21/11/2009

La Cordillère

Baguio

Bâtie en altitude au tout début du XXème siècle par les troupes américaines, Baguio doit son succès à la fraicheur de son climat, qui attire chaque année bon nombre de philippins durant les périodes de canicule. Dans la Cordillère, Baguio est sans conteste le centre névralgique et le point de départ incontournable pour partir à la découverte des célébrissimes rizières en terrasses dispersées tout autour des petites villes de Bontoc et Banaue.  

La ville accueille également plus de 250,000 étudiants, doublant ainsi, chaque année, le nombre total de ses habitants. Ancien quartier général de l’armée japonaise durant la seconde guerre mondiale, elle subit de lourds bombardements de la part des alliés et fut plus tardivement, en 1990, ravagée par un terrible tremblement de terre.

BaguioBaguio, gare d'autobus

Baguio (4)tuning

Baguio (11)

Aucune raison pour nous de nous éterniser à Baguio, mais nous n’avions pas trouvé de bus partant de Manille et se rendant directement à Banaue. Baguio n’est donc qu’une étape obligatoire avant d’arriver à notre destination finale. Mes impressions de la ville sont très contrastées. Il n’y a strictement rien à voir, rien à faire. La circulation est tellement chaotique que l’air est tout à fait irrespirable. La pollution en altitude se fait fortement ressentir, bonjour les maux de tête. Baguio est aussi très sale, très pauvre et totalement dénuée de charme.

Paradoxalement, je garderai longtemps en mémoire cette ville, qui a réussi à me surprendre. En effet, j’avais comme l’impression de ne plus savoir où je me trouvais. Etais-je toujours bien en Asie ou avais-je subitement changé de continent ? A Baguio, la population locale est très typée, de petite taille et porte des bonnets multicolores similaires à ceux des habitants de la Cordillère des Andes. Bien que je ne me sois jamais rendu en Amérique latine, ce que je découvrais autour de moi me faisait particulièrement penser au Pérou. Les bidonvilles situés en banlieue de Baguio que nous avons traversé le lendemain en bus n’ont fait que renforcer cette impression. Agréable sensation d’être au bout du monde et de découvrir une population tout aussi atypique que familière. C’est sans doute ça aussi le charme des Philippines.

Baguio (13)boucherie

Baguio (16)

Comme nous n’avions pas trouvé de bus direct reliant Baguio à Banaue, nous avons décidé de nous en rapprocher en nous rendant à Bontoc. Vers 06h30 du matin, nous avons pris un bus local (voir photo) et avons enduré un calvaire de presque huit heures en pleine montagne. Le bus s’arrêtait pratiquement tous les 300 mètres afin d’embarquer ou de laisser descendre des passagers. C’est fou comme les Philippins arrivent à caser autant d’objets insolites dans un bus. Ce genre d’expérience restera gravée dans ma mémoire, mais j’avoue aussi avoir été plus que soulagé lorsque cette dernière s'est terminée.

Nous arrivons finalement à Bontoc vers 16h00 et recherchons tout de suite une jeepney pour nous rendre à Banaue. Sur place, on nous explique qu’il est trop tard pour s’y rendre et que nous devrons passer la nuit sur place. Aïe, pas envie de rester bloqué dans ce bled à plus de deux heures de route de Banaue (bien qu’à vol d’oiseau la distance qui sépare Bontoc de Banaue soit assez limitée). Coup de chance, nous tombons sur un groupe de 5 Allemands qui négocient avec un chauffeur de jeepney pour se rendre à Banaue. Les pesos que nous lui présentons arrivent à le convaincre et nous embarquons tous à bord de la jeepney après avoir fait le plein de bières que nous siroterons durant le long et inconfortable voyage. Comme le temps est assez pluvieux, les routes sont boueuses et la voiture patine souvent. Au bout de deux heures, nous arrivons enfin à Banaue où nous passerons la nuit.        

Banaue (2)jeepney


Banaue - Batad

Banaue

Banaue (9)_julien

Batad arrivée

Batad arrivée (2)

Batad terraces (1)_julien

Batad Terraces (5)

Batad Village (11)_julien

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Batad_rizières

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Batad Village (17)