28/09/2009

Le bilan final

Voila, c’est fini.

167 jours se sont écoulés depuis mon départ de Belgique. Je suis très heureux d’avoir partagé ce périple avec vous et espère que vous avez apprécié le blog.

Je n’ai jamais pris la peine de comptabiliser le nombre d’heures  consacrées à la rédaction des articles, mais soyez certains qu’il s’agit là d’un travail titanesque. De plus, sélectionner, travailler et reformater l’ensemble des photos déposées sur le blog nécessite également beaucoup d’énergie et de longues heures de labeur.

L’heure est venue au bilan et même si je rédige seulement cet article en date du 3/10/2009, je tiens à le replacer dans son contexte, c'est-à-dire en date du 24/07/2009, soit 167 jours après avoir quitté la Belgique. Pourquoi le 24/07 ? Tout simplement parce que j'avais réservé un billet aller-retour Bruxelles-Bangkok via Londres, départ le 08/02/09, retour le 24/07/09 avec possibilité de modifier la date du retour au cas ou…

Finalement, j'ai maintenu la date du billet retour le 24/07 pour les raisons que je détaillerai un peu plus tard dans l’article Singapour : l'expatriation.

Je profite du bilan final pour vous communiquer mes observations, coups de coeur, anecdotes relatives aux différents pays que j'ai eu l'occasion de traverser ces derniers mois. Bonne lecture.


I.La Thaïlande:

Incontestablement le pays le plus connu de la région. Qui n’a jamais entendu parler de l’ancien royaume du Siam ? Je ne doute pas qu’au simple fait d’évoquer son nom, de nombreuses images et clichés vous viennent immédiatement à l’esprit : Bangkok, Phuket, Ko Phi-Phi, la boxe thaïe, la cuisine très relevée, la prostitution et j’en passe.

2007_01_Koh Phi Phi (30)Koh Phi-Phi

Sur bien des points, la Thaïlande est souvent citée comme exemple par ses voisins directs. Elle peut se targuer d’un réel développement économique et sa vitrine Bangkok, n’a rien à envier aux grandes métropoles du contient. Malgré une certaine prospérité, la Thaïlande connait de grandes disparités économiques et sociales à travers le pays. Vous constaterez bien vite que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Autre fait inquiétant, son instabilité politique et le peu de crédibilité que cela implique ramène inexorablement le pays au niveau des autres pays émergents de la région. Dommage. 

Fait unique, ce pays a également l’immense privilège de ne jamais avoir connu de véritable période de colonisation occidentale malgré la présence incontournable des grandes nations européennes au-delà de ses frontières. En effet, les Britanniques s’étaient installés au Sud en Malaisie et à Singapour ainsi qu’à l’ouest au Myanmar (Birmanie), les Français, quant à eux, s’implantèrent à l’Est en ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge). La Thaïlande, elle, est restée indépendante et a longtemps pu cultiver sa propre identité à l’abri des influences occidentales. Malheureusement, elle a rattrapé son retard avec beaucoup de zèle.

Un peu à l’image de la France, la Thaïlande a l’immense majorité d’offrir aux touristes une destination aux attractions exceptionnelles et variées. Des randonnées en montagne aux découvertes des minorités ethniques au nord du pays, des plages plus belles les unes que les autres au sud, une capitale éblouissante, des vestiges architecturaux de toute beauté à Sukhothai et à Ayutthaya et j’en passe.

2007_01_Sukhothai (6)mSukhothai

La Thaïlande a tellement à offrir qu’elle s’est très logiquement taillée la part du lion en matière de tourisme en Asie du Sud-est. Ajoutez à cela, une population ouverte et accueillante ainsi qu’un rapport qualité-prix tout à fait exceptionnel, vous obtenez une destination de premier choix prisée par les touristes du monde entier.

Pourtant, si vous aimez découvrir de vieilles pierres Sukhothai ne fait pas le poids face à Angkor (Cambodge), si vous adorez les treks en montagne, privilégiez le Nord du Laos ou le Nord de Luzon aux Philippines, si vous êtes accrocs aux plages, bien que celles de Thaïlande soient généralement éblouissantes de beauté, celles de Palawan aux Philippines remportent de loin ma préférence.

Pour le touriste qui chercherait un peu d’authenticité et de calme, le Siam n’est franchement pas la destination adéquate. Il est vrai que le pays est surtout connu comme la référence en matière de balnéaire en Asie du Sud-est. En Anglais, un terme résume bien le sentiment que j’éprouve à l’égard de nombre de destinations du pays, à savoir : «  Touristy », qui signifie exagérément touristique. La Thaïlande victime de son succès ? C’est en tout cas mon opinion ! Ko Samui, Phuket, mais surtout Pattaya sont pour moi les parfaites illustrations de ce qui me dérange le plus dans cette commercialisation à outrance. Je ne veux ni paraître prétentieux ni vouloir sous-estimer le charme de ces lieux (pour Pattaya, je reste inflexible) mais trop c’est trop. Charters quotidiens, Bierstube, Irish Pub, resorts sur resorts, go-go bars à foison, trop peu pour moi.     

Paradoxalement, c’est pourtant le pays asiatique que je connais le mieux. Je m’y suis rendu une première fois en janvier 2007 et ensuite à plusieurs reprises en 2009. Contrairement aux Philippines et au Laos, il est très facile de voyager en Thaïlande. Nul besoin d’un visa pour un séjour ne dépassant pas 30 jours (si vous arrivez en bus, le délai est ramené à 15), l’état des routes est souvent irréprochable et les moyens de transport sont plus que convenables.   

Ce que je reproche surtout à la Thaïlande c’est qu’elle n’éveille pas véritablement de passion chez moi. J’aime m’y rendre, car on s’y amuse beaucoup, les gens y sont agréables, mais son côté trop parfait me laisse quelque peu de marbre.

Pour terminer, j’avoue quand-même avoir été peu complaisant à l’égard de la Thaïlande, mais soyez certain d’une chose, si ce pays est visité chaque année par des millions de touristes du monde entier, c’est qu’il le mérite amplement !   

Si je devais associer une couleur au pays, ce serait le jaune.

2007_01_Chiang Mai (30)Rama IX, roi de Thaïlande.Son portrait est OMNIPRESENT !!!


II.Le Laos:

Autant vous le dire tout de suite, Le Laos est sans aucun doute le pays qui m’a le plus séduit. Paradoxalement, lors de l’élaboration du circuit les mois qui ont précédé le départ, le Laos me semblait être la destination la moins intéressante de toutes celles que j'allais découvrir. J'ai même plusieurs fois hésité à le traverser. Il est vrai que ce ‘petit’ pays manque cruellement de reconnaissance internationale. Le Laos, de par son histoire récente, est resté très discret.

Bien que tardive, son ouverture au tourisme va sans doute complètement bouleverser la donne. J’espère juste qu’il ne succombera pas aux sirènes du tourisme de masse comme sa grande sœur, la Thaïlande, qui est sans doute l’exemple à ne pas suivre. Ce qui me conforte dans mon idée, c’est que tous les voyageurs qui s’y sont rendus et que j'ai rencontrés durant le périple asiatique sont absolument unanimes à son sujet. Le Laos est une perle !

les rives du Mékong (13)les rives du Mékong, Vientiane

Une perle au charme discret et subtil certes, mais un véritable joyau tout de même ! Le bouche à oreille fonctionne bien, l’engouement pour le pays augmente sensiblement chaque année et je souhaite vivement au Laos de profiter de la manne financière providentielle que le tourisme à grande échelle lui procurera, mais attention aux abus !

Je regrette sincèrement de ne pas lui avoir accordé suffisamment de temps, d’intérêt et surtout de crédit. J’avais considéré, à tort, le Laos comme une simple ‘étape’ obligatoire pour rejoindre le Vietnam à partir de la Thaïlande, ni plus ni moins. Sa découverte fut une véritable surprise, voir une révélation.

Pour moi, le Laos c’est la joie de vivre et l’insouciance de ses habitants qui affichent une attendrissante nonchalance. La véritable richesse du pays est indéniablement sa population, jeune, douce, aimable et réservée.

Pak Ou (3)enfants sur les rives du Mékong

Bien que le Laos partage beaucoup de points communs avec la Thaïlande ; son histoire, sa langue, sa culture, sa gastronomie, il présente cependant l’immense avantage de ne pas (encore) avoir été perverti par le tourisme de masse et d’être, à ce jour, épargné par la commercialisation abusive du sexe.

Le Laos n’est que très peu urbanisé, Vientiane sa capitale donne l’impression d’une grosse ville de province, difficile de s’imaginer que vous vous trouvez dans une capitale, surtout lorsque vous arrivez à l’aéroport de la ville. Le nord du pays est montagneux et recouvert de vastes forets. Le Mékong est encore la voie la plus empruntée par les laotiens pour traverser le pays et plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de voir un hameau ou tout au plus un modeste village. La densité de population y est extrêmement faible.

Autre curiosité, les réminiscences coloniales sont encore nombreuses. Les anciennes villas de Luang Prabang et de Vientiane, les inscriptions (noms des rues etc.) dans la langue de Molière sont encore bien présentes. On y boit du café en grande quantité, on trouve des baguettes dans toutes les échoppes du pays, on roule à droite, la poste s’appelle « la poste » et surtout on y joue à la pétanque à tous les coins de rue.

Luang Prabang (17)

C’est un peu le bout de monde, loin de toute civilisation. Pays totalement enclavé ne disposant pas d’accès à la mer, le Laos est malheureusement méconnu du grand-public. Que connaissions-nous du Laos avant de nous y rendre ? Pratiquement rien hormis le nom de sa capitale. Et pour vous, le Laos, ça évoque quoi ?        

Lorsque je pense au Laos, la couleur qui me vient immédiatement à l’esprit est le sépia.

Luang Prabang (27)luang Prabang


III.Le Vietnam:

Sans aucun doute le pays qui éveillait le plus ma curiosité avant le départ. A l’inverse du Laos, le Vietnam s’est très vite imposé comme la destination phare du périple.

Comme souvent, lorsque l’on attend trop d’une personne, d’un projet, d’un job ou même d’une destination, on a souvent tendance à être déçu par la réalité. Pour être sincère, déception, est le mot qui traduit le mieux mon expérience du Vietnam. J’en veux pour preuve que j'avais initialement planifié d’y séjourner 28 jours, en réalité, je n’y suis pas resté plus de 18 ! Le plus grave est que j'ai quitté le pays sans éprouver la nostalgie habituelle propre à tout départ d’une destination de vacances et pour être franc, j'étais pressé de passer la frontière côté Cambodgien.

Paradoxalement, je reste pourtant convaincu que le Vietnam est de loin le pays le plus complexe et le plus intéressant de tous ceux que j'ai pu parcourir. Vaste et magnifique contrée dont l'histoire est aussi riche que mouvementée, le pays qui a la forme d’un dragon est assurément une destination d’exception.

Hoi An_temple (35)

J’ai toujours été intrigué par la ténacité, la combativité et l’inventivité des habitants de ce pays au caractère bien trempé. Son histoire récente n’est que guerre, désolation et précarité. Cependant, les choses changent et vite, très vite. Si vous souhaitez investir en Asie et que vous avez les reins très solides, le Vietnam offre selon moi un potentiel de croissance à faire pâlir ses concurrents de la région. L’économie de marché est plus qu’assimilée par la population et le pouvoir politique, bien que communiste, ne fait qu’encourager les choses.     

Avec du recul je garde un excellent souvenir d'Hanoi. Pourtant, si je m'amuse à relire les commentaires postés sur le blog et relatifs à la ville, j'admets volontiers que ce ne fut pas une partie de plaisir. Pas facile de se laisser charmer au premier abord et je me souviens encore du calvaire enduré dans le quartier des 36 rues, quel enfer ! Pourtant, Hanoi possède un charme authentique et très particulier que bon nombre de capitales asiatiques n'ont pas.

Hanoi (19)

Je déplore seulement que les Vietnamiens aient autant de caractère et souvent trop peu de savoir vivre. Je ne prétends pas que mon opinion des Vietnamiens est totalement objective, mais les quelques personnes avec qui j'ai parcouru le pays m'ont fait part de critiques similaires à l’encontre du sens de l’hospitalité très particulier des autochtones. J'ai maintes fois été outré par le comportement irrespectueux, le manque d’éducation, l’insistance voir l’agressivité de mes interlocuteurs. Sans oublier de mentionner le côté roublard souvent porté à son paroxysme. Franchement, je n'ai pas envie d'y retourner de si tôt.

Bien entendu, je tiens à m’excuser auprès des nombreux Vietnamiens qui ne se reconnaissent pas dans la description que je fais de leurs compatriotes. Je ne désire blesser personne et suis bien conscient qu’il n’est jamais correct d’assimiler un comportement spécifique à un peuple tout entier, mais je désire néanmoins souligner de la manière la plus sincère possible ma profonde déception à l’égard d’un accueil que j'espérais plus chaleureux. A vrai dire, plus on se dirige vers le Sud du pays, plus la situation s'améliore, mais après avoir parcouru le pays du Nord au Sud, je ressentais un certain manque de sourire, de chaleur et de spontanéité ! A ce niveau le Cambodge m'a comblé au-delà de mes espérances.

Pour moi, le Vietnam c’est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants, un peuple fier et dynamique ethniquement et culturellement très différent des autres peuples du sud-est asiatique. Bien que je ne me sois encore jamais rendu en Chine, je pense que le peuple vietnamien partage beaucoup de points communs avec leurs voisins du Nord.

Au Vietnam aussi, les idéologies et philosophies sont légions : Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, christianisme, marxisme, communisme…

propagande (6)propagande coco

Pour terminer, un dicton célèbre en Indochine raconte ceci : le Vietnamien cultive le riz, le Cambodgien le regarde faire pendant que le Laotien tend fébrilement l’oreille.       

Pour le Vietnam, j’associe la couleur rouge.


IV.Le Cambodge:

Assurément le pays le plus « fun » de notre voyage. Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays si singulier ?

Au Cambodge, rien n’est véritablement pris au sérieux et sa population déborde de spontanéité et de bonne humeur. A l’inverse des Laotiens, les cambodgiens n’ont aucune retenue et chez eux, la curiosité est une vertu. Leur gentillesse, leur sourire et leur joie de vivre est une véritable source d’inspiration.

DSC04199Battambang

Ethniquement différents de leurs voisins immédiats, les Cambodgiens ont une couleur de peau très foncée, et des traits de visage plus bruts. Je suis souvent subjugué par la beauté naturelle des femmes du pays. Les enfants, comme souvent en Asie du Sud-est, sont également rayonnants. Selon moi, l’expression « Indochine » prend ici tout son sens ; les khmers traduisent bien le métissage indo/chinois, avec une légère prépondérance de l’indien sur le chinois.

Avec les temples d’Angkor, le Cambodge dispose d’un patrimoine architectural et culturel hors du commun. Ce vaste site est une destination absolument incontournable de la région.

2_Bayon (34)Angkor, Bayon

Après avoir visité les temples d'Angkor, l’immense majorité des visiteurs ne s’éternisent pas au Cambodge. Le reste du pays est donc bien souvent négligé. Il est vrai que le Cambodge hormis les temples angkoriens, ne dispose pas d’autres véritables joyaux capables de rivaliser avec les vestiges de la civilisation khmère. Si vous aimez les plages somptueuses, celles des environs de Sihanoukville sont certes très agréables, mais loin d’être exceptionnelles, vous trouverez bien mieux en Thaïlande.

DSC03318sihanoukville

Si vous recherchez une grande ville pour l’animation et les sorties, Phnom Penh n’est assurément pas la référence en la matière, si vous aimez les treks en montagne, passez votre chemin, le pays est presque aussi plat que notre bonne vieille Belgique. Bref, rien de véritablement transcendant. Cependant, je vous recommande de parcourir allègrement la campagne khmère proche de Battambang et de ne pas négliger non plus la capitale Phnom Penh.

DSC03239Phnom Penh

Le Cambodge c’est avant tout une expérience de vie inoubliable, renforcée par une population extrêmement attachante. Je me demande souvent comment les cambodgiens peuvent être aussi gais compte tenu de tous les malheurs qu’ils ont dû endurer ces trente dernières années. Les séquelles laissées par les Khmers rouges sont encore bien palpables et l’état de pauvreté dans lequel est plongé le pays n’est pas non plus de nature à rendre hilare. Selon le guide du routard, le PIB du Cambodge est encore inférieur à celui du Laos, c’est peu dire !

C’est en tout cas une destination incontournable et vous invite vivement à vous y rendre. 

20/05/2009

Le bilan intermédiaire

Le Bilan intermédiaire

Me voilà de retour à la case départ ! La boucle est bouclée, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge ne me sont plus totalement inconnus.

South-East-Asia-MapQ

Quelle aventure EXTRAORDINAIRE ! Que d’émotions, de découvertes et de souvenirs inoubliables ! En toute  objectivité, je n’ai pratiquement pas connu de moments difficiles hormis quelques mésaventures sans gravité à Hanoi et à Sapa. Aucun problème majeur ou souci de santé à mentionner. Je ne veux pas me réjouir trop vite, car je ne suis encore qu’à la moitié du périple, mais très honnêtement, quelle facilité de parcourir ces superbes pays malgré leur manifeste sous-développement.  

I. Quelques conseils pour réussir ce genre d’aventure:

Primo, il est bien entendu nécessaire d’accepter certaines réalités. Il faut avant tout faire preuve d’ouverture d’esprit à l’encontre des populations locales, car ici en Asie, l’étranger c’est vous. Il est conseillé de se conformer, de ne pas faire preuve d’arrogance et de mettre de côté certaines certitudes et évidences liées à nos civilisations ’développées’ et ‘prospères’ (du moins présentées comme telles). Comme vous pouvez l’imaginer, le fossé culturel et économique est souvent gigantesque. Cela dit, il est inutile de sombrer dans l’angélisme béat. Une arnaque reste une arnaque, pas besoin de jouer à l’ATM ambulant ou au pigeon de service pour se montrer respectueux envers ses hôtes.

Secundo, ne pas être trop regardant quant à la qualité du logement, aux conditions de transport et aux normes d’hygiènes parfois déroutantes. Les prétentions bourgeoises doivent être mises de côté.

Tertio, toujours négocier avant de vous lancer dans un achat, de louer une chambre, de réserver un circuit ou de prendre un tuk-tuk. La négociation est ici la norme, les prix fixes l’exception. Sachez que si vous souhaitez que l’on vous prenne au sérieux, il est indispensable de s’adonner à ce jeu. Accepter les prix sans même les discuter mène à de nombreuses dérives, n’alimentez pas la cupidité. Si vous voulez mon humble avis, je trouve finalement le principe de la négociation très amusant pour autant que le sourire et la courtoisie soient de mises.

Les dix commandements de la négociation:

1.    Evitez de montrer un intérêt trop ostensible pour l’objet que vous désirez acheter.

2.    Proposez toujours un prix bien en-dessous de ce que vous voulez réellement débourser. Augmentez votre offre au fur et à mesure afin que le vendeur n’ait pas l’impression de perdre la face et que la transaction soit profitable pour les deux parties. 

3.    Le plus important est de vous dire que vous n’êtes pas chez vous, que vous ne connaissez pas le terrain, ni le coût réel de la marchandise et de sa production.

4.    Restez humble, poli et souriant, mais aussi persuasif et ferme.

5.    Observez autour de vous les locaux faire leurs achats, c’est le meilleur moyen de vous faire une idée du prix réel.

6.     Les vendeurs auront toujours tendance à gonfler leurs prix à la vue d’étrangers, ne l’oubliez pas. 

7.    Soyez toujours vigilant quant à la qualité du produit.  

8.    Partez toujours du principe que vous n’êtes pas un ‘as’ de la négociation, mais que vous devez limiter vos dépenses au maximum. Restez humble, car trop de touristes aiment se vantent d’avoir fait l’affaire du siècle. La réalité est souvent bien différente.  

9.    Ne tombez pas non plus dans l’extrême, n’humiliez pas votre interlocuteur en proposant un prix dérisoire, chaque chose à son prix.

10. Ne perdez pas de vue que ce qu’il vous vend est souvent son seul moyen de subsistance.   

Quarto, être flexible et capable de rebondir. Inutile de toujours tout prévoir longtemps à l’avance, car il vous faudra compter sur de nombreux désidératas et changements de dernière minute. Une pluie diluvienne, des soucis de santé, des évènements politiques inattendus auront vite fait de bouleverser vos plans. Positivez et dites-vous que le charme de ce genre d’aventure est la liberté totale de décider à tout moment de la suite de votre voyage. Soyez créatifs.    

Pour terminer, j’aimerais quelque peu revenir au budget. Pour de longs séjours comme le nôtre, il est indispensable de tenir à jour une comptabilité irréprochable des dépenses. Toutes les dépenses, même les plus insignifiantes doivent été scrupuleusement répertoriées dans un ‘livre des comptes’. J'ai ainsi pu maintenir un budget moyen de 30€/jour. Selon moi, il est tout à fait possible de vivre avec un budget inférieur, mais cela requiert davantage de concessions et encore moins d’exigences.  

05/04/2009

Hoi An

Hoi An : Day 46

26/03/2009:

Une fois n'est pas coutume, je consacrerai la journée au balnéaire. A 11h00, je me rendrai premièrement chez Yaly pour les dernières retouches aux chemises. Rien à dire, elles sont parfaites. On m'invite à revenir en soirée pour les réceptionner. Sachant que la boutique ferme à 21h00, cela me laisse pas mal de temps pour me rendre à la plage de Cua Dai, qui se trouve à 7 km à l'est du centre-ville. Je décide de parcourir la distance à pied, longeant des rizières, des bassins d'aquaculture et prends beaucoup de photos au passage. Durée de la ballade : +/- 1h30. 

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Hoi An : Day 45

25/03/2009

Journée de boulot sur Internet et ce dès le matin. J'accuse un retard considérable sur le blog, il est grand temps d'y remédier. Je prends une petite interruption vers 13h00 pour aller me restaurer.  Ensuite, j'irai réserver via Internet mon billet d'avion pour rejoindre Saigon (Hochiminh ville). Une heure de vol sera nécessaire pour atteindre la métropole depuis l'aéroport de Danang. La compagnie est Jetstar Pacific Airlines, filiale low-cost vietnamienne de Qantas. Prix 720.000 Dong, une bouchée de pain. J'ai choisi Jestar, car il n'y avait plus de place libre sur le vol Vietnam Airlines Danang-Saigon, dommage, car je ne suis pas trop fan des compagnies low-cost surtout quand elles sont originaires de pays émergents. Je réserve également dans une agence un taxi pour me rendre le surlendemain à l'aéroport de Danang, prix 10$.

Toutes ces formalités terminées, je reprendrai mon travail sur le blog jusqu'à 17h00, heure à laquelle j'irai visiter un tailleur et commenderai trois chemises pour un montant total de 62$. On prendra également mes mesures et on m'invitera à revenir le lendemain à 11h00.  

J'irai manger ensuite une seconde fois chez Kim au café des amis, mais cette fois-ci sans Flo et Fred que je n'ai plus revu depuis l'avant-veille. Etrange, car Hoi An n'est pourtant pas très étendue. Aujourd'hui, je choisissons le menu végétarien. Toujours aussi bon.

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Hoi An : Day 44

24/03/2009:

Ce matin, j'irai passer la matinée mitrailler tout ce qui se trouve à portée de mon objectif. Je ne me réfère à aucun plan et n'ai même pas pris le guide avec moi, heureusement que Hoi An est de taille réduite. Je m'attarderai le long de la rivière Hoai, dans les rues Nguyen Thai Hoc, Tran Phu, Bach Dan, traverserai le marché central, le pont japonais et le pont Can Nam. Vers 11h00, le soleil est véritablement écrasant, je suis en nage, l'eau dégouline littéralement dans mon dos et le long de mes bras, je risque la déshydratation. J'irai donc boire un verre au café des amis où Kim me fera écouter la version russe de "gare aux gorilles" et "bancs publics" toutes deux interprétées par Georges lui-même.

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Je pars ensuite manger léger ; salades et pain à l'aïl avant d'utiliser quelque peu Internet.
A 15h00, j'achète une carte forfaitaire au bureau touristique de Hoi An : 75000 Dong. 

15h15 : J'assiste à une représentation folklorique à l'atelier artisanal de Hoi An ; danses et musiques traditionnelles. Envoûtant, mais bondé de pépères et mémères, qui se lèvent constamment de leur siège pour pouvoir prendre des dizaines de photos des danseurs, peu importe que les gens qui se trouvent juste derrière eux ne puissent plus rien voir du spectacle. Pathétique. 

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15h45 : Je visite le temple Trieu Chau, lieu de culte datant du XVIIIème siècle et fréquenté par les familles originaires de la région de Canton en Chine, arrivées par vagues successives au fil des siècles à Hoi An. J'y découvre de très belles frises en bois, de magnifiques têtes de dragon etc.

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16h15 : Je découvre la maison chapelle de la famille Tran. La chapelle confucianiste est dédiée aux nobles ancètres de la famille Tran et est richement décorée de meubles et d'objets anciens. Sur l'autel j'observe des boîtes en teck ou en ébène qui contiennent les reliques des ancètres. Je suis accompagné d'une guide francophone qui après nous avoir commenté les trésors de la maison Tran, s'empressera de m'amener à la petite boutique de souvenirs qui se trouve juste à l'arrière de la chapelle. Je n'apprécie pas vraiment la démarche et pars immédiatement.

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16h45 : Je terminons les visites prévues dans le forfait par le musée du folklore, qui est davantage une boutique de souvenirs qu'un musée. Je sors de là aussi vite que j'y suis rentré. 

La tombée de la nuit est toute proche et le ciel est particulièrement superbe en ce moment. J'en profiterai pour immortaliser le coucher de soleil. Quel cadre enchanteur. Ensuite léger repas dans un resto pour backpacker, pizza au menu. Insipide, mais bon marché.  

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Hoi An : Day 43

23/03/2009:

Réveil à 07h00, tous mes soucis de santé se sont envolés comme par magie. Quel bonheur. Je petit-déjeune à l'hôtel Halo vers 07h45 et une 1/2 heure plus tard, une hôtesse viendra me chercher pour m'amener à l'arrêt du bus. J'attends encore une 1/2 heure et lorsque je monte dans le bus, je suis agréablement surpris de retrouver Flo & Fred, qui descendent de Nin Binh et se rendent, tout comme nous, à Hoi An. Que le monde est petit. Le trajet en bus durera 4h30 en tout. Nous ferons une halte à Danang, grande ville du centre du Vietnam et roulerons encore 35 km pour atteindre Hoi An. Le bus me déposera juste en face de l'hôtel Tran Binh II. Le batiment est beau, la décoration intérieure est en bois et il est de plus bien situé dans la ville. Par contre, l'accueil, le prix (20$/nuit) et la chambre sont assez décevants. Mes affaires déposées, je partirai me restaurer chez Tam Tam, restaurant tenu par un Français. Très beau cadre rétro, le bar vaut à lui seul une visite. La nourriture est correcte, sans plus et les prix sont un tantinet trop élevés. 

Juste après le repas, je me balladerai à travers la ville notamment dans les rues Nguyen Thai Hoc, Tran Phu et Bach Dan dont les nombreuses maisons d'inspiration sino-japonaises font la renomée d'Hoi An. Ces dernières, uniques au Vietnam, sont peintes dans des couleurs pastelles ; jaune, terre de Sienne, bleu, turquoise etc. Seul petit bémol, la beauté intime de Hoi An n'est pas longtemps restée secrète, les boutiques pour touristes pullulent littéralement. En plus d'être réputée pour son artisanat, Hoi An est surtout prisée pour la confection de vêtements en soie et en lin. Nous croisons à tous les coins de rues des dizaines de touristes (souvent agés) qui voyagent en groupe et qui viennent majoritairement de France, d'Allemagne et du Japon. 

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Je rencontre à nouveau Flo & Fred, qui logent dans un hôtel différent du nôtre et irons boire tous ensemble une bière Saigon. Pas terrible du tout, je suis assez déçu par les bières vietnamiennes. Fin d'après-midi, je retourne à l'hôtel pour me changer et rejoindrai tout de suite après nos compères toulousains au café des amis, resto vietnamien tenu par Kim un francophile, qui aime surprendre ses hôtes par sa cuisine traditionnelle sur fond de musique française ; Brassens, Brel, Piaf etc. Pas de carte chez Kim, on choisit un des trois Menus ; végétarien, viandes, poissons & fruits de mer (120000 Dong p.p.). Pour fêter nos retrouvailles, Flo, Fred et moi commandons quelques verres de vin de Dalat (vin local), qui est loin d'être grandiose, mais plaisant tout de même. Le menu, par contre, est un vrai régal. Le soucis c'est que nous ne pouvons pas vous dire ce que nous avons mangé vu l'inexistance de carte, hormis les roses blanches, raviolis à base de farine de riz fourrés à la poudre de crevettes (spécialité de la ville), le reste est inconnu.   

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25/03/2009

Hué

Hué : Day 42

22/03/2009:

Réveil vers 07h00, je passerai mon temps à observer les jolis paysages ruraux ; rizières et scènes de vie typiques. Arrivée en gare de Hué à 11h00, encore une fois pas de surprise, je suis accosté par des rabatteurs, mais pas de cohue comme à Lao Cai (Sapa) ou Hanoi. Je négocie un peu et paie 45000 Dong au taximan pour m'amener à l'hôtel. Inutile de vous dire qu'il a essayé par tous les moyens de m' amener à un hôtel ami, mais je refuse poliment. Mes premières impressions de Hué sont bonnes ; la ville, de taille humaine, me semble plus aérée qu'Hanoi. Le taxi longera beaucoup de bâtiments publics bien entretenus ainsi que de nombreuses villas coloniales, mais ce qui me plaît le plus c'est l'omniprésence de parcs et de plans d'eau. J'arrive dix minutes plus tard à proximité de l'hôtel Halo, qui se trouve dans une petite allée en retrait de la grand route. L'accueil est particulièrement agréable dans cette pension familiale. Je prendrai une chambre sobre, mais propre à 8$. Très bon rapport qualité/prix. Après avoir déposé mes bagages, je réserve immédiatement, via l'hôtel, le bus du lendemain pour me rendre à Hoi An, charmant petit bourg dont le guide fait l'éloge (prix du bus 2.5$). Hoi An, tout comme la cité impériale de Hué, est classée patrimoine mondial par l'Unesco, mais ce qui me conforte le plus ce sont les témoignages unanimes des touristes que j'ai rencontré jusqu'à aujourd'hui et qui abondent dans le même sens que le guide. Destination incontournable. 

Comme je ne compte pas rester longtemps à Hué, je ne m'attarde pas à l'hôtel et traverse immédiatement le pont sui surplombe la rivière des parfums pour arriver sur l'autre rive où se trouvent les curiosités touristiques.

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Affamé je prendrai un lunch et me sentirai, juste après, totalement épuisé. La chaleur torride qui s'abat sur la ville n'arrange absolument rien au problème. J'arrive finalement 1/2 heure plus tard à la porte d'entrée de la cité impériale de la citadelle et m'acquitte de 55000 Dong pour le droit de visite. Hormis le cavalier du roi, la porte de midi, le palais du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen et quelques annexes secondaires, force est de constater que le reste du site n'est que ruine. Une vidéo didactique m'apprendra que l'armée américaine bombarda massivement le site en 1968 lors de l'offensive du Tet :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_du_T%C3%AAt 

En effet, le Vietcong avait pris possession de la citadelle lors d'une période de trève et en a profité pour hisser son drapeau au nez et à la barbe des américains. Les images de cette scène ont fait le tour de monde. 

Du point de vue historique, la citadelle fut construite sur l'initiative de Gia Long, fondateur de la dynastie des Nguyen. La citadelle a un périmètre de 10km et s'inspire de la cité interdite de Pékin. A l'heure actuelle, environ 60000 personnes vivent à l'intérieur de cette ville dans la ville. D'un point de vue culturel, seule la cité impériale mérite véritablement une visite. 

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Je consacrerai deux bonnes heures à la découverte du site, qui malgré un intérêt certain, ne me fait pas forte impression. Vers 16h00, exténué, j'irai faire une petite sieste. Je me réveille vers 18h00 et suis pris de nausées, de problèmes gastriques et ai un peu de température. Le pire est que je n'ai plus aucune force et surtout pas d'appétît ce qui est tout à fait exceptionnel chez moi. Plus tard dans la soirée, je serai pris de vomissements, prendrai les médicaments adéquats et retournerai une enième fois me coucher. J'espère juste que ces soucis de santé ne perdureront pas

15/03/2009

Hanoi

Hanoi : Day 37

17/03/2009:

Pieter-Jan est parti ce matin même pour la Baie d'Along, je choisis la direction inverse en prenant le train de 22h00 pour Lao Cai (Sapa). Etrangement, toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mon voyage étaient très déçues par le site de la Baie d'Along, qui reste néanmoins l'attraction principale du Vietnam. Mon guide la décrit même comme la huitième merveille du monde. Pour la première fois du voyage je suis confronté à un petit dilemne. Soit j'y vais peu importe que la baie puisse être une grosse attraction touristique bien rôdée où l'on entasse sur des bateaux les milliers de touristes qui arrivent quotidiennement, sans compter que le climat dans cette région est très capricieux, pluies et brouillards sont la plupart du temps au rendez-vous, soit je laisse tomber et privilégie une autre destination.
Autre petit problème, je dois rejoindre Julien et sa compagne à Angkor (nord-ouest du Cambodge) en date du 11/04, je ne peux donc pas trop m'éterniser au Nord du pays. Je devrai jouer serré.   

 
En ce qui concerne Sapa, par contre, les avis sont unanimes. Les qualificatifs ne manquent pas et mes interlocuteurs en gardent un souvenir mémorable. Bref, tout le monde me conseille vivement de m'y rendre bien que je n'avais pas prévu cette destination lors de l'élaboration du 'circuit'. J'opterai donc pour Sapa et reporterai la Baie d'Along à plus tard.

Je réaliserai le check-out à l'hôtel vers midi, laisserai mes bagages à la réception et irai passer ma dernière journée à Hanoi. Aujourd'hui, je resterai dans le vieux centre historique et débuterai ma journée par le lac Hoan Kiem afin de visiter le petit temple Ngoc Son datant du XVème siècle et dédié au confucianisme et au taoïsme. Je traverserai un romantique pont en bois rouge pour y accéder. 

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Au sud-est du lac, je découvre un quartier plus chic où les grandes enseignes internationales ont pignon sur rue et un peu plus loin au bout de l'avenue Trang Tien se trouve l'opéra construit en 1911. Au premier coup d'oeil nul doute que ce dernier s'est très largement inspiré du palais Garnier à Paris.  

http://nl.wikipedia.org/wiki/Vietminh

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Je profiterai du calme de ce quartier pour manger dans un resto italien à deux pas de l'opéra; ravioli gorgonzola au menu. Prix : 130.000 Dong. Je connaitrai ensuite péripéties sur péripéties lorsque je prendrai la Tràn Nhàt Duàt, large avenue parallèle au fleuve rouge pour rejoindre le pont Long Bien, long de 1682m et construit par les Français en 1902 dans un style proche de celui de Gustave Eiffel. Je n'imagine pas un seul instant qu'une simple ligne droite puisse me causer autant de soucis. La circulation est effroyable et je marche les premières centaines de mètres du mauvais côté de l'avenue, car les trottoirs disparaissent et je ne peux plus aller de l'avant. Il m'est également impossible de traverser la route sans me faire tuer, je devrai alors revenir à notre point de départ et reprends ensuite l'avenue Tràn Nhàt Duàt, mais cette fois-ci du bon côté de la route là où les trottoirs sont continus. L'air est vicié, la pollution sonore est assourdissante, des travaux me barrent régulièrement le passage et le regard des gens que je croise n'est pas très amical. Je comprends finalement que les piétons ne sont pas les bienvenus sur cette avenue et bifurque sur la gauche pour rentrer dans le quartier populaire des 36 rues situé dans la partie 'nord-est' du vieux centre historique. Quel cloaque!!! Noir de monde, les trottoirs des rues sont pris d'assaut par des 'garages et des mécanos', ça pue le mazout, la peinture, le dissolvant. Suite à toutes ces agressions répétées, je commence à avoir mal à la tête et mes nerfs sont rudement mis à vif. Je ne cesse de regretter la Thaïlande et le Laos et répète inlassablement que "j'en ai plein le cul" et que c'est la pire journée de mon voyage. 

J'arrive finalement à proximité du pont, mais la circulation et le chaos règnent dans le quartier. Il m'est impossible de prendre une photo correcte de cet ouvrage néanmoins intéressant. Du pont, je tente de revenir à proximité de l'hôtel en traversant le vieux quartier, mais j'en suis encore bien loin. Quelle souffrance, je commence à penser que je ne m'éterniserai vraisemblablement pas au Vietnam. J'arrive enfin en territoire connu vers 18h00 et passerai un peu de temps dans un cybercafé pour graver mes photos sur un DVD et irai ensuite me restaurer dans un petit resto sans prétention vers 20h00. A 21h00, j'irai chercher mes bagages à l'hôtel et prendrai un taxi jusque la gare (70000 Dong). 

J'arrive 1/4h plus tard sur place et patiente presque une heure avant de pouvoir monter dans les couchettes du train. Je comprends enfin pourquoi le billet est si bon marché ; toilettes à la turc (bonjour les odeurs) dans un seul wagon du train et matelas aussi mince qu'une feuille de papier. Je suis quasiment le seul blanc dans le train et le seul dans mon compartiment où je partagerai la nuit avec 5 autres personnes. Je dois dormir sur la couchette supérieure ce qui implique que l'espace entre mon visage et le plafond ne dépasse pas 30cm, sensation de claustrophobie assurée. Sachant que mes proches suivent régulièrement le blog, j'ai volontairement refusé de déposer des photos du compartiment afin de les ménager et de les laisser s'imaginer que leur fils, petit-fils, cousin, neveu ou ami passe un voyage merveilleux en Asie... Quelle horreur. Pourtant, j'ai tout de même réussi à dormir rendant ainsi notre voyage moins pénible. 10h de train ce n'est pas rien.

26-03-2009, 20:02:48
Mes Sincères Félicitations pour votre blog!. Très sincèrement, je le trouve hyper bien réalisé et les photos sont magnifiques!. Vous nous faites rêver sans cesse grace à ce blog. Biz à vous 2. Ton Frérot
Strappazon David
strappazon.david@hotmail.com


Hanoi : Day 36

16/03/2009:

Je pars de bon matin à la découverte des curiosités de la capitale et débute les visites par le temple de la littérature qui se trouve à l'ouest du centre historique de la ville où les rues et boulevards sont bien plus larges facilitant ainsi la circulation, la rendant encore plus insupportable à mes yeux. Il me faudra patienter presque 10 minutes pour traverser le carrefour qui me sépare du temple, incroyable! Arrivés sur place, je suis impressionné par la taille du temple de la littérature : 70x350m. Ce lieu est dédié au culte de Confucius, voir le lien  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius. Le temple, qui date de la fin du XIème siècle fut en son temps la première université du Vietnam et comprend cinq vastes cours et une longue succession de portiques (pour reprendre les termes du guide du routard). Je suis agréablement surpris par sa beauté mise en valeur par l'omniprésence de peinture laquée de couleur rouge et son architecture aux fortes influences chinoises. J'avoue également qu'il m'est agréable de visiter autre chose que les dizaines de Wats auxquels j'étais habitué ces dernières semaines. Prix de la visite 10000 Dong.   

http://nl.wikipedia.org/wiki/Confucius

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Du temple de la littérature, je marcherai un bon kilomètre pour arriver à l'esplanade faisant face au Mausolée de Hô Chi Minh où fut proclamée pour la première fois le 02/09/1945 l'indépendance temporaire du pays. Là, repose le père fondateur du Vietnam indépendant, Hô Chi Minh http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguyen_A%C3%AF_Quoc, mort en 1969 quelques années avant la complète autodétermination du pays (chute de Saigon en 1975). L'esplanade est très vaste et je remarque que des lignes blanches tracées sur le sol indiquent aux visiteurs les limites à ne pas transgresser, chose que je n'ai pas réussi à respecter me faisant immédiatement rappeler à l'ordre par les gardes militaires qui protègent l'accès au mausolée. J'adore...Je prendrai quelques photos, mais ne perdrai pas mon temps à visiter le sanctuaire.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Ho_Chi_Minh

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A proximité de l'esplanade se trouve le sinistre musée de Hô Chi Minh, édifice stalinien d'une incommensurable laideur. Je prends deux photos pour la forme. A quelques mètres de là, la jolie Pagode au pilier unique, emblème de la ville d'Hanoi, contraste pleinement avec le monstre qui lui fait face.  

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Après un léger lunch dans une gargote, je marcherai à nouveau deux kms pour me rendre à la pagode Tra'n Quôc au bord du lac de l'ouest. Située sur une petite presqu'île c'est la plus ancienne pagode de la ville et sans doute l'une des plus intéressantes. Construite initialement au VIème siècle, elle fut reconstruite au XVIIIème pour etre rénovée en 1815. Les Vietnamiens, qui la vénèrent, la surnomment "Pagode Défense de la Patrie". Contrairement au temple de la littérature, la pagode est dédiée au bouddhisme. Superbe.  

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Après la visite, je retournerai sur mes pas et me rendrai au temple Quàn Thành, temple Taoïste datant du XIIème siècle http://fr.wikipedia.org/wiki/Tao%C3%AFsme et dédié à un génie gardien du Nord dont la statue pèse 4 tonnes. 

http://nl.wikipedia.org/wiki/Taoisme

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Je marche à nouveau un peu plus de deux kms vers le sud et prends quelques photos de la statue de Lenin qui fait face au musée d'histoire militaire du Vietnam.   

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Pour terminer, je descendrai à nouveau vers le sud de la ville pour réserver les billets de train à destination de Lao Cai (dans le Nord du pays à la frontière Chinoise) où je prévois de réaliser un trek le long des rizières en terrasses au milieu des montagnes. A la gare, quel chemin de croix pour réserver un billet... Premièrement, il est très difficile de me faire comprendre et deuxièmement plusieurs autres 'clients' se précipitent à mon guichet pour acheter des billets alors que je sommes encore occupé à réaliser les transactions. Je m'énerve à nouveau de cette impolitesse, mais les gens ne comprennent vraisemblablement pas la raison de ma réaction et me regardent avec étonnement. Je comprendrai plus tard que c'est la règle au Vietnam, meme si vous faites la file et que votre tour arrive, vous ne serez jamais seul à un guichet, même à la banque. Bonjour la confidentialité. Prix du billet +/- 180000 Dong. train couchette LC1, ce qui est très bon marché pour 10h de trajet. On comprendra pourquoi le lendemain. 

Après cette longue journée, je rentrerai épuisé à l'hotel. J'irai ensuite manger un bout avec Pieter-Jan dans le chouette resto de la veille, nourriture toujours aussi délicieuse, soirée agréable et ensuite dodo.


Hanoi : Day 36 (Nos impressions)

16/03/2009:
 
Avant de vous commenter le programme de la journée, j'aimerais vous communiquer mes premières impressions de la capitale du Vietnam.
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Le vieux centre historique d'Hanoi est un véritable dédale de rues assez étroites où il est aisé de se perdre. Chaque rue est dédiée à une corporation bien spécifique, par exemple, mon hôtel se trouve dans celle des serruriers. Je remarque peu de voitures, mais les vélos et surtout les scooters pullulent littéralement, la circulation est cahotique, le bruit des klaxons est incessant et la pollution de l'air est affligeante. Les trottoirs quant à eux servent à tout sauf aux piétons, on y gare sa mobylette et surtout on y travaille ; soudeurs, quincaillers, cuisinières, mecaniciens s'accaparent ces espaces publics. Inutile de vous dire que pour se rendre d'un point à un autre, il est nécessaire d'alterner continuellement trottoirs et route tout en restant attentifs à la circulation pour ne pas se faire heurter par un scooter ou un pousse-pousse, c'est extrêmement épuisant à la longue.

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Pire, on vous interpelle de tous côtés : "motorbike, taxi, buy something, where are you from?" Cela se fait également dans les autres pays que je viens de visiter, mais à Hanoi les gens sont très INSISTANTS !!! Assommant.
Les premiers contacts avec la population sont souvent très rudes, toute transaction sent l'arnaque à plein nez et pour terminer les sourires sont rares contrairement au Laos et a la Thaïlande. Les gens de la rue ont un physique plus 'chinois' (yeux bridés, moins basanés que les Thaïs), ils parlent très peu l'anglais et encore moins le français. Leurs vêtements sont démodés (70'-80') et les couleurs sont ternes avec une prédominance du gris. La pauvreté est palpable et même si personne ne semble mourir de faim, on ne peut pas dire non plus que ce soit Byzance. A Hanoi on est communiste depuis l'indépendance du nord du pays en 1954. Je vous laisse imaginer le décalage...

Les drapeaux du pays, les affiches de propagande, les postes de police sont omniprésents. Impossible de ne pas se rendre compte que l'on est entourré de Cocos, ce qui n'est pas pour me plaire. Les rues sont sales et encombrées, car les habitants, qui vivent essentiellement à l'extérieur, passent une grande partie de leur temps à cracher et à y déverser leurs eaux usées.
Paradoxalement, la ville ne manque pas de charme et d'authenticité. L'influence française est encore palpable : on roule à droite, on rencontre pas mal de petits cafés fréquentés exclusivement par les autochtones, le café goûte vraiment le café, il y a des boulangeries, de larges grillages en fer ferment les commerces, de beaux arbres bordent les boulevards rectilignes et surtout les innombrables persiennes des maisons et l'architecture des bâtiments publics rappellent fortement Panam. 

Pour terminer, je dirais qu'Hanoi n'est certainement pas dénuée de charme et qu'elle recelle de nombreuses curiosités, mais il me semble totalement inconcevable d'y vivre ou bien même d'y séjourner plus de trois ou quatre jours.

Commentaires

16-03-2009, 21:17:21
prachtig reisverslag!
gefeliciteerd met jullie reisverslag! Elke etappe is mooi beschreven en de prachtige foto's spreken voor zichzelf.
Jan Milh
jan.milh@pandora.be


Hanoi : Day 35

15/03/2009:

 
C'est mon dernier jour au Laos et malgré l'enthousiasme que je porte pour le Vietnam, ma prochaine destination, je ressens une certaine tristesse à l'idée de quitter le pays.
Cependant, mon vol via Vietnam Airlines est prévu ce soir à 18h10. J' avais réservé les billets par Internet lorsque j'étais à Chiang Mai. Prix : 90£, ce qui n'est vraiment pas donné, mais l'autre alternative était de prendre un bus pour relier Vientiane à Hanoi, durée 24h ! Inimaginable.
Après le check-out, je laisse mes bagages à l'hôtel et irai pour la enième fois mettre à jour le blog au cybercafé 
Sur place, un bonze de mon age vient s'installer à côté de moi et passe son temps à photographier l'écran avec son téléphone portable. Qu'est-il entrain de faire ? Tous les ordinateurs sont séparés par une petite cloison en bois, il ne m'est donc pas possible de le découvrir, mais lorsque je me suis levé de mon siège, j'ai découvert que le bonze photographiait des femmes blanches totalement dévêtues et dans des positions très explicites. Pas très 'catholique' tout ça ! 

Vers 16h00, je prendrai un songthaew en direction du modeste aéroport international de Vientiane. Là je retrouve Pieter-Jan un touriste néerlandais avec qui j'avais déjà eu l'occasion de parler à Chiang-Khong (Day 24) ainsi que la veille lors de la guinguette au bord du Mékong. L'avion décollera un peu à l'avance et nous arriverons 45 minutes plus tard à Hanoi, quel pied quand je pense aux malheureux en train d'endurer 24h de bus.

Sur place, Pieter-Jan & moi prendrons un taxi à destination du vieux centre historique de la ville (45 minutes de trajet) où sont localisées la plupart des guesthouses d'Hanoi. Nous logerons dans un petit hôtel très bien tenu pour 16$ la nuit. Très bon rapport qualité prix. Après avoir déposé les affaires, nous irons manger au Kiti Restaurant entamant ainsi notre première expérience avec la cuisine Viet. Succulent canard à l'orange, rouleaux de printemps, riz. Je crois que je vais me régaler dans ce pays. Nous testerons également la bière locale, notamment la Hanoi Beer, qui est convenable, mais bien decevante en comparaison de la Beerlao.
De retour à l'hôtel, je saluerai Pieter-Jan avec qui j'ai passé une excellente soirée et dodo tôt.
    
 

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III. Vietnam, le pays qui a la forme d'un dragon.

Việt Nam

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Si vous souhaitez obtenir quelques informations concernant le Vietnam, je vous invite à consulter le lien ci-dessous. Vous y trouverez les données historiques, politiques, géographiques et démographiques du pays. Bonne lecture.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Nam

La devise du pays est le Dong, sachant que 1€ équivaut à +/- 22000 Dong. Pour plus de précision, je vous suggère de cliquer sur le lien ci-dessous.

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Formalités d'entrée :

Un visa touristique est bien entendu nécessaire pour s'y rendre. Pour un séjour de maximum 30 jours, il vous est vivement recommandé d'entreprendre les formalités auprès de l'ambassade du Vietnam de votre pays de résidence. Notez qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa à votre arrivée sur le territoire. Contrairement aux autres pays que je traverserai, le Vietnam manque cruellement de souplesse en la matière.

J'ai obtenu mon visa à l'ambassade du Vietnam de Belgique, boulevard général Jacques,1 à 1050 Ixelles +32 379 27 37. Sachez aussi que le visa vietnamien n'est pas du tout bon marché ! 62€ p.p. Se rendre à l'ambassade vietnamienne vous donnera un avant-goût de la bureaucratie du pays. Une expérience étonnante !

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07/02/2009

L'année du Buffle : les préparatifs

Sawadee kap à toutes et à tous.

J'avais débuté le compte à rebours "Bye Bye Belgium : ...days to go" il y a déjà 60 jours sur le désormais célèbre Facebook. Depuis lors, les messages d'encouragement se sont rapidement accumulés jour après jour. L'enthousiasme de ma grande famille, de mes amis, de mes proches et de mes collègues a largement dépassé mes attentes. Ce modeste blog est donc dédié à tous ceux, qui ont soutenu, de près ou de loin, la concrétisation de ce projet un peu fou. De cette manière, j'espère vous faire profiter des paysages somptueux, des aventures trépidantes et curiosités en tout genre qui vont parsemer mon quotidien ces six prochains mois.  

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Benoît

Quelques caractéristiques :

Curieux de nature, souvent impulsif et impatient, insomniaque, macho invétéré et désordonné sélectif ; passe son temps à chercher ses clefs , son mobile, sa montre, mais peu aussi parfois être maniaque (pour ses photos, ses classements mp3, ses papiers administratifs etc. Il est aussi très taquin et a un humour parfois cassant. Il adore l'Inde & l'Asie du Sud-Est, les couleurs vives, prendre des photos, les épices, cuisiner des heures durant, suivre les marchés financiers et partager sa passion avec d'autres boursicoteurs, écouter les Clash en boucle et jouer au plus vieux jeu-vidéo du monde...Pacman. Il suit peu l'actualité cinématographique et musicale, mais connait ses classiques par coeur. Sa famille et ses amis comptent beaucoup pour lui. Question sport, il se limite au squash et regarde de temps à autre le foot surtout quand c'est la squadra, Liverpool ou le Standard. Il déteste les enfoirés de la bande du milieu (ceux qui n'avancent pas sur l'autoroute et qui ne se rabattent jamais sur la bande de droite), la médiocrité, les blockbusters, la République Dominicaine, le pamplemousse, les stations balnéaires espagnoles, le hip-hop, le tuning et les querelles Belgo-belges.

Les jadins de Majorelle (35)Benoît


La genèse du projet.

Même si je n’en étais pas encore conscient à l’époque, la crise financière qui a débuté l’été 2007 a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du projet. L’ accélération inattendue de cette dernière a affecté de manière déconcertante mon employeur ainsi que les certitudes acquises depuis mon entrée sur le marché du travail. Travailler dur et investir à risque ne m'a pas véritablement porté chance, mais suis-je bien le seul à penser cela ? Même si je nourrissais depuis plusieurs mois l’ambition de travailler prochainement à Singapour via mon employeur, mes espoirs ont été balayés en l’espace d’un week-end noir de l’automne 2008. Nul besoin de se lamenter sur mon sort, car je ne suis certainement pas le plus à plaindre. Il serait néanmoins inopportun de nier l’évidence de la gravité de la crise actuelle. Les affaires Kerviel, Madoff et la crise des Subprime pèseront de tout leur poids sur l’inconscient collectif et détourneront vraisemblablement les investisseurs privés des marchés financiers, et ce, probablement de manière durable. C’est assez fâcheux lorsque l’on a décidé de se spécialiser entièrement dans la gestion de patrimoine... Je terminerai avec cette citation : "Les Chinois représentent le mot CRISE par deux idéogrammes. Un, signifie le danger et le second; l’opportunité. Durant une crise, soyez avisé du danger, mais sachez reconnaître l’opportunité".
-John F. Kennedy

Mon avenir professionnel étant actuellement incertain, j'ai décidé de réévaluer mes priorités, faisant passer temporairement ma carrière au second plan. J'ai alors choisi de prendre une longue pause de six mois pour voyager dans l’une des régions les plus palpitantes au monde, l’Asie du Sud-est. Je dois également avouer qu’il est bien agréable de travailler en Belgique, car tout employé répondant à quelques critères spécifiques peut jouir de cette opportunité unique qu’est l’interruption de carrière. Si vous deviez un jour envisager cette option, je vous invite à consulter le lien suivant : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=551

L’acceptation de mon crédit-temps par mon employeur ne s’est pas faite attendre, il me restait donc un peu plus de trois mois pour élaborer le circuit. Très vite, j'ai choisi de débuter l'aventure à Bangkok afin de rendre visite à mon meilleur ami Julien, qui s’est expatrié là-bas fin septembre et de rejoindre plus tardivement dans l’année Matthieu (un autre ami d’enfance) et sa compagne, qui vivent depuis juin 2008 à Singapour. Les veinards ! Ces deux destinations étant certaines, il ne me restait plus qu’à cibler les autres pays. Le Vietnam et le Cambodge se sont très vite imposés, ce ne fut pas immédiatement le cas du Laos. Les trois premiers mois seront donc destinés à la découverte de la Thaïlande et des trois pays de l’ex Indochine. En mai, il est convenu de me rendre à Singapour pour quelques temps et de réévaluer la suite du voyage. L’Indonésie et la Malaisie sont les options qui remportent actuellement ma préférence, quant aux Philippines, bien que je m’y sois déjà rendu en janvier 2008, les paysages somptueux et la gentillesse de ses habitants m’ont envoûté pour de bon, je n’exclus donc pas la possibilité de m'y rendre.

To be continued…


Kangorou Airlines

Il est actuellement 1:13, les derniers préparatifs se terminent enfin. Les valises, sacs à dos et bagages à main sont pesés tour à tour sur la vieille balance. Il semblerait que j'ai réussi à respecter scrupuleusement le poids maximal autorisé par Qantas, ça tient presque du miracle.  Bien que l'heures du grand départ approche à grands pas, je ne peux pas dire pour autant que je me sente fatigué. Selon Connexion et le site de London Heathrow, les vols à partir de l'aéroport londonien sont vraisemblablement assurés. Je reste néanmoins un peu dubitatif et espère que je ne resterai pas bloqué plusieurs heures dans l'aéroport, car la vague de froid exceptionnelle qui s' abat sur la Grande-Bretagne depuis plus d'une semaine n'est pas de nature à me rassurer. Je croise les doigts...


Les outils

L'appareil : http://www.focus-numerique.com/news_id-651.html

Sony-A300-800


les indispensables

Mes fidèles compagnons...

routard Thailanderoutard Cambodge - Laosroutard Vietnamroutard Malaisie - Singapourroutard Bali-Lombok

Je les ai potassé un à un des semaines durant. Destination après destination ; la Thaïlande, la Malaisie & Singapour, le Vietnam, le Laos & le Cambodge. Le plus petit d'entre-eux, Bali-Lombok n'a été que brièvement survolé, car il n'est pas encore certain que je m'y rende. Par le passé, les ‘routards’ m'ont toujours été extrêmement utiles et je tenais une nouvelle fois à souligner l’efficacité de ces petites bibles truffées de bons conseils.  Un seul petit bémol, ces guides manquent cruellement d’illustrations et de photos, mais il est possible d’y remédier en combinant les livres conventionnels avec  leur excellent site Internet www.routard.com.  En attendant les prochaines photos du périple, je vous invite à visionner les clichés de mes précédents voyages sur ma page personnelle : http://www.routard.com/membre_photos/3460__


La pharmacie

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Les péripéties du départ

Dimanche 08 février 2009, jour J

Le décollage de l'avion à Zaventem est prévu à 17h10 GMT+1, avec une première escale à London Heathrow via British Airways. Un comité d’amis et quelques membres de la famille m'ont accompagnés à l’aéroport. Inutile de dire que le stress se fait ressentir. Six mois loin de chez vous implique une organisation irréprochable. Malgré une certaine précipitation, nous arrivons chargés comme des mulets à Zaventem sans avoir omis quoi que ce soit.

Comme rien n’est jamais trop simple, il fallait bien que je rencontre quelques soucis de dernière minute.  Le check-In à Zaventem fut donc cette petite pierre censée me faire trébucher. Après avoir enregistré les bagages sans encombre, un détail a attiré l’attention de l'‘aimable’ hôtesse British Airways. Mon billet d’avion prévoit un aller pour Bangkok via London le 08.02 et un retour Bangkok-London-Bruxelles en date du 24.07.09.  Pour la petite info, un Visa n’est pas nécessaire pour tout séjour en Thaïlande n’excédant pas 30 jours. Pour y séjourner au-delà de 30 jours, il est indispensable de faire la demande de ce sésame auprès de l’ambassade de Thaïlande en Belgique ou éventuellement sur place à l’aéroport de Bangkok. Pour moi, nul besoin d’un Visa puisque je prévois de me rendre au Laos vers le 05 mars pour ensuite traverser le Vietnam du Nord au Sud (le Visa, valable du 15.03 au 15.04, a déjà été obtenu auprès de l’ambassade du pays).

L'ennui, c'est que l’hôtesse ne l'entend pas de cette manière. Elle m'indique que mes documents ne sont pas en ordre et qu’il ne me sera sans doute pas permis d’embarquer sur le vol. Dépité, je lui rétorque que je ne resterai pas au-delà de 30 jours en Thaïlande, que je me suis renseigné à ce sujet auprès de leur ambassade à deux reprises et que la présence de mon Visa pour le Vietnam confirmait bien mes dires. A court d'arguments, l’hôtesse m'indique qu’il m'est néanmoins possible d’embarquer sur le vol pour Londres, mais sous mon entière responsabilité, car je pourrais me voir refuser l’accès au vol pour Bangkok pour les raisons évoquées ci-dessus. Pour terminer, elle m'informe que les compagnies British Airways-Qantas ne poseraient plus aucun problème si je disposais d’une réservation d’hôtel au Laos. A ce moment bien précis, mon degré d’énervement a atteint son point culminant. Garder mon calme n’a jamais été mon fort surtout un jour comme celui-là. Tout le projet se retrouvait ainsi compromis et la présence de mes proches n’a malheureusement pas réussi à me faire relativiser les choses, bien au contraire !

Une réaction s’impose, je décide donc de me rendre au desk de Connection de l’aéroport afin de réaliser cette f….. réservation d’hôtel à Luang Prabang (Nord du Laos) pour le 07.03. Bien entendu, les prix des hôtels grimpent en flèche lorsque l’on réserve via un Tour opérateur Européen. Prix de la résa : 71€, c’est l’équivalent de plusieurs nuits d’hôtel pour backpackers. Ecœurant, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix. Toutes ces péripéties passées, il ne me reste plus que cinq petites minutes avant de procéder aux dernières formalités (controle des passeports, fouille etc.) et de me rendre ensuite à la porte d’embarquement. Je n’ai pas le temps de saluer tous mes proches comme il se doit, mais l’émotion est bien palpable. Difficile de dissimuler mes larmes lorsque je passons la ‘douane’.

L’aventure peut enfin débuter. Quel bonheur !


London Calling

London Heathrow - Bangkok

Comme je pouvais l'imaginer, je ne rencontre aucun problème à l'aéroport de Londres. Nul besoin de présenter une quelconque réservation d'hôtel au Laos, nul besoin non plus de réitérer les longues explications de mon périple comme ce fut le cas à Zaventem. Bref, toutes les formalités d'embarquement se déroulent sans encombre et je suis bien admis sur le vol London-Bangkok. Les conditions climatiques défavorables et tant redoutées avant le départ ne se font absolument pas ressentir à Londres. Parfait. Sur place, je profite des 4 heures de battement entre l'arrivée à Londres et notre décollage pour Bangkok pour faire quelques emplettes pour Julien mon hôte à Bangkok. 21h45 GMT, l'embarquement est terminé et le Boeing 747 décolle enfin pour Sidney via Bangkok. Rien de particulier à dire sur le vol. Je dois avouer que ce dernier ne m'a pas paru trop long et j'ai tout de même réussi à dormir une grande partie du trajet (11h au total). J'arrive comme prévu à 15h55 heure locale à Bangkok (GMT +7).