseurs privés des marchés financiers, et ce, probablement de manière durable. C’est assez fâcheux lorsque l’on a décidé de se spécialiser entièrement dans la gestion de patrimoine... Je terminerai avec cette citation : "Les Chinois représentent le mot CRISE par deux idéogrammes. Un, signifie le danger et le second; l’opportunité. Durant une crise, soyez avisé du danger, mais sachez reconnaître l’opportunité".
-John F. Kennedy

Mon avenir professionnel étant actuellement incertain, j'ai décidé de réévaluer mes priorités, faisant passer temporairement ma carrière au second plan. J'ai alors choisi de prendre une longue pause de six mois pour voyager dans l’une des régions les plus palpitantes au monde, l’Asie du Sud-est. Je dois également avouer qu’il est bien agréable de travailler en Belgique, car tout employé répondant à quelques critères spécifiques peut jouir de cette opportunité unique qu’est l’interruption de carrière. Si vous deviez un jour envisager cette option, je vous invite à consulter le lien suivant : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=551

L’acceptation de mon crédit-temps par mon employeur ne s’est pas faite attendre, il me restait donc un peu plus de trois mois pour élaborer le circuit. Très vite, j'ai choisi de débuter l'aventure à Bangkok afin de rendre visite à mon meilleur ami Julien, qui s’est expatrié là-bas fin septembre et de rejoindre plus tardivement dans l’année Matthieu (un autre ami d’enfance) et sa compagne, qui vivent depuis juin 2008 à Singapour. Les veinards ! Ces deux destinations étant certaines, il ne me restait plus qu’à cibler les autres pays. Le Vietnam et le Cambodge se sont très vite imposés, ce ne fut pas immédiatement le cas du Laos. Les trois premiers mois seront donc destinés à la découverte de la Thaïlande et des trois pays de l’ex Indochine. En mai, il est convenu de me rendre à Singapour pour quelques temps et de réévaluer la suite du voyage. L’Indonésie et la Malaisie sont les options qui remportent actuellement ma préférence, quant aux Philippines, bien que je m’y sois déjà rendu en janvier 2008, les paysages somptueux et la gentillesse de ses habitants m’ont envoûté pour de bon, je n’exclus donc pas la possibilité de m'y rendre.

To be continued…


Kangorou Airlines

Il est actuellement 1:13, les derniers préparatifs se terminent enfin. Les valises, sacs à dos et bagages à main sont pesés tour à tour sur la vieille balance. Il semblerait que j'ai réussi à respecter scrupuleusement le poids maximal autorisé par Qantas, ça tient presque du miracle.  Bien que l'heures du grand départ approche à grands pas, je ne peux pas dire pour autant que je me sente fatigué. Selon Connexion et le site de London Heathrow, les vols à partir de l'aéroport londonien sont vraisemblablement assurés. Je reste néanmoins un peu dubitatif et espère que je ne resterai pas bloqué plusieurs heures dans l'aéroport, car la vague de froid exceptionnelle qui s' abat sur la Grande-Bretagne depuis plus d'une semaine n'est pas de nature à me rassurer. Je croise les doigts...


Les outils

L'appareil : http://www.focus-numerique.com/news_id-651.html

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les indispensables

Mes fidèles compagnons...

routard Thailanderoutard Cambodge - Laosroutard Vietnamroutard Malaisie - Singapourroutard Bali-Lombok

Je les ai potassé un à un des semaines durant. Destination après destination ; la Thaïlande, la Malaisie & Singapour, le Vietnam, le Laos & le Cambodge. Le plus petit d'entre-eux, Bali-Lombok n'a été que brièvement survolé, car il n'est pas encore certain que je m'y rende. Par le passé, les ‘routards’ m'ont toujours été extrêmement utiles et je tenais une nouvelle fois à souligner l’efficacité de ces petites bibles truffées de bons conseils.  Un seul petit bémol, ces guides manquent cruellement d’illustrations et de photos, mais il est possible d’y remédier en combinant les livres conventionnels avec  leur excellent site Internet www.routard.com.  En attendant les prochaines photos du périple, je vous invite à visionner les clichés de mes précédents voyages sur ma page personnelle : http://www.routard.com/membre_photos/3460__


La pharmacie

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Les péripéties du départ

Dimanche 08 février 2009, jour J

Le décollage de l'avion à Zaventem est prévu à 17h10 GMT+1, avec une première escale à London Heathrow via British Airways. Un comité d’amis et quelques membres de la famille m'ont accompagnés à l’aéroport. Inutile de dire que le stress se fait ressentir. Six mois loin de chez vous implique une organisation irréprochable. Malgré une certaine précipitation, nous arrivons chargés comme des mulets à Zaventem sans avoir omis quoi que ce soit.

Comme rien n’est jamais trop simple, il fallait bien que je rencontre quelques soucis de dernière minute.  Le check-In à Zaventem fut donc cette petite pierre censée me faire trébucher. Après avoir enregistré les bagages sans encombre, un détail a attiré l’attention de l'‘aimable’ hôtesse British Airways. Mon billet d’avion prévoit un aller pour Bangkok via London le 08.02 et un retour Bangkok-London-Bruxelles en date du 24.07.09.  Pour la petite info, un Visa n’est pas nécessaire pour tout séjour en Thaïlande n’excédant pas 30 jours. Pour y séjourner au-delà de 30 jours, il est indispensable de faire la demande de ce sésame auprès de l’ambassade de Thaïlande en Belgique ou éventuellement sur place à l’aéroport de Bangkok. Pour moi, nul besoin d’un Visa puisque je prévois de me rendre au Laos vers le 05 mars pour ensuite traverser le Vietnam du Nord au Sud (le Visa, valable du 15.03 au 15.04, a déjà été obtenu auprès de l’ambassade du pays).

L'ennui, c'est que l’hôtesse ne l'entend pas de cette manière. Elle m'indique que mes documents ne sont pas en ordre et qu’il ne me sera sans doute pas permis d’embarquer sur le vol. Dépité, je lui rétorque que je ne resterai pas au-delà de 30 jours en Thaïlande, que je me suis renseigné à ce sujet auprès de leur ambassade à deux reprises et que la présence de mon Visa pour le Vietnam confirmait bien mes dires. A court d'arguments, l’hôtesse m'indique qu’il m'est néanmoins possible d’embarquer sur le vol pour Londres, mais sous mon entière responsabilité, car je pourrais me voir refuser l’accès au vol pour Bangkok pour les raisons évoquées ci-dessus. Pour terminer, elle m'informe que les compagnies British Airways-Qantas ne poseraient plus aucun problème si je disposais d’une réservation d’hôtel au Laos. A ce moment bien précis, mon degré d’énervement a atteint son point culminant. Garder mon calme n’a jamais été mon fort surtout un jour comme celui-là. Tout le projet se retrouvait ainsi compromis et la présence de mes proches n’a malheureusement pas réussi à me faire relativiser les choses, bien au contraire !

Une réaction s’impose, je décide donc de me rendre au desk de Connection de l’aéroport afin de réaliser cette f….. réservation d’hôtel à Luang Prabang (Nord du Laos) pour le 07.03. Bien entendu, les prix des hôtels grimpent en flèche lorsque l’on réserve via un Tour opérateur Européen. Prix de la résa : 71€, c’est l’équivalent de plusieurs nuits d’hôtel pour backpackers. Ecœurant, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix. Toutes ces péripéties passées, il ne me reste plus que cinq petites minutes avant de procéder aux dernières formalités (controle des passeports, fouille etc.) et de me rendre ensuite à la porte d’embarquement. Je n’ai pas le temps de saluer tous mes proches comme il se doit, mais l’émotion est bien palpable. Difficile de dissimuler mes larmes lorsque je passons la ‘douane’.

L’aventure peut enfin débuter. Quel bonheur !


London Calling

London Heathrow - Bangkok

Comme je pouvais l'imaginer, je ne rencontre aucun problème à l'aéroport de Londres. Nul besoin de présenter une quelconque réservation d'hôtel au Laos, nul besoin non plus de réitérer les longues explications de mon périple comme ce fut le cas à Zaventem. Bref, toutes les formalités d'embarquement se déroulent sans encombre et je suis bien admis sur le vol London-Bangkok. Les conditions climatiques défavorables et tant redoutées avant le départ ne se font absolument pas ressentir à Londres. Parfait. Sur place, je profite des 4 heures de battement entre l'arrivée à Londres et notre décollage pour Bangkok pour faire quelques emplettes pour Julien mon hôte à Bangkok. 21h45 GMT, l'embarquement est terminé et le Boeing 747 décolle enfin pour Sidney via Bangkok. Rien de particulier à dire sur le vol. Je dois avouer que ce dernier ne m'a pas paru trop long et j'ai tout de même réussi à dormir une grande partie du trajet (11h au total). J'arrive comme prévu à 15h55 heure locale à Bangkok (GMT +7).